2 – Erika, maman de jumeaux de 17 mois !

Erika a 34 ans et est maman de trois enfants : Arthur, 6 ans et Iris et Gabriel, 17 mois.

J’ai rencontré Erika il  a quelques mois. Elle m’a laissé un message sur mon blog quelques semaines après sa création.

Elle était enceinte de jumeaux prévus pour le 4 février 2017. Le terme de ma grossesse était le 5 février 2017. Nous accouchions dans la même clinique et les sexes des bébés restaient inconnus jusqu’à la naissance pour nous deux.

Beaucoup de points communs au départ pour qu’une belle amitié naisse entre nous.

Elle a été d’un soutien rare.

Depuis notre rencontre, nous nous parlons tous les jours (ou presque !).

Alors c’est tout naturellement qu’elle a accepté de répondre à mes questions avec un joli récit décrivant son parcours.

Voici son histoire:

Comment as-tu découvert ta grossesse multiple ?

La découverte de ma grossesse multiple n’a pas été réellement une surprise. En effet, après 3 ans de tentatives infructueuses nous avons eu recours à une FIV. Lors du transfert, mon gynécologue a positionné 2 embryons pour multiplier les chances de réussite.

Nous imaginions qu’un embryon allait peut être se développer mais deux, ça nous semblait complètement improbable!

12 jours après le transfert des embryons, je fais une prise de sang afin de vérifier si une grossesse est en cours. Je n’avais absolument aucun symptôme (exceptés quelques tiraillements en bas du dos), donc peu d’espoir. Alléluia!! Prise de sang positive! Je suis au travail au moment où je l’apprends, les résultats arrivant sur ma boite email. Je dois donc contenir ma joie et rester concentrée à mon travail (autant dire impossible !).

Lors de l’écho de contrôle ( J’étais assez pessimiste en y allant, en me disant qu’il y aurait sans doute un problème car nous cumulions les mauvaises nouvelles depuis quelques temps), j’ai bien vu 2 gros œufs sur l’écran qui était devant moi ! J’ai demandé à l’échographe de suite car j’étais impatiente de savoir si j’interprétais bien l’image. Il m’a bien confirmé qu’il y avait 2 embryons en développement. J’ai tout de suite prévenu Maxime qui n’avait pas pu m’accompagner!

Très grande joie pour nous!

Nous avions imaginé notre famille avec 3 enfants et au vu des difficultés rencontrées, nos espoirs diminuaient et nous pensions que jamais cela ne serait possible.

Comment s’est déroulé ton suivi de grossesse ?

Mon suivi de grossesse s’est bien passé. J’ai passé mes échos et fait mes prises de sang mensuelles à la polyclinique.

J’avais aussi pris contact avec les sages-femmes (cabinet de Vallet) qui m’avaient accompagnée pour Arthur. Bénédicte, très douce et à l’écoute venait à la maison toutes les semaines à partir du 6ème mois de grossesse pour faire un monitoring.

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(5 mois et demi de grossesse)

Ce moment privilégié avec elle me permettait également de lui poser toutes mes questions, et nous échangions sur différents sujets que je n’osais pas toujours poser/aborder avec mon gynécologue. En effet, c’est un « personnage » qui parle peu, et reste très succinct dans ses réponses. J’avais toujours peur de lui poser des questions ridicules… C’était plus facile et naturel avec Bénédicte.

J’ai également participé à quelques cours de préparation à l’accouchement avec 2 autres mamans pour qui c’était la 2ème grossesse comme moi.

J’avoue m’être désistée à plusieurs reprises, n’ayant pas le courage d’y aller car des douleurs et des contractions étaient présentes.

A ma visite du 6ème mois, mon col était légèrement ouvert, du coup il fallait que je limite au maximum mes déplacements en voiture. Puis, nous avons diagnostiqué chez moi une cholestase gravidique (maladie du foie liée à la grossesse qui entraine de fortes démangeaisons), qui a engendré un déclenchement précipité de mon accouchement.

Raconte-nous la naissance de tes enfants.

J’ai toujours dit que je ne voulais pas que mes enfants naissent à noël ! Étant moi-même du 25 décembre.

Bingo, le 23 décembre mon gynécologue m’appelle pour me dire que ma prise de sang est mauvaise et qu’on va provoquer mon accouchement! Il nous demande de venir rapidement à la clinique pour nous en dire plus.

J’étais exactement à 35 semaines et 3 jours de grossesse. Je m’étais fixée pour objectif d’atteindre 36 semaines. J’y étais presque….

Nous arrivons assez détendus à la clinique vers 18h30/19h et là le gynéco nous explique la situation : « Bon, votre cholestase gravidique devient trop importante il y a un risque de perdre les bébés. Je recommande donc de vous accoucher dès demain matin  avec contrôle monitoring toutes les 2h cette nuit! »

Il nous explique qu’il y a un risque que les bébés ne respirent pas tout seuls à la naissance puisqu’à 35 semaines les poumons ne sont pas encore tout à fait formés. Qu’en cas de faiblesse respiratoire, ils pourraient être transférés au CHU de Nantes car la polyclinique est équipée pour recevoir les bébés à partir de 34 semaines seulement si aucune pathologie particulière n’est détectée à la naissance.

Nous sommes un peu retournés par cette nouvelle mais tellement euphoriques à l’idée de voir nos bébés (bien mérités). J’ai hâte que les souffrances de grossesse cessent!

Je pense que nous ne nous rendions pas trop compte des risques à ce moment-là.

Le samedi 24 décembre à 7h30 je me rends en salle d’accouchement, et on me perfuse de l’ocytocine afin de mettre en route le travail. C’est noël, les équipes sont réduites et tout le monde parle de son réveillon.

Mon gynécologue censé être en vacances revient exprès pour moi ce jour-là. Tout se passe plutôt bien et je suis surprise de la rapidité du travail. A 13h30 je suis prête à pousser mais on me dit d’attendre car le gynéco est à la cafet’ (pause dej’ oblige).

A 13h57 Gabriel pointe le bout de son nez, il pèse 2.090 et mesure 45 cm.

A 14h, c’est au tour de Mlle Iris, 2.100kg et 45cm.

Gabriel nait la tête la première et pleure immédiatement, on le met sur moi.

Iris arrive en siège et est un peu secouée car je n’ai pas poussé. Pour le 2ème bébé c’est le médecin qui va le chercher directement avec ses mains, car il faut d’abord percer la poche des eaux…etc (je vous passe les détails). Elle ne pleure pas et la pédiatre l’emmène pour s’occuper d’elle.

Ouff quelques minutes plus tard notre Iris revient et tout va bien.

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Nous sommes les plus heureux du monde !

Peux-tu nous décrire ton séjour à la maternité ?

LONG !

Je suis restée 12 jours à la maternité.

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Vraiment contente de rentrer malgré mon séjour au sein de l’unité Kangourou de la polyclinique (accompagnement et services privilégiés, chambres plus grandes…).

J’en avais marre des va-et-vient incessants dans ma chambre de toutes ces personnes différentes…

Au fur et à mesure du séjour leur bienveillance à mon égard s’est amenui…

Les puéricultrices ont même refusé de prendre Iris et Gabriel en nurserie les 2 dernières nuits car il fallait que je laisse la place aux autres bébés. Bon…. Je voulais pourtant récupérer au maximum car je savais que le retour à la maison serait difficile et fatiguant. Je pensais au peu de sommeil qui m’attendait.

Une chose marquante aussi durant ce séjour c’est ma montée de lait!! En fait, jamais je n’aurais imaginé que cela fasse aussi mal, et m’empêche même de dormir. A l’époque d’Arthur, les médecins nous donnaient un comprimé qui empêchait cette montée de lait, je ne connaissais donc pas cette sensation et ces douleurs.

Maxime était en vacances donc c’était idéal. Il me rejoignait le matin et passait la journée avec moi.

Arthur est venu me voir à 3 reprises, la 1ère fois en néonatalogie, le lendemain de l’accouchement alors que je réalisais mon 1er peau à peau avec les loulous.

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Je me rappelle de son regard émerveillé et tout attendrissant envers Iris et Gabriel. C’était trop mignon!

Seuls les parents et la fratrie sont autorisés à pénétrer dans le service néonat. Pour les autres visiteurs, ils peuvent apercevoir les bébés derrière une vitre qui donne sur les boxs.

Mes bébés sont restés 5 jours en néonatalogie puis en couveuse dans ma chambre pendant 2 jours. Gabriel n’arrivait pas à téter tout seul au départ, il a donc été nourri par sonde pendant 24h.

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Mais globalement ils se sont vraiment bien adaptés dès leur naissance.  J’en garde un très bon souvenir!

Nous avons donc fêté Noël, mon anniversaire et la nouvelle année 2017 à la maternité! L’année commençait bien.

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As-tu allaité ou as-tu donné le biberon ?

Ma sage-femme m’avait encouragée à participer à un atelier sur l’allaitement au cours de la grossesse. Chose que j’ai faite avec la PMI de Clisson. Mais l’atelier ne m’a pas vraiment donné l’envie d’allaiter.

En effet, les mamans présentent ce jour-là venaient pour avoir des conseils car leur allaitement se passait mal, ou pas comme elles auraient voulu. Du coup l’échange a été très négatif pendant 2h. Nous n’avons parlé que des désagréments.

J’aurai voulu entendre aussi le côté positif et le lien que l’on peut tisser avec ses enfants.

Bon je n’étais pas très convaincue d’avance, donc je suis restée sur mon idée 1ère de donner le biberon. D’autant plus que l’allaitement était une découverte complète, je n’avais pas allaité Arthur. Avec 2 enfants j’avais peur que cela m’épuise. Et puis le fait d’être en permanence collé à mon bébé, je crois que ce n’est pas pour moi!

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Le biberon permettait aussi que Maxime prenne le relais et c’était plutôt rassurant de savoir que je n’étais pas toute seule à gérer.

Peux-tu nous dire quelques mots sur les premiers mois avec les bébés ?

Pour dire vrai, je ne me souviens plus très bien en détail des 3 premiers mois.

En revanche, ce qui m’a marqué reste le rythme effréné jour/nuit.

Au départ, pendant 1 mois nous avons fait dormir Iris et Gabriel dans notre chambre et dans le même lit. On sentait leur besoin d’être en contact. Dès qu’un bébé se réveillait, nous réveillions l’autre pour enchainer les 2 biberons et pouvoir se recoucher rapidement.

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Heureusement Maxime n’a pas besoin de beaucoup de sommeil pour être en forme. Donc il m’aidait bien la nuit! Il préférait le biberon de 4h et moi celui de minuit donc parfait nous avions trouvé notre rythme.

Il a d’ailleurs pu prendre son congé paternité quasiment dès mon retour de la maternité, ce qui a simplifié notre organisation. En effet, Arthur avait repris l’école, il fallait aussi gérer les allers/retours le concernant.

Après quelques semaines, nous avons décidé de ne plus réveiller systématiquement le 2ème bébé (cela nous faisait trop mal au cœur) et de le laisser se réveiller à son rythme. C’est à ce moment-là également que nous les avons installés dans leur chambre au RDC. Mais c’est aussi à ce moment-là que la fatigue s’est accumulée.

Je me souviens de la 1ère visite chez la pédiatre, c’était 15 jours après notre retour, courant janvier et ce fut la journée la plus froide de l’hiver 2016/17, il faisait -7C à l’extérieur. J’avais tellement peur qu’ils attrapent froid que je les avais couverts un maximum!

La puéricultrice de la PMI de Vallet venait nous rendre visite toutes les semaines (dès le lendemain de notre retour à la maison et jusqu’à leur 6 semaines) pour les peser, nous donner des conseils sur leur alimentation, leurs petits bobos….etc.

C’est la procédure je crois en cas de naissance multiple.

Il faut savoir qu’Iris a eu très vite des troubles digestifs et nous avons dû changer au moins 5 ou 6 fois de lait avant de trouver le bon, avec à chaque fois des complications au niveau du transit.

Gérer 2 laits différents c’était un peu complexe, alors à chaque fois Gabriel s’adaptait au lait de sa sœur.

J’ai trouvé ça rassurant car mes bébés étaient suivis toutes les semaines, mais en même temps je me sentais comme « surveillée ».

La puéricultrice regardait nos moindres faits et gestes avec eux.  On se sentait un peu jugés. Comme si elle était envoyée pour vérifier qu’on ne les maltraitait pas.

Avec le recul, je suis contente d’avoir pu passer tout ce temps avec eux, à leur côté à regarder leurs « mimiques » pendant qu’ils dormaient. Je ne sais pas combien de photos j’ai pu prendre lors des 1ers mois mais sans doute beaucoup trop!

As-tu repris le travail à la fin de ton congé maternité ?

Mon congé maternité se terminait le 10 juillet exactement. Je m’étais dit que je laisserais passer l’été avant de commencer mes recherches en septembre. Cependant, une opportunité s’est présentée à moi en mars (merci à mes copines Juju et poupouz 😉)!

J’ai décidé de la saisir car c’était pour travailler dans le milieu de la puériculture, dans une entreprise pour laquelle j’avais déjà travaillé, sur un poste en CDI qui me plaisait.

A l’issue de mon congé maternité j’ai donc repris à temps plein. J’avais un peu peur de l’organisation et de ne pas réussir à gérer toute l’intendance à la maison mais finalement ça s’est bien fait.

Ce qui m’a fait dire oui aussi, c’est que j’avais confiance à 200% en ma nounou, donc aucune inquiétude pour mes bébés ! Et ça c’est très important. J’étais prête à reprendre, à confier Iris et Gabriel, à refaire fonctionner mon cerveau, cela a été une vraie bouffée d’oxygène pour moi ! Je ne regrette vraiment pas d’avoir fait ce choix.

Les 1ères semaines je trouvais du repos au travail : du calme, du temps pour moi (repas du midi, pauses, discussion avec les collègues), j’étais assise toute la journée ! Des petits moments à moi vraiment ressourçant.

J’avoue que le rythme est quand même assez soutenu puisque je gère les enfants le matin (petit dej, habillage..etc) et le soir en rentrant (les bains et repas) puisque le travail de Maxime ne lui permet pas de rentrer avant 18h45-19h, l’heure à laquelle je suis en train de leur donner à manger.

Je ne dois pas oublier de prévoir le goûter d’Arthur quand il a sport, ni de l’inscrire au centre de loisirs, je dois regarder chaque jour les mots de la maitresse dans la pochette de liaison et y répondre si besoin,…etc.

L’année prochaine c’est le CP et donc le début des leçons, j’espère que nous y arriverons!

Tes multiples sont-ils ensemble ou séparés à l’école?  Ce choix est-il le vôtre, celui des enfants ou a t-il été fait par le personnel enseignant ?

Si tes enfants ne sont pas encore scolarisés, as-tu déjà des souhaits ?

Concernant leur scolarité, je pense que je les laisserai choisir. En même temps,  nous habitons une petite commune et il y a 1 classe par niveau en général donc ils se retrouveront probablement ensemble.

Je pense (peut être que je me trompe) que Gabriel aura plus besoin de la présence de sa sœur que l’inverse. Nous l’avons déjà constaté depuis leur naissance. Il sera plus vite déstabilisé en son absence. Iris est plus indépendante, plus « zen » mais garde toujours un œil sur son frère qu’elle protège!

Comment se passe la gestion de ton quotidien depuis que tu as des multiples ?

Je dirai que nous avons une organisation presque militaire. Plus de place aux imprévus, ni aux décisions de dernières minutes. Tout doit être calé à l’avance sinon ce n’est pas possible, on ne s’en sort pas et on s’épuise. On doit tout anticiper, bien regarder s’il reste suffisamment de purée pour lendemain sinon en refaire, idem pour le linge.

Le matin j’ai 20 min pour habiller les 3 enfants donc si je commence à chercher où sont les vêtements (propres, pas propres?, dans la lingerie, dans la chambre?), c’est ingérable, tout doit déjà être prêt !

Il y a suffisamment d’évènements qu’on ne maitrise pas à l’avance (un bébé qui a de la fièvre en se levant le matin, un vomi sur ma tenue que je dois changer à la dernière minute…)

Avec UN SEUL bébé on peut gérer l’imprévu et y faire face, avec 3 enfants dont des jumeaux NON! Ça peut vite devenir un cauchemar.

Qu’est-ce que t’a apporté le fait de devenir maman de multiples ?

Leur naissance m’a apporté beaucoup de bonheur et surtout beaucoup d’amour (X2)!!

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Je crois que les difficultés rencontrées lors de la 1ère année m’ont rendue plus forte, plus résistante mentalement et physiquement. L’organisation et la planification n’ont plus de secret pour moi maintenant ! 😉

Je suis désormais une maman comblée et très fière de mes 3 enfants. Je pense avoir trouvé une certaine sérénité.

Avec le recul que tu as, quelle est la chose la plus difficile selon toi?

Je dirai que le plus difficile à gérer a été la fatigue et le non-stop du quotidien. En effet, je ne pensais pas pouvoir être aussi fatiguée un jour. Mais mon corps a tenu le coup !

Je pense que c’est l’instinct maternel ; on ne se pose pas de question.

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Même si on n’en peut plus, on fait tout pour que nos enfants soient bien.

On a essayé de les laisser pleurer car on se sentait à bout de force, mais impossible ! C’est plus fort que tout, au bout de 5 minutes on va voir ce qui ne va pas et on essaie de les calmer. Je me souviens voir l’heure des biberons approcher, et me dire que je n’allais pas y arriver, pas la force ni l’énergie de préparer 2 biberons et de les donner.

Avec le recul je me dis que ce n’est pas grand-chose pourtant. Mais à cet instant ça me paraissait être une montagne ! Il faut dire qu’au départ c’est 8 biberons / jour par 2 bébés, soit 16 biberons en 24h, et la même chose pour les couches !

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Ce qui est dur aussi c’est notre vie que l’on met entre parenthèses pendant plusieurs mois. On retrouve davantage de loisirs et de sorties depuis leurs 1 an. Ils grandissent et on est plus à l’aise pour les emmener un peu partout.

Mais dès que l’on veut faire une activité ou voir des amis il faut réfléchir à l’organisation : c’est à quelle heure? Faut-il leur prévoir un repas X2 ? Des vêtements de rechange X2 ? Les lits parapluies X2 ? Est-ce qu’on les laisse plutôt à la maison avec une baby sitter pour profiter?  Oui mais à quel prix ?!

Avec UN enfant on peut se relayer pour s’en occuper. Avec des jumeaux ce n’est pas possible on sait que toute la soirée nous aurons « au moins » un enfant à surveiller en permanence. Donc des fois nous préférons ne pas sortir plutôt que de galérer, se fatiguer et ne pas pouvoir suivre les conversations.

De plus, ils seront fatigués également et il faudra donc supporter le lendemain des enfants grognons et des moments de tensions désagréables.

Tout est réfléchi, planifié. En fait notre cerveau n’est jamais au repos.

Arthur a également souffert de l’arrivée soudaine de 2 bébés! Cela a bouleversé son quotidien, et son statut de « roi ».

Il était très heureux d’avoir un frère et une sœur mais j’avais vraiment très peu de temps pour lui (ce qui est toujours le cas aujourd’hui), et il a donc dû apprendre à faire des choses par lui-même, sans maman. Cela me manque parfois les petits moments que nous avions tous les 2!

C’est vrai que la relation fusionnelle que nous avions jusque-là a un peu volé en éclat…

Un grand merci à Athéna pour son blog que j’ai adoré lire pendant ma grossesse et que je continue à suivre avec toujours autant de plaisir !

◊◊◊

Je remercie beaucoup Erika pour le partage de son joli récit.

N’oubliez pas que si vous voulez aussi participer, vous pouvez m’envoyer un mail à:

trottinettesetturbulettes@gmail.com

 

 

 

 

 

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Une nouvelle rubrique en préparation !

Bonjour à toutes et à tous,

Dans le cadre d’un nouveau projet sur mon blog, je suis à la recherche de mamans de multiples qui accepteraient de partager leur expérience!

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Alors si vous êtes intéressée par ce projet, envoyez-moi un mail à :

trottinettesetturbulettes@gmail.com

Et pour celles et ceux qui me suivent mais qui ne sont pas parents de multiples, si cette nouvelle rubrique attise votre curiosité, vous pouvez tout à fait en parler autour de vous.

Passez une belle journée !

Athéna

 

 

 

 

 

Mon expérience du co-sleeping… malgré moi !

Aujourd’hui j’ai choisi de parler de mon expérience du co-sleeping car c’est vraiment quelque chose que je n’avais pas anticipé et qui en ce moment, fait partie intégrante de notre vie.

Le co-sleeping est selon moi une démarche. Du moins c’est ce que j’imaginais. Pendant la grossesse j’avais acheté un livre qui en parlait. Mais je ne me retrouvais pas vraiment dans le fait de dormir avec mon bébé. Je n’ai jamais eu envie de le faire. Je ne l’ai jamais programmé. Je n’ai rien anticipé non plus. Et on a fait comme la plupart des parents, on a acheté des lits à barreaux en pensant réussir imposer un rythme à nos bébés rapidement.

Les filles ont 14 mois et j’ose avouer qu’Édith dort avec nous et ce, depuis le retour de la maternité.

De la recherche du repos…

Très fatiguée de la naissance, j’ai rapidement pris cette petite habitude de l’allaiter allongée la nuit. Parfois j’arrivais à la reposer auprès de Marthe, mais parfois je m’endormais avant qu’elle finisse de téter et je me réveillais pour la tétée suivante.

Lorsqu’elles ont eu 4 mois, j’ai voulu modifier tout ça. Je n’avais pas envie qu’elle dorme avec nous toutes les nuits. Mais après trois nuits à me lever plusieurs fois pour la prendre, l’allaiter, la reposer, j’ai vite compris que j’avais réellement un choix à faire:

– Soit je continuais comme ça et clairement j’étais épuisée la journée, irritable et pas hyper en phase avec l’éducation sereine que j’essaie de donner à mes enfants,

– Soit je la gardais contre moi et gérais les tétées au son de son petit grognement animal sans vraiment me réveiller !

C’est cette seconde solution que j’ai choisie. Que nous avons choisie! Car Gweltaz m’a beaucoup aidée à me remettre en question dans le bon sens et c’est ce dont j’avais besoin pour gagner en sérénité sur ce sujet.

Avec du recul, nous avons choisi la facilité, la tranquillité et le repos. Mais avec six enfants on se doit d’être en forme tous les jours. Impossible de flancher.

Clairement, je gère mal la fatigue. Même très mal. Je peux me montrer agressive. Et généralement, j’en veux à la terre entière.

Finalement, j’ai compris que je ne me sentais pas capable de gérer mon quotidien tout en étant complètement épuisée.

La nuit est notre seule temps calme alors effectivement c’est le moment où on recharge nos batteries tous les deux mais c’est surtout le moment où il faut qu’on récupère. Et tous les moyens sont permis pour y arriver.

Le fait est que, 14 mois après leur naissance, la situation n’a pas beaucoup évoluée. J’avais espoir qu’elle tête moins, qu’elle soit moins demandeuse. Mais ce n’est pas le cas.

 

La grosse réussite selon moi est qu’elle s’endort seule. On les couche toutes les deux à 20h sans difficulté. Parfois elle me rappelle à 21h30, je la recouche aussitôt. Mais généralement son vrai réveil est à 23h et à ce moment là, elle ne veut plus être dans son lit. Elle pleure, hurle même. Et comme Marthe dort bien et que c’est l’heure à laquelle on s’endort, on va la chercher et on ne la remet plus dans son lit.

De temps en temps je fais des tests. Je vais la voir, je l’allaite, je la recouche. Mais comme elle hurle quand je sors de la chambre, je reste à côté d’elle assise par terre en plein milieu de la nuit à attendre qu’elle se rendorme.

Mais ça n’a aucun sens car elle peut s’endormir et me rappeler encore dix minutes plus tard.

Je crois que finalement la clé c’est peut être d’anticiper la chose avant la naissance. Ça permet d’adapter le coin nuit. Si j’avais su, on aurait fait autrement. Un lit en co-sleeping directement? Un matelas au sol? Je sais pas mais pas notre lit et le lit à barreaux au fond de la chambre car ce n’est pas du tout adapté!

Et puis peut être que les parents qui anticipent la démarche ressentent aussi moins de culpabilité:

– Je choisis, donc j’assume donc je ne me pose pas de questions.

Alors que pour moi c’était plutôt:

– J’ai pas choisi mais j’ai pas le choix si je veux récupérer, je n’assume pas vraiment, je subis un peu mais en même temps j’adore l’avoir contre moi, la sentir et la câliner. Alors, je tâtonne, je découvre, je sais pas trop comment je vais sortir de là, je me dis qu’on verra demain…

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Le fait est qu’on en parle peu. C’est une chose qui ne se fait pas vraiment en règle générale. Je pense que beaucoup de parents vivent la même chose que nous, en silence.

Sujet tabou, bonjour !

Mais heureusement ce n’est pas le cas de tout le monde et j’ai quand même pu échanger sur le sujet pour recevoir LE bon conseil  » Ne te prends pas la tête, dors, c’est le plus important ! »

… à la réponse d’un besoin !

A côté de ça, nous avons le sentiment, au delà du phénomène de diminution de notre fatigue, d’également répondre à un besoin. Un besoin d’être rassurée, protégée. Un besoin de se sentir en sécurité aussi. Édith est très indépendante mais finalement peut être encore immature pour être capable de dormir seule tant d’heures d’affilées.

Elle a longtemps eu besoin d’être avec nous. Contre nous aussi. Alors on la portait en écharpe la plupart du temps, pour la rassurer. On ne l’a jamais laissée pleurer car selon nous, ça renforce juste un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Mais ça c’est propre à chacun et on fait tous en fonction de ce qu’on a reçu, et surtout, des ressources qu’on a pour gérer des pleurs nocturnes sur une durée plus ou moins longue.

Avec Gweltaz, nous avons vraiment espoir que les tétées s’espacent et que petit à petit, elle ne réclame plus la nuit.

Je me demande si parfois, nous ne sommes pas trop pressés que les choses se fassent, renforçant ainsi un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Peut être pas. Après tout Marthe a fait ses nuits sans trop de difficulté et surtout sans avoir été forcée. Enfin ça a pris du temps. Et il y a eu des retours en arrière aussi. Mais aujourd’hui on la sent hyper sereine au niveau du sommeil.

Par contre on ressent chez Édith une sécurité affective que Marthe n’a pas.

Quand je les laisse à garder, Marthe pleure et s’agrippe à mon cou. Édith me fait des signes avec sa main en souriant. Et c’est en constatant ce genre de choses que je me demande si finalement le sommeil n’est pas l’Acteur majeur dans l’acquisition de l’autonomie, dans la confiance en soi, dans la construction globale de l’enfant.

Je suis consciente qu’avec des jumeaux, tout change. J’avoue avoir besoin de temps libre et ce temps libre je le trouve pendant qu’elles dorment. J’ai lu de nombreux témoignages qui disaient qu’il fallait rythmer les multiples de la même manière. Nous avons choisi de nous adapter au rythme de chacune. Nous les avons complètement laissé faire et vraiment nous n’avons pas de regrets. Nous les avons écoutées et respectées dans leurs différences de rythme et de sommeil.

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Je crois que si nous n’avions eu qu’un seul bébé tout aurait été différent. Les remises en question auraient été moins présentes car peut être que nous aurions adopté dès le départ le co-sleeping. Ou peut être pas.

Je me dis qu’il y a tellement de paramètres qui entrent en compte dans le sommeil du bébé que finalement on cherche juste à s’adapter au mieux en fonction de nos filles et en fonction de notre besoin de sommeil.

Ce que je retiens de toute cette expérience c’est qu’avant, je portais un regard un peu jugeant sur le cododo mais depuis que nous le vivons avec Édith, je comprends que finalement, on cherche juste à faire au mieux, on se remet en question et on dépasse parfois les limites fixées pour simplement dormir !

 

La motricité libre !

Avant la grossesse des filles je n’avais jamais entendu parler de motricité libre. Quand les « grands » étaient bébés, j’avais des envies et des idées concernant la motricité mais je me suis aperçue en lisant des articles sur la motricité des petits que j’avais fait plusieurs erreurs !

Avec Gweltaz nous avons décidé d’adopter les bons gestes dès la naissance afin de laisser Édith et Marthe se développer en tout confiance.

Alors si ce concept vous intéresse, je vous explique ici, comment on s’y est pris !

Mais d’abord, la motricité libre, c’est quoi?

Elle consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements. Il s’agit en effet, de ne jamais le mettre dans une position dans laquelle il ne se sent pas à l’aise. Le développement de l’enfant va se faire petit à petit et dans un ordre bien précis. Il suffit de l’observer pour s’en rendre compte. Cette « liberté » va lui permettre de prendre confiance et de se sentir en sécurité dans ses mouvements !

Finalement, l’enfant construit seul son chemin vers l’autonomie motrice. Au fur et à mesure de son développement il va acquérir de nouvelles compétences physiques qui vont lui permettre de maitriser de nouvelles postures. L’enfant n’a donc pas besoin de l’adulte pour évoluer au niveau moteur, il est acteur de son développement.

L’idée de base est donc de ne jamais le contrarier dans ses mouvements. Il faut lui faire confiance et le laisser libre. Ne jamais le mettre dans une position d’inconfort ( le tenir assis, le mettre debout, le faire marcher,…) lui permettra plus tard d’avoir toutes les clés pour être un adulte serein et confiant.

Comment avons-nous mis en place la motricité libre?

Ici, tout a commencé par le portage. Les filles ont très peu été posées au départ. Quand nous étions tous les deux, chacun portait un bébé, et quand j’étais seule, j’alternais entre les deux mais j’en avais toujours une contre moi.

Concernant les sorties, nous avons acheté une poussette simple pour quand je suis seule avec les filles. Mais quand nous sommes tous les deux, on ne sort pas la poussette.
Les trajets en voiture étaient peu fréquents au départ donc elles n’ont pas non plus passé beaucoup de temps dans les cosys.

Par ailleurs, ( détail qui a son importance à nos yeux ): nous les habillons toujours de façon à ce qu’elles soient à l’aise et qu’elles puissent bouger comme elles l’entendent. Pas de pantalons qui serrent la taille, pas non plus de chaussures à semelles dures. Elles portent essentiellement des robes en coton assez courtes, des collants épais avec élastiques qui ne serrent pas et des chaussons souples. Pour les sorties, nous avons acheté des capes afin qu’elles ne soient pas engoncées dans des manteaux.

La motricité libre, en action !

Avant la naissance des filles, nous avons préparé la chambre en fonction de notre idée de base.

Nous avons disposé un grand plaid au sol pour créer leur aire de développement moteur !

Alors évidemment le premier mois, nous ne les posions que dans leur lit. Telles des fajitas, elles étaient enveloppées de plusieurs couvertures afin de les rassurer au maximum.

Mois par mois, leur développement moteur :

Mars. Elles ont deux mois !

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Nous commençons à les poser au sol. Le portique a des pièces en bois qui tournent sur le côté, elles peuvent donc toucher et découvrir.

Avril, trois mois !

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Sur les conseils du médecin, nous les mettons un peu sur le ventre. Quelques minutes dans la journée.

Mai, 4 mois !

 

Elles cherchent à se retourner. La position sur le côté devient leur nouvelle passion. Elles jouent et dorment comme ça ! Elles attrapent bien les objets et passent du temps à les observer !

Juin: 5 mois !

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Marthe se retourne ! Elle n’arrive pas à se remettre sur le dos seule donc elle râle régulièrement. Édith reste sur le dos mais tourne sur elle-même. La position sur le côté reste celle qu’elles préfèrent pour jouer !

Juillet: 6 mois

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En tournant sur elles-mêmes, les filles se déplacent ! On les retrouve régulièrement sur le parquet !

Août. 7 mois:

 

Marthe et Édith commencent à ramper et à s’aventurer en dehors de leur chambre ! Elles passent leur temps sur le ventre !

Septembre. 8 mois :

Édith se tient assise et se met à genoux. Elle essaie d’avancer à 4 pattes mais n’a pas encore compris le fonctionnement. Elle se déplace toujours en rampant. Elle maitrise vraiment la position assise. Elle est très stable.

Marthe commence à se redresser pour attraper des objets en hauteur. Elle rampe toujours, se met sur ses 4 pattes mais n’avance pas non plus. Elle n’a pas encore trouvé la position assise. on ne force pas, on la laisse trouver son équilibre seule.

Octobre. 9 mois:

 

Elles se déplacent toutes les deux à 4 pattes ! Édith se met debout. Tout comme pour la position assise, elle maitrise vraiment ce qu’elle fait. Elle réussit à redescendre seule et ne nous appelle que quand elle a vraiment besoin. Pas de chutes, elle est très stable.

Marthe stagne un peu en motricité. Elle ne se tient pas assise mais essentiellement à genoux ou sur le ventre. Elle fait des dents, on la sent moins disponible pour évoluer sur le plan de la motricité.

Novembre. 10 mois:

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Elles se mettent toutes les deux debout ! Marthe a eu besoin d’aide pour redescendre pendant une semaine puis c’est passé. Maintenant elle maitrise. Elle se tient assise depuis peu.

Édith commence à se lâcher quand elle est debout. Elle arrive à plier ses genoux et à se remettre à quatre pattes sans se tenir.

Elles sont très proches et passent leur temps ensemble. Elles se baladent toujours toutes les deux.

En conclusion: je suis très satisfaite de la façon dont on les laisse gérer leur motricité depuis la naissance. Nous n’avons jamais rien forcé et aujourd’hui on se rend vraiment compte qu’à chaque fois qu’elles découvrent une nouvelle position elles sont stables et confiantes. Nous les laissons beaucoup au sol, elles ne sont dans leurs chaises hautes que pour manger. Je suis persuadée que ça va beaucoup les aider dans leur développement intellectuel et que les laisser faire à leur rythme va leur permettre d’avoir vraiment confiance en elles !


 

 

 

Mignonneries !

Ne pas connaître les sexes de nos bébés nous a apporté une troisième contrainte que je n’avais pas vraiment anticipée: les habits !

Il y a quelques semaines, nous nous sommes rendus dans mon magasin fétiche de fringues pour bébés afin d’acheter tout ce dont nous avions besoin pour leur arrivée.

En faisant le tour du magasin nous avons vite compris que ça ne serait pas si simple que ce que nous avions imaginé.

En terme d’habits de jour, tout était vraiment genré ! Impossible de trouver des articles mixtes. Nous avons donc décidé de n’acheter que des bodys et des pyjamas pour la naissance dans un premier temps puis plus tard, retourner acheter des habits pour garçon et/ou fille !

Sauf que ce ne fut pas non plus simple pour les pyjamas ! Alors du blanc, oui il y en avait, mais 4 modèles différents seulement. ( On a pris les 4 du coup). Quand on attend un bébé, finalement ça laisse du choix, mais deux c’est une autre histoire… J’ai quand même pris le temps de regarder les pyjamas plus marqués ( des paillettes, du liberty, des pois, des étoiles, du rose, des petites voitures, du bleu qui fait vraiment garçon, du gris qui fait vraiment garçon,…) mais vraiment ça ne nous a pas satisfaits. Une fille en bleu ça peut le faire car certains modèles peuvent être mixtes, mais un garçon en rose, je ne suis pas du tout convaincue.
Alors évidemment, je ne cacherai pas que si on a une fille, je serais trop contente de lui acheter des paillettes mais sans savoir ça semble compliqué.

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Nous avons donc acheté tout ce qui nous semblait le plus mixte possible pour la naissance et le reste, et bien on verra plus tard.
Quelques semaines plus tard, sur conseils de ma soeur, j’ai trouvé des leggings/caleçons et des cardigans mixtes! Elle m’a convaincue sur le côté pratique et confortable!

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En cas de couche qui déborde ou de vomitos, on ne change pas entièrement le bébé et niveau confort c’est le top du top! J’ai juste envie qu’ils soient dans des tenues qui ne les serrent pas et qu’ils puissent bien dormir en journée !

Le dernier gros avantage c’est que l’on peut piocher dans le placard ce qui est propre sans se soucier d’avoir toujours ce qu’il faut sous la main d’habits garçon et fille en cas de sexes opposés.

Je n’ai acheté que du naissance mais je pense que j’en achèterai en 1 mois et 3 mois plus tard. Pour nous l’important c’est de ne pas cumuler ! Je fais des lessives une à deux fois par jour, et on a un sèche-linge alors on est tous les deux d’accord sur l’idée d’être minimalistes dans nos achats pour les bébés ! (D’ailleurs ça concerne aussi le matériel mais ça, j’en parlerai dans une prochaine chronique.)

Ce qui est incroyable c’est qu’il y a sept ans, je mettais un point d’honneur à ce que chacun de mes enfants ait ses propres habits et je n’avais rien acheté de mixte. Je n’interchangeais pas du tout leurs tenues. Comme si j’imaginais que les multiples avaient besoin d’être différenciés dès le départ.
Mais je crois que ça ne passe pas forcément par là pour les nouveaux-nés. J’ai lâché prise sur pas mal de détails et franchement je suis assez convaincue par ce dont nous avons envie à l’heure actuelle pour nos deux petits.

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Zéphir.

Aujourd’hui j’ai envie de parler de la place de l’aîné dans les fratries ; la place de Zéphir en particulier.
Zéphir est considéré comme l’exception par ses frères et sœur. C’est le seul à être arrivé tout seul. C’est presque étrange pour eux. Ils disent souvent que lui est un singleton. De ce fait, ils le respectent, se plient à ses ordres et subissent régulièrement ses exigences.

Personnellement, Je lui ai toujours attribué une place particulière. J’ai le sentiment que cet enfant, je ne l’élève pas comme les autres. Je pense que j’avais peur qu’il se sente lésé donc j’ai fait en sorte de combler le fait qu’il  soit seul par rapport à Opale Balthazar et Adémar qui sont arrivés en force.

Etant donné qu’il n’avait qu’un an quand ses frères et sœur sont nés, j’ai toujours trouvé important de lui consacrer du temps rien que pour lui.

Au départ on me disait « Pauvre Zéphir, il va être envahi , il est si petit ! » On m’a conseillé de le coucher plus tard pour profiter de lui tout seul, pour qu’il mange dans le calme, pour lui accorder du temps rien qu’à lui. Mais ça ne me convenait pas. J’avais le sentiment de ne plus du tout avoir de vie pour moi. D’être au service de ces quatre petits êtres et rien d’autre. Je les ai donc très vite calés sur le même rythme. Bain, repas, sieste et coucher à la même heure !

Les privilèges accordés étaient ailleurs. Je dis privilèges parce que oui, aujourd’hui j’ai vraiment l’impression qu’il a eu plus de droits que ses frères et sœur. J’estimais que les autres avaient moins besoin, qu’ils étaient moins demandeurs. Il a fait des sorties qu’Opale Balthazar et Adémar n’ont pas faites, parce que je me disais qu’ils étaient trop petits. Et ce temps rien qu’avec Zéphir me permettait de souffler et de déculpabiliser de « lui faire vivre ça ». Cette vie je ne l’avais pas vraiment choisie mais lui encore moins. J’ai longtemps eu le sentiment de ne pas être une bonne maman pour lui. Le temps que je lui accordais ne me paraissait pas suffisant, sans parler des moments où nous étions interrompus par les plus petits . Ce qui, extérieurement peut sembler complètement injuste pour mes trois autres enfants.

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Aujourd’hui, Zéphir a huit ans. Au vu de son comportement, je me rends compte de la place que je lui ai accordée. Une sorte de place sacrée. Attention voilà chef Zéphir !

Depuis quelques temps, j’ai moins le sentiment d’être une moins bonne maman que je ne devrais l’être du fait qu’ils sont nombreux. J’arrive à accorder du temps à chacun sans difficulté. Mais je crois que je garde en tête qu’Opale, Balthazar et Adémar ont moins besoin. Ils sont très autonomes, et bien moins demandeurs.
En ce moment, on se bat au quotidien pour que Zéphir soit au « même niveau » que les autres. C’est un challenge. Il faut lui répéter plusieurs fois des consignes que les autres respectent sans soucis depuis un moment déjà. Zéphir ne débarrasse pas la table. Il laisse ses habits à trainer dans la salle de bain. Il ne range pas sa chambre. Il faut insister pour qu’il finisse par ranger au même titre que tout le monde ! A côté de ça,  il estime que vu qu’il est le plus grand il peut s’octroyer le droit de privatiser des jeux alors qu’Opale Balthazar et Adémar sont vraiment dans le partage !

Et moi, j’ai beaucoup de mal à contrer tout ça. Spontanément, je vais ranger ses habits, et l’aider à ranger sa chambre. Enfin finalement la ranger toute seule car il reste à côté de moi à buller et à faire semblant de ranger…

Zéphir est un enfant qui fait les choses quand il a décidé de les faire. Il peut être très faisant un jour et pas du tout le lendemain.

Concernant les relations entre frères et sœur, là aussi c’est compliqué. Dès qu’il se mêle à eux, ça finit mal. Adémar et Balthazar peuvent jouer des heures tous les deux sans qu’on ne les voit mais si Zéphir entre dans la chambre, ils s’énervent, se bagarrent, mettent le bazar en un temps record !

Je me rends donc compte aujourd’hui de cette place si particulière que je lui ai toujours attribuée et malgré l‘envie que nous avons de faire en sorte qu’il soit de nouveau sur le même pied d’égalité que les autres, la gestion de son tempérament est compliqué et ça nous demande des efforts au quotidien.

Je pensais qu’on parlait de l’âge de raison à 7 ans. Et bien à priori ça ne fonctionne pas pour tous les enfants. Après, peut être aussi que l’arrivée des  deux bébés lui créé une certaine inquiétude qui amplifie son non respect des consignes et son énervement au quotidien. J’ai plusieurs fois essayé de lui en parler, mais Zéphir étant un enfant plein d’émotions, c’est difficile de savoir vraiment ce qu’il a dans la tête et de comprendre pourquoi il se comporte de telle ou telle façon.

J’espère qu’il se calmera un peu avec l’arrivée des bébés et qu’il ne se sentira pas encore plus le chef de fratrie qu’il ne l’est déjà, lui qui nous a dit il y a peu de temps qu’il aurait préféré être fils unique mais qui s’ennuie s’il reste seul plus de cinq minutes…

Autonomie et organisation du quotidien!

L’autonomie et l’aide à la maison sont deux aspects travaillés quotidiennement dans notre famille. Je me questionne et me remet régulièrement en questions sur ces deux points.

Selon nous, il est important que les enfants aident au quotidien afin que nous ne soyons pas les seuls à ranger nettoyer et faire tous les gestes parasitants inhérents à la gestion d’une famille nombreuse. Nous pensons qu’il est important qu’ils se rendent compte qu’entretenir un lieu dans lequel nous sommes 6 à vivre est un travail de tous les jours et que le respect de la propreté des pièces est donc primordial.

Oui mais à leur âge, que peut-on leur demander de faire et quelle autonomie peut-on attendre d’eux ?

En terme de rangement, il y a des choses qui sont acquises:

  • Chacun met ses habits sales dans le panier à linge,
  • Ils rangent leurs manteaux et leurs chaussures dans le placard,
  • Ils ne déballent pas de jeux dans le salon (ou alors à titre exceptionnel et sous condition de ranger après),
  • Ils nettoient le lavabo après avoir craché du dentifrice partout,

Et j’en passe…

(Bon je ne dis pas que parfois on ne doit pas répéter mais en général, c’est pas mal du tout !)

Après, il y a des choses qu’ils font mais qui ne sont pas encore systématiques. Mettre et débarrasser la table, débarrasser le lave-vaisselle, faire la vaisselle, nettoyer la cuisine, passer l’aspirateur et la serpillère, ranger les courses, aider à la préparation du repas, étendre, plier et ranger le linge, changer leurs draps, ranger leur chambre spontanément, mettre leurs mouchoirs dans la poubelle,…

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Concernant l’autonomie, j’ai l’impression qu’on ne se débrouille pas trop mal mais finalement je ne me rends pas vraiment compte.

Ils préparent leur petit-déjeuner (et font même chauffer leur lait à la casserole !), ils se lavent, se coiffent et s’habillent ! Opale a un coin douche dans sa chambre. Je n’interviens plus du tout. Elle gère l’eau sans gaspiller, se lave correctement les cheveux, met régulièrement sa serviette à laver, nettoie sa petite salle de bain, pense à aérer sa chambre après et apporte régulièrement son linge sale près de la machine! C’est top!

Après dîner, ils vont brosser leurs dents et filent dans leurs lits. Un temps de lecture est accordé jusqu’à 19h35. Bien souvent, Zéphir et Balthazar sont vraiment dans l’énervement après le repas et se bagarrent dans la salle de bain. Leur temps de lecture est donc considérablement réduit. Mais Opale et Adémar en profitent et éteignent leur lumière quand ils voient que l’heure de lecture est terminée.

Concernant les sorties, ils ont chacun un sac à dos avec leurs objets personnels, je ne porte rien pour eux ! Quand on va à la plage, à la piscine ou à la patinoire, ils se débrouillent avec leurs affaires. Je vérifie simplement qu’ils n’oublient rien.

Adémar fait presque ses leçons seul. Je vérifie toujours mais il se débrouille très bien sans moi.

J’ai le sentiment que parfois j’attends beaucoup d’eux. Sans doute parce que j’estime qu’à l’âge qu’ils ont ce n’est plus à nous de tout faire et que dans une famille nombreuse, il faut que chacun participe et y mette du sien pour que tout se passe bien.  Mais comment savoir si je leur en demande trop ? D’un côté je me dis que ce sont des enfants, qu’ils ont le temps d’apprendre tous ces gestes mais d’un autre, si on n’avait pas encore établi de règles, ils ne feraient vraiment rien à la maison…