Mon expérience du co-sleeping… malgré moi !

Aujourd’hui j’ai choisi de parler de mon expérience du co-sleeping car c’est vraiment quelque chose que je n’avais pas anticipé et qui en ce moment, fait partie intégrante de notre vie.

Le co-sleeping est selon moi une démarche. Du moins c’est ce que j’imaginais. Pendant la grossesse j’avais acheté un livre qui en parlait. Mais je ne me retrouvais pas vraiment dans le fait de dormir avec mon bébé. Je n’ai jamais eu envie de le faire. Je ne l’ai jamais programmé. Je n’ai rien anticipé non plus. Et on a fait comme la plupart des parents, on a acheté des lits à barreaux en pensant réussir imposer un rythme à nos bébés rapidement.

Les filles ont 14 mois et j’ose avouer qu’Édith dort avec nous et ce, depuis le retour de la maternité.

De la recherche du repos…

Très fatiguée de la naissance, j’ai rapidement pris cette petite habitude de l’allaiter allongée la nuit. Parfois j’arrivais à la reposer auprès de Marthe, mais parfois je m’endormais avant qu’elle finisse de téter et je me réveillais pour la tétée suivante.

Lorsqu’elles ont eu 4 mois, j’ai voulu modifier tout ça. Je n’avais pas envie qu’elle dorme avec nous toutes les nuits. Mais après trois nuits à me lever plusieurs fois pour la prendre, l’allaiter, la reposer, j’ai vite compris que j’avais réellement un choix à faire:

– Soit je continuais comme ça et clairement j’étais épuisée la journée, irritable et pas hyper en phase avec l’éducation sereine que j’essaie de donner à mes enfants,

– Soit je la gardais contre moi et gérais les tétées au son de son petit grognement animal sans vraiment me réveiller !

C’est cette seconde solution que j’ai choisie. Que nous avons choisie! Car Gweltaz m’a beaucoup aidée à me remettre en question dans le bon sens et c’est ce dont j’avais besoin pour gagner en sérénité sur ce sujet.

Avec du recul, nous avons choisi la facilité, la tranquillité et le repos. Mais avec six enfants on se doit d’être en forme tous les jours. Impossible de flancher.

Clairement, je gère mal la fatigue. Même très mal. Je peux me montrer agressive. Et généralement, j’en veux à la terre entière.

Finalement, j’ai compris que je ne me sentais pas capable de gérer mon quotidien tout en étant complètement épuisée.

La nuit est notre seule temps calme alors effectivement c’est le moment où on recharge nos batteries tous les deux mais c’est surtout le moment où il faut qu’on récupère. Et tous les moyens sont permis pour y arriver.

Le fait est que, 14 mois après leur naissance, la situation n’a pas beaucoup évoluée. J’avais espoir qu’elle tête moins, qu’elle soit moins demandeuse. Mais ce n’est pas le cas.

 

La grosse réussite selon moi est qu’elle s’endort seule. On les couche toutes les deux à 20h sans difficulté. Parfois elle me rappelle à 21h30, je la recouche aussitôt. Mais généralement son vrai réveil est à 23h et à ce moment là, elle ne veut plus être dans son lit. Elle pleure, hurle même. Et comme Marthe dort bien et que c’est l’heure à laquelle on s’endort, on va la chercher et on ne la remet plus dans son lit.

De temps en temps je fais des tests. Je vais la voir, je l’allaite, je la recouche. Mais comme elle hurle quand je sors de la chambre, je reste à côté d’elle assise par terre en plein milieu de la nuit à attendre qu’elle se rendorme.

Mais ça n’a aucun sens car elle peut s’endormir et me rappeler encore dix minutes plus tard.

Je crois que finalement la clé c’est peut être d’anticiper la chose avant la naissance. Ça permet d’adapter le coin nuit. Si j’avais su, on aurait fait autrement. Un lit en co-sleeping directement? Un matelas au sol? Je sais pas mais pas notre lit et le lit à barreaux au fond de la chambre car ce n’est pas du tout adapté!

Et puis peut être que les parents qui anticipent la démarche ressentent aussi moins de culpabilité:

– Je choisis, donc j’assume donc je ne me pose pas de questions.

Alors que pour moi c’était plutôt:

– J’ai pas choisi mais j’ai pas le choix si je veux récupérer, je n’assume pas vraiment, je subis un peu mais en même temps j’adore l’avoir contre moi, la sentir et la câliner. Alors, je tâtonne, je découvre, je sais pas trop comment je vais sortir de là, je me dis qu’on verra demain…

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Le fait est qu’on en parle peu. C’est une chose qui ne se fait pas vraiment en règle générale. Je pense que beaucoup de parents vivent la même chose que nous, en silence.

Sujet tabou, bonjour !

Mais heureusement ce n’est pas le cas de tout le monde et j’ai quand même pu échanger sur le sujet pour recevoir LE bon conseil  » Ne te prends pas la tête, dors, c’est le plus important ! »

… à la réponse d’un besoin !

A côté de ça, nous avons le sentiment, au delà du phénomène de diminution de notre fatigue, d’également répondre à un besoin. Un besoin d’être rassurée, protégée. Un besoin de se sentir en sécurité aussi. Édith est très indépendante mais finalement peut être encore immature pour être capable de dormir seule tant d’heures d’affilées.

Elle a longtemps eu besoin d’être avec nous. Contre nous aussi. Alors on la portait en écharpe la plupart du temps, pour la rassurer. On ne l’a jamais laissée pleurer car selon nous, ça renforce juste un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Mais ça c’est propre à chacun et on fait tous en fonction de ce qu’on a reçu, et surtout, des ressources qu’on a pour gérer des pleurs nocturnes sur une durée plus ou moins longue.

Avec Gweltaz, nous avons vraiment espoir que les tétées s’espacent et que petit à petit, elle ne réclame plus la nuit.

Je me demande si parfois, nous ne sommes pas trop pressés que les choses se fassent, renforçant ainsi un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Peut être pas. Après tout Marthe a fait ses nuits sans trop de difficulté et surtout sans avoir été forcée. Enfin ça a pris du temps. Et il y a eu des retours en arrière aussi. Mais aujourd’hui on la sent hyper sereine au niveau du sommeil.

Par contre on ressent chez Édith une sécurité affective que Marthe n’a pas.

Quand je les laisse à garder, Marthe pleure et s’agrippe à mon cou. Édith me fait des signes avec sa main en souriant. Et c’est en constatant ce genre de choses que je me demande si finalement le sommeil n’est pas l’Acteur majeur dans l’acquisition de l’autonomie, dans la confiance en soi, dans la construction globale de l’enfant.

Je suis consciente qu’avec des jumeaux, tout change. J’avoue avoir besoin de temps libre et ce temps libre je le trouve pendant qu’elles dorment. J’ai lu de nombreux témoignages qui disaient qu’il fallait rythmer les multiples de la même manière. Nous avons choisi de nous adapter au rythme de chacune. Nous les avons complètement laissé faire et vraiment nous n’avons pas de regrets. Nous les avons écoutées et respectées dans leurs différences de rythme et de sommeil.

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Je crois que si nous n’avions eu qu’un seul bébé tout aurait été différent. Les remises en question auraient été moins présentes car peut être que nous aurions adopté dès le départ le co-sleeping. Ou peut être pas.

Je me dis qu’il y a tellement de paramètres qui entrent en compte dans le sommeil du bébé que finalement on cherche juste à s’adapter au mieux en fonction de nos filles et en fonction de notre besoin de sommeil.

Ce que je retiens de toute cette expérience c’est qu’avant, je portais un regard un peu jugeant sur le cododo mais depuis que nous le vivons avec Édith, je comprends que finalement, on cherche juste à faire au mieux, on se remet en question et on dépasse parfois les limites fixées pour simplement dormir !

 

A toutes les mamans !

A toi qui a un ou plusieurs enfants,

A toi qui veux un accouchement naturel mais qui finalement, hurles « une péridurale! » parce que vraiment ça fait trop mal,

A toi qui manges les bonbons de tes enfants en cachette,

A toi qui demandes à ton enfant de se tenir correctement  à table alors que tu manges les pieds sous les fesses,

A toi qui aimes ce petit mini vous à la folie,

A toi qui rêverais d’un tout petit temps calme,

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A toi qui déclares  » Ce soir c’est petit déjeuner ! » parce que tu as trop la flemme de faire à manger,

A toi qui coupes les cheveux de tes gars ( et qui rates ! ),

A toi qui envoies des photos de tes enfants à toutes tes copines,

A toi qui as réussi à reprendre le sport,

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A toi qui vas chercher ton enfant au périscolaire,

A toi qui as des vergetures,

A toi qui ne te sens pas mère dès la naissance de ton petit être,

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A toi qui n’as pas le temps de te maquiller,

A toi qui cours toute la journée,

A toi qui ne comprends pas toujours les réactions complètement excessives de ton pré ado,

A toi qui as un mari qui te soutient,

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A toi qui te dis que tes enfants ont de la chance d’être nombreux,

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A toi qui considères qu’un réveil à 7h30 est une grasse matinée,

A toi qui allaites et à toi qui donnes le biberon,

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A toi qui te lèves très tôt pour te préparer dans le calme avant le réveil des enfants,

A toi qui laisses ton bébé à garder pour manger au resto,

A toi qui pleures le jour de la rentrée,

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A toi qui a subi des violences obstétricales,

A toi qui aimes aller travailler,

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A toi qui est heureuse de prendre un livre en te couchant mais qui t’endors après cinq minutes de lecture,

A toi qui as peur qu’il arrive quelque chose à ton enfant,

A toi qui est dépitée en voyant le souk dans les chambres,

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A toi qui acceptes d’écouter des chansons nulles pour faire plaisir à tes pré ado,

A toi qui en as marre qu’on touche à ton ventre de femme enceinte,

A toi qui sais que tes vacances ne seront plus jamais pareil,

 

A toi qui te sens si seule parfois,

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A toi qui adores babiller avec tes bébés,

A toi qui fais une dépression post partum,

A toi qui proposes à tes enfants d’aller manger une glace parce que tu es vraiment trop gourmande,

A toi qui rentres chez toi avec ton nouveau-né, le corps meurtri par les douleurs de l’accouchement,

A toi qui es tellement fière des progrès de tes bambins,

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A toi qui pleures en admirant ton enfant au spectacle de fin d’année,

A toi qui te sens agressée pendant ta grossesse,

A toi qui fais les allers retours aux activités extra scolaires,

A toi qui signes les cahiers de tes enfants sans regarder les 50 pages d’évaluations,

A toi qui trouves que ton bébé te ressemble,

 

A toi qui adores entendre ton enfant rire,

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A toi qui te lèves la nuit pour consoler ton petit,

A toi qui as des jumeaux, des triplés, des quadruplés ou même plus,

 

A toi qui as un petit être collant ou au contraire indépendant,

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A toi qui essaies de faire au mieux,

A toi qui râles,

A toi qui détaches tous les habits ou au contraire qui les balances dans la machine sans regarder,

A toi qui dors avec ton bébé,

A toi qui te mets à regarder une série alors que tu as trois panières à plier,

A toi qui regrettes (parfois) ta vie d’avant,

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A toi qui fais un potage à tes grands, qui leur dis que tu n’as pas faim et qui manges une pizza une heure plus tard dans le canapé,

A toi qui portes des culottes en coton parce que c’est super confortable,

A toi qui en a marre qu’on te dise comment élever tes enfants,

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A toi qui vas à la pharmacie acheter du sérum phy et qui reviens avec une paire de chaussures vraiment canons,

A toi qui sais féliciter ton enfant,

A toi qui renifles la tête de ton bébé parce qu’il sent trop bon,

A toi qui adores les câlins du matin,

A toi qui gardes les vêtements trop petits de tes enfants,

A toi qui fais bien trop de courses de surgelés pour ne pas y retourner de si tôt mais qui peines à tout caser dans le congélateur,

A toi qui regardes ton petit grandir,

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A toi qui fais semblant de ne pas voir ton enfant faire une bêtise,

 

A toi qui trouves que ton bébé c’est vraiment le plus beau,

A toi qui pleures d’épuisement,

A toi qui aurais besoin d’aller danser,

A toi qui n’a pas perdu tes kilos de grossesse,

A toi qui fais 5 bisous à ton pré ado avant qu’il parte à l’école,

A toi qui trouves que ton mari c’est le meilleur,

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A toi qui dis à tes enfants d’aller jouer pendant que tu essaies de discuter,

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A toi qui aimes regarder des émissions nazes parce que ça ne prend pas la tête,

A toi qui a une cuisine toujours en désordre,

A toi qui t’extasies devant ton enfant,

A toi qui essaies d’avoir un peu d’intimité,

A toi qui fais décolorer les chemises de ton amoureux,

A toutes les mamans,

Athéna

 

 

 

 

 

Mère coupable !

Depuis que je suis maman j’ai le sentiment de vivre en permanence avec une sorte de culpabilité au dessus de ma tête !

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Chez moi, elle est complètement axée sur le temps que je passe avec chacun de mes six enfants !

J’ai commencé à réellement m’en rendre compte quand Opale, Balthazar et Adémar sont nés !

Je me disais que ce n’était pas juste que Zéphir, si petit, vive un phénomène aussi violent que l’accueil de trois bébés.

Alors j’essayais de compenser au maximum ce problème que j’imaginais, à l’époque, être un problème en mettant en place de nombreuses petites choses pour qu’il ait ses moments à lui avec nous. Pour qu’on ne s ‘occupe que de lui. Pour qu’il soit le centre de notre attention. Comme si j’imaginais qu’en étant triplés, Opale, Balthazar et Adémar s’auto-suffisaient …

Mais rapidement, j’ai compris que j’en faisais un roi ! Il était l’aîné, celui qui avait tous les droits. Celui a qui je cédais beaucoup trop de choses.

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Je me suis réveillée à propos de la place que je lui accordais quand il avait 4 / 5 ans.
Depuis, j’essaie de le remettre au même niveau que ses frères et soeurs mais vraiment, c’est difficile.

J’ai l’impression de me battre au quotidien sans vraiment récolter de positif sur son comportement. Et je crois que je continue à m’occuper de lui d’une autre façon, malgré moi.

Le fait est, que quand on est mère de six enfants, il faut réussir à passer du temps avec chacun.

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Donc j’essaie mais bien souvent j’échoue, pour plusieurs raisons:

Déjà, ils arrivent en même temps de l’école. Généralement, ils ont tous beaucoup d’anecdotes à raconter, ce qui me met dans une position d’écoute multiple ! Je pensais que ça passerait en grandissant mais en réalité non ! Ils continuent à parler tous en même temps ! Et quand j’ai le malheur de ne réussir à suivre que trois conversations sur quatre, alors là, le quatrième se met en colère parce que je ne l’ai pas écouté ! Bon c’est moins marqué que ça l’a été mais c’est encore souvent le cas.

A côté de ça, le rythme est assez soutenu quand on a plusieurs enfants, le retour de l’école est donc plutôt chronométré. Je dis « plutôt » car j’ai lâché du mou depuis que nous sommes dans la nouvelle maison.

Donc une fois que chacun a terminé son goûter, on se met aux devoirs puis ils aiment avoir un moment pour jouer avant la douche et le dîner ! Pendant ce temps, les filles ont besoin de ma présence ce qui ne me permet pas de passer de temps en solo avec un enfant !

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Le dîner est un moment plus calme où chacun peut échanger sur divers sujets. Mais encore une fois, ils sont tous ensemble !

Et généralement quand arrive l’heure du coucher, je n’ai qu’une hâte: que tout le monde soit au lit. Donc j’abrège pour chacun d’entre eux le petit temps de câlins du soir dans leur lit. Je sais qu’après, il nous reste encore beaucoup à faire. Le rangement de la cuisine, le linge, la paperasse,… Finalement, on ne se pose réellement qu’entre 21h30 et 22h.

Et tous les soirs je me dis que je n’ai pas passé assez de temps avec chacun ! Que je ne les ai pas assez écoutés. Que je ne leur ai pas demandé si tout s’était bien passé….

Là j’ai pris l’exemple du temps passé avec eux mais finalement je me rends compte que ça se décline sur de nombreux autres aspects et franchement j’en ai marre de vivre avec cette culpabilité !

Par exemple, il y a des jours où j’ai le sentiment de ne faire que râler ! Pour des choses qui sont un peu bénignes. Mais importantes à mes yeux. Et le soir, je m’en veux. Je me demande si finalement je ne suis pas trop exigeante. Si je n’attends pas trop d’eux. Mais en même temps ils grandissent, et sont en âge de comprendre que l’organisation du quotidien doit être respectée pour que la vie familiale fonctionne correctement. C’est ça aussi une famille nombreuse non?

Comme tout parent, j’ai envie qu’ils deviennent des adultes respectueux. Tolérants. Ouverts aux autres et au monde. Qu’ils s’entraident et se soutiennent.

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J’ai aussi envie qu’ils sachent se débrouiller, qu’ils soient autonomes, qu’ils sachent que non, on ne part pas à l’école avec une tâche de dentifrice sur le gilet et que non, on ne met pas un chemise à carreaux avec un jogging.

Mais finalement bien souvent, je me demande si ces aspects qui me demandent énormément d’énergie tous les jours ne me font pas passer à côté de choses plus importantes.

Je me dis que mes enfants vont bien. Je les observe. Mais je ne creuse pas. J’ai envie de croire qu’ils sont capables de venir me voir s’ils ont un besoin particulier et qu’à ce moment là, je saurais être réactive et disponible mais je n’en suis pas certaine.

Je pense qu’en fait, le plus difficile dans tout ça, c’est d’assumer ! D’assumer d’être humaine ! D’assumer de ne pas me rendre disponible dans la seconde où ils ont besoin de moi. D’assumer de ne pas être leur esclave aussi ! D’assumer d’avoir envie de prendre une revue à la médiathèque et de demander à Opale de me laisser tranquille pour que je lise, seule, sans qu’elle me parle encore et encore ! D’assumer aussi, de laisser Édith et Marthe jouer toutes les deux pendant que je fais du rangement afin d’avoir du temps pour moi pendant leur sieste !

Souvent j’espère que plus ça va aller, moins je vais me sentir coupable de mal faire ou de ne pas être assez disponible. Mais en même temps l’adolescence va arriver très vite et son lot de surprises et de remises en question avec ! Je ne suis pas certaine que mon degré de culpabilité diminue dans les années à venir…

Est-ce que je suis la seule à ressentir ça? Ou toute maman vit ça aussi, en silence?

30 ans, 3 grossesses, 6 enfants !

Il y a dix ans j’étais enceinte de mon premier enfant ! A l’époque, je me voyais très bien avec trois enfants, arrivés les uns après les autres sans trop d’écart d’âge.

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Zéphir est arrivé dans une période de ma vie où j’étais encore insouciante. Je l’ai accueilli calmement, sereinement. Je venais d’avoir 21 ans et j’étais loin d’imaginer qu’à 30 ans j’aurais six enfants dont deux fois des multiples !

La grossesse triple a été une véritable surprise. Nous l’avons su lors de la première échographie. Celle où on vient voir si le bébé va bien à 2 mois et demi !

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Ça a été un grand choc. LE bouleversement de ma vie.

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La grossesse a été très angoissante. Les obstétriciens étaient pessimistes, inquiets et pas vraiment d’une grande aide psychologique. Je me suis enfermée dans ma bulle afin d’imaginer que oui, peut-être j’aurais la chance d’accueillir trois bébés en bonne santé. Je me suis alitée d’office et j’ai attendu que le temps passe.

La prématurité est une sorte d’évidence quand on porte trois bébés et on doit s’y préparer sans savoir réellement ce qui nous attend.

Et puis ils sont nés à 7 mois de grossesse. Malgré leurs petits poids de naissance ( 1,480 kg, 1,560 kg et 1,580 kg ), Balthazar, Opale et Adémar sont arrivés en bonne santé et après six semaines d’hospitalisation, ils sont rentrés à la maison !

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Avant leur naissance, j’avais des envies et des convictions mais j’ai vite compris que finalement, j’allais surtout faire comme je pouvais. Qu’il fallait juste survivre à cet ouragan.

J’ai eu le sentiment d’être parachutée dans un monde inconnu. Une grossesse hyper surveillée et hyper médicalisée d’abord, la prématurité et enfin la gémellité ! Il n’y a pas de jumeaux dans ma famille. J’ai tout de suite eu le sentiment que c’était un monde à part. Un monde que je ne connaissais absolument pas.

Par la force des choses, je crois que j’ai grandi d’un coup, avec eux. Je me suis sentie chargée de tellement de responsabilités que je n’avais pas choisies !

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On peut choisir de faire des enfants. Mais pas d’en accueillir plusieurs en même temps. Et si beaucoup de parents nous disent qu’ils auraient adoré avoir des jumeaux, la réalité enchante bien moins dans le cas de triplés !

Enfin, j’ai eu le choix bien sûr durant ma grossesse d’avoir recours à la réduction embryonnaire mais ça c’est un autre sujet !

La vie change quand on est parents de multiples. On est confrontés à des questions que les autres parents ne se posent pas. On doit toujours réfléchir à la façon dont on va mettre en place les choses, pour que ça se passe au mieux.

Mais on n’est jamais certains de nos choix. On tâtonne. On se dit qu’on s’adapte, qu’on fait au mieux et on voit comment ça se passe. On fait les choses dans l’ordre mais toujours avec une organisation sans faille. Sans vraiment penser à soi.

Et à côté de ça, on ne vit plus dans l’ombre. Je suis devenue  » celle qui a eu des triplés alors qu’elle avait un bébé de 11 mois ! » du jour au lendemain. On me regardait dans la rue. On m’arrêtait. On touchait à mes bébés, ( ben oui les multiples sont des bêtes curieuses ! ). On me posait des questions très intrusives. On me félicitait. Je fascinais. Ou au contraire je dégoûtais !

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Et puis il y a les discours des gens qui savent que faire des multiples impliquent forcément une aide médicale. Ils se disent que c’est impossible de faire des triplés spontanément. Et encore moins de faire deux fois des multiples spontanément !

Et pourtant, c’est possible ! Je connais des mamans qui ont eu des triplés spontanément. J’en connais aussi qui ont eu besoin d’aide. Oui et alors? Finalement peu importe, la réalité, c’est que nous sommes toutes confrontées aux mêmes difficultés, aux mêmes remises en questions, aux même envies de tout plaquer pour un peu de tranquillité, de calme et de sérénité.

Malgré tout ça, je me suis toujours plus ou moins considérée comme une warrior. Oui parce que finalement c’est tellement rare que je me se sens un peu comme une personne à part, incroyable, capable de m’occuper et de surveiller de plusieurs enfants du même âge !

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Et malgré toutes les difficultés liées à l’arrivée de mes trois mignons, je savais qu’un jour, j’aurais un petit dernier.

Je l’avais déjà évoqué: j’avais besoin de materner, pouponner, profiter d’un seul bébé. Et je crois que j’avais aussi besoin de « finir » cette fratrie. Je ne la sentais pas complète, aussi dingue que ça puisse paraitre !

Alors on a joué ! Et on a gagné !

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Nous avons été les premiers surpris. Inconsciemment je fermais les yeux sur le fait que ça pouvait m’arriver une deuxième fois. Dans ma tête, c’était impossible. Comme si j’avais déjà donné toute l’énergie nécessaire à la gestion de multiples !

Pendant ma grossesse, j’ai cherché des témoignages sur le fait d’avoir deux fois des multiples. Pas sur le plan médical mais uniquement sur ce qu’on vit, nous, en tant que parents. Sur la façon dont on va gérer les choses.

Je n’ai finalement trouvé que des articles sur Elodie Gossuin et Roger Federer qui parlent de miracle et de chance avec des commentaires remplis d’arcs-en-ciel ! Donc bon, pas hyper réaliste finalement !

Enfin, pas réaliste pour moi.

Car peut-être que certains rêveraient de vivre ça ! ( Bon ok, mon discours est un peu parasité par le phénomène triple qui a été tellement difficile à gérer que mes pensées n’étaient pas hyper positives lorsque j’ai appris que j’attendais deux bébés ! )

Alors après, oui j’ai eu deux fois des multiples mais tout est si différent ! Les triplés et les jumeaux n’ont vraiment rien en commun. Ce sont des groupes qui ne fonctionnent pas du tout de la même manière ! Je sais que chaque fratrie de multiples à ses propres spécificités qui dépend aussi (il parait) de la zygosité! Mes enfants sont tous des dizygotes; ce qui signifie que chacun résulte de sa propre fécondation d’un ovocyte par un spermatozoïde.

Médicalement parlant, je ne me suis jamais vraiment posé de questions sur le fait d’avoir deux fois des multiples. Ni sur les statistiques d’ailleurs. Mais depuis quelques temps je me demande finalement si je ne fais pas partie des femmes touchées par ce qu’on pourrait appeler une hyper fertilité ou une hyper ovulation.

Je me rends compte qu’aujourd’hui en France, ce qui intéresse la médecine ce sont les personnes souffrant d’infertilité.

D’ailleurs l’hyper fertilité et l’hyper ovulation sont deux notions sans aucun fondement scientifique.

Et pourtant j’ai l’impression d’être un cas clinique. Je n’ai jamais oublié ma contraception. Et j’ai la chance de ne pas faire partie des femmes qui tombent enceinte sous contraception. Celles dont finalement on parle peu aussi.

Moi, je tombe enceinte sous cinq jours après l’arrêt de la contraception après une multiple ovulation et plusieurs fécondations simultanées. Voilà.

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Aujourd’hui je ne veux plus d’enfants. Et je vis avec la peur qu’une grossesse survienne malgré tout. Alors il y a l’avortement bien sûr, mais j’ose juste imaginer l’impact psychologique sur la femme qui doit le subir !

J’ai essayé de parler avec des médecins de ligature des trompes.

 » J’ai six enfants à 30 ans, dont deux fois des multiples et je veux une contraception définitive ! »

 » Non madame, vous êtes trop jeune ! Revenez à 40 ans ! »

Ah ben génial ! J’ai peut être un syndrome particulier qui fait que j’ai des ovulations multiples mais peu importe. Personne ne s’en préoccupe et je ne rentre pas dans la case: stérilisation définitive pour cause de grossesses multiples pour la simple raison que je suis trop jeune; selon eux !

Je suis en colère contre le système qui nous empêche d’être libre de notre corps. Les médecins trouvent que c’est fantastique à l’ère où tant de couples essaient en vain d’avoir des enfants d’être capable d’en faire autant d’un coup.

Le miracle de la vie; c’est merveilleux !

Mais le miracle de la vie, il faut le vivre, l’accepter et l’assumer.

Bien sûr que je suis heureuse d’avoir mes enfants. Bien sûr que ma vie est incroyable. Bien sûr que je ne me verrais plus vivre sans mes 6 enfants ! Ils sont ce que j’ai de plus précieux et m’apportent tous, individuellement tellement de bonheur et de fierté .

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Mais avant d’avoir eu des triplés et des jumeaux, je n’étais pas consciente que le phénomène multiple pouvait frapper deux fois dans la même famille. Enfin si, une part de moi le savait mais dans ma tête c’était un fait tellement rare qu’il était impossible que ça m’arrive de nouveau.

Et, je me rends compte depuis quelques temps, que dans ma vie j’ai l’impression d’être normale mais que finalement le regard et les commentaires des autres me font tous les jours comprendre que je ne suis pas comme tout le monde. Que ma famille est différente de celle des autres. Que mes enfants seront toujours des êtres à part, avec une histoire à part, et que Zéphir restera toujours un peu dans l’ombre du phénomène multiple.

Je l’avais déjà mentionné d’ailleurs, dans notre famille, l’exception, c’est lui !

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Lui, qui est né seul !

 

 

 

 

 

 

Bilan de ma vie, 1 an après la naissance de Marthe et Édith !

Et voilà, Édith et Marthe ont déjà eu 1 an ! Nous avons été très occupés par notre déménagement, la fin des travaux et la nouvelle organisation à mettre en place au sein de ce nouveau lieu de vie !

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Un mois après, notre vie se calme enfin et chacun a trouvé ses marques.

Cette première année de vie des filles est passée hyper vite. Il faut dire que notre projet de rénovation de maison nous a rempli la tête et nous a demandé beaucoup d’énergie ! Mais c’était vraiment pour la bonne cause. On ressent une réelle sérénité chez tous les enfants. Ils ont grandi et ont vraiment gagné en autonomie depuis qu’on est ici.

Les chambres des grands ne sont pas sur les mêmes niveaux, Balthazar et Zéphir sont au rez-de chaussée, Adémar et Opale, dans les combles, près d’Édith et Marthe. Ce qui leur permet aussi de souffler, de ne pas être toujours ensemble et d’avoir chacun un lieu personnel qui ne fait pas office de salle de jeux.

A côté de ça où en suis-je moi personnellement?

En ce moment, je réfléchis beaucoup à ma vie, à l’importance de ma place au sein de ma famille, et au temps que j’accorde à mon couple.

Pendant la grossesse, je ne pensais à rien d’autre qu’au bien-être des bébés qui allaient naître. J’étais pleine d’angoisses quant à une éventuelle prématurité, et pleine de doutes quant au fait d’accueillir de nouveaux des multiples. Je n’ai pas vraiment pensé à ma vie d’après.

La première année avec des jumeaux (ou plus ! ) est la plus difficile en terme de fatigue physique. Les bébés nous laissent peu de répit et les nuits entrecoupées ne nous permettent pas de réellement récupérer.

Le jour où je suis rentrée de la maternité, mes 4 grands étaient malades, donc tous à la maison. Gweltaz travaillait. Il a pris sa matinée pour venir nous chercher toutes les trois nous a déposées, et est reparti. Je me revois avec ces deux minuscules petites filles, les 4 grands, malades, et tout excités de voir arriver leurs sœurs et moi, affaiblie par la césarienne, épuisée par les deux dernières nuits seule que j’avais passées à la maternité regardant mes six enfants et comprenant que ma vie; c’était désormais ça !

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Et puis les jours se sont enchainés. Tête baissée, j’ai géré le quotidien en attendant toujours avec impatience l’arrivée de Gweltaz le soir.

J’ai le sentiment aujourd’hui que mes enfants ne m’ont pas rendue plus forte. Ils ont renforcé petit à petit un manque de confiance en moi. Le rôle de parent est tellement rempli de missions difficiles qu’il est très facile d’atteindre le burn-out ou de se sentir super nulle.

Pourquoi me dit-on souvent que je fais le plus beau métier du monde? Un des plus difficiles, oui, mais le plus beau? Non je ne crois pas. D’ailleurs je ne suis même pas persuadée que les gens qui me disent ça y croient vraiment. En tout cas, pas ceux qui sont passés par là !

Je ne dis pas que je ne suis pas heureuse à m’occuper d’eux. C’est juste que je m’oublie. Je vis pour eux, en fonction d’eux .

Je suis consciente que beaucoup de femmes rêvent d’avoir des enfants mais n’y parviennent pas forcément. Que je ne devrais certainement pas me plaindre. Après tout j’ai de la chance ! D’ailleurs j’ai toujours trouvé que le sujet de la difficulté de s’occuper en permanence des enfants était un peu tabou.

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Au cours d’une conversation avec les grands sur le phénomène triple hier soir, Opale a conclu en me disant:

 » Olala maman, mais quelle chance tu as eu d’avoir des triplés, c’est tellement rare ! »

Je l’ai regardée mais n’ai pas vraiment su quoi lui répondre. Je lui ai souri. Simplement.

J’ai de la chance, oui, certainement sur certains points. Mes enfants sont tous en bonne santé. Je les sens heureux, bien dans leur vie. Je me dis souvent que c’est grâce au fait que je m’occupe d’eux. Que je suis là pour eux. Je crois que ça me rassure. Ça me permet de me dire que je suis utile ! Que je suis compétente quelque part.

Mais finalement, ai-je vraiment le choix dans ma vie?

Le fonctionnement du congé parental a changé depuis quelques temps. Il peut désormais être partagé entre les deux parents. La durée de rémunération a été réduite en cas de congé parental d’un seul parent.

Pourquoi chez nous, le partage du congé parental ne peut pas fonctionner et pourquoi la réduction de la rémunération est un gros problème dans les familles de multiples?

Nous recevons, par la caf, 392 euros par mois pour la cessation complète de mon activité professionnelle. Je ne peux pas dire que j’avais un salaire formidable quand j’ai repris en 2015. Et si je fais le calcul des frais de garde pour les filles + celui des grands pour les temps périscolaires et que je déduis de mon salaire les fois où je suis absente pour cause de maladies, il ne reste plus grand chose. Sans parler du fait qu’on court dans tous les sens et qu’il faut réussir à tout combiner : vie de famille, gestion des enfants, de la maison, du quotidien, et le plus important dans tout ça, réussir à se trouver du temps à deux… Donc finalement dans notre situation, la meilleure solution: que je m’arrête et que je m’occupe des enfants.

Pourquoi Gweltaz ne bénéficiera jamais de son droit au congé parental? Et bien simplement parce qu’il a un salaire convenable et que si on le remplaçait par la rémunération de la caf et que moi j’allais travailler, on ne survivrait pas financièrement !
Et puis en fait, je ne sais même pas s’il aurait envie de prendre un congé parental !

Donc le fait est, que je vais recevoir cette rémunération pendant 24 mois seulement du fait que Gweltaz ne profitera pas de son droit. A 24 mois, soit je recherche un mode de garde pour les filles, je reprends le travail et nous revoilà dans les questions de frais inhérents à ma reprise et dans un rythme infernal soit, je ne reprends pas et notre vie est certes un petit peu moins confortable financièrement mais finalement plus sereine pour tout le monde.

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Bon et puis il y a un autre problème il faut bien l’avouer: je suis incapable de laisser mes bébés. C’est assez ancrée chez moi. Je ne veux pas les confier. Ça m’a fait ça pour les six. J’ai le sentiment que si je les laisse je vais rater des moments importants de leur vie.

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Les filles ont un an et je peux dire que je les ai très peu laissées. Et encore, quand je les laisse, elles sont avec Gweltaz !

Le problème, c’est qu’on commence à avoir besoin de se retrouver, tous les deux. Édith se réveille encore de nombreuses fois le soir et la nuit ce qui nous laisse peu de temps ensemble. Les repas sont riches en terme de conversations mais ce n’est pas spécialement pour parler de choses qui nous intéressent. Et quand on essaie, on sait de toute façon qu’on n’ira pas au bout de la conversation, coupée par les enfants !

Alors la semaine dernière nous avons décidé d’aller au restaurant ! J’étais à la fois hyper contente et hyper inquiète à l’idée de laisser Édith. Je savais qu’elle allait se réveiller et j’avais peur qu’elle soit inquiète à l’idée de ne pas nous voir. Mais ma belle-mère est douce, et j’ai confiance. Donc relax !

30 minutes avant de partir, Zéphir vomit. Tiens, quelle bonne idée! Merci Zéphir. On n’y avait pas pensé. Nettoyer du vomi avant d’aller manger au resto, ça met vraiment dans l’ambiance !

J’ai dû me préparer en 15 minutes, et nous sommes partis énervés et contrariés. En plus je savais que Zéphir allait forcément revomir. Je m’en voulais de laisser ma belle-mère comme ça…

Bref nous sommes partis. Nous avons mangé assez rapidement et nous sommes rentrés. Édith était bien dans la place à notre retour, Zéphir avait bien revomi mais encore mieux, il avait imbibé ses draps, sa couette et son matelas ( je pensais avoir mis une alèse, en fait non, mince ! ). Dégoutée, j’ai imaginé le boulot que j’allais devoir effectuer le lendemain pour nettoyer tout ça… en espérant surtout que les autres n’enchaineront pas!

Notre première sortie en amoureux depuis 15 mois a été une sorte d’échec pour moi. J’étais déçue. On avait hâte, on était trop contents ! Ça nous faisait plaisir de nous faire servir, de manger dans le calme et surtout de discuter tranquillement. Alors, on a quand même profité mais on peut dire que ça aurait pu être bien mieux !

Et c’est là que je me rends compte que ma vie, mes pensées, nos sorties, nos envies seront toujours plus ou moins parasitées par des questions autour des enfants. Je sais d’avance que oui j’aimerais bien retravailler (mais où? quand? quoi? combien d’heures par semaine ? ) mais que ma réflexion sera toujours faite autour de l’organisation de ma vie de maman ! Oui j’aimerais me sentir compétente dans un domaine et retrouver un peu de vie pour moi mais je devrais toujours m’adapter et m’organiser en cas d’urgence ou de besoin.

L’année où j’ai repris à travailler, mes horaires étaient décalées. Gweltaz avait dû s’organiser pour s’adapter mais franchement ça a été compliqué. C’est difficile dans son métier d’avoir des horaires à la carte et tout est vraiment plus facile depuis que je suis à la maison pour gérer le quotidien et les imprévus !

Je me rends compte que mon post n’est pas hyper positif. Alors qu’en fait,  les filles m’ont apporté beaucoup de sérénité et qu’un nouvel équilibre est né au sein de la famille depuis leur naissance. Je me régale de les voir grandir et évoluer de jour en jour. J’adore raconter à Gweltaz les anecdotes de nos petites mignonnettes. On les aime tellement.

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Alors si je conclue en réalisant un vrai bilan de ce qu’est ma vie maintenant, je peux dire que je suis heureuse de vivre ça. Que ma vie est très riche et je sais que j’aurais toujours le soutien de Gweltaz quand je voudrais rebondir. C’est d’ailleurs grâce à lui que je réussis aujourd’hui à positiver au maximum après des journées épuisantes. Il a naturellement une sérénité très apaisante et il m’apporte toujours beaucoup de réconfort. Et clairement, c’est un papa et un beau-père très investi. Alors, je suis hyper consciente que de mon côté, ma carrière a explosé du fait de mes grossesses multiples et que je ne suis pas certaine de pouvoir un jour aspirer à une évolution professionnelle qui me satisfera mais j’aurais finalement accompli des choses difficiles dont je serais toujours fière !

 

 

 

 

 

 

Mes filles, leur sommeil et moi !

Aujourd’hui, j’aborde le sujet du sommeil des bébés !

La question qui revient très souvent quand on est parents de bébés c’est : Alors il/elle fait ses nuits?

J’ai, à plusieurs reprises, entendu des parents me vanter le fait que leur enfant avait fait ses nuits dès la sortie de la maternité.

Tant mieux pour eux.

Le fait est, que j’ai du mal à comprendre comment c’est possible.

Un bébé, quand il naît ne différencie pas le jour et la nuit et a besoin de manger régulièrement. Ça me semble un peu inconcevable qu’ils fasse ses nuits si tôt.

Marthe a commencé à faire ses nuits à deux mois. Je nous estimais hyper chanceux. Il paraitrait que c’est « grâce » au biberon.

Bon finalement notre répit nocturne concernant Marthe a été de courte durée. Elle a fait plusieurs épisodes de réveils nocturnes et de refus complet de se coucher le soir ! On la berçait, rassurait au maximum mais je ne cache pas que c’est épuisant moralement et physiquement de bercer un bébé pendant plusieurs heures en plein milieu de la nuit. Mais nous restions sur l’idée de ne pas la laisser pleurer. Dans notre tête, je crois que ça n’a pas de sens.

On estime que si un bébé pleure c’est qu’il a un besoin, une angoisse ou même une douleur et que notre rôle est d’être présent pour l’accompagner dans ces moments qui sont certainement aussi difficiles pour lui. Personnellement, j’ai tenté de réfléchir calmement sur cette idée de laisser pleurer et je me suis mise à la place du bébé seul dans son lit, appelant désespérément ses parents qui ne viennent pas le voir. Bon forcément qu’au bout d’un moment il cessera de pleurer mais je ne trouve pas que cet endormissement soit serein et rassurant pour un bébé…

Parlons d’Édith ! Petite mignonnette allaitée depuis la naissance. En ce moment, on me demande souvent quand est-ce que je vais arrêter l’allaitement car c’est sans doute LA cause des nuits agitées que je passe avec elle. Oui, si elle était au biberon, c’est sûr, elle dormirait !

Alors: Effectivement je suis fatiguée, effectivement mes nuits sont vraiment pourries ( je ne dors pas plus d’une heure d’affilée depuis presque deux mois) mais non, je ne la sèvrerais pas !

La mise en place de l’allaitement est difficile, mais une fois qu’on y est arrivée, ça roule ! Et une chose me frappe depuis que les filles sont nées : ( Marthe a tété un petit peu tous les jours jusqu’au mois dernier ) elles sont hyper résistantes aux maladies !!! Elles ont eu quelques mini rhumes, une petite toux de deux jours mais à chaque fois c’est passé comme c’est venu. Je suis persuadée que l’allaitement leur permet d’avoir de très bonnes défenses.

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L’allaitement n’importe où, n’importe quand, dans n’importe quelle position !

Édith et Marthe découvrent beaucoup de choses en ce moment. Édith a toujours plus ou moins besoin que je sois dans les parages car effectivement on est très en lien toutes les deux mais je la trouve quand même assez indépendante la journée. Elle tète environ cinq fois. Le soir, elle ne s’endort qu’après être bien repue. Elle s’endort en tétant et je la pose dans son lit tout doucement. C’est à ce moment là qu’elle commence à m’appeler toutes les heures et la seule solution que j’ai trouvée pour l’apaiser: La faire téter encore et encore.

Certains pensent qu’elle a faim. Non en fait, elle a besoin d’être rassurée.  Je la prends, la colle contre moi, elle tête, puis je la repose dans son lit. D’ailleurs, depuis plusieurs semaines je me maudis de ne pas avoir acheté un lit en co-sleeping. Tout aurait été tellement plus simple et moins fatigant pour moi.

Le sommeil des bébés n’est pas maitrisable. Ils passent par différents stades: Poussées de croissance, besoin de contact, angoisse de la séparation, peur de l’abandon, … Nous avons pris le parti d’accepter tout ça. Un bébé n’est pas un petit objet que l’on pose dans un coin. Certes c’est dur. Certes c’est épuisant. Certes ça demande du temps, de l’attention et de la surveillance ( et franchement parfois on aimerait juste s’affaler dans le canapé tranquillement) mais nous sommes hyper heureux de voir à quel point elles sont mignonnes. ( En tout objectivité bien sûr ! )

Alors attention, je ne dis pas que je le vis toujours bien. Évidemment que parfois je n’en peux plus. Que parfois j’en veux à la terre entière. Que parfois j’envoie des sms de désespoir à mes copines. Que parfois j’ai juste envie de tout laisser en plan et d’aller boire un petit truc en terrasse au calme. Que je me sens un peu menottée à mes bébés. Que j’ai le sentiment de ne pas en voir le bout et de ne pas trouver de solution miracle. Que parfois je me sens impuissante et que je ne comprends pas pourquoi on n’y arrive pas.

Mais on tient parce qu’on sait qu’à un moment donné ça se réglera. Beaucoup de choses ont déjà été mises en place depuis la naissance. Ça prend du temps mais ça se fait petit à petit. Il faut essayer de rester zen et positif.

J’ai le sentiment d’avoir fait des erreurs avec les grands. J’ai eu beaucoup de soucis avec le sommeil d’Opale, je me suis souvent senti désarmée pour la simple et bonne raison que je me fixais des normes et des obligations. Sauf que je l’ai mal vécu. « Parce que ce n’était pas normal. » Parce qu’elle devait dormir. Parce qu’on me disait qu’elle faisait des comédies. ( A 8 mois des comédies? Sérieusement? )

Les filles ont huit mois depuis le 2 septembre. Je n’ai pas fait une nuit complète depuis dix mois et pourtant je suis toujours debout. Je m’occupe du quotidien, de mes six enfants, et de tout le reste sans difficultés, et sans aides particulières, si ce n’est celle de Gweltaz bien sûr. Je crois que moins on se fixe d’objectifs et de normes, mieux ça se passe.
Chaque enfant évolue différemment. Il faut l’accepter et l’accompagner.

J’envie carrément les parents qui dorment la nuit mais ce que je sais, c’est que je ne regrette aucun de nos choix, aucune de nos façons de faire !

30 ans : je veux du changement !

Encore une pause bien trop longue à mon goût ! Mais honnêtement, j’ai beaucoup de mal à m’octroyer du temps pour écrire. Il faut dire que mes enfants occupent bien mes journées.

Aujourd’hui j’ai 30 ans et 6 enfants !

C’est un grand jour pour moi. Il marque un tournant dans ma vie ! Vous pouvez penser que c’est un jour un peu quelconque mais il signifie beaucoup de choses pour moi.

Aujourd’hui j’ai 30 ans et je ne veux plus d’enfants  J’en ai assez. 6 c’est énorme. Comme  j’ai la tête dans le guidon je ne m’en rends pas forcément compte mais les gens nous le rappellent continuellement.

 » Et alors y’en a combien à vous dans le lot? »

« Mais c’est naturel? »

« Ce sont des vraies? »

« Je n’ai jamais rencontre de triplés, ça doit être rare ! »

« Et le grand il va bien dans tout ça ? »

« Ben dis donc, il est courageux le papa ! »

Il y a même une mamie cette semaine qui m’a dit  » un bébé contre sa mère, un autre dans la poussette : mais quelle horreurrrrr !  » (Oui merci madame pour cette reflexion très utile.)

Heureusement, il y a aussi des gens bienveillants certainement admiratifs mais surtout très encourageants.

En tout cas, élever une famille nombreuse demande une certaine rigueur en terme de rythme et de logistique !

L’école a repris depuis une dizaine de jours, je crois que c’est pour moi que c’est le plus difficile finalement.

Mais heureusement, notre deuxième plus gros changement de 2017 ( bien sûr en N°1, je place l’arrivée de Marthe et Edith…) prend forme !

Une maison c’est vraiment ce dont on a besoin en ce moment. L’appartement n’est plus adapté depuis la naissance des filles. Les grands sont bruyants et j’ai envie de les figer à chaque fois qu’ils font grincer les portes pendant les siestes des pitchounes !

J’adore vraiment le quartier dans lequel on vit. J’étais assez inquiète à l’idée de changer de commune mais l’envie d’une maison, d’un jardin et surtout d’un espace pour chacun me confortait dans l’idée que oui, la bonne décision était de s’éloigner un peu du centre-ville pour se créer un nouveau petit cocon.

Les travaux ont commencé début septembre. Ils ne s’arrêteront plus jusque fin décembre!

Je savais qu’on avait prévu un gros chantier mais je n’avais pas imaginé l’ampleur du truc avant de mettre les pieds dedans vendredi. Gweltaz va faire un tour tous les matins pour surveiller l’avancée des choses, moi je n’y vais qu’une fois par semaine.

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La photo parle d’elle-même…

A coté de ça, les enfants ont fait leur rentrée dans la nouvelle école. Ils sont ravis ! Il y a même des arbres dans la cour ( c’est dingue ça ! ).

L’organisation m’inquiétait un peu car il faut prendre la voiture pour les y emmener. Finalement, il n’y a que douze minutes de route. Gweltaz les dépose le matin, et j’ai juste le tour de 16h à faire avec les filles.

Je découvre à quel point les relations avec les parents sont différentes. Il y a, dans ce genre de petits quartiers résidentiels, comme une entraide naturelle et hyper simple qu’on ne retrouve pas en ville.

Les enfants ont aussi fait leur rentrée artistique et sportive. Dans cette nouvelle commune les tarifs pour les activités sont très attrayants. A la base, je m’étais dit que le patinage suffirait cette année, comme l’année dernière. Notre nouvelle maison est assez proche de la patinoire, donc c’est parfait. Sauf, qu’au vu des tarifs et des demandes des enfants, j’ai cédé…

Opale fait donc de la danse et Adémar du théâtre. Zéphir et Balthazar n’ont pas trouvé d’activités coup de coeur ( et honnêtement, ça m’arrange ! ), ils feront donc des stages sportifs pendant les vacances scolaires. il y a un an ça m’aurait semblé inconcevable les activités personnelles au vu de la complexité d’emmener tout le monde à chaque fois, d’attendre avec cinq enfants pour une heure d’activité personnelle, mais finalement, j’ai trouvé des astuces pour que tout se passe bien.

Et les filles dans tout ça??

Marthe et Edith ont eu 8 mois le 2 septembre. Nous avons eu une période très difficile en terme de sommeil ( et d’ailleurs ce n’est pas résolu pour Edith qui me réveille au minimum 8 fois par nuit…) .

Ce sont deux petites filles, très mignonnes qui aiment beaucoup la compagnie. Elles commencent à entrer en réelle interaction et de temps en temps on les entend rire ensemble. Ça c’est vraiment très mignon. Elles évoluent très vite au niveau moteur, mais j’aurai l’occasion d’y revenir prochainement dans un article spécial.

Et nous alors???

Plus soudés que jamais, nous partons main dans la main vers notre nouvelle vie. Car oui, l’emménagement dans notre maison va vraiment changer notre quotidien.

Gweltaz a repris le travail bien fatigué de ses trois semaines de vacances. (Qui a dit qu’être à la maison avec les enfants était reposant?). Le démarrage des travaux annonçait un rythme quotidien très soutenu ( et certainement un peu stressant ) pour lui. Finalement, ça va se faire tranquillement.

Depuis une semaine, nous ne sommes plus propriétaires de l’appartement après une date de signature repoussée qui nous a valu quelques frayeurs…

De mon côté, j’ai décidé de m’orienter vers une démarche hyper à la mode en ce moment : Le zéro déchets. Bon en vrai, on n’atteindra pas le zéro déchets, mais nos vacances dans une maison cet été m’ont fait réfléchir à différentes choses pour améliorer notre fonctionnement, changer nos habitudes et donc réduire considérablement nos poubelles :

 » Gweltaz, quand on sera dans la maison, tu pourras fabriquer un compost?? « 

 » Et si on installait un récupérateur d’eau de pluie? »

 » Je verrais bien, dans le fond du jardin, un poulailler ! 3 poules ce serait bien. Pour les oeufs et aussi pour les déchets ! »

Cette nouvelle démarche nous amène donc vers une nouvelle façon de consommer. Plus de sachets de supermarché mais du vrac en bocal. Plus d’emballage sur le pain mais des sachets en tissu… Des courses en biocoop et au marché,…

Bref, j’y reviendrai dans des articles spécifiques avec mes trucs et astuces !

 

Aujourd’hui j’ai 30 ans, un mari sans qui je ne me verrais plus du tout vivre, des enfants que je câline ( et gronde aussi il faut bien le dire…), et des projets qui remplissent toutes mes pensées.

Finalement, j’ai le sentiment que 30 ans, c’est le bel âge et je me sens complètement en phase avec ma vie en ce moment.

 

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