A toutes les mamans !

A toi qui a un ou plusieurs enfants,

A toi qui veux un accouchement naturel mais qui finalement, hurles « une péridurale! » parce que vraiment ça fait trop mal,

A toi qui manges les bonbons de tes enfants en cachette,

A toi qui demandes à ton enfant de se tenir correctement  à table alors que tu manges les pieds sous les fesses,

A toi qui aimes ce petit mini vous à la folie,

A toi qui rêverais d’un tout petit temps calme,

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A toi qui déclares  » Ce soir c’est petit déjeuner ! » parce que tu as trop la flemme de faire à manger,

A toi qui coupes les cheveux de tes gars ( et qui rates ! ),

A toi qui envoies des photos de tes enfants à toutes tes copines,

A toi qui as réussi à reprendre le sport,

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A toi qui vas chercher ton enfant au périscolaire,

A toi qui as des vergetures,

A toi qui ne te sens pas mère dès la naissance de ton petit être,

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A toi qui n’as pas le temps de te maquiller,

A toi qui cours toute la journée,

A toi qui ne comprends pas toujours les réactions complètement excessives de ton pré ado,

A toi qui as un mari qui te soutient,

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A toi qui te dis que tes enfants ont de la chance d’être nombreux,

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A toi qui considères qu’un réveil à 7h30 est une grasse matinée,

A toi qui allaites et à toi qui donnes le biberon,

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A toi qui te lèves très tôt pour te préparer dans le calme avant le réveil des enfants,

A toi qui laisses ton bébé à garder pour manger au resto,

A toi qui pleures le jour de la rentrée,

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A toi qui a subi des violences obstétricales,

A toi qui aimes aller travailler,

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A toi qui est heureuse de prendre un livre en te couchant mais qui t’endors après cinq minutes de lecture,

A toi qui as peur qu’il arrive quelque chose à ton enfant,

A toi qui est dépitée en voyant le souk dans les chambres,

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A toi qui acceptes d’écouter des chansons nulles pour faire plaisir à tes pré ado,

A toi qui en as marre qu’on touche à ton ventre de femme enceinte,

A toi qui sais que tes vacances ne seront plus jamais pareil,

A toi qui te sens si seule parfois,

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A toi qui adores babiller avec tes bébés,

A toi qui fais une dépression post partum,

A toi qui proposes à tes enfants d’aller manger une glace parce que tu es vraiment trop gourmande,

A toi qui rentres chez toi avec ton nouveau-né, le corps meurtri par les douleurs de l’accouchement,

A toi qui es tellement fière des progrès de tes bambins,

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A toi qui pleures en admirant ton enfant au spectacle de fin d’année,

A toi qui te sens agressée pendant ta grossesse,

A toi qui fais les allers retours aux activités extra scolaires,

A toi qui signes les cahiers de tes enfants sans regarder les 50 pages d’évaluations,

A toi qui trouves que ton bébé te ressemble,

 

A toi qui adores entendre ton enfant rire,

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A toi qui te lèves la nuit pour consoler ton petit,

A toi qui as des jumeaux, des triplés, des quadruplés ou même plus,

A toi qui as un petit être collant ou au contraire indépendant,

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A toi qui essaies de faire au mieux,

A toi qui râles,

A toi qui détaches tous les habits ou au contraire qui les balances dans la machine sans regarder,

A toi qui dors avec ton bébé,

A toi qui te mets à regarder une série alors que tu as trois panières à plier,

A toi qui regrettes (parfois) ta vie d’avant,

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A toi qui fais un potage à tes grands, qui leur dis que tu n’as pas faim et qui manges une pizza une heure plus tard dans le canapé,

A toi qui portes des culottes en coton parce que c’est super confortable,

A toi qui en a marre qu’on te dise comment élever tes enfants,

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A toi qui vas à la pharmacie acheter du sérum phy et qui reviens avec une paire de chaussures vraiment canons,

A toi qui sais féliciter ton enfant,

A toi qui renifles la tête de ton bébé parce qu’il sent trop bon,

A toi qui adores les câlins du matin,

A toi qui gardes les vêtements trop petits de tes enfants,

A toi qui fais bien trop de courses de surgelés pour ne pas y retourner de si tôt mais qui peines à tout caser dans le congélateur,

A toi qui regardes ton petit grandir,

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A toi qui fais semblant de ne pas voir ton enfant faire une bêtise,

A toi qui trouves que ton bébé c’est vraiment le plus beau,

A toi qui pleures d’épuisement,

A toi qui aurais besoin d’aller danser,

A toi qui n’a pas perdu tes kilos de grossesse,

A toi qui fais 5 bisous à ton pré ado avant qu’il parte à l’école,

A toi qui trouves que ton mari c’est le meilleur,

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A toi qui dis à tes enfants d’aller jouer pendant que tu essaies de discuter,

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A toi qui aimes regarder des émissions nazes parce que ça ne prend pas la tête,

A toi qui a une cuisine toujours en désordre,

A toi qui t’extasies devant ton enfant,

A toi qui essaies d’avoir un peu d’intimité,

A toi qui fais décolorer les chemises de ton amoureux,

A toutes les mamans,

Athéna

 

 

 

 

 

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Est-ce si difficile d’avoir des jumeaux?

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Depuis quelques temps je me demande réellement quelles sont les difficultés principales que l’on rencontre quand on accueille des jumeaux.
Je ne vais pas parler de triplés car c’est vraiment très différent.

Quand je me promène et que les gens s’arrêtent pour me parler, ils me disent toujours « Bon courage ! » . Qu’on me le dise quand je me balade avec mes six enfants, je l’accepte, mais là j’ai plus de mal à comprendre.

Alors, effectivement, il y a des moments plus ou moins difficiles mais en vrai s’occuper de deux bébés ne nécessite pas du courage en permanence.

Aujourd’hui, j’ai eu envie de lister les difficultés majeures que nous rencontrons au quotidien. Certaines ne s’appliquent que lorsqu’un seul d’entre nous s’occupe de Marthe et Edith.

1. Le sommeil.

Oui alors là, c’est inévitable. On est très fatigués. Certains parents choisissent de mettre les bébés sur le même rythme très rapidement pour avoir de plus longues périodes de repos la nuit et donc de réveiller le bébé qui dort si l’autre pleure pour manger. Ce n’est pas le choix que l’on a fait, ce qui, du coup, engendre beaucoup de sollicitation et peu de temps morts. Édith ne fait pas encore ses nuits. Elle tête entre deux ou trois fois. Marthe, elle, fait ses nuits mais est assez matinale. A 6h, elle est très en forme… En journée, elles ne dorment pas forcément ensemble donc je suis majoritairement en train de m’occuper de l’une ou de l’autre.

2. Les pleurs.

Ce que je déteste par dessus tout, c’est entendre une de mes filles pleurer mais ne pas pouvoir accourir pour m’occuper d’elle car déjà sollicitée par la première. Alors soit, j’essaie tout de même d’aller voir celle qui pleure soit c’est impossible et je me dépêche de finir pour filer m’en occuper. Avec Gweltaz, nous sommes d’accord sur l’idée de ne pas laisser nos bébés pleurer alors c’est assez frustrant de ne pas avoir la possibilité de répondre à un besoin dans l’instant. Depuis la naissance des filles, je trouve que c’est le point le plus pénible à gérer. Mais c’est un sentiment très personnel et je pense que chaque parent de jumeaux a son propre ordre de difficultés.

3. L’alimentation.

Je crois que ça peut aussi faire l’objet de difficultés particulières. Encore une fois nous avons décidé de les laisser faire. Édith tète de nombreuses fois par jour. Marthe prend ses biberons à heures fixes. Et afin que tout se passe au mieux pour la purée, je fais en fonction d’elles. Parfois, elles mangeront l’une après l’autre, parfois ensemble, parfois le biberon sera donné avant, parfois la tétée se fera après et puis parfois aussi Marthe ne boira pas son biberon et Édith refusera la purée… Tant pis !

4. Les sorties.

Souvent on me demande pourquoi je n’ai pas de poussette double et quand est-ce que je compte en acheter une. Les gens pensent que la vie est plus simple avec une poussette double. Mais je n’en suis pas vraiment convaincue. Finalement, avec ma poussette simple et mon écharpe, je passe un peu plus inaperçue. Et puis, tout est plus pratique en ville avec une toute petite poussette. Je passe partout, les trottoirs ne me rendent pas la vie difficile, le tram ne part pas sans moi sous prétexte qu’il y a déjà trop de monde et qu’une poussette double prend trop de place. Mais peut être que plus tard, je changerai d’avis et on investira. Non, pour moi la difficulté est ailleurs. C’est comme si j’avais toujours un peu la flemme de les sortir toutes les deux. Je fais un aller retour à l’école par jour donc quand j’ai des courses à faire, je les fais juste avant. Elles sont installées, donc je fais tout en une seule fois.

Finalement, peut être que ce qui est plus compliqué c’est quand on doit faire des sorties plus longues. Que ce soit en salle d’attente chez le médecin, au parc, au marché ( où je reviens avec forcément beaucoup plus de choses que prévues à porter), ou même à la plage, chez la famille, oui, tout est plus compliqué avec deux bébés. J’ai donc appris à m’alléger. Le sac à langer n’est utile que quand on bouge le week-end. En semaine, je n’emmène qu’un petit sac avec deux couches et deux bodys de rechange. Et à la rigueur un biberon. Et comme la voiture ne sort que le week-end, on y laisse les lits parapluie, des draps, la tente anti UV et quand elles se tiendront assises : des chaises hautes pliantes.
Nous avons assisté au gala des enfants il y a un mois et honnêtement, heureusement que nous étions tous les deux! Les filles ont beaucoup pleuré, et si l’un de nous deux avait été seul avec Marthe et Édith, ça aurait clairement été ingérable. Et ça, et bien ça m’ennuie. Et parfois je me dis, si on avait eu un seul bébé, on se serait relayés, et on aurait profité du spectacle. Ce qui m’amène au 5ème point :

5. Le relai.

Alors oui, ne pas pouvoir se relayer car chacun s’occupe d’une fille ça peut être très vite épuisant. Les premières semaines ont été ponctuées par leurs pleurs du soir. On avait chacun un bébé dans les bras que nous ne pouvions poser sous aucun prétexte sous peine de pleurs encore et encore. Tous les parents vivent cette période mais quand on est deux pour s’occuper d’un bébé, c’est plus facile de souffler. Nous, parents de multiples devons toujours trouver des ressources pour gérer au mieux les périodes comme celles-ci. Aujourd’hui, c’est un peu moins présent car elles pleurent moins et elles acceptent d’être posées. Il y a trois semaines, Édith a été malade et j’ai remarqué que Marthe s’était un peu « mise en retrait » en journée ce qui nous a permis de nous relayer pour mieux prendre soin d’elle !

6. La culpabilité.

Et oui ! Je l’avais vraiment ressentie avec les grands, et je la ressens de nouveau avec les filles. Pour Gweltaz, c’est une première et c’est assez présent pour lui aussi. D’ailleurs on sait tous les deux qui éprouve de la culpabilité envers quelle fille.
Depuis la naissance, Gweltaz s’occupe plus de Marthe. L’alimentation a déterminé une certaine organisation qui aujourd’hui nous amène à cette culpabilité. Je connais très bien Édith, il connait très bien Marthe. Je vais spontanément plus vers Édith, il va spontanément plus vers Marthe. Quand je suis seule, la question se pose moins. Je m’occupe beaucoup de Marthe car Édith est plus discrète, plus calme et moins en demande. Mais c’est vrai que souvent quand on est tous les deux, il faut presque aller à contre courant pour que Gweltaz s’occupe d’Édith et moi de Marthe. Alors le soir, on se dit « Mince, je n’ai pas passé assez de temps avec Marthe. Tu t’en es plus occupé que moi. J’espère qu’elle ne va pas en souffrir. Que notre relation ne va pas être moins forte qu’avec sa soeur. Bon demain je passerai plus de temps avec elle… »

Et vice-versa…

En réalité je crois qu’il faut savoir s’adapter et ne pas se se focaliser sur une façon de faire précise et tant pis si le lendemain ne ressemble pas à ce que l’on a fait la veille. J’ai cessé de me stresser avec des détails pour mieux vivre mon quotidien. La gémellité est une force et une chance pour les enfants, mais quand même, il faut bien l’avouer une difficulté supplémentaire pour les parents. Il faut juste accepter que notre vie est différente des parents qui accueillent leurs enfants les uns après les autres.

Bien sûr, les points que j’ai abordés ici ne concernent que les premiers mois de vie des bébés. Ces premiers mois qui, selon la majorité de la population sont les plus difficiles à vivre. Mais selon moi, et parce que j’ai déjà connu le phénomène multiple, les périodes les plus compliquées à vivre et à gérer sont plus tard, vers 2, 3 ou même 4 ans !

Je ferai un point des difficultés rencontrées au fur et à mesure que les filles grandiront car à tout âge son lot de surprises !

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Les premières nouvelles après une longue absence !

Je n’ai pas écrit sur mon blog depuis plusieurs mois. Notre vie à 8 occupe toutes mes journées et j’avoue avoir du mal à m’octroyer des moments de répit. Le rythme est intense et soutenu, j’ai hâte que les vacances arrivent afin que les enfants se reposent et que notre quotidien soit moins militaire. Pour mon retour, j’ai donc préparé un article résumant les temps forts depuis la naissance de Marthe et Edith.

JANVIER

Mon retour à la maison a été épuisant. Le jour de ma sortie, les 4 grands étaient malades. Gweltaz est venu à la maternité nous chercher pendant que sa mère gardait mes enfants. Il m’a déposée avec les filles et est retourné travailler. Je me suis retrouvée seule avec mes 6 enfants, dont 4 malades sur qui je veillais, afin qu’ils ne contaminent pas les filles.
J’avais encore du mal à marcher et le simple fait d’égoutter des pâtes pour le repas du soir m’a demandé un effort considérable. A ce moment là, j’ai cru que je n’y arriverais jamais.

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Finalement, les jours ont passé et j’ai trouvé mon organisation. Je ne suis pas sortie de chez moi pendant plusieurs semaines. Gweltaz déposait les grands à l’école le matin et les aides à domicile les ramenaient l’après-midi ! Je tournais un peu en rond mais c’était quand même appréciable de ne pas avoir à sortir les bébés.

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FEVRIER

Ce mois a été ponctué par les pleurs du soir. Je ne me souvenais plus avoir vécu ça pour les quatre grands. Pour les filles, j’ai trouvé cette période super difficile. Elles commençaient à pleurer vers 18h et cessaient vers 22H. Nous n’avions pas vraiment de moment pour nous parler. On peut le dire, les premiers temps avec des multiples sont quand même difficiles. Mais finalement ça ne dure pas très longtemps !

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(Oui oui elles dorment ! Mais sur nous… )

Et puis comme nous n’avions pas assez de choses à gérer nous avons décidé d’acheter… une maison !

Nous avons profité du congé paternité de Gweltaz mi février pour faire des visites. Nous savions exactement ce que nous voulions: une grande maison avec de préférence beaucoup de travaux afin de la refaire en fonction de nos besoins.

Dans notre quartier, les biens à vendre sont très rares. Il a donc fallu accepter l’idée de le quitter et de s’éloigner un peu du centre-ville.
Nous avons rapidement trouvé la maison parfaite pour nous 8. Les travaux sont très conséquents mais ce projet nous emballe beaucoup !

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Pendant le congé paternité de Gweltaz, j’ai aussi pris la décision de stopper la venue des aides à domicile. Je me débrouille très bien toute seule en journée et je commence à avoir envie de retrouver ma vie normale. Je préfère faire les choses à mon rythme plutôt que de solliciter quelqu’un qui va me demander sans cesse ce qu’il y a à faire.

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(« Mais maman, il n’y a même plus de yaourts à la vanille !  » Alors oui, bien sûr, il a fallu un peu de temps avant que l’on trouve notre organisation… )

Je sens aussi que les enfants en ont marre des aides. Elles sont très exigeantes avec eux et ne leur parlent pas gentiment. Je ne comprends pas l’intérêt de payer des personnes pour m’aider dans la gestion des enfants si elles ne sont pas patientes avec eux. Finalement, cette décision m’a libérée d’un poids et nous avons très vite retrouvé nos habitudes.

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MARS

Le mois où Marthe a décidé de faire ses nuits !

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Le mois où les pleurs du soir ont cessé !

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Le mois où les beaux jours arrivent et les sorties commencent à être possibles.

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Le mois où nous pouvons enfin les poser un peu. Marthe commence à sourire, on craque, elles sont si mignonnes…

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Le mois aussi où il a fallu travailler sur les plans de la maison et surtout trouver des stratagèmes pour s’octroyer des moments de réflexion:

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AVRIL

Nous avançons sur notre projet de maison. Gweltaz prend une semaine de vacances pour rencontrer des entreprises pour les travaux. ( Car cette fois-çi, nous n’allons rien faire ! )
Sa semaine est donc très chargée. Mais c’est pour la bonne cause ! A coté de ça, l’appartement a été mis en vente. Nous négocions directement une vente longue afin d’y rester jusqu’à la fin de nos travaux. Gweltaz pense que nous pourrons emménager fin décembre. Nous avons trouvé des acheteurs en quinze jours !

Les filles, elles, ont 3 mois !

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Elles grandissent comme des petits champignons ! Lors de la visite mensuelle avec le médecin, il nous alerte sur les yeux d’Édith. Il trouve qu’elle a les yeux globuleux et selon lui c’est inquiétant. Depuis quelques temps nous avons des doutes sur sa vue. Elle ne sourit pas. Et le problème avec des multiples c’est que les comparaisons sont vite faites. Marthe sourit depuis plus d’un mois. Elle suit bien du regard. Édith ne capte pas grand chose. Nous avons rendez-vous chez un ophtalmo trois jours plus tard.

Finalement nous avons très vite été rassurés. Ses yeux sont normaux. Ni trop gros ni globuleux ! Sa vue est encore en développement. Il faut lui laisser du temps. Par principe elle nous prescrit des examens plus poussés. Nous décidons de la laisser tranquille pour l’instant. Quelques jours plus tard, elle nous souriait. Ouf, elle voit ! Quel soulagement !

MAI

Le mois du changement ! Les filles évoluent très vite. Elles rient aux éclats, commencent à se retourner, attrapent des objets, et pleurent beaucoup moins.

Édith ne fait toujours pas ses nuits mais nous gardons espoir. Un jour, ça arrivera !
Nous décidons de partir quatre jours à la mer avec les 6 enfants. On ne sait pas vraiment si tout va bien se passer en dehors de chez nous mais on se dit que ça nous fera beaucoup de bien ! Effectivement, il fait beau, il fait chaud, les enfants se baignent et profitent vraiment de ces moments de détente.

Cette petite escapade nous fait prendre conscience à quel point il était temps que l’on achète une maison ! Un jardin avec autant d’enfants, ça va être super !

JUIN

Ce mois ci nous devions signer l’achat de la maison. Mais le vendeur est décédé. C’est ce qu’on peut appeler une tuile. Il faut maintenant que le notaire gère la succession avant de s’occuper de la vente… A priori, ça ne devrait pas être trop long, nous signerons début juillet si tout va bien.
Ça va me laisser du temps pour rencontrer la directrice de la nouvelle école des enfants et décider du sort de ma triple team car dans cette école l’année prochaine, il n’y aura que deux classes de CE2. J’aimerais enfin pouvoir les rassembler. Ça fait deux ans qu’ils sont dans des classes différentes malgré moi, et vraiment, je trouve ça très compliqué à gérer. On verra donc ce qu’elle en pense…

Les liens entre les six enfants deviennent de plus en plus forts. Comme les filles sourient, gazouillent et rigolent, les grands passent beaucoup de temps à jouer avec elles. C’est vraiment de jolis moments à regarder…

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Les filles, de leur côté, ont commencé la diversification.

Ça a été une grande étape pour moi. Je ne me sentais pas tellement prête à commencer. J’imaginais la charge de travail supplémentaire au quotidien alors que clairement les biberons et les tétées, c’est si simple… Finalement, elles semblent apprécier les purées, alors je suis contente. On ne force pas, elles augmentent tout doucement leur quantité journalière, c’est parfait !

Concernant les grands, le mois de juin est celui de la fatigue, du gala de patinage, des pique-nique et de la classe de mer d’Opale ! Mon cerveau est rempli de petites choses à penser, organiser, gérer, … La zen attitude me permet peut-être de réussir à relativiser et à faire les choses dans l’ordre afin de ne rien oublier !

Évidemment, comme nos journées sont trop calmes, nous sommes passés par un épisode de maladie qui a touché 5 enfants sur six. Opale a été épargnée et bien heureusement car sinon, elle n’aurait pas pu partir en classe de mer. Les filles ont vécu leur première maladie, nous avons enchaîné plusieurs nuits sans trop dormir et bien sûr, j’ai dû faire trois tours chez le médecin en une semaine ! A priori nous sortons de cette période pénible, ouf !

Voilà pour le premier post depuis plusieurs mois. Je vais tenter de reprendre le rythme des articles réguliers !

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Comment nous avons refusé d’empoisonner notre petite fille !

Je continue donc à parler de l’alimentation de Marthe parce qu’elle nous a posée quelques difficultés.
Après nos différentes péripéties, j’ai finalement accepté l’idée de la nourrir au lait artificiel.

A la maternité, ils donnent un lait spécifique pour les bébés de petit poids.

« Le lait pré. »

Ce lait est enrichi en protéines, fer, oméga 3 et 6, taurine et carnitine ! Le but étant la prise de poids rapide !
A la maternité, j’avais déjà le sentiment que l’alimentation de ma fille s’apparentait à du gavage, mon impression s’est vite révélée bien réelle.

Quelques jours après leur naissance, elles buvaient donc toutes les deux ce fameux lait pré pour reprendre rapidement du poids. Marthe en exclusif, Édith en complément.

Le même jour nous avons constaté qu’elles avaient les fesses tellement abîmées qu’elles saignaient et des coliques ont fait leur apparition. Nous en avons parlé à la pédiatre qui nous a « rassurés » en nous expliquant que le lait qu’elles buvaient favorisait ces deux « inconvénients ! »
Nous avons demandé à changer de lait mais nous avons été confronté au refus de la pédiatre. Car finalement, la prise de poids rapide est bien plus importante que les douleurs de mes filles !

J’ai donc sollicité Édith au maximum pour qu’elle tête la quantité suffisante afin que sa courbe de poids soit harmonieuse et que l’on se passe de compléments pour elle.
Pour Marthe, je n’avais pas vraiment de solution. Nous commencions à réfléchir à un changement de lait dès la sortie de la maternité.

Le jour de leur sortie, la pédiatre lui a donc prescrit ce fameux lait pré. J’ai tenté de négocier un autre lait mais elle a de nouveau refusé. « Elle aura du lait pré jusqu’à ce qu’elle fasse 2.8kg. ( Marthe pesait 2,4 kg à ce moment là…)

En parallèle, j’ai pris rendez-vous chez un ostéopathe spécialisé dans les problèmes liés à l’allaitement pour l’aider.

Le retour à la maison s’est donc quand même fait avec le lait pré. Nous n’étions pas du tout convaincus, la voir souffrir nous rendait malheureux ! Et malgré les recommandations de la pédiatre et les consignes de non changement de lait sans l’avis d’un professionnel, nous sommes allés acheter un lait bio…
Pour commencer, nous avons opté pour une marque que j’ai utilisée pour mes quatre grands, qui l’ont tous très bien supportée.
Dès le lendemain, les fesses de Marthe ont guéri et nous avons dit adieu aux coliques !

Le problème après ce changement allait être de justifier notre décision auprès des différents professionnels missionnés pour venir peser les filles à domicile chaque semaine…

Finalement, nous n’avons pas eu trop de commentaires négatifs. Marthe prenait assez de poids pour n’inquiéter personne. Ils nous ont quand même tous demandé pourquoi nous ne donnions pas le lait pré mais nous avons toujours réussi à leur expliquer sans qu’ils ne veuillent obligatoirement la repasser sur ce lait.

Je me suis quand même demandé pourquoi est-ce qu’on nous avait imposé ça. Après tout, de nombreuses femmes accouchent quatre semaines avant terme comme moi et personne ne leur impose de lait à la sortie de la maternité !

Quelques jours après leur sortie, ma copine Maud m’a parlé des différentes polémiques autour de la taurine chimique et des traces d’aluminium retrouvés dans les laits infantiles. Évidemment, les marques se défendent en avançant le fait que les quantités utilisées sont bien moindres par rapport aux recommandations, et que la taurine (fameuse substance utilisée pour fabriquer le redbull qui non seulement est un puissant excitant est également un stimulateur d’appétit) est aussi présente dans le lait maternel. Certes, sauf que la quantité présente dans les laits artificiels est 7 à 10 fois plus élevée que dans le lait maternel dans lequel la production est naturelle et non chimique…

Bref, en comparant les boîtes de lait, j’ai pu constater que dans le lait bio il n’y avait pas d’ingrédients de ce type contrairement au lait que j’avais volontairement mis de côté à tout jamais !

Je me dis que c’est quand même assez fou de ne pas savoir exactement ce qui compose l’alimentation première de tous les bébés non allaités. Ils sont si petits…

En tout cas, depuis ce changement de lait, Marthe est sereine et dort très bien, rien de comparable à son comportement d’il y a quelques semaines, certainement une preuve que le lait y est pour quelque chose !

Suite au rendez-vous avec l’ostéopathe qui a effectivement constaté qu’il y avait un blocage chez elle, je lui propose régulièrement le sein. Elle arrive désormais à téter. Pas suffisamment pour se nourrir mais elle se débrouille quand même bien et je suis très fière d’elle !

Deux bébés bien au chaud !

Après plusieurs semaines sans rien écrire, je reprends, là où je m’étais arrêtée…

Jeudi 22 décembre:

Ce jour là, j’ai rendez-vous avec l’obstétricien à la maternité. J’ai hâte de savoir ce qu’il va me dire. J’ai un peu peur qu’il m’annonce que le bébé du bas ne se présente plus comme il faut et qu’une césarienne soit de rigueur.

A l’examen, tout va bien. Les deux bébés sont bien vigoureux et le liquide amniotique est en quantité suffisante. La tête du premier bébé est toujours bien en bas. Il me dit que la naissance n’est pas du tout imminente. Il lève les consignes de repos et me demande de stopper la prise de spasfon systématique. Il faut maintenant que mon corps travaille. Je suis à 35 semaines!

Il me dit qu’il part en vacances le lendemain et ce, jusqu’au 2 janvier ! Il m’explique qu’il a discuté avec ses confrères, et qu’aucun n’est pour une naissance par voie basse. Il note quand même dans le dossier qu’il autorise la voie basse jusqu’au 2 janvier. Passé ce terme, les risques seront trop accrus.

Mes sentiments sont alors mitigés. Soit, je recommence sérieusement à bouger pour favoriser les chances de voie basse (au risque tout de même d’avoir une césarienne puisque mon obstétricien ne serait pas là pour m’accoucher, soit j’attends patiemment sans faire d’efforts et puis on verra bien…)

Je me sens triste et déçue. Le premier bébé est bien positionné mais ce n’est encore pas suffisant pour que je garde espoir… Avant de me laisser repartir, il me demande de descendre aux consultations de sage-femme pour surveiller ma tension car il a un doute. Je n’ai pas l’habitude d’en avoir et là, elle est assez élevée.

Je reste presque deux heures en observation avec une sage-femme. Mon énervement est tel que ma tension ne baisse pas. Finalement, après un temps de repos, je me calme et elle me laisse enfin repartir ! Après la consultation, je rentre chez moi en me disant qu’après noël, je recommence à bouger. Je choisis de me laisser une chance de les faire naître naturellement.

La journée de noël se passe au calme. Nous profitons de ces temps de jeux avec les enfants. J’aime beaucoup l’ambiance de cette journée et la joie des enfants en ouvrant leurs cadeaux.

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Le soir du 25 décembre, nous déposons les enfants chez leur papa pour une semaine. Ils seront de retour le 1 er janvier. Je me dis que je vais certainement accoucher avant qu’ils ne rentrent.

Gweltaz est en vacances pour une semaine. La naissance à ce moment là tomberait vraiment bien !

Nous profitons de nos derniers temps à deux. Balades, shopping, et repos sont au programme !

27 décembre:

Ce jour-là, j’ai rendez-vous pour la dernière échographie. Les bébés sont estimés à 2.300 kg. On ne distingue pas grand chose sur l’écran. L’examen est rapide. Elle nous explique qu’il faut au moins atteindre les 36 semaines (deux jours plus tard ) pour que les bébés aillent vraiment bien. Mais moi, je ne suis plus tellement décidé à attendre.

Je me rends compte qu’après avoir tant été parasitée à l’idée d’avoir des bébés prématurés, maintenant que j’ai passé tous les stades critiques je n’ai envie que d’une chose: accoucher! Plus personne ne peut me raisonner. J’ai mal partout, je peine à trouver des positions confortables pour dormir, j’ai du mal à respirer, mon ventre est gros et lourd, je me sens très fatiguée, j’ose le dire, je n’en peux plus !

Je me sens prête à accueillir nos petits.

Les jours passent, et je ne ressens absolument aucun signe d’un potentiel accouchement. Nos bébés sont bien au chaud et ne semblent pas avoir envie de sortir… Autant au repos, j’avais beaucoup de contractions, autant après reprise de ma vie (presque) normale, je n’en ressens plus aucune !

Je commence à faire le deuil de mon accouchement rêvé.

Mes sentiments sont très contradictoires. D’un côté je me dis que plus ils restent dans mon ventre, mieux c’est pour eux, mais d’un autre, je me dis qu’au terme où je suis, ils iront bien donc autant qu’ils naissent afin que mes souffrances physiques cessent et que j’évite la césarienne…

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A 36 semaines

31 décembre :

Ce jour-là, Gweltaz bricole dans la salle de bain. Je décide de nous préparer un bon repas pour le réveillon. Je n’avais pas cuisiné depuis longtemps ! Ca me fait hyper plaisir ! La soirée est calme. Dans la nuit, je ressens des contractions. Douloureuses et régulières.

Des bébés du 1er janvier???

Je décide de ne pas réveiller Gweltaz tout de suite, au cas où ce serait une fausse alerte. Au bout de trois heures, les contractions s’espacent et disparaissent, ce ne sera donc pas pour cette nuit !

1er janvier :

Mes enfants rentrent de chez leur père à 18h. Nous profitons de notre dernière journée tous les deux. Gweltaz reprend le travail le lendemain. La motivation n’est pas vraiment là. Nous étions dans l’accueil de nos bébés et finalement, ils ne sont pas nés. Le rythme va donc reprendre. Le lendemain, il n’y a pas d’école, je prévois une journée repos et jeux avec les enfants ! Je n’ai pas passé de temps seule avec eux depuis longtemps. La journée s’annonce calme et agréable !

 

Dis maman, comment on fait les bébés?

Avant de mettre une grossesse en route, nous nous étions doutés que des questions arriveraient de la part des enfants concernant la conception.

Je m’étais dit que je répondrais aux questions naturellement en expliquant clairement les choses.
Puis un jour, Zéphir a posé la première question. « Mais au fait maman, comment on fait les bébés?« 

Seule avec lui à ce moment là, j’ai expliqué vaguement le concept et attendu de voir s’il avait d’autres questions. Mais à part grimacer, il ne disait pas grand chose. Je l’ai donc laissé à la réflexion, je pars du principe que s’il ne semble pas vouloir en savoir plus, il ne faut pas forcer.

Puis le soir venu, à table, spontanément, il a dit à mon cher mari (toujours prêt à répondre à toutes les interrogations): « Bon écoute Gweltaz, maman m’a expliqué comment on fait les bébés, mais je ne préfère pas te raconter parce que vraiment, tu vas trouver ça trop dégueu!« 

Cachant son amusement il lui a répondu: « Ah? Bon… Mais tu veux quand même en parler?« 

A ce moment là, une cascade de questions s’est déversée. (Parce qu’il ne faut pas l’oublier, 4 cerveaux, c’est 4 fois plus d’idées de questions!)

On a compris que, c’était le moment d’aborder les choses tous ensemble!

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« Vas-y Gweltaz, explique! »  » Pourquoi moi? »  » Parce que tu expliques mieux.« 

Il s’est donc mis à expliquer calmement les étapes de la conception. (Et évidemment on a aussi dû aborder les détails pour les grossesses multiples…)

A la fin de la discussion on leur a demandé ce qu’ils avaient retenu. Adémar a pris la parole:  » C’est simple, le papa, il plante son zizi dans la nénette de la maman, ensuite les gesticules envoient du truc et hop ça fait un bébé!« 

Ouai alors… Le côté « plante » c’est à peine ça mais déjà, une partie est comprise! On se dit qu’il faudra plusieurs discussions pour que tout soit bien assimilé.

Opale enchaîne et nous dit « Mais alors, ça veut dire que pour faire les bébés, vous avez fait ça???« 

« Et bien oui…« 

Zéphir reprend et dit: « Moi j’aimerais bien voir comment vous faîtes. » A vrai dire Zéphir, c’est personnel. (Piqûre de rappel sur l’intimité…)

Balthazar lui, nous redemande du potage. (Bon visiblement il n’a rien écouté, il faudra donc réexpliquer à un moment donné).

Vient ensuite la question de l’accouchement. Je crois qu’ils sont passés par toutes les émotions. D’abord le dégoût. Puis le refus d’imaginer que ça se passe vraiment comme ça. La meilleure phase a été la dernière: les moqueries d’Opale Balthazar et Adémar parce que Zéphir est né par voie basse… « Le pauvre, c’est vraiment pas de chance!« 

La césarienne est bien moins sympa à raconter. Opale se met à pleurer en nous expliquant qu’elle ne veut pas qu’on lui découpe le ventre.  » Mais personne ne va te découper le ventre, pourquoi penses-tu ça? » . « Mais si, quand j’aurai mes 3 bébés!!« 

Ahhhh! Je n’avais pas imaginé qu’elle puisse d’office penser que la normalité était d’avoir des triplés, et ça ne semble pas vraiment logique de leur expliquer que ce phénomène est très rare et qu’elle n’en aura sans doute jamais.

La conversation a fini par dégénérer en caca, pipi, fesses et le coucher se fit dans un énervement général très sympa à calmer.

Le lendemain matin, Zéphir vient me voir au réveil et me dit « Bon il y a quand même un truc que j’ai pas compris, comment le papa sait que ce n’est pas du pipi qu’il faut qu’il envoie??« 

Whoooo Zéphir, il est 7h du matin, tu crois vraiment que j’ai envie de répondre à ça??

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Bon finalement j’ai dû lui expliquer en détail l’anatomie masculine et le fonctionnement. Mais à priori il n’a pas trouvé ça logique puisqu’il m’a répondu:  » Oui enfin c’est un peu n’importe quoi, moi j’arrive très bien à faire pipi quand mon zizi est tout dur« 

Ah bon?? Tiens donc…

A ce moment là, j’avoue ne pas avoir su trouver les mots pour expliquer plus, je lui ai simplement dit:

« Mais alors Zéphir, quand tu fais ça, le pipi doit gicler dans tous les sens?  » « Oui! Et ça c’est super marrant!« 

« « 

J’arrive donc à la conclusion que c’est un sujet important, qui, à mon sens, ne peut pas vraiment être contourné. Nous avons choisi de poser les vrais mots sur chaque chose et d’adapter nos réponses en fonction de ce qu’ils cherchaient à comprendre. Après tout, s’ils posent des questions c’est qu’ils ont envie d’en savoir plus. Et malgré mon anticipation sur les interrogations qui allaient probablement découler d’une conversation comme celle-çi, j’avoue que j’ai parfois été surprise et à court de mots pour répondre à certaines questions plus techniques mais finalement tellement naturelles et spontanées…