La décoration de la chambre de nos deux bébés dont on ignore les sexes!

J’aborde aujourd’hui une deuxième difficulté quant au fait de ne pas connaître les sexes de nos bébés: la décoration de la chambre!

J’y ai réfléchi assez tôt pour avoir des idées bien définies à l’avance. Nous avons acheté notre appartement il y a presque un an et il ne nous restait que cette pièce à rénover. Gweltaz a décidé de se replonger dans les travaux cet été pendant ses vacances. De toute façon, avec mon début de grossesse chaotique et le repos forcé que ça impliquait nous ne pouvions pas partir.

Nous avons décidé de faire quelque chose d’assez simple. Comme tout le reste de l’appartement, les murs de cette pièce ont été repeints en blanc. On pense qu’il y a moins de risques de s’en lasser et puis c’est plus facile d’ajouter des petits éléments de décoration à mesure. Nous nous sommes juste permis une petite fantaisie triangulaire… Une idée qui m’appartient que Gweltaz a réalisé avec perfection! Nous avons choisi le vert menthe, couleur plutôt mixte.

En ce qui concerne les tissus choisis pour la chambre, ça a été un peu plus compliqué. Il a fallu qu’on cherche des tissus qui nous plaisaient, mixtes et qui allaient avec le triangle vert ! Et ce, pour deux bébés…

Finalement nous avons opté pour du bleu, du orange, du vert,…

Pour notre mariage, j’avais confectionné des mobiles en origami. Nous en avions gardé un pour notre futur bébé, j’ai donc dû en recréé un deuxième. J’ai commandé du papier dans des couleurs un peu plus claires pour que ça ne dépareille pas avec le triangle. J’ai aussi réalisé deux guirlandes de grues.

Je n’ai pas réussi à trouver de tapis dans les tons de la chambre, nous avons donc commandé un grand plaid pour mettre au sol.

Concernant les meubles, nous avons acheté les modèles les plus simples possibles. A la fois parce que nous aimons quand les pièces sont épurées mais aussi parce que le mobilier de bébé ne dure pas longtemps. Et cette chambre a la chance d’être équipée d’un grand placard dans un mur, au fond de la pièce. Nous avons largement assez de place pour ranger toutes leurs affaires! Nous avons ajouté un meuble bas pour y mettre des jeux. J’ai repéré en plus une lampe verte en forme de dinosaure en origami qui me plait beaucoup que nous poserons dessus.

La décoration reste donc assez sommaire, nous l’avons surtout axée sur les tissus dans les lits et au sol. Pour l’instant, cela nous convient, c’est mixte et doux, en adéquation avec le reste de l’appartement!

Place aux photos!

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1, 2, 3 et 4 prénoms, oui oui oui!!!

J’aborde aujourd’hui la première problématique qui découle du fait de ne pas connaître les sexes de nos bébés!

Et bien oui, il faut non seulement que l’on se mette d’accord sur 4 prénoms mais aussi que l’on soit vraiment convaincus de nos quatre choix!

Avant toute chose, j’avoue qu’un prénom de garçon a été choisi bien avant la grossesse : coup de cœur commun! Mais la suite a été bien moins facile!

Quand nous avons commencé les recherches, nous nous sommes vite rendus compte que ça allait être assez compliqué. ( En fait, non, pas compliqué, mais plutôt impossible!)

Nous n’étions pas du tout sur la même longueur d’ondes!

Gweltaz aime les prénoms courts et moi les prénoms longs, ça présageait déjà du très bon!

Il me proposait de temps en temps des prénoms par ci par là et je me suis demandé à plusieurs reprises s’il blaguait ou non. Finalement non, il ne blaguait pas…

Du coup, j’ai pris les devants ! J’ai créé une liste d’une trentaine de prénoms. Je n’étais pas spécialement convaincue pas tous mes choix mais ça permettait d’écrémer quelques idées et de voir ce qui pouvait nous correspondre à tous les deux.

Et bien, il a rayé tous les prénoms tel un ouragan en moins de 15 secondes!

Je me suis rarement sentie aussi découragée. Je lui ai donc proposé un deal :

« Bon ok, tu détestes tout ce que je sélectionne, alors fais-moi des propositions et on verra! »

« Nan mais franchement Athéna, ce n’est pas des prénoms que tu me proposes, c’est inimaginable d’appeler nos enfants comme ça! »

Bref, je n’ai presque plus rien proposé. Puis un jour il m’a soumis un prénom de fille !

Je l’ai tout de suite écarté en disant:

« Non ! Je n’aime pas du tout ! »

Sauf que ce prénom est resté dans ma tête. J’y pensais plusieurs fois par jour. Finalement j’ai compris que j’avais un coup de cœur ! Je pense que j’ai attendu au moins quinze jours avant de lui en reparler ! Ben oui, je voulais qu’il cogite encore pour être sûre que l’on soit tous les deux certain de ce choix… Et heureusement, il aimait toujours autant !

Ahhhhh nous avions deux prénoms coup de cœur ! Un pour chaque sexe !

Il n’en manquait plus que deux…

Il m’a proposé un deuxième prénom de fille quelques temps plus tard. Mais celui-ci, j’ai mis bien plus de temps avant de l’intégrer! Je suis restée un moment dans une période de doutes et de questionnements. C’est comme si je n’étais pas capable de faire un choix. Je le trouvais très beau écrit, très beau à entendre mais la difficulté que j’ai rencontrée était essentiellement dans le fait d’imaginer ma petite fille s’appeler comme ça. Et finalement j’en suis contente!

Il restait à trouver un autre prénom de garçon. Ça nous semblait moins difficile. On en avait quelques uns sous le coude qui nous plaisaient à tous les deux. Et puis un jour, je lui en ai proposé un nouveau! Il ne m’a pas répondu tout de suite (Oui oui on réfléchit vraiment indépendamment et on se laisse un peu moisir chacun de notre côté avec nos idées!)

Il a fini par dire: « Ok ! Mais je pense qu’on ne pas avoir deux garçons donc c’est pas grave si je ne suis pas convaincu à 100% ».

Ah ben c’est sympa ça dis donc…

Bon je vous rassure, après plusieurs semaines à y repenser, il l’aime aussi !
Nous avons donc 4 prénoms pour nos bébés dont deux gros coups de cœur !

 

 

 

Fille/fille? Garçon et fille? Garçon/garçon?

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Aujourd’hui j’ai choisi d’écrire une rubrique en plusieurs parties. Car du sujet principal émanent plusieurs « problématiques »…

Nous avons, à plusieurs reprises abordé l’idée de connaitre ou non le sexe de notre bébé.
Je m’étais dit que pour mon petit dernier je n’avais pas envie de savoir. Après tout, j’ai 3 garçons et 1 fille, alors peu importe le sexe de ce dernier bébé, je suis déjà comblée. Gweltaz n’a émis aucune objection à cette envie, nous étions donc partis pour avoir la surprise le jour de la naissance !

Quand nous avons appris que nous allions être parents de jumeaux, mon envie de ne pas connaître les sexes avant la naissance n’a pas changé. Gweltaz, lui, m’a dit qu’il préférait savoir.

Ma grossesse est dite bichoriale biamniotique : 2 placentas et 2 poches. Contrairement aux idées reçues sur les grossesses gémellaires, il n’est pas possible de savoir avant la naissance, malgré ce diagnostic, si nos bébés seront monozygotes ou dizygotes (vrais ou faux jumeaux, même si je n’aime pas ces termes). En effet, il existe des cas ou les vrais jumeaux ont des placentas et des poches séparés. Bien sûr, si nous avions demandé les sexes et que j’attendais un garçon et une fille, il n’y aurait eu aucun doute sur le fait que nous allions être parents de dizygotes (faux jumeaux). Et à contrario si ma grossesse avait été monochoriale (un seul placenta pour les deux bébés), nous aurions été certains d’attendre des vrais jumeaux, donc deux bébés du même sexe.

Plusieurs raisons me poussent à refuser de savoir avant leur naissance. Je crois que dans un premier temps, j’ai besoin d’avoir une petite surprise le jour J. Comme si on pouvait garder une petite part de magie tous les deux lors de la découverte des sexes. L’annonce en cabinet d’échographie ne permet pas d’apprécier la nouvelle je trouve. Ou alors il faut préparer une petite carte à l’avance afin que le spécialiste coche la case correspondante afin que la découverte se fasse à deux après l’examen. Oui, pourquoi pas???

Bon ça c’est la première raison.

La deuxième est que malgré tout, j’ai quand même un peu beaucoup, même vraiment envie d’avoir une autre petite fille. S’il n’y avait eu qu’un bébé, ça m’importait peu, mais je n’imagine pas être maman de 5 garçons. Si j’avais su les sexes à l’échographie et que l’on m’annonçait deux garçons, j’aurais eu une pointe de déception que je n’ai absolument pas envie de ressentir pendant la grossesse. J’imagine que ne pas savoir me permettrait d’investir complètement ma grossesse en restant dans l’imagination de ces petits bébés, sans genrer! De plus, je sais que chez moi, le lien d’attachement est immédiat et je suis certaine que si le jour J, je découvre deux petits garçons que j’aurais portés et mis au monde, je ne pourrais en aucun cas ressentir la moindre déception.

Oui mais je ne suis pas toute seule! Ces bébés on les a fait à deux. Et sur ce sujet, nous sommes en désaccord!

Gweltaz, au contraire de moi, aimerait savoir. Je le laisse s’expliquer lui-même :

 « Si nous attendions un seul enfant, je n’aurais pas souhaité connaitre le sexe avant la naissance. Avoir un garçon ou une fille m’aurait comblé de la même manière. Alors nous avions décidé de ne pas demander le sexe du bébé à la gynécologue. Mais, surprise, il y a deux bébés… Voici les raisons qui m’ont fait changer d’avis :

1 : Même si je vis au quotidien avec quatre enfants, j’ai du mal à réaliser que dans quelques mois, il va y avoir deux petites crevettes parmi nous. Certains matins je me réveille, et j’ai « oublié » que oui, notre vie allait bientôt changer. Et d’un coup l’idée me revient. Dans ces moments là je suis vraiment heureux. J’ai hâte qu’ils arrivent, mais en même temps j’ai du mal à me rendre compte de la réalité de tout cela. Je vais être papa ! Et papa de deux enfants ! Là c’est carrément inconcevable. Et je me dis que connaitre le sexe des bébés, pouvoir leur donner dès à présent un prénom et m’adresser à eux, ça m’aiderait à réaliser qu’ils sont bien là, qu’il font déjà bel et bien parti de notre vie (même si leurs petits coups de pieds à travers le ventre de leur maman me le rappellent quotidiennement).

2 : S’il y a avait eu un bébé je n’aurais pas eu de préférence pour le sexe. Mais inévitablement, lorsqu’on attend deux enfants, on espère qu’il s’agira d’un garçon et d’une fille. Je ne sais pas pourquoi, mais depuis qu’on sait que ce sont des jumeaux, je suis persuadé que c’est cette configuration. Mais à vrai dire je ne sais pas si c’est une véritable impression (qui viendrait d’on ne sait où…) ou simplement d’un souhait que mon imagination amplifie. A tel point que dans ma tête, bébé de droite est une fille et bébé de gauche est un garçon. C’est comme cela que je les imagine… Alors, j’ai peur, le jour de la naissance, d’être déçu si ça n’est pas ce que j’ai imaginé pendant ces longs mois. Athéna n’arrête pas de me répéter que je ne pourrai pas être déçu en voyant leurs petites têtes trop mignonnes. Mais je ne sais pas. Et si j’étais déçu quand même ?

3 : Il parait que la naissance de ses enfants est un des plus beaux moments de la vie. J’espère pouvoir le vivre et en profiter pleinement. Mais comme j’espère qu’il y a un garçon et une fille dans le ventre de ma chérie, ne vais-je pas être obnubilé par ça au moment de l’accouchement ? J’ai peur de ne penser qu’aux sexes des bébés, que ce soit la première chose que je cherche à regarder lorsqu’ils vont apparaitre. Alors qu’il y aura tant à voir, à faire, à vivre. Accueillir nos enfants, les rencontrer et les rassurer. M’occuper de mon épouse et lui dire que je l’aime…  Alors je me dis que si nous savions les sexes, je pourrais « évacuer » cette idée de ma tête et vivre la naissance sans avoir l’impatience de connaitre la réponse à cette question. Mais peut-être que je me fais des idées, que le moment est tellement magique que je ne penserai plus à cela. Encore une fois, je pense que ça aurait été le cas pour un bébé. Mais là, je ne crois pas.

Athéna porte nos enfants. C’est la moindre des choses que la décision finale lui revienne (j’ai tout essayé pour la convaincre de changer d’avis, rien ne marche). Alors… surprise ! »

 Alors bien sûr, je pourrais céder. Après tout, ce sont ses premiers bébés. Et s’il a envie de savoir pourquoi n’en aurait-il pas le droit?  Oui mais…je reste bloquée sur mon idée! Et puis maintenant je me dis qu’on aurait pu savoir depuis plusieurs mois alors bon on peut bien attendre la naissance. Bon et j’ai toujours autant envie d’avoir la surprise.

Bref, on ne connait donc pas les sexes de nos bébés. Et vous l’aurez compris, je suis déterminée et complètement butée dans mon idée.

Alors il trouve des subterfuges pour me faire céder. Déjà, il me fait culpabiliser devant nos copains et devant la famille. Mais à priori la pression n’est pas assez forte parce que je n’ai pas craqué et que d’ailleurs, ça n’arrivera pas! Ou alors, suite aux échos il me dit qu’il a vu qu’il y avait au moins une fille ou au moins un garçon, bon finalement il ne sait pas s’il a vraiment vu quelque chose ou pas, il finit pas douter et ne plus savoir et moi, je ne regarde pas donc je reste dans ma petite bulle d’ignorance et j’aime ça!

Alors bien sûr, régulièrement nous devons répondre à la fameuse question si joliment posée:

« Et alors c’est quoi??? »

« Et bien des bébés, des petits humains quoi! »

« Nan mais les sexes?? « 

« Ah!! Et bien on ne sait pas…

Généralement à ce moment là, soit les gens sont déçus de ne pas pouvoir assouvir leur curiosité, soit ils pensent qu’on sait mais qu’on ne veut pas le dire. Heureusement tout le monde n’est pas comme ça! Ouf!

Certaines personnes essaient de faire parler les enfants:

« Opale m’a dit que vous attendiez deux filles! Félicitations! Elle m’a expliqué que du coup il y aurait trois filles et trois garçons! »

« Ah?? Tiens donc… Non en fait je crois qu’elle voudrait deux petites soeurs pour une question d’équité mais en fait, nous ne savons pas! »

Balthazar lui, très terre à terre répond spontanément:

« Et bien, on ne sait pas!!! Ils ne sont pas encore nés »

Réponse parfaite!

Suite de la chronique dans quelques jours…

 

Une grossesse particulière.

Avant d’être enceinte, je me doutais bien que je n’allais pas vivre une grossesse bisounours entourée d’étoiles et de licornes. Quand il faut gérer quatre enfants au quotidien, on n’a pas vraiment le temps de profiter de la joie de porter un ou deux ou trois,… bébés!

PREMIER TRIMESTRE :

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Je ne peux pas dire que j’ai apprécié ces premiers mois. J’ai fait un hématome qui nous a clairement inquiétés. Après deux visites aux urgences, les médecins m’ont conseillé de me mettre au repos.

«Oui mais le repos ça consiste en quoi ?? »

Est-ce que je peux faire un peu de voiture ? Est-ce que je dois rester un peu allongée ? Est-ce que je dois éviter tout type d’efforts ? Nous n’avons jamais eu de réponse concrète. On savait juste que le repos évitait les risques de fausse couche, après, les limites, on ne les connaissait pas. Nous avons donc géré cette période à notre façon. Dès que je pouvais, je m’allongeais, j’évitais les trajets en voiture, je ne portais aucune charge,… J’ai été suivi toutes les semaines jusqu’à ce que l’hématome se résorbe (soit 6 semaines en tout). En plus de ça, j’ai été très malade et j’ai cru à plusieurs reprises que je ne survivrais pas à ces nausées! (Finalement si, j’ai survécu !)

DEUXIEME TRIMESTRE :

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Le voilà, le super trimestre dont tout le monde parle en bien. Il parait que les femmes sont rayonnantes, épanouies, en forme. Le ventre commence à s’arrondir, la fatigue s’estompe, la vie est belle.
Oui alors ça c’est valable pour certaines mais pas pour toutes à priori. Enfin je ne sais pas si ça dépend des femmes ou du nombre de bébés portés à vrai dire.
Pour moi, la fatigue est toujours présente, mon ventre ne commence pas à s’arrondir mais est déjà bien gros et j’ai déjà du mal à mettre mes chaussures ! Je ne me sens pas particulièrement rayonnante et épanouie, je vis avec des douleurs physiques en permanence, je me traîne et je m’impose un repos quotidien d’au moins trois heures par jour allongée.

Je compte les semaines (oui parce qu’après avoir vécu une grossesse triple et avoir accouché de bébés de 1500 gr, je connais par cœur les stades de grande, moyenne et petite prématurité, chose qui finalement m’angoisse au quotidien.)

Depuis jeudi je suis à 25SA. Je crie victoire car la grossesse avance mais en même temps j’entre dans les stades très critiques et il faut que je continue à m’occuper de mes enfants comme si je n’étais pas enceinte. Oui mais quelles sont les limites? Je n’ai pas vraiment de repères. Je ne me suis jamais posé de questions pour Zéphir, et pour Opale, Balthazar et Adémar, le repos est stricte dès que le diagnostic est posé ce n’est donc pas évident de savoir si je me repose trop ou pas assez. J’attends donc mon suivi toutes les deux semaines avec impatience en espérant que mon col de compet’ soit toujours bien long! Et j’avoue avoir vraiment hâte de commencer le suivi à domicile d’ici 1 semaine.

Je n’imagine absolument pas une hospitalisation possible pour cette grossesse. Je ne peux pas déléguer la gestion de mes enfants puisque nous n’avons personne pour les gérer au quotidien en cas de soucis! Bien sûr nous aurions de l’aide mais elle serait occasionnelle. Gweltaz travaille beaucoup en ce moment, ce serait inimaginable que je ne sois plus là pour m’occuper d’eux. Alors grâce à ces temps de repos quotidiens je garde espoir que je ne vivrai pas de nouveau une menace d’accouchement prématuré! Oui mais est-ce que ce n’est pas un peu excessif ? Après tout, beaucoup de futures mamans de jumeaux vivent normalement et mènent leur grossesse à terme alors pourquoi pas moi ? Ne suis-je pas trop prévoyante ? Peut-être que j’anticipe trop ce qui pourrait arriver parce que ma vision des choses est complètement déformée par la grossesse triple ?

Et bien en fait, je ne sais pas.

J’ai donc mis en place des choses afin de m’économiser au maximum. Heureusement, les enfants sont de plus en plus  autonomes. La sortie de l’école reste fatigante mais une fois à la maison, ils m’aident. Quand je suis épuisée, je leur demande de venir auprès de moi dans le lit les uns après les autres pour faire leurs leçons. Ils prennent leurs douches seuls, rangent leurs habits, font des jeux de société, mettent la table, rangent la cuisine et aident à la préparation du repas. Mais j’avoue que malgré tout, je piétine encore pas mal parce qu’il y a toujours des soucis à gérer qui finalement m’épuisent :

  • Un pyjama qui a disparu
  • Une bagarre
  • Un crayon vert clair qui reste introuvable
  • Une chaussette peu docile
  • Un enfant qui oublie de sortir de la douche trop occupé à dessiner sur la paroi en verre
  • Zéphir qui  entreprend de faire un exposé mais qui, soit disant, ne trouve aucune information dans le dictionnaire
  • Un brossage des dents qui se terminent en combat de brosses à dents
  • Un potage renversé
  • Colonel Moutarde accusé à tord d’avoir tué avec le fer à cheval  dans le jardin parce qu’un des joueurs a triché (tricherie qui amène cris pleurs et sentiment d’injustice…)

Et je ne parle pas des crises régulières d’Opale…

J’ai donc fait un dossier pour avoir une aide à domicile après les vacances de la Toussaint. Elle viendra tous les jours, ira chercher les enfants à l’école et restera pour m’aider jusque 18h30.

Et en attendant, la maman de Gweltaz s’est proposé de venir de temps en temps après son travail. Je me sens un peu plus sereine à l’idée d’avoir de l’aide afin de préserver au mieux nos bébés. (Car finalement, je suis seule responsable de leur santé pour l’instant…)

Au final, même si je crois que chaque grossesse apporte  son lot d’angoisses, je me dis que cumuler une grossesse multiple et la gestion de quatre enfants est un sacré challenge ! Même si il y a quand même des moments adorables ( Un enfant qui éclate de rire en sentant un bébé bouger sous sa main par exemple…)

En tout cas, l’objectif est que je tienne encore 2 mois et demi et je sais d’avance que je vais vivre cette période dans l’angoisse de la prématurité.

Finalement je n’ai pas vraiment profité du début de grossesse et je ne suis pas certaine de réussir à profiter ne serait-ce qu’un tout petit peu avant leur naissance…

 

 

Quelle naissance pour des jumeaux?

Le thème que j’ai choisi d’aborder dans ce post me tient vraiment à cœur. Depuis que nous savons que nous attendons des jumeaux, la question de la naissance des bébés me fait beaucoup réfléchir.

J’ai commencé à étudier la question de l’accouchement bien avant de mettre un bébé en route. Ayant vécu deux accouchements totalement opposés, j’ai pris le temps d’analyser ce qui m’avait plu ou non et ce que je voudrais tenter de remettre en place ou non.

Zéphir est né normalement et assez rapidement. J’ai pu faire du peau à peau avec lui dès  sa naissance. C’était magique.

Pour Opale, Balthazar et Adémar, évidemment ça a été plus compliqué. Je voulais une naissance par voie basse mais au vu des risques, les spécialistes du CHU m’ont expliqué que ça ne serait pas possible. Finalement, je me suis battue jusqu’au bout, ils ont accepté de « revoir mon cas » mais Balthazar était en transverse et étant donné qu’il était le premier bébé à sortir, il n’y avait pas d’autre solution qu’une césarienne programmée. Finalement, je me suis mise en travail spontanément et assez prématurément, et ai été césarisée dans l’urgence. Les bébés, ont été emmenés directement pour les premiers soins. On ne peut pas dire que le lien se soit créé de suite. Je n’ai pas l’impression d’avoir accouché mais plutôt le sentiment que mes bébés m’ont été arrachés. Je n’ai pas pu les avoir un peu en peau à peau, j’étais seule au bloc, le papa les attendait dans la salle de soins, donc le côté magique de la naissance, on oublie. Ils sont par la suite, restés 6 semaines hospitalisés.

Pour cette grossesse, j’ai beaucoup réfléchi à ce dont j’avais envie parce que je pensais ne pas revivre une grossesse multiple et donc une naissance prématurée.  J’ai lu différents articles sur l’AVAC. (accouchement par voie basse après une césarienne). Dans ce cas de figure, il y a des risques de rupture utérine et bien souvent, les obstétriciens sont très vigilants. Je me suis dit que pour un bébé, j’avais toutes mes chances d’autant plus que Zéphir est né sans difficulté. Je me suis donc préparée à une naissance très peu médicalisée, et pour différentes raisons, sans péridurale !

Oui mais j’attends des jumeaux !

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Ma réflexion et mes envies ont été complètement bouleversées après cette nouvelle. Comme s’il fallait que je remette en cause tout ce qui me tenait à cœur. Je sais que les accouchements sont tous différents, qu’on ne peut jamais vraiment prévoir à l’avance ce qui va se passer mais je suis certaine qu’en préparant la naissance, les convictions que l’on a peuvent être entendues, écoutées, et respectées.

J’ai dû, dans un premier temps dire adieu à la petite maternité de ville à côté de chez moi qui aurait été tout à fait parfaite pour une naissance la plus physiologique possible. Ma spécialiste nous  a expliqué que l’on pouvait très  bien conserver l’inscription, qu’ils étaient à même de gérer une telle naissance mais qu’en cas de soucis pour un bébé (ou même les deux), il y aurait un transfert au CHU à prévoir.
Nous avons donc réfléchi à une maternité de niveau III. Au vu de ce que nous avons vécu au CHU, je ne me sentais pas capable de retourner là-bas. Nous avons donc choisi une maternité un peu plus loin où la voiture est de rigueur pour s’y rendre. (Pourvu que je ne me mette pas en travail à une heure de pointe…)

Je ne me sens pas réellement sereine. Je sais que les chances d’accoucher par voie basse pour une maman de jumeaux sont réduites. (1 chance sur 2) car différents facteurs peuvent faire pencher la balance. S’ajoute à cela, le problème d’une naissance par voie basse après une césarienne.  Y a-t-il plus de risques de mettre au monde des jumeaux après une césarienne ? Une cicatrice pour des triplés est-elle plus fragile que pour un seul bébé ? Et si je ne me mets pas en travail spontanément avant un certain terme, choisiront-ils de me césariser pour la simple et bonne raison que les déclenchements sont impossibles sur un utérus cicatriciel? Et alors est-ce que je ne peux accoucher naturellement que si le premier bébé est en position céphalique ? Vais-je de nouveau mettre au monde des bébés prématurés ? Vais-je encore être séparée d’eux  la naissance ?

Je vis donc actuellement avec de nombreuses questions qui restent sans réponses pour l’instant et qui, à mon avis ne pourront être éclaircies  qu’à la fin de ma grossesse ou même pas du tout.
Me voilà donc, dans le flou…

Je suis très inquiète à l’idée de potentiellement revivre une naissance prématurée. Alors oui je sais, des jumeaux, ce ne sont pas des triplés et les chances de les garder un peu plus longtemps au chaud existent réellement. Mais  je sais d’avance que je vais être hyper surveillée, qu’il y aura beaucoup de soignants dans la salle de naissance, qu’ils vont m’encourager à prendre la péridurale au cas où une césarienne en urgence doit être faite… Je suis bien évidemment consciente que la santé des bébés passe avant tout, mais j’avoue avoir beaucoup de difficultés à accepter que je n’aurai peut-être pas l’accouchement dont je rêve, et je sais d’avance que je vivrai très mal une nouvelle césarienne et tout ce qui s’y associe…

Je n’ai pas encore rencontré l’obstétricien de la maternité donc je n’ai pas encore pu poser toutes mes questions, je ferai donc certainement un nouveau post dans quelques temps si j’arrive à obtenir des réponses  à mes interrogations…

Attribuer des parrains et des marraines? Je dis oui!

Avant de choisir des parrains et marraines pour mes enfants, je me suis longuement questionnée sur différents aspects. Que va leur apporter cette relation ? Est-ce que les heureux élus sauront dire non s’ils n’ont pas envie d’endosser ce rôle ? Et justement, quel rôle leur attribuer ? Qu’est-ce que moi j’attends d’eux ? Mais en fait, est-ce que j’attends vraiment quelque chose ?

C’est la question qui a tourné dans ma tête un moment. Je n’ai jamais eu envie de me sentir déçue par telle ou telle relation. J’estime que chacun est libre de créer avec l’enfant la relation qui lui convient et je pense qu’il ne faut rien imposer.  J’ai donc décidé que je n’attendrais rien. Je donne simplement la chance à mes enfants de créer quelque chose de spécifique et unique. Sans leurs frères et sœur. Une relation qui ne regardera qu’eux, qui sera personnelle et privée. Une façon de se sentir un peu privilégié.

Finalement, assez rapidement après la naissance d’Opale, Balthazar et Adémar, nous avons décidé de faire confiance à 8 personnes pour prendre leur place auprès d’eux. Le choix n’a pas été fait au hasard. Nous avons forcément couplé famille et amis par enfant. Nous avons organisé une cérémonie en mairie puis une belle fête pour l’occasion parce  que je trouvais ça important de marquer le coup.

Mes enfants auront 7 et 8 ans le mois prochain, quel est le bilan des choix que nous avons faits pour eux ?

Je trouve que l’attribution de parrains et marraines est une grande réussite chez nous. J’ai le sentiment qu’avec des multiples, c’est une démarche qui a tout son sens. Je sépare très peu mes enfants. Et finalement, j’ai compris que ça leur permettait de se forger une identité personnelle encore plus forte. Depuis leur naissance, je travaille sur l’épanouissement personnel de chaque enfant, sur leur différenciation, tout en gardant ce lien précieux qu’ils  ont entre eux  et le fait d’avoir un parrain et une marraine apporte à chacun un petit quelque chose que les autres n’ont pas !  Depuis quelques temps on se rend vraiment compte de l’importance de ce lien. Je ne parle pas de cadeaux mais de ce qu’il y a au-delà. Les relations qui se créent  et qu’ils cherchent à construire par tous les moyens.

Balthazar, par exemple, voit très peu sa marraine. Elle habite à plusieurs heures de route. Le lien avec elle s’est construit  via des cartes et des lettres. Il en reçoit régulièrement. Il les lit et les relit avant de s’endormir (il finit d’ailleurs par les connaître par cœur)  et de temps en temps décide de lui écrire lui aussi.

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Opale, elle, voit aussi peu son parrain. Mais elle y pense beaucoup et en parle souvent. Alors quand un colis arrive, ses yeux s’illuminent, c’est incroyable ! Il n’y a pas très longtemps, nos nous sommes retrouvés à l’occasion d’une fête. Je crois qu’elle ne l’a pas quitté une minute…

Adémar, lui, reçoit régulièrement des cadeaux, des cartes, va dormir chez son parrain, part en balade à la journée avec sa marraine et a même droit à des cahiers  photos après la sortie. Aux yeux des autres, il semble être le plus chanceux, il est assez envié.

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Et Zéphir, c’est plus particulier, Gweltaz étant son parrain, il trouve complètement injuste le fait de ne pas pouvoir aller dormir chez lui. «  Oui mais Zéphir tu vis avec ton parrain, c’est quand même génial non ? »  Bon à priori à ses yeux ce n’est pas si génial…

Nous avons pris le temps de discuter et de réfléchir à ce que l’on voulait mettre en place pour nos deux bébés. A voir, la façon dont parlent les enfants de leurs parrains et marraines  nous étions certains  de leur offrir aussi cette chance. Les choix  ont été évidents, nous avons très vite su à qui on allait demander. Oui, parce que la demande est importante. Il faut que les personnes concernées soient à-même de refuser la proposition s’ils n’ont pas envie d’endosser ce rôle.

Mais alors, quand faut-il leur en parler ? Avant ou après la naissance ?

Je suis marraine de 2 petites  filles. Pour l’une d’elle, j’ai reçu une très belle demande, pleine d’amour, avant sa naissance. J’ai adoré suivre la grossesse, acheter des cadeaux en avance, réfléchir à ce que je voulais mettre en place avec elle. Avec du recul, je ne sais pas si je suis une bonne marraine mais j’essaie de faire en sorte qu’il y ait des échanges afin qu’un jour, si besoin, ces deux petites filles soient à-même de venir me voir ou me parler en toute confiance.

Nous avons donc décidé de faire la demande officielle avant la naissance des bébés. Et pour bien faire les choses, un soir, nous avons procédé à un tirage au sort pour savoir qui allait être le parrain ou la marraine du premier bébé né, et même chose pour le second…

Ce que j’espère c’est que toutes les personnes impliquées dans cette aventure s’épanouiront et que nos bébés profiteront de cette chance autant que les plus grands!

La suite, dans quelques mois…

4 enfants et enceinte : une justification permanente !

Quand on a quatre enfants, et encore plus des triplés, les gens que l’on rencontre arrivent de suite à la conclusion qu’il n’y aura plus d’enfants à venir. On subit régulièrement des réflexions et des questions intrusives . «  Vous êtes tranquille, vous les avez tous fait d’un coup, plus besoin de s’y remettre » «  Et alors, vous ne voulez pas d’autres enfants quand même ». La négation de cette dernière phrase est très symbolique et montre à quel point le jugement extérieur est omniprésent.

Quand j’ai appris ma grossesse triple, j’ai compris que je ne vivrais pas une grossesse ordinaire, encore moins un accouchement serein et un peau à peau dès la naissance. J’avais du mal à imaginer la vie avec trois bébés, et l‘énergie que j’allais devoir leur consacrer. Je n’imaginais pas à quel point avoir des triplés était source de justification permanente où que je sois. Mais une chose était sûre, j’aurai un autre enfant. Pour vivre une grossesse la moins médicalisée possible, pour réfléchir à un projet de naissance, pour porter, materner, cocooner et enfin pour prendre le temps de s’occuper d’un seul tout petit.

Mais j’ai vécu un divorce, j’ai eu des doutes quant au fait de rencontrer un homme capable d’accepter quatre enfants, d’être en accord avec mes principes éducatifs, de les respecter, mais aussi de m’aider, de me soutenir et de m’épauler au quotidien dans les doutes et les moments de fatigue.

Je n’ai pas eu besoin de chercher très loin, finalement, il était présent dans ma vie et depuis déjà très longtemps. Le fait est que : accepter les enfants de l’autre c’est une chose, vivre sa vie par contre, c’en est une autre. J’ai pensé plusieurs fois qu’il allait partir, que sa place était ailleurs, je n’avais pas envie de le contraindre à une vie qu’il n’avait pas choisi, ni envie qu’il subisse mon quotidien. Ce quotidien que finalement, je n’ai pas choisi non plus, j’ai juste appris  à vivre avec.

N’ayant lui-même pas d’enfants, je savais que ça allait être un projet au sein de notre couple.

Nous avons attendu de passer quelques étapes importantes avant de mettre ce bébé en route.

Sauf que ce que nous  n’avions  pas prévu c’est que deux bébés viendraient s’installer dans mon ventre!

Souvent on me dit « Mais oui normal, nous on savait que tu allais refaire des  multiples ! »

Ah bon ?? Qui sont les gens pour affirmer ça ? Quelles sont les chances pour qu’une femme porte deux fois des  multiples ?  En quoi était-il certain que je reporte plusieurs bébés en même temps ? Parce que j’ai fait des triplés spontanément ? Parce que mes 3 enfants sont issus de trois ovulations différentes alors  je suis condamnée à ovuler plusieurs fois tout au long de ma vie ? Pourtant Zéphir est bien arrivé tout seul lui !

Le fait est, que, peut-être les gens  savaient et y étaient préparés mais moi non ! D’ailleurs je crois que je ne voulais surtout pas y penser. Parce que plusieurs bébés d’un coup c’est trop dur. Parce que la grossesse n’est pas sereine. Parce que j’ai peur de revivre la prématurité. Parce que l’allaitement est quand même compliqué.  Parce qu’on profite moins de chaque enfant. Parce qu’il faut trouver des solutions pour répondre aux besoins de chacun en même temps. Parce qu’un changement de voiture s’impose (encore !) ! Et parce que j’imaginais juste un petit dernier.

Alors la bonne nouvelle, dixit ma gynéco «  c’est que cette fois il n’y en a que deux ! » Whaouuu, victoire ! Pas de triplés cette fois-ci, je peux être fière, je n’en ai fait que deux ! Sauf que c’est un choc pour moi. J’avoue ne pas avoir envie de revivre une grossesse multiple. J’avais imaginé une relation exclusive avec un nourrisson. Quelque chose d’assez simple «  Allez bébé, je te mets dans l’écharpe et on va chercher les grands à l’école ». Et bien là non, ce sera : « Allez les bébés, on se prépare, un dans la poussette (celui qui a déjà tété de préférence) et un dans l’écharpe. Surtout, penser à compter au moins trente minutes le temps de les préparer. Et hop, on descend la poussette du premier étage et on y va…»

Heureusement, monsieur l’amoureux est là pour me rassurer. Calme, serein, confiant et surtout très content ! Je digère donc assez vite cette nouvelle et me projette dans une vie que je n’avais pas imaginée. D’ailleurs, si, il y a dix ans, on m’avait dit que je serais maman de six enfants ( qui plus est, avant trente ans), je pense que j’aurais ri !

Très vite mon ventre a commencé à se voir. Que ce soit, dans la rue avec mes enfants, à la sortie de l’école ou même au laboratoire, il faut que je me justifie. D’abord une justification par rapport au fait d’être « encore » enceinte. Bon finalement ce n’est que ma troisième grossesse, on se calme ! Mais aussi sur le nombre de bébés que je porte…

Ce n’est pas toujours facile de savoir quand il faut, ou pas donner plus d’explications. « Oui en fait, c’est un remariage, mon époux n’a pas d’enfants, donc on a fait un petit dernier/premier et puis finalement il y en a deux ».  Ou alors ne rien dire et tenter de répondre aux « Whooo bravo pour le petit cinquième !!! » « Euh en fait cinq et six…. » « Oh !!! Ben dis donc ! Incroyable ! Et ça va, ton mari le prend bien ? Ça ne le fait pas flipper d’être père de six enfants ?? »

Je crois que la situation la plus sympa, c’est celle de ceux qui tentent des blagues . « Et alors, pour la petite blague, il y en a bien qu’un cette fois-ci ?? » « Et bien non, ce sont des jumeaux ». Joues rouges , gros blanc et excuses arrivent en général à ce moment là.

Étant donné que j’ai mis un peu de temps à accepter la situation, j’avais tendance au départ à me justifier sur le fait que non je n’ai pas voulu faire des jumeaux, que c’est spontané, que s’ils sont là c’est qu’il y a une raison : Ils seront bien tous les deux au bout de la fratrie. Un singleton se serait ennuyé avec la différence d’âge. Et puis je l’aurais complètement étouffé cet enfant.

J’avais déjà appris à passer sur les discours moralisateurs et jugeants après avoir eu mes  trois petits. Alors oui, je me promène fièrement avec mon gros ventre et mes quatre petits. Oui j’ose répondre à la dame du laboratoire que cette grossesse a été désirée et que oui, effectivement je fais jeune parce que je le suis. Je me justifie moins, j’explique juste la situation parce que finalement, je crois qu’il n’y a pas de modèle familial idéal. Ces bébés sont là, ok, on va s’organiser pour que chacun trouve sa place et s’épanouisse correctement avec tout l’amour que nous serons à même de leur donner. J’ose espérer que des enfants arrivant après quatre plus grands vont s’intégrer tranquillement dans la vie familiale sans que ça ne nous demande un réel effort puisque les rythmes des plus grands sont déjà très bien établis. Alors oui, maintenant je peux le dire, on les aime déjà très fort et on a hâte qu’ils naissent pour les rencontrer !