Deux petites mignonnettes de 18 mois !

4 juillet 2018, les filles ont 18 mois depuis 2 jours, je pense donc qu’un article les concernant s’impose !

Le mois de juin a été très chargé pour nous mais rien ne nous a empêché de les regarder évoluer de jour en jour.

C’est incroyable comme les enfants changent en peu de temps à cet âge là.

Marthe et Édith ne sont plus des bébés. Elles ressemblent désormais à des petites filles. En ce moment, on se dit qu’elles sont grandes ! Elles nous épatent et nous attendrissent en même temps.

Marthe est joueuse, joviale, drôle et hyper attachante. Elle est plutôt indépendante. Très dynamique, extrêmement souriante et vraiment pleine de vie. Elle s’intéresse à tout, et adore découvrir de nouvelles choses. La délicatesse ne fait pas vraiment partie de son quotidien, et elle parle assez fort mais elle sait aussi être attentive quand il le faut.

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En ce moment ses apprentissages principaux se portent sur le langage. Elle dit quelques mots et on sent que chacune de nos phrases sont très bien comprises et assimilées. Elle sait d’ailleurs hyper bien se faire comprendre.

Niveau motricité, elle court, grimpe et fait des galipettes !

Depuis quelques temps nous passons beaucoup de temps dans le jardin. Elles ont une coquille dans laquelle on met de l’eau et grâce à cela, Marthe s’oriente vers la propreté.

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Elle demandait à changer sa couche en installant le tapis à langer, une couche et les cotons depuis plusieurs semaines déjà mais là, elle se rend compte qu’elle a envie de faire pipi et court souvent vers le pot. Je ne sais pas si ça va se jouer cet été mais c’est en tout cas vraiment bien partie !

On sent en elle une sensibilité bien cachée mais tout de même présente.

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Elle passe beaucoup de temps dans les bras de Gweltaz et hurle dès que je la pose dans son lit ( pour cesser de pleurer 15 secondes plus tard ).

Édith elle, est plus discrète. Elle est câline, douce, sensible et très délicate. Elle ne fait pas beaucoup de bruit, la surveillance est donc assez intense car elle n’a peur de rien et grimpe partout !

 

C’est un tout petit gabarit, elle est hyper souple ce qui lui permet de faire plein de choses très mignonnes !

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Elle sait clairement ce qu’elle veut. Et surtout ce qu’elle ne veut pas. Impossible de lui changer sa couche ou de l’habiller si elle ne l’a pas décidé. Et parfois elle veut choisir ses habits ( en l’occurrence ses chaussures : des crocs datant de l’époque de Zéphir qu’elle adore et qu’elle veut porter en permanence alors qu’elles sont trop grandes pour elle ! )

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(Bon là c’est Marthe qui les porte car de temps en temps elle arrive à les prendre pendant que sa soeur est occupée…)

Elle est, tout comme Marthe, très sensible et a vraiment besoin de son cocon familial qui la rassure. Elle passe tout son temps avec nous ( ou pas très loin ).

Niveau sommeil : après avoir tant galéré pour les nuits, elle dort désormais 12h par nuit sans se réveiller.

Elle tête toujours et je pense que l’on s’oriente clairement vers un sevrage naturel. On sent que le besoin de téter est présent chez elle donc on la laisse gérer, comme elle l’a fait avec le sommeil.

Elle dit elle aussi quelques mots et comprend absolument tout.

Il y a deux semaines, j’ai glissé dans l’escalier avec elle. Cette chute nous a valu une journée de stress et un diagnostic désagréable à entendre : Fracture au niveau du tibia pour elle. Cette fracture est très bénigne et n’aura aucune incidence sur sa croissance. Elle n’a pas eu besoin de plâtre et a hyper bien géré sa douleur. J’en parle d’ailleurs déjà au passé alors que l’orthopédiste nous a parlé d’un rétablissement en trois semaines minimum. Mais alors qu’au début on la sentait vraiment en peine physiquement, elle a très vite récupéré et grimpe de nouveau comme avant. Elle se ménage encore et ne recourt toujours pas mais finalement c’est impossible de se dire qu’elle a subi un traumatisme quand on ne le sait pas.

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( Deux jours après sa blessure )

Le fait est que je m’en suis beaucoup voulu…

Leur relation :

Marthe et Edith sont très en phase toutes les deux. Elles passent tout leur temps ensemble et quand elles ne se voient pas, elles se cherchent:

« Maaaaa ???? »

 » Didith ???? »

 

 

 

Elles se font des bisous, des caresses et des câlins spontanément. Elles râlent de temps en temps l’une contre l’autre pour un jeu mais ça reste assez rare.

Elles sont assez coquines et ont beaucoup d’humour toutes les deux; la surveillance est donc maximale tant les idées fusent à deux cerveaux ! Édith est très malicieuse et Marthe plutôt exploratrice.

 

 

(Quand l’une fait un nouveau truc, l’autre le teste aussi ! )

La relation qu’elles entretiennent entre elles est complètement différente de celle d’Opale, Balthazar et Adémar. Je ne sais pas si ça vient du fait que les triplés ne fonctionnent pas comme les jumeaux ou si c’est dû au fait que ce soit deux filles mais on perçoit clairement les différences dans le lien.

Suite à ma demande de places en crèche, nous avons réussi à obtenir deux places pour deux matinées par semaine à partir de septembre.

Je suis contente de me dire qu’elles vont vivre de jolies aventures en dehors de chez nous.

Je me rends compte qu’à la maison elles sont très protégées. Leurs grands frères et sœurs sont très doux avec elles et les couvent comme de petits moineaux tout juste sortis du nid.

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Elles vont donc découvrir une collectivité certainement un peu plus brutale.

J’espère que ça ira. Je me rassure en me disant qu’elles seront toutes les deux !

Concernant les ressemblances physiques, je me dis souvent que si on avait vraiment voulu qu’elles soient différentes on n’aurait pas pu faire mieux. Mais finalement, les gens nous disent régulièrement qu’elles se ressemblent, parfois même qu’ils n’arrivent pas à les distinguer.

Chose que je mets sur le compte de la fascination qu’ont beaucoup de personnes pour les jumeaux monozygotes.

En réalité, Marthe a des yeux en amande, Édith de grands yeux. Édith a la peau mate, Marthe est très blanche. Marthe a un visage rond, Édith plus en long.

Elles n’ont pas la même bouche, ni le même nez, ni les mêmes cheveux, ni la même implantation, ni la même couleur d’yeux, ni le même gabarit, ni le même sourire,…
Je pourrai faire une liste hyper longue de leurs différences sans trouver de similitudes.

Par contre, je vois un peu de mes enfants dans chacune d’elles !

L’été est là, nous profitons bien du jardin. 18 mois ça commence à être bien plus simple pour beaucoup de choses ! On profite pleinement des moments qu’on passe avec elles car ce sont deux petites filles qui pleurent peu et qui sont vraiment très agréables au quotidien.

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Vous l’aurez compris, elles sont exactement ce dont on avait besoin pour être comblés !

♥♥

 

 

 

 

 

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La naissance de Marthe et Edith.

Dans la soirée du 1er janvier, je ne me sens pas hyper en forme. J’ai eu beaucoup de contractions dans la journée, je me sens fatiguée.
Vers 23h, les contractions sont un peu douloureuses et régulières toutes les dix minutes. Rien d’alarmant au vu de ce que j’ai vécu durant toute la grossesse.

J’ai quand même un drôle de ressenti.
Les douleurs sont présentes, je n’arrive pas à m’endormir. Gweltaz chronomètre les contractions en espérant que le travail commence.

Des bébés du 2 janvier? Notre copine Maud a parié un resto pour une naissance ce jour-là, je ne vais certainement pas lui faire ce plaisir ! Non je pense que les bébés n’arriveront pas aujourd’hui !

1h30 plus tard, on hésite à appeler sa mère pour venir garder les enfants. Je n’arrive pas à prendre la décision. Nous l’avons déjà fait se déplacer à plusieurs reprises pour de fausses alertes…

A 1h, Gweltaz me dit:

« Bon que fait-on?? »

Je lui réponds simplement:

« On dort. J’ai juste envie de dormir ! « 

Il me regarde interloqué:

« Non mais Athéna, tu racontes vraiment n’importe quoi ! Comment veux-tu que l’on dorme ?
Bon et bien moi je vais me raser le temps que tu réfléchisses ! « 

Il me laisse seule, avec mes contractions. Elles sont désormais espacées de 7 minutes.

A 2h, je me décide:

« Ok, appelle ta mère ! » .

Pour une troisième grossesse, le travail peut être plus rapide et je ne me vois pas vraiment accoucher dans le trafic !

Je râle en me disant que si au moins je perdais les eaux, on ne l’appellerait pas pour rien ! Mais n’ayant jamais perdu les eaux, je sais que ce sera pareil pour cette troisième grossesse. (Oui oui, mes poches sont toujours très solides ! )

Je me lève et prépare mes affaires. En vrai, je ne suis pas du tout efficace, je me rallonge sur le canapé cinq minutes après. A ce moment là, j’entends un « PLOC » et je sens du liquide couler. Sur le moment, je suis persuadée que ma vessie m’a lâchée ! J’appelle Gweltaz, il me dit que c’est du liquide amniotique ! Effectivement ça ne cesse pas de couler ! C’est impressionnant. Il a le sourire et me dit: « On n’a pas appelé ma mère pour rien, ça y’est, les bébés arrivent ! Et tu vois que tu sais perdre les eaux ! »

Trop contents, nous partons à la maternité.

La nuit, il n’y a pas de circulation, nous y sommes en 10 minutes ! En arrivant, nous devons nous présenter au vigile. J’avoue qu’à ce moment là, j’ai un peu honte avec ma grosse serviette entre les jambes mais je me dis qu’il en a certainement vu d’autres… ( Je n’aurais pas aimé rompre la poche des eaux en journée au vu du nombre de personnes dans le hall de la maternité habituellement ! )

Une sage-femme nous accueille et nous emmène en salle de naissance. Elle me demande de me déshabiller. Je n’ose pas lâcher ma serviette. Je lui dis que ça coule beaucoup. ( Et honnêtement j’ai toujours moitié honte ! )
Elle tente ensuite de poser le monitoring pour surveiller les cœurs. Le bébé du bas est introuvable, elle m’appuie énormément sur le ventre. Je trouve ça interminable. J’ai envie qu’elle me laisse tranquille. Finalement, après plus de 30 min de recherche, elle décide de poser un capteur interne sur la tête du bébé ( il est tellement bas que ça explique le fait que le monitoring externe ne le capte pas ! )

A l’examen, elle me fait énormément mal. Elle me dit de ne pas bouger, mon col est très postérieur et elle veut être sûre que le travail est bien en route.
Le toucher n’est pas concluant, elle me laisse quelques minutes de répit et recommence.
Je pleure. Elle me fait hyper mal, je lui demande de me laisser.
A ce moment là, elle nous dit que je suis à 2 cm, et qu’elle appelle l’anesthésiste pour la pose de la péridurale, elle pourra m’ausculter plus facilement par la suite.
Je suis déçue, je me dis que les contractions sont très supportables, je ne vois pas l’intérêt de la péridurale à ce moment là.

Gweltaz tente tout de même:

 » En fait elle ne veut pas de péridurale. « 

Je le regarde (attendrie car oui, il a osé me soutenir dans ma démarche) et lui dit: « Je pense que je n’ai pas le choix… »
La sage-femme lui répond que si une césarienne doit être faite, autant que ce soit sous péridurale plutôt que sous anesthésie générale et que pour des jumeaux il n’y a pas le choix ! En vrai, je sais qu’on a le choix mais avec mes antécédents, mieux vaut ne pas tenter le diable…

L’anesthésiste arrive peu de temps après. Ils font sortir Gweltaz, c’est parti pour l’horreur de cet acte !
Il me demande de ne pas bouger ! Sauf qu’au moment de la pose, ma jambe droite saute et je sens comme des décharges électriques. C’est hyper douloureux, il me redemande sèchement de ne pas bouger ! ( Franchement j’aimerais bien le voir à ma place !)

Je regrette tellement de m’être laissée faire ! Sur le moment je me dis que j’aurais mieux fait de refuser.

La péridurale en place, je ne sens plus rien. Ma jambe droite est complètement anesthésiée. Je tente de ne pas appuyer sur la pompe malgré les recommandations de la sage-femme (  » Surtout ne laissez pas la douleur revenir, pensez à appuyer !!) afin de voir si je retrouve l’usage de ma jambe. En réalité, je sens bien ma jambe gauche, mais je ne maîtrise pas du tout la droite. Ca me fait hyper peur. Je dis à Gweltaz que si ça se trouve je suis paralysée.
J’en parle à la sage-femme, évidemment elle me répond que c’est normal. Je lui dis que je vais être incapable de pousser avec une jambe dans cet état. Elle me rassure en me disant que j’y arriverai !
Je tremble, j’ai froid, ça me gratte, c’est horrible ! Je déteste toutes ces sensations ! J’aurais préféré rester avec mes contractions même si je n’étais certainement pas au bout de mes peines.
Le monitoring affiche de très fortes contractions et vraiment bien rapprochées. On se dit que je n’aurais pas eu beaucoup de répit..;

A 4h, mon col est à 4 cm. Le travail avance bien, on a espoir que nos bébés naissent ici, par voie basse !

A 5 h, je suis à 7 cm ! La sage-femme nous dit qu’ils devraient naître vers 6 h. L’auxiliaire de puériculture arrive, elle prépare les kits pour la naissance de chaque bébé. Toutes les deux, elles nous expliquent comment se déroule une naissance de jumeaux par voie basse et ce qui va se passer pour les bébés. Elles nous parlent de potentielle néonat, couveuses…
Je me mets à pleurer. Les souvenirs de la naissance des trois gnomes remontent. J’ai vraiment peur. Je me dis que j’ai atteint 36 semaines et 4 jours, terme très correct pour des jumeaux ! Je refuse d’imaginer mes bébés dans des couveuses ! On leur explique qu’on préfère le peau à peau dans un premier temps plutôt que la couveuse. Elles semblent réceptives, tant mieux ! Je suis remplie d’émotions. J’ai vraiment peur de tout.

La sage-femme me dit qu’elle a prévenu mon obstétricien ! Il devait commencer sa journée à 8h mais au vu de la vitesse du travail, elle a préféré l’appeler plus tôt.
A 7h, il arrive enfin ! Je suis contente de le voir et rassurée de me dire que ce sera lui qui les fera naître ! Je lui souris et lui dis:

« Ah vous voyez, je vous ai attendu ! « 

A l’examen mon col est toujours à 7 cm. Il me dit qu’on peut se laisser encore du temps. Il repassera un peu plus tard !
A 8h, la sage-femme vient m’ausculter, j’en suis toujours à … 7 cm !

Je commence à me demander pourquoi le travail stagne comme ça. Sur le monitoring, les contractions s’espacent. Ça ne présage rien de bon mais je garde espoir.

A 9h30, l’obstétricien revient ! Je suis toujours à 7 cm. Il m’annonce alors qu’il ne veut pas prendre plus de risques, selon lui, on a assez attendu, il propose une césarienne.

Et vlan ! J’ai le sentiment à ce moment là de me prendre une grande claque !

Mais pourquoi ??? Tout se passait bien ! Et le premier bébé a bien la tête en bas ! La sage-femme nous a dit qu’à 6h ils seraient nés …
Il nous explique que mon utérus est très distendu du fait de la grossesse gémellaire, le premier bébé a donc encore la place de bouger. Sa tête n’est pas très grosse, elle n’appuie pas assez sur le col.

En pleurant, je fais un signe de la tête pour lui signaler que je suis d’accord. ( En vrai, je n’ai pas tellement le choix mais je montre quand même que je coopère.)
A ce moment précis, le personnel est très efficace. J’ai l’impression d’être au milieu d’une fourmilière. Chacun sait ce qu’il a à faire, tout va très vite. Je ne fais que pleurer. J’ai le sentiment d’avoir échoué. J’ai envie de rentrer chez moi, avec mon gros ventre pour revenir quelques heures en arrière.

Gweltaz m’embrasse et me dit qu’il me rejoint au bloc. Les infirmières m’emmènent.

J’arrive au bloc en larmes ! Ils m’installent, m’expliquent et me préparent. Je n’écoute pas vraiment ce que l’on me dit. Les produits qu’ils m’injectent me rendent moitié stone. J’attends Gweltaz mais il n’arrive pas.
Finalement le voilà ! En tenue de bloc ! Le voir comme ça me fait rire  ! J’avoue que ça lui va bien ! L’obstétricien arrive à son tour. Il me fait une caresse sur l’épaule et me dit que ça va aller ! Il me demande quelle musique je veux écouter ! A vrai dire, je n’ai aucune envie particulière, je le laisse choisir.

La sage-femme nous demande les prénoms des bébés. Je laisse Gweltaz répondre. Ça me semble tellement abstrait. Elle prépare donc 4 bracelets en fonction de l’ordre d’arrivée des bébés. Nous demandons à l’obstétricien de ne pas nous annoncer les sexes des bébés. Après 8 mois d’attente, notre seul souhait est de les découvrir ensemble.

Gweltaz me câline et me dit qu’il est fier de moi. Il me dit qu’on va enfin rencontrer nos bébés. Il est trop content ! Je le regarde et me dit « Ouai ça y est !  » L’anesthésiste vient me voir et me demande si ça va. « Ben oui pourquoi ça n’irait pas?  » Il me répond que l’incision est faite ! Dans très peu de temps nous découvrirons notre premier bébé !

Quelques minutes plus tard, l’infirmière baisse le champs et demande à Gweltaz de me tenir la tête pour que je puisse voir la naissance du bébé. C’est assez incroyable, nous le voyons sortir de mon ventre ! L’obstétricien le sort, et le lève bien haut face à nous:

« Une fille !!!!  » On pleure, trop contents. C’est Marthe ! Elle est née à 10h21 ! Moi qui ne pensais pas avoir une fille, je suis très émue et vraiment heureuse. Je regarde Gweltaz, tout ému lui aussi et rempli d ‘émotion. La sage-femme me l’amène près du visage, elle semble trop mignonne. Elle l’emmène rapidement en salle d’examen car il fait trop froid pour elle ici.

Une minute après, même scène. Baisse du champ, levé du bébé:

« Une autre fille !!!! » Whooooo la surprise est incroyable ! Je ne regrette vraiment pas d’avoir tenu bon et de ne pas avoir demandé les sexes. Deux filles, c’était vraiment le scénario improbable ! Je suis épatée de voir ce deuxième petit bébé et de me dire : « C’est Edith ! »

J’ai le temps de la câliner un peu. Ils l’emmènent. Gweltaz m’embrasse et suit les filles.
Je me retrouve seule au bloc. L’infirmière m’annonce qu’il faut compter environ trente minutes avant que je ne puisse sortir d’ici. Je regarde la pendule. Le temps me semble extrêmement long.
Je me répète plusieurs fois que dans mon ventre il y avait deux filles. Que maintenant, elles sont nées. Marthe et Edith. Oui, ensemble nous avons deux filles.

L’obstétricien m’annonce enfin que tout s’est bien passé, que mes petites filles étaient très toniques à leur naissance et qu’Edith est même née en tirant la langue ! Les infirmières m’emmènent en salle de réveil. Quelques secondes après, je vois Gweltaz arriver avec elles dans les bras. Je garderai cette image en tête toute ma vie je pense. Tout ému et trop fier de les avoir toutes les deux dans les bras. Il vient me les présenter et les pose sur moi.
Je prends du temps pour les observer car le temps de me recoudre, je me suis quand même demandé si elles étaient monozygotes…

Finalement non. Je vois de suite les différences. Marthe a des yeux en amande. Edith est très brune. Leurs cheveux n’ont pas la même implantation. Edith a une peau plus foncée. Marthe a un petit menton en pointe.
Je les trouve tellement belles. Je suis hyper fière de moi ! Elles sont là, avec nous ! Ça m’émeut beaucoup. Pas de couveuses, pas de néonat. J’ai tenu bon, la grossesse m’a épuisée et m’a fait souffrir mais vraiment, ça valait le coup !

Ce 2 janvier 2017, nous sommes enfin tous les 4.
Ce jour là, je suis devenue maman de 6 enfants !

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