13 mois !

Marthe et Édith ont eu 13 mois le 02 février ! J’ai choisi d’écrire un article à cet âge car je trouve les apprentissages incroyables en ce moment !

Leur développement point par point:

L’alimentation:

Marthe a six dents et Édith, zéro ! Ce qui ne rend pas simple la préparation des repas. Dernièrement j’ai essayé différentes choses. De purées complètement lisses, je les ai passées aux morceaux avec une diversification un peu menée par leur propres envies. Je faisais cuire différentes choses et leur proposais dans l’assiette. Alors bon, pour passer aux morceaux il faut quand même le vouloir ! Les assiettes volaient et la nourriture avec ! Ca m’a un peu découragée, je l’avoue ! Et je trouvais qu’Édith mangeait vraiment peu en quantité. Au vu de son petit gabarit je les ai repassées toutes les deux aux purées lisses le midi. Et le soir on s’adapte à chacune ! Marthe boit son biberon et mange comme les grands ensuite. Édith elle, mange généralement une purée ou une compote et picore dans le plat des grands. N’oublions pas qu’elle tête encore plusieurs fois par jour…. et par nuit !

Il y a peu de temps, j’ai découvert une marque de plats bio pour bébés génialissime ! (Oui rien que ça ! ) J’ai commencé par acheter les compotes qui sont vraiment délicieuses!  Je les ai toutes goutées et vraiment le goût des fruits ressort hyper bien. La liste des ingrédients est simple : du fruit et une pointe de jus de citron ! Les compotes sont en gourde, ce qui n’est pas totalement en accord avec mon objectif zéro déchets mais Marthe se débrouille hyper bien avec et je pense qu’elle sera bientôt autonome avec. J’en conclue donc que c’est une façon de me simplifier la vie au quotidien !

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J’ai l’habitude de préparer toutes leurs purées maison. Mais j’ai quand même tenté d’acheter les purées de cette marque car la liste des ingrédients est la même que celle des compotes, rien n’est ajouté ! Et elles sont aussi très bonnes! Donc Édith a le droit de temps en temps à une purée Good Goût !

Ils vendent aussi tout un panel de céréales infantiles, galettes de riz aux fruits, et de carrés banane, coco ou mangue !

Je ne suis pas une adepte de vanter des marques que j’aime mais là vraiment c’est un gros coup de cœur donc ça vaut le coup d’en parler !

Le sommeil:

Alors là c’est encore compliqué. Marthe, en théorie, fait ses nuits. Mais bon évidemment, il y a des nuits où elle se réveille et ne se rendort que plusieurs heures plus tard… Mais globalement c’est pas mal !

Édith se réveille toujours plusieurs fois par nuit. Elle appelle toutes les 45 minutes à partir de 23h. Quand ce n’est pas avant… Pour l’instant, on n’a pas trouvé de solution miracle si ce n’est de la faire dormir avec nous pour que je puisse survivre aux journées chargées qui m’attendent le lendemain.

Je sais qu’il y a une nouvelle phase d’angoisse de la séparation entre 13 et 18 mois ce qui nous amène à penser qu’on ne parlera ni de sevrage ni de changement d’organisation nocturne pour l’instant.
Je suis un peu perdue avec elle. Je ne sais pas trop comment gérer les choses. Gweltaz dit qu’il faut lui faire confiance. Alors faisons ça ! Je pense qu’on se dirige vers un sevrage naturel et concernant le sommeil, et bien on verra !

Les apprentissages :

Elles sont hyper différentes dans leurs apprentissages. Alors qu’Édith marche et est vraiment très moteur, Marthe développe plutôt son côté cérébral. Elle n’est pas du tout intéressée par la marche. Elle est hyper curieuse et comprend tout ce qu’on lui demande. Elle est aussi très joueuse. Elle adore foncer sur un matelas dans leur chambre, s’étaler dessus et attendre qu’on vienne la chatouiller ! Elle a beaucoup d’humour !  Elle sait exactement ce à quoi elle a le droit de toucher ou non et joue un peu avec nous en nous regardant, en mimant non de la tête mais en sortant quand même les BD de la bibliothèque. Marthe est très proche de Gweltaz. Elle l’appelle toute la journée !  » Apa?? » L’alimentation différente dès la naissance a vraiment impacté sur les relations que chacun à avec elles !

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Édith elle, se concentre plus sur de petites choses. Elle aime transvaser et est très intéressée par la permanence de l’objet. Elle est plus autonome dans le jeu. Elle marche toujours avec beaucoup d’objets dans les mains. On a le sentiment qu’elle aime un peu collectionner les choses. Elle passe beaucoup de temps à se cacher derrière les rideaux aussi. Et on sent qu’elle est toujours dans l’observation de ce qu’il se passe à la maison et surtout de ce que font les grands !

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Je trouve que c’est un âge génial car il y a beaucoup d’interaction mais par contre c’est aussi hyper fatigant. Elles touchent vraiment à tout ( et encore elles n’ouvrent pas les placards on a de la chance ! ). Elles écrasent leurs gâteaux quand elles n’en veulent plus ou les jettent. Elles se retournent plus vite que leur ombre quand on les change. Elles se transforment en chamallow quand on veut les installer dans les sièges auto alors qu’elles n’en ont pas envie.

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La géméllité en action:

Elles sont assez proches l’une de l’autre. C’est assez drôle car j’ai toujours eu l’impression que Marthe allait diriger sa sœur. Finalement je crois que ce ne sera pas le cas. Édith a toujours le dernier mot sur les jouets qu’elles se piquent. Marthe laisse tomber, elle capitule ! Elles ne se quittent jamais vraiment et restent toujours plus ou moins à côté. De temps en temps, elles se câlinent et se font des bisous. C’est tellement mignon !

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Comment nous avons refusé d’empoisonner notre petite fille !

Je continue donc à parler de l’alimentation de Marthe parce qu’elle nous a posée quelques difficultés.
Après nos différentes péripéties, j’ai finalement accepté l’idée de la nourrir au lait artificiel.

A la maternité, ils donnent un lait spécifique pour les bébés de petit poids.

« Le lait pré. »

Ce lait est enrichi en protéines, fer, oméga 3 et 6, taurine et carnitine ! Le but étant la prise de poids rapide !
A la maternité, j’avais déjà le sentiment que l’alimentation de ma fille s’apparentait à du gavage, mon impression s’est vite révélée bien réelle.

Quelques jours après leur naissance, elles buvaient donc toutes les deux ce fameux lait pré pour reprendre rapidement du poids. Marthe en exclusif, Édith en complément.

Le même jour nous avons constaté qu’elles avaient les fesses tellement abîmées qu’elles saignaient et des coliques ont fait leur apparition. Nous en avons parlé à la pédiatre qui nous a « rassurés » en nous expliquant que le lait qu’elles buvaient favorisait ces deux « inconvénients ! »
Nous avons demandé à changer de lait mais nous avons été confronté au refus de la pédiatre. Car finalement, la prise de poids rapide est bien plus importante que les douleurs de mes filles !

J’ai donc sollicité Édith au maximum pour qu’elle tête la quantité suffisante afin que sa courbe de poids soit harmonieuse et que l’on se passe de compléments pour elle.
Pour Marthe, je n’avais pas vraiment de solution. Nous commencions à réfléchir à un changement de lait dès la sortie de la maternité.

Le jour de leur sortie, la pédiatre lui a donc prescrit ce fameux lait pré. J’ai tenté de négocier un autre lait mais elle a de nouveau refusé. « Elle aura du lait pré jusqu’à ce qu’elle fasse 2.8kg. ( Marthe pesait 2,4 kg à ce moment là…)

En parallèle, j’ai pris rendez-vous chez un ostéopathe spécialisé dans les problèmes liés à l’allaitement pour l’aider.

Le retour à la maison s’est donc quand même fait avec le lait pré. Nous n’étions pas du tout convaincus, la voir souffrir nous rendait malheureux ! Et malgré les recommandations de la pédiatre et les consignes de non changement de lait sans l’avis d’un professionnel, nous sommes allés acheter un lait bio…
Pour commencer, nous avons opté pour une marque que j’ai utilisée pour mes quatre grands, qui l’ont tous très bien supportée.
Dès le lendemain, les fesses de Marthe ont guéri et nous avons dit adieu aux coliques !

Le problème après ce changement allait être de justifier notre décision auprès des différents professionnels missionnés pour venir peser les filles à domicile chaque semaine…

Finalement, nous n’avons pas eu trop de commentaires négatifs. Marthe prenait assez de poids pour n’inquiéter personne. Ils nous ont quand même tous demandé pourquoi nous ne donnions pas le lait pré mais nous avons toujours réussi à leur expliquer sans qu’ils ne veuillent obligatoirement la repasser sur ce lait.

Je me suis quand même demandé pourquoi est-ce qu’on nous avait imposé ça. Après tout, de nombreuses femmes accouchent quatre semaines avant terme comme moi et personne ne leur impose de lait à la sortie de la maternité !

Quelques jours après leur sortie, ma copine Maud m’a parlé des différentes polémiques autour de la taurine chimique et des traces d’aluminium retrouvés dans les laits infantiles. Évidemment, les marques se défendent en avançant le fait que les quantités utilisées sont bien moindres par rapport aux recommandations, et que la taurine (fameuse substance utilisée pour fabriquer le redbull qui non seulement est un puissant excitant est également un stimulateur d’appétit) est aussi présente dans le lait maternel. Certes, sauf que la quantité présente dans les laits artificiels est 7 à 10 fois plus élevée que dans le lait maternel dans lequel la production est naturelle et non chimique…

Bref, en comparant les boîtes de lait, j’ai pu constater que dans le lait bio il n’y avait pas d’ingrédients de ce type contrairement au lait que j’avais volontairement mis de côté à tout jamais !

Je me dis que c’est quand même assez fou de ne pas savoir exactement ce qui compose l’alimentation première de tous les bébés non allaités. Ils sont si petits…

En tout cas, depuis ce changement de lait, Marthe est sereine et dort très bien, rien de comparable à son comportement d’il y a quelques semaines, certainement une preuve que le lait y est pour quelque chose !

Suite au rendez-vous avec l’ostéopathe qui a effectivement constaté qu’il y avait un blocage chez elle, je lui propose régulièrement le sein. Elle arrive désormais à téter. Pas suffisamment pour se nourrir mais elle se débrouille quand même bien et je suis très fière d’elle !

Allaitement de jumeaux: du rêve…à la réalité !

Mes différentes expériences de maman allaitante sont particulièrement riches et variées. En même temps, elles doivent l’être pour chaque maman qui allaite ses enfants.

L’allaitement m’a toujours tenu à coeur. Je ne me considère pas comme une pro car je n’ai finalement jamais allaité sur du long terme et que j’ai connu des réussites mais aussi des échecs !

Zéphir n’a jamais réussi à têter.

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Je n’ai pas été bien accompagnée après sa naissance, il ne reprenait pas de poids sans compléments artificiels ce qui fait qu’à la sortie de la maternité, le médecin a décidé de le passer au biberon. Je l’ai tout de même emmené chez un ostéopathe mais c’était trop tard, il s’était habitué au biberon et je ne me sentais ni rassurée ni motivée.

Pour Opale, Balthazar et Adémar, j’ai beaucoup réfléchi à la question. Cette fois, j’étais très motivée mais comment allais-je pouvoir allaiter trois bébés?
J’ai préféré me concentrer sur les premiers temps. Je savais qu’ils allaient naître prématurément et que, de ce fait, le démarrage allait être différent.
Effectivement, j’ai commencé par tirer mon lait. Au départ, ils buvaient 5 ml toutes les 3h. Puis petit à petit les quantités ont augmenté. J’ai donné mon lait au lactarium pendant 6 semaines. J’arrivais à tirer suffisamment pour que chacun ait sa ration ! Ils ont commencé à apprendre à têter deux semaines après leur naissance.
Quand nous les avons ramenés à la maison, je ne savais pas vraiment comment j’allais gérer tout ça.

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J’ai débuté un allaitement exclusif qui a duré 1 bon mois après leur sortie mais qui m’a complètement épuisée… Nous avons donc introduit des biberons et j’ai pu conserver plusieurs tétées par jour jusqu’ à 6 mois !

Pour ce nouveau bébé, après mes différentes expériences, j’avais bon espoir de réussir l’allaitement sans difficulté. J’anticipe beaucoup de choses mais évidemment je n’avais pas envisagé l’arrivée de deux enfants.
Après une période de doutes où je me suis dit que ça allait encore être très compliqué, je me suis mise à lire des témoignages de mamans de jumeaux ayant réussi le pari ! Certaines ont même réussi des allaitements longs ! Finalement le plus difficile, c’est le départ, la mise en place !

L’allaitement des petites demoiselles

Quand Gweltaz m’a rejoint en salle de réveil avec Marthe et Edith dans les bras, il mes les a présentées et mises dans les bras. Les auxiliaires les ont correctement installées afin qu’elles prennent le sein. Edith, telle une petite bête est montée directement et s’est ventousée sans aucune aide !

Ah ! Ben voilà ! Je savais bien que ça pouvait être simple ! ( Oui ça l’est quand on crée des petits gloutons mais ils ne le sont pas tous…)

Sauf que pour Marthe, ça a été un peu plus compliqué. Elle a cherché, longtemps sans réussir à prendre le sein. En salle de réveil, elles ont essayé de l’aider sans succès. Finalement, j’ai préféré la laisser tranquille. Après tout, on sera plus au calme dans la chambre pour qu’elle puisse apprendre tranquillement à se nourrir !

Sauf qu’après plusieurs tentatives, je me suis aperçue qu’elle n’y arrivait vraiment pas !

Zéphir: le retour !

C’est étrange ! Pourquoi est-ce que sur six enfants, deux ne savent pas têter ? Pour ne pas culpabiliser, je me suis rassurée en me disant que de nombreux bébés devaient passer par là !

J’ai donc demandé de l’aide à des personnes de confiance mais je n’arrivais pas à trouver de solution. Je sais que l’important pour réussir un allaitement c’est de rester sereine. Oui, mais quand on met au monde des bébés de petits poids, le personnel hospitalier lui, n’est pas serein ! Et ne nous permet pas d’attendre que le bébés apprenne à téter.
Rapidement, ils ont décidé de la compléter avec du lait artificiel ! D’ailleurs, ils complétaient Édith aussi !
Devant mon refus de donner les compléments au biberon, ils ont accepté dans un premier temps d’utiliser des petites seringues afin qu’il n’y ait pas de confusion sein/tétine.

Évidemment ça n’a pas duré longtemps, un soir, une auxiliaire a décidé de leur donner au biberon car elle n’avait pas le temps la nuit de les compléter à la seringue .

« Qui lui a demandé de compléter mes filles la nuit ?? On les gère, il est hors de question que je les mette à la nurserie alors on continue à la seringue ! »

Sauf qu’elle ne nous en a pas apportées. Et malgré mon refus, Gweltaz a commencé à donner des biberons …

A ce moment là, je n’avais qu’une hâte: faire ma montée de lait pour que le lait lui coule directement dans la bouche. Je me disais aussi qu’il était peut-être judicieux que je fasse téter Marthe directement après Édith, sur le même sein pour que ce soit plus facile pour elle !

Après des soucis de santé post césarienne (mais ça j’y reviendrai dans une prochaine chronique), j’ai appris que les anti-inflammatoires que je prenais avaient pour effet de retarder la montée de lait !
J’ai donc de suite cessé de les prendre. J’étais très en colère que personne ne me l’ait dit plus tôt alors que je cherchais par tous les moyens à aider Marthe à téter pour qu’elle prenne le moins de complément possible !

J’ai enfin fait ma montée de lait trois jours après leur naissance. J’avais oublié les sensations et les douleurs de ces moments. Je me sentais comme grippée, avec des coups de chaud, de froid et des bouffées de chaleur très désagréables ! Sans parler des douleurs au niveau des seins très légèrement soulagées par des poches de glace…

Le fait est, que Marthe n’y arrivait toujours pas. On m’a donné des techniques pour l’aider a correctement positionné sa langue mais ce n’était pas suffisant. Ma fille prenait de plus en plus de biberons.
Je me suis sentie de plus en plus spectatrice de son alimentation. J’avais l’impression que personne ne l’aidait comme il fallait. L’important pour les soignants était qu’elle prenne du poids, peu importe de quelle façon !
Au départ j’étais confiante et déterminée. Mais plus ça allait, plus je me sentais démunie. Un soir une infirmière a décidé de nous « aider ». Pendant plus de trente minutes, elle s’est acharné à tenir la tête de Marthe et a appuyé comme une dingue sur mon sein pour faire sortir le lait. Non seulement je trouvais l’acte hyper violent pour Marthe mais en plus je souffrais beaucoup. Sauf qu’à ce moment là, je me sentais incapable de dire ce que je pensais. Je me suis complètement laissé faire par une personne se sentant l’âme de superman de l’allaitement maternel !

Le lendemain, une autre auxiliaire m’a proposé un bout de sein en silicone. Ok on essaie et on verra. Marthe réussissait à faire sortir le lait, j’avais l’impression qu’elle y arrivait enfin ! Le soulagement !!! Sauf qu’au final, après une pesée avant et après la tétée, on a constaté qu’elle avait pris 10 ml en 35 minutes alors qu’Édith avait bu 45 ml juste avant…

Cinq jours après leur naissance, aucune solution n’avait été trouvée. Je savais que plus elle allait s’habituer au biberon, plus les chances de l’allaiter exclusivement s’amenuisaient.
Une nouvelle auxiliaire m’a proposé de tirer mon lait pour lui donner au biberon.
Oui, pourquoi pas ! L’objectif était donc de tirer juste après la tétée d’Édith sur l’autre sein.
Un tirage toutes les… deux heures de jour, comme de nuit !
12h après avoir commencé, j’ai fait comme une seconde montée de lait ! ( Et bien oui, la quantité de lait au départ s’était régulé pour Édith seulement…)
J’avais tellement mal que je ne pouvais même plus lever les bras. J’ai demandé les poches de glace qui m’avaient soulagée quelques jours auparavant mais on a refusé de me donner sous prétexte que ce n’était pas bien ! « Ah ??? Ben il faut savoir !!! » Elle a préféré me proposer des anti-inflammatoires !

Je n’ai pris aucun médicament pendant la grossesse, je n’allais certainement pas en prendre pendant l’allaitement !

Je me suis mise à pleurer, pleurer, et pleurer ! Impossible pour Gweltaz de me consoler. Je me sentais épuisée, douloureuse en permanence, démunie, j’avais juste envie de tout arrêter. Allez hop, je passe les deux filles au biberon, ce sera plus simple !

C’est à ce moment là que mon esprit a repris le dessus. J’ai compris que le tire-lait était un enfer dans ma tête ! L’organisation à la maison me semblait impossible :

Faire téter Édith, tirer ensuite le lait pour Marthe, le conserver au frigo, lui donner au biberon, et recommencer … (Sans parler du transport du tire-lait dès que l’on fait une sortie et le stockage du lait fraîchement tiré dans une glacière, youpi !!! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ??)
J’ai pensé à mes autres enfants, à mon mari, à la gestion de mon quotidien ! Je ne me sentais finalement pas apte à tout gérer !

J’ai alors compris qu’il ne fallait pas que je m’impose des choses qui ne me semblaient pas compatibles avec notre quotidien. Me compliquer la vie n’allait certainement pas rendre Marthe plus heureuse et en meilleure santé. J’ai donc décidé de faire mes adieux au tire-lait et surtout à l’allaitement de Marthe.

Édith au sein, Marthe au biberon? Ca semble étrange mais pourquoi pas. J’espère réussir à créer un lien aussi fort avec chacune d’elle malgré le non allaitement de Marthe.

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Je me déculpabilise. Je me dis que c’est comme ça. Que j’ai essayé de l’aider au maximum mais que ça n’a pas fonctionné. Je ne suis pas seule dans l’aventure, je ne peux donc pas tout maitriser…

Un article sur l’alimentation de Marthe aujourd’hui sera publié dimanche !