8- Peggy, maman de triplées de 5 ans.

Aujourd’hui, je vous présente Peggy ! Elle a 42 ans et est maman de 4 enfants :
Lysandre, 10 ans
Cyrielle, Sélène et Lucile, 5 ans nées à 34 sa + 3 jours.
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J’ai rencontré Peggy pendant son séjour au CHU. Nous ne nous sommes jamais revues mais je garde un souvenir d’une maman très positive pendant sa grossesse.

J’ai beaucoup aimé son témoignage car il est riche en zen et positive attitude, cocktail indispensable quand on attend et qu’on devient parents de 3 enfants en même temps !

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1) Comment as-tu découvert ta grossesse multiple?

Eh bien… Je suis un boulet de compétition ! J’ai bidouillé ma pilule en mai 2012 pour être tranquille (j’avais organisé une grosse fiesta pour les 60 ans de mon père, sa retraite et la crémaillère des mes parents). Résultat, test positif 3 semaines plus tard… C’était un œuf clair, qui s’est terminé par un curetage en juillet.
J’attendais mon retour de couches pour reprendre la pilule (ce n’est pas le premier jour des règles qu’on commence la pilule ???). Fin août, je me pose des questions, mais on vient d’emménager après avoir traversé la France, j’ai donc d’autres préoccupations. Mi-septembre, ne voyant rien venir, je fouille sur internet et je tombe évidemment sur des articles qui parle de curetage raté, de synéchies… Bref, je me dis qu’avec mon chance habituelle, tout n’a pas dû se passer correctement. J’en fais part à mes copines (sur internet). Ça les fait bien rire, surtout quand l’une d’elle me dit « tu sais moi mon retour de couche, il s’appelle Marius »…  Ahhhh ! Je garde ça en tête 2 jours et j’en parle à cher et tendre, qui se marre bien lui aussi. Hormis ces règles qui n’arrivent pas, je n’ai pas vraiment de symptômes, si ce n’est un essoufflement important et inhabituel (à l’époque je courrais 10km en 1h sans problème). Rendez-vous est pris le vendredi à la polyclinique pour une écho le mercredi suivant… Bizarrement, alors que je ne me savais pas encore enceinte, j’ai vomi pour la seule et unique fois de ma grossesse le lundi précédent cette écho…
Boris et Lysandre (mercredi oblige) m’ont accompagnée. Je suis allée seule dans la petite salle pour l’écho. Et là le gynéco me sort « ah mais c’est pas possible, statistiquement, c’est pas possible, vous êtes la 4ème grossesse gémellaire de la semaine ». Du coup, j’appelle le futur papa qui regarde le moniteur et se pince la lèvre genre oups j’ai fait une grosse bêtise. Il faut dire qu’il disait depuis longtemps (avant de me connaître) qu’il aimerait avoir des jumelles. Ce à quoi je répondais que un par un c’était sympa aussi…
J’étais enceinte d’un bon mois. Comme Lysandre était avec nous, nous lui avons expliqué, même si c’était tôt, que j’avais 2 bébés dans le ventre. Ce à quoi il nous a dit que non, il y en avait 3 ! Et il le répétait à qui voulait l’entendre.
Un mois plus tard, seconde écho. Là, l’échographiste passe la sonde sur mon ventre et la retire aussitôt. J’avais eu le temps de voir  sur l’écran un cercle apparaître, disparaître, puis un autre apparaître, disparaître et enfin un troisième… L’échographiste nous a révélé de suite qu’il y avait non pas 2 mais 3 bébés. Elle a été bien soulagée de notre réaction puisque nous avons ri. L’annonce de multiples est souvent mal vécue a priori.
Le soir même, ma grand-mère m’a téléphoné pour savoir si Lysandre avait raison. Ce à quoi j’ai répondu « oui mamie ».

2) Comment s’est déroulé ton suivi de grossesse?

Forcément, j’ai été très suivie. Enfin presque… Ils m’ont un peu oublié à la polyclinique. Oublié de fixer des dates de rendez-vous avec le médecin. Finalement, je n’aurais eu qu’un rendez-vous et c’était pour parler de réduction embryonnaire. Sans qu’on ne nous donne aucun détail sur la procédure, on ne nous a parlé que des risques, en nous faisant peur, en nous disant que d’élever 3 bébés c’était une chose mais 3 bébés handicapés en était une autre. En nous renseignant sur la réduction en rentrant chez nous, il était clair que nous ne pourrions pas le faire. La nature les avait mis là, la nature allait décider de la suite.
De toute façon, exit la polyclinique qui se trouvait à moins de 10 min de chez nous. Il nous fallait une catégorie 3, donc le CHU. Le premier rendez-vous avec l’échographiste a été rock’n roll. A peine sur le pas de la porte, elle m’a regardée et dit « ah c’est vous la grossesse triple. Il paraît que vous avez refusé la réduction. Il y a vraiment des parents inconscients ». Euh… bonjour à vous aussi.
Lors de l’écho, elle m’annonce que, contrairement au diagnostic de la polyclinique, je n’ai pas 3 poches, 3 placentas mais 3 poches, 2 placentas. Sachant ce que cela signifiait (une de mes amies a perdu une de ses jumelles à 1 mois de vie à cause du syndrome transfuseur-transfusé), j’ai fait mon premier malaise vagal ! Ce qui m’a valu une remarque sèche « vous en faites souvent ? Parce que c’est que le début là »… Euh non c’est le premier. Avec la chaleur de l’appareil, j’en ai fait un quasi à chaque échographie (j’apportais un petit jus de fruits, malgré un petit diabète).
A l’écho de janvier, on m’a dit d’emmener ma valise à celle de février. Mon col rétrécissait à chaque écho. Et bingo, j’ai été hospitalisée le 7 février 2013. On m’a installée dans une grande chambre, vue sur Loire.
Le plus compliqué était de devoir subir les monitoring. Cyrielle était très facile à trouver et jusqu’à la fin, elle nous faisait des courbes parfaites. Lucile pareil, mais plus difficile à capter les derniers jours. Mais alors Sélène… Une galère sans nom. La plus petite, haut perchée. Les sages-femmes devaient parfois sortir l’échographe portatif pour la trouver. Et même quand on entendait son cœur, ça ne tenait jamais très longtemps. Toutes ses courbes étaient en pointillées. Les monito devenaient interminables (plus d’une heure, deux heures même pour l’un d’eux). La position me faisait contracter par les reins. Je résistais tant bien que mal, jusqu’à ce que la douleur et les larmes me fassent changer de position (je savais que ce changement allait faire durer le monito plus longtemps)…  Les contractions ont par 3 fois causé une ralentissement cardiaque important pour Sélène (de 160 battements à 46, ce chiffre est gravé dans ma mémoire ainsi que le son qui s’estompe…), créant un branle-bas de combat dans le service pour me monter en urgences au bloc pour une césa. Heureusement, une fois en haut, le monito de contrôle a montré chaque fois que son cœur battait à nouveau au bon rythme.
Je n’ai pas mal vécu ce suivi très médicalisé. Ma grand-mère maternelle avait accouché de 3 garçons après avoir eu ma mère dans les années 50. Sans suivi, ni écho, sans savoir qu’elle en avait 3 à faire naître… Ils sont nés trop tôt. Ils n’ont pas ou quasi pas vécu.

3) Raconte-nous la naissance de tes enfants.

C’était le week-end de Pâques, le lundi. Mes parents sont venus avec mon fils. Lui, qui n’avait rien dit jusque là, m’a dit d’une petite voix « j’aimerais qu’elles sortent ». Il faut dire que ce n’était pas drôle pour lui. J’étais hospitalisée, Boris commençait un nouveaux boulot. Du coup mes parents s’en occupait beaucoup mais ils habitaient à 45 min de chez nous, de l’école. Il en a fait de la route à l’époque. Il était prévu qu’il dorme chez mes parents ce lundi et Boris avec moi dans la chambre. Mais vu sa petite mine Boris m’a dit qu’il avait besoin de dormir dans son lit, chez nous. Ce qu’ils ont fait.
On s’est téléphoné le soir. Après avoir raccroché vers 22h, je me suis levée pour aller aux toilettes. Et là, dans la salle de bain, j’ai perdu les eaux (et pas qu’un peu). J’ai rappelé mon homme pour lui dire de venir. Ensuite j’ai sonné la sage femme.
On m’a monté dans la joie et la bonne humeur à l’étage pour la césarienne. Il n’a jamais été question de voies basses. Ça ne m’a jamais posé problème. L’essentiel était la santé des filles. Sélène n’aurait de tout façon jamais supporté les contractions d’un travail de plusieurs heures, elle qui sortait la dernière.
L’accouchement s’est très bien passé. Tout le monde était détendu, moi y compris. Les filles ont pleuré tout de suite. La gynéco m’a  dit que j’avais 2  blondes  et  une  brune (en fait 2 rouquines). On me les a présentées pour un p’tit bisou à chacune et hop direction l’équipe de soins accompagnées du papa.
Cyrielle est née à 1h13 elle pesait 1,920 kg
Lucile est née à 1h14 elle pesait 1,950 kg
Sélène est née à 1h15 elle pesait 1,440 kg
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4) Peux-tu nous décrire ton séjour à la maternité?

Je suis restée 8,5 semaines à l’hôpital ! Je l’ai bien vécu parce que finalement ma présence était logique et j’allais bien, les filles aussi. Mais elles risquaient de sortir beaucoup trop tôt (ils ne donnaient pas cher de ma peau quand je suis arrivée). J’ai tenu bien plus longtemps que prévu.
Tout le monde a pris soin de moi. Les sages femmes (à part une) étaient vraiment super. Les aides soignantes adorables. Et j’ai bien mangé ! Même avec un régime pour diabétique. Ce n’était pas du 3 étoiles, mais c’était tout à fait convenable.
Le plus dur a été après la naissance. Les filles n’étaient pas dans le même service. Sélène était séparée de ses sœurs, qui étaient en soins intensifs. C’était un déchirement d’être avec Cyrielle et Lucile et de la laisser seule en réa. Et jongler entre les 2 services c’était juste horrible.
Le service des soins intensifs a bataillé pour qu’elle rejoigne ses sœurs (il n’y avait plus assez de bébés en réa, du coup, ils ne voulaient pas qu’elle parte, bref sans commentaires…).
Ensuite, Cyrielle et Lucile ont eu l’autorisation de sortir le dimanche. Sélène devait attendre un peu. Le jeudi avant la sortie de ses sœurs, elle n’a pas fermé l’œil de la journée. Elle ne semblait pas en forme, avec un petit rhume. Les médecins lui ont fait une prise de sang et une radio pulmonaire (ils avaient peur qu’elle ne fasse une bronchiolite). En fait, elle était très anémiée. Elle a dû être transfusée le lendemain… Elle est finalement sortie le vendredi suivant, faisant un peu moins de 2 kg.
La laisser seule à l’hôpital a été moralement très compliqué. Les avoir enfin toutes les trois à la maison a été un tel soulagement.

5) As-tu allaité ou as-tu donné le biberon?

J’ai allaité un peu, tire-allaité beaucoup. Pendant 2,5 mois. Le problème était le manque de temps pour tirer mon lait. Il m’arrivait souvent de ne le faire que le matin et le soir. Suffisant pour les quantités mais physiquement désagréable.

6) Peux-tu nous dire quelques mots sur les premiers mois avec les bébés?

Nous nous attendions à ce que ce soit très difficile mais ça ne l’a pas été autant que ce que nous pensions. Il est vrai que nous étions très occupés. Trois bébés, c’est beaucoup de biberons à laver, de couches à changer, de câlins à donner. Et le grand frère avait aussi besoin de nous, même s’il est absolument exceptionnel. Très patient et aux petits soins pour ses petites sœurs. Un soir, il m’a même proposé de ne pas lui lire d’histoire si les filles avaient trop besoin de moi. Évidemment, il a eu son histoire tous les soirs. C’était notre moment.
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On n’a pas voulu les caler ensemble pour les biberons. On a préféré respecter leurs rythmes. Les nuits étaient courtes mais nous avions tous les 2 un bouton on/off. On donnait un biberon et on se rendormait avant le prochain. Quand Boris a repris le travail, je lui ai interdit de faire les biberons la nuit. Il avait été embauché 3 jours avant mon hospitalisation, je voulais qu’il soit bien en forme. Il faisaient les biberons jusqu’à 23h et ceux qui commençaient à 6h. C’était déjà énorme pour mon sommeil (surtout ceux du matin). Les filles étaient plutôt calmes, pas de grosses hurleuses. La nuit, je me réveillais dès que l’une bougeait, elles n’ont jamais eu le temps de pleurer pour réclamer leur dû.
Finalement en avoir 3 était très naturel pour nous, c’est le regard des autres quand on partait en balade qui nous faisait comprendre que ça ne l’était peut être pas tant que ça. Nous pourrions sûrement tous/toutes écrire un livre sur les réflexions qu’on a reçues d’inconnus… La pire pour ma part est venue d’une dame d’un certain âge qui m’a dit en regardant les filles : « elles lui ont tout pris à l’autre », en parlant de Cyrielle qui n’a pas la chevelure rousse ni les yeux bleus de ses sœurs…

7) As-tu repris le travail à la fin de ton congé maternité?

Oui… En octobre, à temps partiel (j’ai toujours mes mercredis d’ailleurs), elles avaient donc 6 mois. Le congé parental est indemnisé de la même manière pour un ou trois enfants. Alors certes, on touchait 3 « paje » mais vu les investissements nécessaires (poussettes, cosys, lits, voiture, nouvelle maison…) et le budget couche/lait, nous aurions un peu souffert financièrement ou alors nous nous serions privé de beaucoup de choses, choisi une maison plus petite, limité les sorties (et pénalisé le grand frère par la même occasion)… Et puis, fréquenter des adultes, c’était pas mal aussi.

8) Tes multiples sont-ils ensemble ou séparés à l’école? Ce choix est-il le vôtre, celui des enfants ou a t-il été fait par le personnel enseignant?

Si tes enfants ne sont pas encore scolarisés, as-tu déjà des souhaits?

Elles étaient ensemble en PS. Je trouvais ça plus cool pour les débuts. Une entrée à l’école les unes sans les autres me paraissait inconcevable et un peu cruel. Elles faisaient sans problème les activités séparément, chacune dans un groupe différent mais avaient tendance à retourner ensemble à la fin. Cyrielle est plus sociable. Lucile et Sélène s’auto-suffisaient (seule, même pas en duo). Encore maintenant, Cyrielle a toujours plus de copines. En MS, nous les avons séparées. Nous le voulions sans savoir si on le ferait en MS ou GS (en tout cas, avant le CP). Leur maîtresse les pensait prêtes. La rentrée s’est passé sans aucun problème (finalement, j’étais la plus stressée, la seule à stresser pour dire vrai). Elles ont apprécié d’avoir chacune leur maîtresse, leurs copains. Nous avons la chance d’avoir 3 niveaux par classe en maternelle et en primaire. Elles sont proches, jouent beaucoup ensemble (des heures de calmes grâce aux légo, playmo, petshop et autres polly pocket…) mais elles ne souffrent pas d’être séparées. Elles ne sont pas invitées aux mêmes anniversaires. Heureuses de vivre leurs expériences et de se retrouver pour se les raconter.
Elles ont fait leur rentrée en GS, à nouveau séparées. Et tout se passe très bien.

9) Comment se passe la gestion de ton quotidien depuis que tu as des multiples?

L’impression de toujours courir. D’un manque de temps horrible. Jongler entre le boulot, les enfants, l’école, les activités sportives… Et la gestion du linge qui est vraiment chronophage !!! Mais, les filles ont 5 ans et ça chance beaucoup de choses. Elles deviennent de plus en plus autonomes. Les quatre sont faciles à vivre. Pas de caprices, de rebellions, ils coopèrent très facilement. Ils aiment aider, faire plaisir, faire des bisous et des câlins (nous ne sommes pas en manque de ce côté là). Il y a bien quelques chamailleries mais dans l’ensemble, ils s’entendent tous très bien. Ils jouent parfois tous ensemble, parfois en duo, le plus souvent dans le calme. J’avoue passer des heures à les regarder jouer et se raconter des histoires. C’est souvent très drôle.

10) Qu’est ce que t’a apporté le fait de devenir maman de multiples?

Je me sens plus maman de 4 enfants (donc famille nombreuse) que maman de multiples. C’est difficile à expliquer.
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Nous n’avons pas trop fait cas de l’arrivée massive de bébés dans notre foyer, de cette gémellité. Nous avons bien pris l’annonce, leur arrivée, le changement de rythme. Finalement, tout s’est fait de façon très naturelle. J’ai l’impression parfois de passer pour une extra terrestre aux yeux de mes collègues, copines… Mais je pense que, dans le fond, c’est plus facile à vivre qu’à imaginer.

11) Avec le recul que tu as, quelle est la chose la plus difficile selon toi?

Contrairement à ce que les gens pensent et me disent, le plus dur n’était pas les débuts. Nous étions préparés au pire alors finalement nous avons trouvé ça tout çà fait gérable. C’était plus difficile entre les 2 et 3 ans.
Nous étions épuisés !!! La fatigue nous bouffait. Le manque de sommeil, une accumulation de petites nuits à la limite du supportable. Et ce n’était pas même pas dû au nombre d’enfants. Sur les 4, seule Cyrielle a eu des problèmes de sommeil. Petite, elle dormait peu (même bébé, c’était impressionnant, 10 min de sommeil dans la voiture et Mademoiselle avait fait sa sieste de l’après-midi) et se réveillait toutes les nuits, plusieurs fois par nuit. Elle faisait beaucoup de cauchemars, nous nous levions plus de 10 fois certaines nuits. Elle dort bien depuis ses 4 ans environ… Les autres ne sont pas de grosses dormeuses non plus et sont matinales (depuis cet été, elles nous gratifient d’un levé à 7h30-8h, l’année dernière c’était plutôt 6h30-7h) mais elles ne se réveillent jamais en pleine nuit en pleurant. Elles nous ont fait/font quelques réveils en plein milieu de la nuit mais elles ne pleurent pas et ça, pour nos nerfs, ça change tout.
Et puis, les maladies x 3 voire x 4… En mai et juin 2017, ils ont fait fort ! Une vendredi soir, l’atsem nous a dit que les 3 poupettes avaient la varicelle. 15 jours après, le grand frère l’a déclarée. Ils avaient encore des boutons quand Cyrielle et Sélène ont eu une violente gastro qui leur a valu une nuit sous perf à l’hôpital le lundi de pentecôte. Lucile l’a eue le mercredi… Tout ce qui entrait, sortait, l’horreur. A peine remise, Lucile a eu une angine avec scarlatine… Fatigue, vous avez dit fatigue…
Pour le reste, nos enfants sont plutôt faciles à vivre, ils nous suivent partout. Les filles n’ont jamais pleuré dans leur poussette, même nourrissons. Les courses se faisaient dans le calme, l’attente chez les médecins aussi (d’ailleurs, elles adorent y aller et se faire ausculter). J’avais même inscrit le grand à la piscine quand il avait 5 ans et elles 6 mois. J’assistais au cours avec une en portage et 2 en cosy (après avoir gravi 2 gros escaliers et traversé la piscine pour m’asseoir dans les gradins). Elles ont passé des après-midis aux compétitions de judo (j’avoue que j’étais fière d’elles, elles étaient très patientes). Bref, tout à rouler, à part le sommeil… Les autres difficultés n’étaient pas importantes au fond mais juste amplifiées par le nombre d’enfants et la fatigue.
cloître de cadouin 08.2018

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Peggy, je te remercie beaucoup pour ton joli témoignage dans lequel je me retrouve beaucoup et qui, je l’espère, inspirera d’autres mamans !