Mes filles, leur sommeil et moi !

Aujourd’hui, j’aborde le sujet du sommeil des bébés !

La question qui revient très souvent quand on est parents de bébés c’est : Alors il/elle fait ses nuits?

J’ai, à plusieurs reprises, entendu des parents me vanter le fait que leur enfant avait fait ses nuits dès la sortie de la maternité.

Tant mieux pour eux.

Le fait est, que j’ai du mal à comprendre comment c’est possible.

Un bébé, quand il naît ne différencie pas le jour et la nuit et a besoin de manger régulièrement. Ça me semble un peu inconcevable qu’ils fasse ses nuits si tôt.

Marthe a commencé à faire ses nuits à deux mois. Je nous estimais hyper chanceux. Il paraitrait que c’est « grâce » au biberon.

Bon finalement notre répit nocturne concernant Marthe a été de courte durée. Elle a fait plusieurs épisodes de réveils nocturnes et de refus complet de se coucher le soir ! On la berçait, rassurait au maximum mais je ne cache pas que c’est épuisant moralement et physiquement de bercer un bébé pendant plusieurs heures en plein milieu de la nuit. Mais nous restions sur l’idée de ne pas la laisser pleurer. Dans notre tête, je crois que ça n’a pas de sens.

On estime que si un bébé pleure c’est qu’il a un besoin, une angoisse ou même une douleur et que notre rôle est d’être présent pour l’accompagner dans ces moments qui sont certainement aussi difficiles pour lui. Personnellement, j’ai tenté de réfléchir calmement sur cette idée de laisser pleurer et je me suis mise à la place du bébé seul dans son lit, appelant désespérément ses parents qui ne viennent pas le voir. Bon forcément qu’au bout d’un moment il cessera de pleurer mais je ne trouve pas que cet endormissement soit serein et rassurant pour un bébé…

Parlons d’Édith ! Petite mignonnette allaitée depuis la naissance. En ce moment, on me demande souvent quand est-ce que je vais arrêter l’allaitement car c’est sans doute LA cause des nuits agitées que je passe avec elle. Oui, si elle était au biberon, c’est sûr, elle dormirait !

Alors: Effectivement je suis fatiguée, effectivement mes nuits sont vraiment pourries ( je ne dors pas plus d’une heure d’affilée depuis presque deux mois) mais non, je ne la sèvrerais pas !

La mise en place de l’allaitement est difficile, mais une fois qu’on y est arrivée, ça roule ! Et une chose me frappe depuis que les filles sont nées : ( Marthe a tété un petit peu tous les jours jusqu’au mois dernier ) elles sont hyper résistantes aux maladies !!! Elles ont eu quelques mini rhumes, une petite toux de deux jours mais à chaque fois c’est passé comme c’est venu. Je suis persuadée que l’allaitement leur permet d’avoir de très bonnes défenses.

IMG_2885

L’allaitement n’importe où, n’importe quand, dans n’importe quelle position !

Édith et Marthe découvrent beaucoup de choses en ce moment. Édith a toujours plus ou moins besoin que je sois dans les parages car effectivement on est très en lien toutes les deux mais je la trouve quand même assez indépendante la journée. Elle tète environ cinq fois. Le soir, elle ne s’endort qu’après être bien repue. Elle s’endort en tétant et je la pose dans son lit tout doucement. C’est à ce moment là qu’elle commence à m’appeler toutes les heures et la seule solution que j’ai trouvée pour l’apaiser: La faire téter encore et encore.

Certains pensent qu’elle a faim. Non en fait, elle a besoin d’être rassurée.  Je la prends, la colle contre moi, elle tête, puis je la repose dans son lit. D’ailleurs, depuis plusieurs semaines je me maudis de ne pas avoir acheté un lit en co-sleeping. Tout aurait été tellement plus simple et moins fatigant pour moi.

Le sommeil des bébés n’est pas maitrisable. Ils passent par différents stades: Poussées de croissance, besoin de contact, angoisse de la séparation, peur de l’abandon, … Nous avons pris le parti d’accepter tout ça. Un bébé n’est pas un petit objet que l’on pose dans un coin. Certes c’est dur. Certes c’est épuisant. Certes ça demande du temps, de l’attention et de la surveillance ( et franchement parfois on aimerait juste s’affaler dans le canapé tranquillement) mais nous sommes hyper heureux de voir à quel point elles sont mignonnes. ( En tout objectivité bien sûr ! )

Alors attention, je ne dis pas que je le vis toujours bien. Évidemment que parfois je n’en peux plus. Que parfois j’en veux à la terre entière. Que parfois j’envoie des sms de désespoir à mes copines. Que parfois j’ai juste envie de tout laisser en plan et d’aller boire un petit truc en terrasse au calme. Que je me sens un peu menottée à mes bébés. Que j’ai le sentiment de ne pas en voir le bout et de ne pas trouver de solution miracle. Que parfois je me sens impuissante et que je ne comprends pas pourquoi on n’y arrive pas.

Mais on tient parce qu’on sait qu’à un moment donné ça se réglera. Beaucoup de choses ont déjà été mises en place depuis la naissance. Ça prend du temps mais ça se fait petit à petit. Il faut essayer de rester zen et positif.

J’ai le sentiment d’avoir fait des erreurs avec les grands. J’ai eu beaucoup de soucis avec le sommeil d’Opale, je me suis souvent senti désarmée pour la simple et bonne raison que je me fixais des normes et des obligations. Sauf que je l’ai mal vécu. « Parce que ce n’était pas normal. » Parce qu’elle devait dormir. Parce qu’on me disait qu’elle faisait des comédies. ( A 8 mois des comédies? Sérieusement? )

Les filles ont huit mois depuis le 2 septembre. Je n’ai pas fait une nuit complète depuis dix mois et pourtant je suis toujours debout. Je m’occupe du quotidien, de mes six enfants, et de tout le reste sans difficultés, et sans aides particulières, si ce n’est celle de Gweltaz bien sûr. Je crois que moins on se fixe d’objectifs et de normes, mieux ça se passe.
Chaque enfant évolue différemment. Il faut l’accepter et l’accompagner.

J’envie carrément les parents qui dorment la nuit mais ce que je sais, c’est que je ne regrette aucun de nos choix, aucune de nos façons de faire !

Publicités

Comment nous avons refusé d’empoisonner notre petite fille !

Je continue donc à parler de l’alimentation de Marthe parce qu’elle nous a posée quelques difficultés.
Après nos différentes péripéties, j’ai finalement accepté l’idée de la nourrir au lait artificiel.

A la maternité, ils donnent un lait spécifique pour les bébés de petit poids.

« Le lait pré. »

Ce lait est enrichi en protéines, fer, oméga 3 et 6, taurine et carnitine ! Le but étant la prise de poids rapide !
A la maternité, j’avais déjà le sentiment que l’alimentation de ma fille s’apparentait à du gavage, mon impression s’est vite révélée bien réelle.

Quelques jours après leur naissance, elles buvaient donc toutes les deux ce fameux lait pré pour reprendre rapidement du poids. Marthe en exclusif, Édith en complément.

Le même jour nous avons constaté qu’elles avaient les fesses tellement abîmées qu’elles saignaient et des coliques ont fait leur apparition. Nous en avons parlé à la pédiatre qui nous a « rassurés » en nous expliquant que le lait qu’elles buvaient favorisait ces deux « inconvénients ! »
Nous avons demandé à changer de lait mais nous avons été confronté au refus de la pédiatre. Car finalement, la prise de poids rapide est bien plus importante que les douleurs de mes filles !

J’ai donc sollicité Édith au maximum pour qu’elle tête la quantité suffisante afin que sa courbe de poids soit harmonieuse et que l’on se passe de compléments pour elle.
Pour Marthe, je n’avais pas vraiment de solution. Nous commencions à réfléchir à un changement de lait dès la sortie de la maternité.

Le jour de leur sortie, la pédiatre lui a donc prescrit ce fameux lait pré. J’ai tenté de négocier un autre lait mais elle a de nouveau refusé. « Elle aura du lait pré jusqu’à ce qu’elle fasse 2.8kg. ( Marthe pesait 2,4 kg à ce moment là…)

En parallèle, j’ai pris rendez-vous chez un ostéopathe spécialisé dans les problèmes liés à l’allaitement pour l’aider.

Le retour à la maison s’est donc quand même fait avec le lait pré. Nous n’étions pas du tout convaincus, la voir souffrir nous rendait malheureux ! Et malgré les recommandations de la pédiatre et les consignes de non changement de lait sans l’avis d’un professionnel, nous sommes allés acheter un lait bio…
Pour commencer, nous avons opté pour une marque que j’ai utilisée pour mes quatre grands, qui l’ont tous très bien supportée.
Dès le lendemain, les fesses de Marthe ont guéri et nous avons dit adieu aux coliques !

Le problème après ce changement allait être de justifier notre décision auprès des différents professionnels missionnés pour venir peser les filles à domicile chaque semaine…

Finalement, nous n’avons pas eu trop de commentaires négatifs. Marthe prenait assez de poids pour n’inquiéter personne. Ils nous ont quand même tous demandé pourquoi nous ne donnions pas le lait pré mais nous avons toujours réussi à leur expliquer sans qu’ils ne veuillent obligatoirement la repasser sur ce lait.

Je me suis quand même demandé pourquoi est-ce qu’on nous avait imposé ça. Après tout, de nombreuses femmes accouchent quatre semaines avant terme comme moi et personne ne leur impose de lait à la sortie de la maternité !

Quelques jours après leur sortie, ma copine Maud m’a parlé des différentes polémiques autour de la taurine chimique et des traces d’aluminium retrouvés dans les laits infantiles. Évidemment, les marques se défendent en avançant le fait que les quantités utilisées sont bien moindres par rapport aux recommandations, et que la taurine (fameuse substance utilisée pour fabriquer le redbull qui non seulement est un puissant excitant est également un stimulateur d’appétit) est aussi présente dans le lait maternel. Certes, sauf que la quantité présente dans les laits artificiels est 7 à 10 fois plus élevée que dans le lait maternel dans lequel la production est naturelle et non chimique…

Bref, en comparant les boîtes de lait, j’ai pu constater que dans le lait bio il n’y avait pas d’ingrédients de ce type contrairement au lait que j’avais volontairement mis de côté à tout jamais !

Je me dis que c’est quand même assez fou de ne pas savoir exactement ce qui compose l’alimentation première de tous les bébés non allaités. Ils sont si petits…

En tout cas, depuis ce changement de lait, Marthe est sereine et dort très bien, rien de comparable à son comportement d’il y a quelques semaines, certainement une preuve que le lait y est pour quelque chose !

Suite au rendez-vous avec l’ostéopathe qui a effectivement constaté qu’il y avait un blocage chez elle, je lui propose régulièrement le sein. Elle arrive désormais à téter. Pas suffisamment pour se nourrir mais elle se débrouille quand même bien et je suis très fière d’elle !

Allaitement de jumeaux: du rêve…à la réalité !

Mes différentes expériences de maman allaitante sont particulièrement riches et variées. En même temps, elles doivent l’être pour chaque maman qui allaite ses enfants.

L’allaitement m’a toujours tenu à coeur. Je ne me considère pas comme une pro car je n’ai finalement jamais allaité sur du long terme et que j’ai connu des réussites mais aussi des échecs !

Zéphir n’a jamais réussi à têter.

imgp0161

Je n’ai pas été bien accompagnée après sa naissance, il ne reprenait pas de poids sans compléments artificiels ce qui fait qu’à la sortie de la maternité, le médecin a décidé de le passer au biberon. Je l’ai tout de même emmené chez un ostéopathe mais c’était trop tard, il s’était habitué au biberon et je ne me sentais ni rassurée ni motivée.

Pour Opale, Balthazar et Adémar, j’ai beaucoup réfléchi à la question. Cette fois, j’étais très motivée mais comment allais-je pouvoir allaiter trois bébés?
J’ai préféré me concentrer sur les premiers temps. Je savais qu’ils allaient naître prématurément et que, de ce fait, le démarrage allait être différent.
Effectivement, j’ai commencé par tirer mon lait. Au départ, ils buvaient 5 ml toutes les 3h. Puis petit à petit les quantités ont augmenté. J’ai donné mon lait au lactarium pendant 6 semaines. J’arrivais à tirer suffisamment pour que chacun ait sa ration ! Ils ont commencé à apprendre à têter deux semaines après leur naissance.
Quand nous les avons ramenés à la maison, je ne savais pas vraiment comment j’allais gérer tout ça.

imgp0071

J’ai débuté un allaitement exclusif qui a duré 1 bon mois après leur sortie mais qui m’a complètement épuisée… Nous avons donc introduit des biberons et j’ai pu conserver plusieurs tétées par jour jusqu’ à 6 mois !

Pour ce nouveau bébé, après mes différentes expériences, j’avais bon espoir de réussir l’allaitement sans difficulté. J’anticipe beaucoup de choses mais évidemment je n’avais pas envisagé l’arrivée de deux enfants.
Après une période de doutes où je me suis dit que ça allait encore être très compliqué, je me suis mise à lire des témoignages de mamans de jumeaux ayant réussi le pari ! Certaines ont même réussi des allaitements longs ! Finalement le plus difficile, c’est le départ, la mise en place !

L’allaitement des petites demoiselles

Quand Gweltaz m’a rejoint en salle de réveil avec Marthe et Edith dans les bras, il mes les a présentées et mises dans les bras. Les auxiliaires les ont correctement installées afin qu’elles prennent le sein. Edith, telle une petite bête est montée directement et s’est ventousée sans aucune aide !

Ah ! Ben voilà ! Je savais bien que ça pouvait être simple ! ( Oui ça l’est quand on crée des petits gloutons mais ils ne le sont pas tous…)

Sauf que pour Marthe, ça a été un peu plus compliqué. Elle a cherché, longtemps sans réussir à prendre le sein. En salle de réveil, elles ont essayé de l’aider sans succès. Finalement, j’ai préféré la laisser tranquille. Après tout, on sera plus au calme dans la chambre pour qu’elle puisse apprendre tranquillement à se nourrir !

Sauf qu’après plusieurs tentatives, je me suis aperçue qu’elle n’y arrivait vraiment pas !

Zéphir: le retour !

C’est étrange ! Pourquoi est-ce que sur six enfants, deux ne savent pas têter ? Pour ne pas culpabiliser, je me suis rassurée en me disant que de nombreux bébés devaient passer par là !

J’ai donc demandé de l’aide à des personnes de confiance mais je n’arrivais pas à trouver de solution. Je sais que l’important pour réussir un allaitement c’est de rester sereine. Oui, mais quand on met au monde des bébés de petits poids, le personnel hospitalier lui, n’est pas serein ! Et ne nous permet pas d’attendre que le bébés apprenne à téter.
Rapidement, ils ont décidé de la compléter avec du lait artificiel ! D’ailleurs, ils complétaient Édith aussi !
Devant mon refus de donner les compléments au biberon, ils ont accepté dans un premier temps d’utiliser des petites seringues afin qu’il n’y ait pas de confusion sein/tétine.

Évidemment ça n’a pas duré longtemps, un soir, une auxiliaire a décidé de leur donner au biberon car elle n’avait pas le temps la nuit de les compléter à la seringue .

« Qui lui a demandé de compléter mes filles la nuit ?? On les gère, il est hors de question que je les mette à la nurserie alors on continue à la seringue ! »

Sauf qu’elle ne nous en a pas apportées. Et malgré mon refus, Gweltaz a commencé à donner des biberons …

A ce moment là, je n’avais qu’une hâte: faire ma montée de lait pour que le lait lui coule directement dans la bouche. Je me disais aussi qu’il était peut-être judicieux que je fasse téter Marthe directement après Édith, sur le même sein pour que ce soit plus facile pour elle !

Après des soucis de santé post césarienne (mais ça j’y reviendrai dans une prochaine chronique), j’ai appris que les anti-inflammatoires que je prenais avaient pour effet de retarder la montée de lait !
J’ai donc de suite cessé de les prendre. J’étais très en colère que personne ne me l’ait dit plus tôt alors que je cherchais par tous les moyens à aider Marthe à téter pour qu’elle prenne le moins de complément possible !

J’ai enfin fait ma montée de lait trois jours après leur naissance. J’avais oublié les sensations et les douleurs de ces moments. Je me sentais comme grippée, avec des coups de chaud, de froid et des bouffées de chaleur très désagréables ! Sans parler des douleurs au niveau des seins très légèrement soulagées par des poches de glace…

Le fait est, que Marthe n’y arrivait toujours pas. On m’a donné des techniques pour l’aider a correctement positionné sa langue mais ce n’était pas suffisant. Ma fille prenait de plus en plus de biberons.
Je me suis sentie de plus en plus spectatrice de son alimentation. J’avais l’impression que personne ne l’aidait comme il fallait. L’important pour les soignants était qu’elle prenne du poids, peu importe de quelle façon !
Au départ j’étais confiante et déterminée. Mais plus ça allait, plus je me sentais démunie. Un soir une infirmière a décidé de nous « aider ». Pendant plus de trente minutes, elle s’est acharné à tenir la tête de Marthe et a appuyé comme une dingue sur mon sein pour faire sortir le lait. Non seulement je trouvais l’acte hyper violent pour Marthe mais en plus je souffrais beaucoup. Sauf qu’à ce moment là, je me sentais incapable de dire ce que je pensais. Je me suis complètement laissé faire par une personne se sentant l’âme de superman de l’allaitement maternel !

Le lendemain, une autre auxiliaire m’a proposé un bout de sein en silicone. Ok on essaie et on verra. Marthe réussissait à faire sortir le lait, j’avais l’impression qu’elle y arrivait enfin ! Le soulagement !!! Sauf qu’au final, après une pesée avant et après la tétée, on a constaté qu’elle avait pris 10 ml en 35 minutes alors qu’Édith avait bu 45 ml juste avant…

Cinq jours après leur naissance, aucune solution n’avait été trouvée. Je savais que plus elle allait s’habituer au biberon, plus les chances de l’allaiter exclusivement s’amenuisaient.
Une nouvelle auxiliaire m’a proposé de tirer mon lait pour lui donner au biberon.
Oui, pourquoi pas ! L’objectif était donc de tirer juste après la tétée d’Édith sur l’autre sein.
Un tirage toutes les… deux heures de jour, comme de nuit !
12h après avoir commencé, j’ai fait comme une seconde montée de lait ! ( Et bien oui, la quantité de lait au départ s’était régulé pour Édith seulement…)
J’avais tellement mal que je ne pouvais même plus lever les bras. J’ai demandé les poches de glace qui m’avaient soulagée quelques jours auparavant mais on a refusé de me donner sous prétexte que ce n’était pas bien ! « Ah ??? Ben il faut savoir !!! » Elle a préféré me proposer des anti-inflammatoires !

Je n’ai pris aucun médicament pendant la grossesse, je n’allais certainement pas en prendre pendant l’allaitement !

Je me suis mise à pleurer, pleurer, et pleurer ! Impossible pour Gweltaz de me consoler. Je me sentais épuisée, douloureuse en permanence, démunie, j’avais juste envie de tout arrêter. Allez hop, je passe les deux filles au biberon, ce sera plus simple !

C’est à ce moment là que mon esprit a repris le dessus. J’ai compris que le tire-lait était un enfer dans ma tête ! L’organisation à la maison me semblait impossible :

Faire téter Édith, tirer ensuite le lait pour Marthe, le conserver au frigo, lui donner au biberon, et recommencer … (Sans parler du transport du tire-lait dès que l’on fait une sortie et le stockage du lait fraîchement tiré dans une glacière, youpi !!! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ??)
J’ai pensé à mes autres enfants, à mon mari, à la gestion de mon quotidien ! Je ne me sentais finalement pas apte à tout gérer !

J’ai alors compris qu’il ne fallait pas que je m’impose des choses qui ne me semblaient pas compatibles avec notre quotidien. Me compliquer la vie n’allait certainement pas rendre Marthe plus heureuse et en meilleure santé. J’ai donc décidé de faire mes adieux au tire-lait et surtout à l’allaitement de Marthe.

Édith au sein, Marthe au biberon? Ca semble étrange mais pourquoi pas. J’espère réussir à créer un lien aussi fort avec chacune d’elle malgré le non allaitement de Marthe.

p1010219

Je me déculpabilise. Je me dis que c’est comme ça. Que j’ai essayé de l’aider au maximum mais que ça n’a pas fonctionné. Je ne suis pas seule dans l’aventure, je ne peux donc pas tout maitriser…

Un article sur l’alimentation de Marthe aujourd’hui sera publié dimanche !