4 – Athéna, maman de jumelles de 18 mois !

Hello tout le monde !

Aujourd’hui, je publie le deuxième volet de ma vie de maman de multiples !

Puisque j’ai deux expériences bien différentes, après avoir répondu aux questions concernant mon vécu en tant que maman de triplés, voici celui de maman de jumelles !

Comment as-tu découvert ta grossesse multiple?

J’ai découvert ma grossesse gémellaire très tôt après mon début de grossesse. J’étais à 4 semaines.
J’étais arrêtée depuis une semaine car je me sentais épuisée et vraiment mal-en-point.
Suite à une inquiétude, j’ai pris un rendez-vous en urgences chez ma gynécologue.
Ce jour là, j’avais prévu d’aller à la maternité voir ma nièce qui venait de naître. Je n’ai pas annulé pour autant, je suis allée la rencontrer avant de filer à mon rendez-vous.
Sur le chemin, j’ai appelé Gweltaz. J’avais besoin de lui parler pour qu’il me rassure. Il m’a demandé si je voulais qu’il m’accompagne pour cet examen mais persuadée que je pouvais gérer ce rendez-vous seule, j’ai dit non.
La gynéco m’a reçue sans trop d’attente. Après lui avoir expliqué la raison de ma visite elle a commencé l’examen.
Au moment où elle a posé la sonde sur mon ventre j’ai aperçu cette image qui ne laisse absolument pas de place au doute :
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Je me suis mise à pleurer. J’ai dit à la gynéco que ça ne pouvait pas m’arriver encore une fois !

 » Non ce n’est pas possible ! Je veux vivre une grossesse simple et sans inquiétudes. Je veux materner, allaiter, profiter d’un seul bébé… »

Elle ne parlait pas beaucoup et restait très concentrée puis elle me dit :
« Ne vous inquiétez pas, j’ai vérifié, il n’y a bien que deux embryons ! Les cœurs battent très bien et leurs mesures sont similaires. »
Je ne peux pas dire que ça m’ait rassurée. Je me sentais triste et en colère. J’avais juste envie qu’elle me laisse tranquille.
Cette gynéco me suit depuis la grossesse de Zéphir. Elle me connait bien. Elle m’a dit qu’elle était contente pour moi. Qu’il ne fallait pas que je sois si triste. Qu’un seul bébé se serait ennuyé au bout de la fratrie et que la nature était certainement bien faite.
Elle a continué l’examen jusqu’à trouver la cause du souci principal pour lequel je l’avais initialement consultée. Finalement, elle a diagnostiqué un hématome sous les poches qui nécessitait un repos strict jusqu’à résorption complète.

L’examen s’est enfin terminé ! J’avais envie d’appeler Gweltaz mais avant, j’avais pour consigne de programmer tous les rendez-vous jusqu’à la fin de la grossesse.

Je me sentais un peu perdue. Moi qui voulais un suivi light, je me retrouvais à noter sur mon agenda un nombre incalculable de rendez-vous.

En sortant, j’ai de suite appelé Gweltaz. Je pleurais.
Il m’a dit :
« Le bébé a un problème ? »
Je lui ai répondu :
« Non il va bien. Mais en fait, il y en a deux ! »
Je me souviendrais toujours de sa réponse :
« Non !!! » avec un ton surpris et quelque peu inquiet.
Je lui ai expliqué que je ne me sentais pas capable d’aller chercher les grands au périscolaire (vu l’état de mes yeux tout gonflés ) et que je préférais rentrer me reposer.
Sur le chemin, je me suis demandée pourquoi ça m’arrivait à moi. Je me disais que je n’avais pas envie d’avoir deux bébés. Je connaissais le phénomène multiple et je n’avais envie de revivre ça pour rien au monde.
J’avais le sentiment que tout s’envolait. Cette grossesse, je l’attendais depuis plusieurs mois. Nous attendions de finir tous nos projets en cours afin d’être hyper disponibles pour profiter de la grossesse et de l’arrivée d’un bébé.
A côté de ça, je commençais déjà un suivi intensif, et des inquiétudes en tous genres naissaient sans que je ne réussisse à tout gérer émotionnellement.
Finalement à ce moment là, je n’avais que du négatif en tête et je n’arrivais pas à me raisonner.
J’ai appelé mes copines. Elles m’ont écoutée. Impuissantes. Pas tellement surprises.
Ce jour là, Gweltaz est rentré avec les grands à 18h30. J’avais envie de lui parler mais les enfants étaient là et je ne voulais pas les inquiéter.
Opale a de suite vu qu’il y avait un truc qui n’allait pas. Elle m’a demandé s’il y avait un problème. Je lui ai répondu que tout allait bien.
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le soir, au dîner spontanément elle nous dit :
 » Un bébé, c’est facile ! Deux bébés ça va. Trois bébés c’est bien trop difficile ! »
Puis elle a changé de sujet.
Les enfants ne savaient pas que nous envisagions de faire un bébé donc encore moins que j’étais enceinte.

Comment s’est déroulé ton suivi de grossesse?

Mon suivi de grossesse a été bien intense. J’avais un rendez-vous tous les quinze jours avec ma gynéco et des échos poussées tous les mois.

J’avais prévu de m’inscrire dans une clinique à quelques mètres de chez moi. ( Je m’étais d’ailleurs imaginé partir accoucher à pied ). Ma gynéco m’a dit que je pouvais tout à fait accoucher là-bas.

Mais très stressée par la prématurité, on a préféré jouer la carte de la sécurité et aller dans une plus grande clinique habilitée à recevoir des bébés nés à partir de 34 semaines.

Dans des plus petites cliniques, les bébés nés trop tôt sont transférés au CHU et parfois la maman n’a pas de place pour être auprès de son/ses bébés.

A côté de ça, j’ai vu une sage-femme pour toutes les questions moins médicales avec laquelle j’ai fait une préparation à la naissance en yoga. Ça n’a pas été une grande réussite car les cours étaient le matin et j’étais très sujette au malaise jusqu’au midi.
Je n’ai pas fait la moitié des exercices mais je crois que ça m’a quand même fait beaucoup de bien moralement. Comme si c’était un moment où je pouvais me mettre dans une bulle, bien protégée des agressions extérieures et de toutes les inquiétudes qui me parasitaient en permanence. ( Même si clairement, j’enviais toutes ces femmes qui n’attendaient qu’un seul bébé et qui se préparaient à des accouchements simples. )

A partir de 27 semaines, j’ai été suivie en parallèle par un obstétricien à la clinique qui m’a prescrit un suivi sage-femme à domicile.

La sage-femme est venue une fois par semaine (puis deux fois par semaine à partir de 32 semaines ) afin de faire des monitorings pour surveiller les cœurs des bébés et les contractions.

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( 28 décembre 2016, dernière photo de grossesse, 5 jours avant la naissance des filles. )

Raconte-nous la naissance de tes enfants.

L’année dernière, j’ai publié un récit détaillé de la naissance d’Édith et Marthe.

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Si vous avez envie de le relire, ou si ça vous intéresse de le découvrir, c’est par ici !

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 Peux-tu nous décrire ton séjour à la maternité?

Mon séjour à la maternité s’est globalement bien passé. Je ne peux pas dire que ça ait été une réussite mais finalement, j’ai le sentiment que toutes les mamans en sortent un peu déçues. Comme si on mettait beaucoup trop d’espoir dans l’accompagnement qu’on avait envie de recevoir durant cette période de grande vulnérabilité.

J’avais d’ailleurs publié un article spécial sur mon séjour à la maternité après la naissance d’Édith et Marthe : Le voici !

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( 29h après leur naissance. Je souris pour la photo mais en vrai je souffre beaucoup ! )

 As-tu allaité ou as-tu donné le biberon?

Alors là, si vous m’avez suivie, je fais partie de ces mamans qui n’ont pas complètement choisi l’alimentation de leurs bébés.

Je voulais allaiter mais pour Marthe ça a été un peu compliqué.

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(Marthe durant la tétée d’accueil, 1h après sa naissance )

Je détaille ici mon expérience de l’allaitement d’Édith et Marthe en exprimant mes doutes et les difficultés rencontrées; et ici, j’explique les choix que nous avons faits un peu à l’encontre des avis médicaux pour l’alimentation de Marthe.

Avec du recul, je n’ai pas de regrets.

Finalement, le fait de n’allaiter qu’un seul bébé nous a permis de gérer les nuits à deux. Gweltaz s’occupait de Marthe. Je m’occupais d’Édith. On n’était pas forcément sur le même rythme mais c’était important pour nous de respecter le sommeil de chacune donc on a fonctionné à la demande dès le retour à la maison.

Presque 18 mois plus tard, j’allaite toujours Édith à la demande. Elle tête minimum 6 fois par jour. Pour l’instant ça nous convient bien à toutes les deux donc pas de sevrage en prévision.

Peux-tu nous dire quelques mots sur les premiers mois avec les bébés?

J’avais déjà écrit un article sur les premiers mois d’Édith et Marthe .

Dans tous les cas, je garde en tête une première année épuisante. Je ne pense pas que la gémellité soit la plus responsable de cette fatigue mais que le quotidien avec six enfants dont deux bébés a clairement fait de nous des personnes fatiguées du matin au soir et du soir au matin.

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Malgré tout, j’ai le sentiment qu’on a réussi à s’octroyer des jolis moments avec nos bébés remplis de tendresse et d’amour.

Je garde aussi en tête la relation entre les grands et leurs petites sœurs qui s’est créée petit à petit. C’était tellement chouette de découvrir tout cet amour qu’ils ont pour elles !

 As-tu repris le travail à la fin de ton congé maternité?

Mon congé maternité s’est terminé en juillet 2017 et depuis je suis en congé parental !

C’est important pour moi d’être auprès de mes enfants.

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Pour ceux que ça intéresse ou qui ne l’ont pas déjà lu, j’ai dressé un bilan de ma vie, un an après la naissance des filles pour faire le point sur mon quotidien et sur ce que je ressens parce que finalement, moralement, ce n’est pas si simple d’être à la maison.

 Tes multiples sont-ils ensemble ou séparés à l’école? Ce choix est-il le vôtre, celui des enfants ou a t-il été fait par le personnel enseignant?

Si tes enfants ne sont pas encore scolarisés, as-tu déjà des souhaits?

Si vous avez lu ma réponse à cette question dans l’article qui concerne ma triple team, vous savez déjà que notre choix se portera vers une seule et même classe pour les filles !

Comment se passe la gestion de ton quotidien depuis que tu as des multiples?

J’ai un quotidien très chargé et clairement peu de temps pour moi. Je vis en fonction de mes enfants, de leurs sorties, envies, fatigue, activités, pique nique et compagnie. Les filles dorment encore bien en journée ( 2h le matin et 2h l’après-midi) ce qui me permet de réussir à gérer tout le rangement, le ménage, la paperasse et la logistique de linge.

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( Et parfois je suis dingue et j’accepte même qu’ils invitent des copains à la maison ! )

Les grands s’occupent bien tous les quatre, la sollicitation est moins importante. Et puis ils m’aident avec les filles puisqu’il y a en permanence un enfant pour jouer avec elles.

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A côté de ça, on essaie de s’octroyer des temps plus agréables avec eux (dîner, jeux de société) pendant que les filles dorment. Et franchement, ça fait du bien !

Par contre, la charge mentale fait partie intégrante d’un quotidien qui roule. Car plus on anticipe les choses, mieux ça se passe. Mais finalement il y a tous les jours des choses à anticiper donc mon esprit n’est jamais libre et serein mais je pense que tous les parents sont dans la même situation !

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 Qu’est ce que t’a apporté le fait de devenir maman de multiples?

 Je l’avais déjà dit dans l’article précédent mais je le redis, je reçois tous les jours beaucoup d’amour ! Et ça il faut bien le dire, c’est une jolie récompense !
L’arrivée des filles m’a aussi vraiment apaisée. Je me sens plus calme, plus sereine, plus en phase avec ce que j’ai envie d’apporter à chacun de mes enfants afin qu’ils grandissent dans de bonnes conditions.
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Et puis le fait d’avoir déjà vécu beaucoup de choses avec des multiples me permet aussi de relativiser et de moins me prendre la tête sur des détails.

 Avec le recul que tu as, quelle est la chose la plus difficile selon toi?

La chose la plus difficile que je peux citer concernant les filles est le manque de sommeil !

Édith a fait ses nuits à 15 mois. Honnêtement c’est difficile de peu dormir la nuit durant tout ce temps tout en ayant des journées aussi remplies que sont les nôtres !

C’est derrière nous, je n’en suis pas mécontente !

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♦♦

Voilà ! Cet article résume assez bien notre expérience de la gémellité. J’ai mis pas mal de liens qui renvoient vers des articles déjà publiés qui vont un peu plus dans le détail. Alors si ça vous intéresse, n’hésitez pas à aller les lire.

En parallèle, si vous ne les avez pas déjà lus, voici trois articles que j’ai écrit durant ma grossesse et qui résument très bien mes doutes, mes inquiétudes et mon état d’esprit !

Ici, c’est un article que j’ai écrit à 5 mois de grossesse et qui résume bien les questionnements qui ne m’ont pas quittée jusqu’à la naissance d’Édith et Marthe.

Celui-çi, je l’ai écrit quelques jours plus tard. Il résume assez bien ce que j’ai vécu durant le second trimestre.

Mon état d’esprit et ma forme au cours du troisième trimestre sont décrits dans cet article, un mois et demi avant la naissance des filles !

Et la fin de grossesse se trouve ici  et ici !

 

 

 

La naissance de Marthe et Edith.

Dans la soirée du 1er janvier, je ne me sens pas hyper en forme. J’ai eu beaucoup de contractions dans la journée, je me sens fatiguée.
Vers 23h, les contractions sont un peu douloureuses et régulières toutes les dix minutes. Rien d’alarmant au vu de ce que j’ai vécu durant toute la grossesse.

J’ai quand même un drôle de ressenti.
Les douleurs sont présentes, je n’arrive pas à m’endormir. Gweltaz chronomètre les contractions en espérant que le travail commence.

Des bébés du 2 janvier? Notre copine Maud a parié un resto pour une naissance ce jour-là, je ne vais certainement pas lui faire ce plaisir ! Non je pense que les bébés n’arriveront pas aujourd’hui !

1h30 plus tard, on hésite à appeler sa mère pour venir garder les enfants. Je n’arrive pas à prendre la décision. Nous l’avons déjà fait se déplacer à plusieurs reprises pour de fausses alertes…

A 1h, Gweltaz me dit:

« Bon que fait-on?? »

Je lui réponds simplement:

« On dort. J’ai juste envie de dormir ! « 

Il me regarde interloqué:

« Non mais Athéna, tu racontes vraiment n’importe quoi ! Comment veux-tu que l’on dorme ?
Bon et bien moi je vais me raser le temps que tu réfléchisses ! « 

Il me laisse seule, avec mes contractions. Elles sont désormais espacées de 7 minutes.

A 2h, je me décide:

« Ok, appelle ta mère ! » .

Pour une troisième grossesse, le travail peut être plus rapide et je ne me vois pas vraiment accoucher dans le trafic !

Je râle en me disant que si au moins je perdais les eaux, on ne l’appellerait pas pour rien ! Mais n’ayant jamais perdu les eaux, je sais que ce sera pareil pour cette troisième grossesse. (Oui oui, mes poches sont toujours très solides ! )

Je me lève et prépare mes affaires. En vrai, je ne suis pas du tout efficace, je me rallonge sur le canapé cinq minutes après. A ce moment là, j’entends un « PLOC » et je sens du liquide couler. Sur le moment, je suis persuadée que ma vessie m’a lâchée ! J’appelle Gweltaz, il me dit que c’est du liquide amniotique ! Effectivement ça ne cesse pas de couler ! C’est impressionnant. Il a le sourire et me dit: « On n’a pas appelé ma mère pour rien, ça y’est, les bébés arrivent ! Et tu vois que tu sais perdre les eaux ! »

Trop contents, nous partons à la maternité.

La nuit, il n’y a pas de circulation, nous y sommes en 10 minutes ! En arrivant, nous devons nous présenter au vigile. J’avoue qu’à ce moment là, j’ai un peu honte avec ma grosse serviette entre les jambes mais je me dis qu’il en a certainement vu d’autres… ( Je n’aurais pas aimé rompre la poche des eaux en journée au vu du nombre de personnes dans le hall de la maternité habituellement ! )

Une sage-femme nous accueille et nous emmène en salle de naissance. Elle me demande de me déshabiller. Je n’ose pas lâcher ma serviette. Je lui dis que ça coule beaucoup. ( Et honnêtement j’ai toujours moitié honte ! )
Elle tente ensuite de poser le monitoring pour surveiller les cœurs. Le bébé du bas est introuvable, elle m’appuie énormément sur le ventre. Je trouve ça interminable. J’ai envie qu’elle me laisse tranquille. Finalement, après plus de 30 min de recherche, elle décide de poser un capteur interne sur la tête du bébé ( il est tellement bas que ça explique le fait que le monitoring externe ne le capte pas ! )

A l’examen, elle me fait énormément mal. Elle me dit de ne pas bouger, mon col est très postérieur et elle veut être sûre que le travail est bien en route.
Le toucher n’est pas concluant, elle me laisse quelques minutes de répit et recommence.
Je pleure. Elle me fait hyper mal, je lui demande de me laisser.
A ce moment là, elle nous dit que je suis à 2 cm, et qu’elle appelle l’anesthésiste pour la pose de la péridurale, elle pourra m’ausculter plus facilement par la suite.
Je suis déçue, je me dis que les contractions sont très supportables, je ne vois pas l’intérêt de la péridurale à ce moment là.

Gweltaz tente tout de même:

 » En fait elle ne veut pas de péridurale. « 

Je le regarde (attendrie car oui, il a osé me soutenir dans ma démarche) et lui dit: « Je pense que je n’ai pas le choix… »
La sage-femme lui répond que si une césarienne doit être faite, autant que ce soit sous péridurale plutôt que sous anesthésie générale et que pour des jumeaux il n’y a pas le choix ! En vrai, je sais qu’on a le choix mais avec mes antécédents, mieux vaut ne pas tenter le diable…

L’anesthésiste arrive peu de temps après. Ils font sortir Gweltaz, c’est parti pour l’horreur de cet acte !
Il me demande de ne pas bouger ! Sauf qu’au moment de la pose, ma jambe droite saute et je sens comme des décharges électriques. C’est hyper douloureux, il me redemande sèchement de ne pas bouger ! ( Franchement j’aimerais bien le voir à ma place !)

Je regrette tellement de m’être laissée faire ! Sur le moment je me dis que j’aurais mieux fait de refuser.

La péridurale en place, je ne sens plus rien. Ma jambe droite est complètement anesthésiée. Je tente de ne pas appuyer sur la pompe malgré les recommandations de la sage-femme (  » Surtout ne laissez pas la douleur revenir, pensez à appuyer !!) afin de voir si je retrouve l’usage de ma jambe. En réalité, je sens bien ma jambe gauche, mais je ne maîtrise pas du tout la droite. Ca me fait hyper peur. Je dis à Gweltaz que si ça se trouve je suis paralysée.
J’en parle à la sage-femme, évidemment elle me répond que c’est normal. Je lui dis que je vais être incapable de pousser avec une jambe dans cet état. Elle me rassure en me disant que j’y arriverai !
Je tremble, j’ai froid, ça me gratte, c’est horrible ! Je déteste toutes ces sensations ! J’aurais préféré rester avec mes contractions même si je n’étais certainement pas au bout de mes peines.
Le monitoring affiche de très fortes contractions et vraiment bien rapprochées. On se dit que je n’aurais pas eu beaucoup de répit..;

A 4h, mon col est à 4 cm. Le travail avance bien, on a espoir que nos bébés naissent ici, par voie basse !

A 5 h, je suis à 7 cm ! La sage-femme nous dit qu’ils devraient naître vers 6 h. L’auxiliaire de puériculture arrive, elle prépare les kits pour la naissance de chaque bébé. Toutes les deux, elles nous expliquent comment se déroule une naissance de jumeaux par voie basse et ce qui va se passer pour les bébés. Elles nous parlent de potentielle néonat, couveuses…
Je me mets à pleurer. Les souvenirs de la naissance des trois gnomes remontent. J’ai vraiment peur. Je me dis que j’ai atteint 36 semaines et 4 jours, terme très correct pour des jumeaux ! Je refuse d’imaginer mes bébés dans des couveuses ! On leur explique qu’on préfère le peau à peau dans un premier temps plutôt que la couveuse. Elles semblent réceptives, tant mieux ! Je suis remplie d’émotions. J’ai vraiment peur de tout.

La sage-femme me dit qu’elle a prévenu mon obstétricien ! Il devait commencer sa journée à 8h mais au vu de la vitesse du travail, elle a préféré l’appeler plus tôt.
A 7h, il arrive enfin ! Je suis contente de le voir et rassurée de me dire que ce sera lui qui les fera naître ! Je lui souris et lui dis:

« Ah vous voyez, je vous ai attendu ! « 

A l’examen mon col est toujours à 7 cm. Il me dit qu’on peut se laisser encore du temps. Il repassera un peu plus tard !
A 8h, la sage-femme vient m’ausculter, j’en suis toujours à … 7 cm !

Je commence à me demander pourquoi le travail stagne comme ça. Sur le monitoring, les contractions s’espacent. Ça ne présage rien de bon mais je garde espoir.

A 9h30, l’obstétricien revient ! Je suis toujours à 7 cm. Il m’annonce alors qu’il ne veut pas prendre plus de risques, selon lui, on a assez attendu, il propose une césarienne.

Et vlan ! J’ai le sentiment à ce moment là de me prendre une grande claque !

Mais pourquoi ??? Tout se passait bien ! Et le premier bébé a bien la tête en bas ! La sage-femme nous a dit qu’à 6h ils seraient nés …
Il nous explique que mon utérus est très distendu du fait de la grossesse gémellaire, le premier bébé a donc encore la place de bouger. Sa tête n’est pas très grosse, elle n’appuie pas assez sur le col.

En pleurant, je fais un signe de la tête pour lui signaler que je suis d’accord. ( En vrai, je n’ai pas tellement le choix mais je montre quand même que je coopère.)
A ce moment précis, le personnel est très efficace. J’ai l’impression d’être au milieu d’une fourmilière. Chacun sait ce qu’il a à faire, tout va très vite. Je ne fais que pleurer. J’ai le sentiment d’avoir échoué. J’ai envie de rentrer chez moi, avec mon gros ventre pour revenir quelques heures en arrière.

Gweltaz m’embrasse et me dit qu’il me rejoint au bloc. Les infirmières m’emmènent.

J’arrive au bloc en larmes ! Ils m’installent, m’expliquent et me préparent. Je n’écoute pas vraiment ce que l’on me dit. Les produits qu’ils m’injectent me rendent moitié stone. J’attends Gweltaz mais il n’arrive pas.
Finalement le voilà ! En tenue de bloc ! Le voir comme ça me fait rire  ! J’avoue que ça lui va bien ! L’obstétricien arrive à son tour. Il me fait une caresse sur l’épaule et me dit que ça va aller ! Il me demande quelle musique je veux écouter ! A vrai dire, je n’ai aucune envie particulière, je le laisse choisir.

La sage-femme nous demande les prénoms des bébés. Je laisse Gweltaz répondre. Ça me semble tellement abstrait. Elle prépare donc 4 bracelets en fonction de l’ordre d’arrivée des bébés. Nous demandons à l’obstétricien de ne pas nous annoncer les sexes des bébés. Après 8 mois d’attente, notre seul souhait est de les découvrir ensemble.

Gweltaz me câline et me dit qu’il est fier de moi. Il me dit qu’on va enfin rencontrer nos bébés. Il est trop content ! Je le regarde et me dit « Ouai ça y est !  » L’anesthésiste vient me voir et me demande si ça va. « Ben oui pourquoi ça n’irait pas?  » Il me répond que l’incision est faite ! Dans très peu de temps nous découvrirons notre premier bébé !

Quelques minutes plus tard, l’infirmière baisse le champs et demande à Gweltaz de me tenir la tête pour que je puisse voir la naissance du bébé. C’est assez incroyable, nous le voyons sortir de mon ventre ! L’obstétricien le sort, et le lève bien haut face à nous:

« Une fille !!!!  » On pleure, trop contents. C’est Marthe ! Elle est née à 10h21 ! Moi qui ne pensais pas avoir une fille, je suis très émue et vraiment heureuse. Je regarde Gweltaz, tout ému lui aussi et rempli d ‘émotion. La sage-femme me l’amène près du visage, elle semble trop mignonne. Elle l’emmène rapidement en salle d’examen car il fait trop froid pour elle ici.

Une minute après, même scène. Baisse du champ, levé du bébé:

« Une autre fille !!!! » Whooooo la surprise est incroyable ! Je ne regrette vraiment pas d’avoir tenu bon et de ne pas avoir demandé les sexes. Deux filles, c’était vraiment le scénario improbable ! Je suis épatée de voir ce deuxième petit bébé et de me dire : « C’est Edith ! »

J’ai le temps de la câliner un peu. Ils l’emmènent. Gweltaz m’embrasse et suit les filles.
Je me retrouve seule au bloc. L’infirmière m’annonce qu’il faut compter environ trente minutes avant que je ne puisse sortir d’ici. Je regarde la pendule. Le temps me semble extrêmement long.
Je me répète plusieurs fois que dans mon ventre il y avait deux filles. Que maintenant, elles sont nées. Marthe et Edith. Oui, ensemble nous avons deux filles.

L’obstétricien m’annonce enfin que tout s’est bien passé, que mes petites filles étaient très toniques à leur naissance et qu’Edith est même née en tirant la langue ! Les infirmières m’emmènent en salle de réveil. Quelques secondes après, je vois Gweltaz arriver avec elles dans les bras. Je garderai cette image en tête toute ma vie je pense. Tout ému et trop fier de les avoir toutes les deux dans les bras. Il vient me les présenter et les pose sur moi.
Je prends du temps pour les observer car le temps de me recoudre, je me suis quand même demandé si elles étaient monozygotes…

Finalement non. Je vois de suite les différences. Marthe a des yeux en amande. Edith est très brune. Leurs cheveux n’ont pas la même implantation. Edith a une peau plus foncée. Marthe a un petit menton en pointe.
Je les trouve tellement belles. Je suis hyper fière de moi ! Elles sont là, avec nous ! Ça m’émeut beaucoup. Pas de couveuses, pas de néonat. J’ai tenu bon, la grossesse m’a épuisée et m’a fait souffrir mais vraiment, ça valait le coup !

Ce 2 janvier 2017, nous sommes enfin tous les 4.
Ce jour là, je suis devenue maman de 6 enfants !

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Deux bébés bien au chaud !

Après plusieurs semaines sans rien écrire, je reprends, là où je m’étais arrêtée…

Jeudi 22 décembre:

Ce jour là, j’ai rendez-vous avec l’obstétricien à la maternité. J’ai hâte de savoir ce qu’il va me dire. J’ai un peu peur qu’il m’annonce que le bébé du bas ne se présente plus comme il faut et qu’une césarienne soit de rigueur.

A l’examen, tout va bien. Les deux bébés sont bien vigoureux et le liquide amniotique est en quantité suffisante. La tête du premier bébé est toujours bien en bas. Il me dit que la naissance n’est pas du tout imminente. Il lève les consignes de repos et me demande de stopper la prise de spasfon systématique. Il faut maintenant que mon corps travaille. Je suis à 35 semaines!

Il me dit qu’il part en vacances le lendemain et ce, jusqu’au 2 janvier ! Il m’explique qu’il a discuté avec ses confrères, et qu’aucun n’est pour une naissance par voie basse. Il note quand même dans le dossier qu’il autorise la voie basse jusqu’au 2 janvier. Passé ce terme, les risques seront trop accrus.

Mes sentiments sont alors mitigés. Soit, je recommence sérieusement à bouger pour favoriser les chances de voie basse (au risque tout de même d’avoir une césarienne puisque mon obstétricien ne serait pas là pour m’accoucher, soit j’attends patiemment sans faire d’efforts et puis on verra bien…)

Je me sens triste et déçue. Le premier bébé est bien positionné mais ce n’est encore pas suffisant pour que je garde espoir… Avant de me laisser repartir, il me demande de descendre aux consultations de sage-femme pour surveiller ma tension car il a un doute. Je n’ai pas l’habitude d’en avoir et là, elle est assez élevée.

Je reste presque deux heures en observation avec une sage-femme. Mon énervement est tel que ma tension ne baisse pas. Finalement, après un temps de repos, je me calme et elle me laisse enfin repartir ! Après la consultation, je rentre chez moi en me disant qu’après noël, je recommence à bouger. Je choisis de me laisser une chance de les faire naître naturellement.

La journée de noël se passe au calme. Nous profitons de ces temps de jeux avec les enfants. J’aime beaucoup l’ambiance de cette journée et la joie des enfants en ouvrant leurs cadeaux.

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Le soir du 25 décembre, nous déposons les enfants chez leur papa pour une semaine. Ils seront de retour le 1 er janvier. Je me dis que je vais certainement accoucher avant qu’ils ne rentrent.

Gweltaz est en vacances pour une semaine. La naissance à ce moment là tomberait vraiment bien !

Nous profitons de nos derniers temps à deux. Balades, shopping, et repos sont au programme !

27 décembre:

Ce jour-là, j’ai rendez-vous pour la dernière échographie. Les bébés sont estimés à 2.300 kg. On ne distingue pas grand chose sur l’écran. L’examen est rapide. Elle nous explique qu’il faut au moins atteindre les 36 semaines (deux jours plus tard ) pour que les bébés aillent vraiment bien. Mais moi, je ne suis plus tellement décidé à attendre.

Je me rends compte qu’après avoir tant été parasitée à l’idée d’avoir des bébés prématurés, maintenant que j’ai passé tous les stades critiques je n’ai envie que d’une chose: accoucher! Plus personne ne peut me raisonner. J’ai mal partout, je peine à trouver des positions confortables pour dormir, j’ai du mal à respirer, mon ventre est gros et lourd, je me sens très fatiguée, j’ose le dire, je n’en peux plus !

Je me sens prête à accueillir nos petits.

Les jours passent, et je ne ressens absolument aucun signe d’un potentiel accouchement. Nos bébés sont bien au chaud et ne semblent pas avoir envie de sortir… Autant au repos, j’avais beaucoup de contractions, autant après reprise de ma vie (presque) normale, je n’en ressens plus aucune !

Je commence à faire le deuil de mon accouchement rêvé.

Mes sentiments sont très contradictoires. D’un côté je me dis que plus ils restent dans mon ventre, mieux c’est pour eux, mais d’un autre, je me dis qu’au terme où je suis, ils iront bien donc autant qu’ils naissent afin que mes souffrances physiques cessent et que j’évite la césarienne…

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A 36 semaines

31 décembre :

Ce jour-là, Gweltaz bricole dans la salle de bain. Je décide de nous préparer un bon repas pour le réveillon. Je n’avais pas cuisiné depuis longtemps ! Ca me fait hyper plaisir ! La soirée est calme. Dans la nuit, je ressens des contractions. Douloureuses et régulières.

Des bébés du 1er janvier???

Je décide de ne pas réveiller Gweltaz tout de suite, au cas où ce serait une fausse alerte. Au bout de trois heures, les contractions s’espacent et disparaissent, ce ne sera donc pas pour cette nuit !

1er janvier :

Mes enfants rentrent de chez leur père à 18h. Nous profitons de notre dernière journée tous les deux. Gweltaz reprend le travail le lendemain. La motivation n’est pas vraiment là. Nous étions dans l’accueil de nos bébés et finalement, ils ne sont pas nés. Le rythme va donc reprendre. Le lendemain, il n’y a pas d’école, je prévois une journée repos et jeux avec les enfants ! Je n’ai pas passé de temps seule avec eux depuis longtemps. La journée s’annonce calme et agréable !

 

Une naissance qui approche…

Voilà plus deux semaines que je n’ai rien écrit ! Je me décide donc aujourd’hui à rédiger un nouvel article  sur ma fin de grossesse.

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32 semaines

Lundi 5 décembre:

Ce jour là, j’ai rendez-vous à la maternité pour un contrôle avec l’obstétricien qui me suit. Nous l’avons rencontré 3 semaines auparavant, le contact est très bien passé. Nous devions réfléchir tous les deux à la naissance dont nous avions envie pour nos bébés. Il nous a précisé qu’il était important que nous ayons des envies, qu’il fera au mieux pour les respecter mais qu’évidemment, l’obstétrique garde toujours une part de mystères et d’imprévus et que le jour J, il saura nous aider à prendre les bonnes décisions en fonction du déroulement de l’accouchement.

Je me rends donc un peu anxieuse à ce rendez-vous. J’ai toujours peur d’une hospitalisation. Il me demande donc la décision que nous avons prise au sujet de la naissance. Je lui explique que pour nous, la voie basse est la meilleure option. Il m’avoue ne pas être contre mais que pour éviter la césarienne il va falloir entrer dans de nombreux critères car les accouchements par voie basse de jumeaux suite à une césarienne sont assez novateurs.  Le premier critère est simple: la position du premier jumeau. Pour l’instant il est tête en bas, pourvu qu’il y reste ! La deuxième chose importante est une mise en travail spontanée. Les déclenchements n’étant pas envisageables sur utérus cicatriciels… Toutes les autres conditions ne seront étudiés que le jour J. Il m’explique qu’il ne peut pas s’engager pour l’instant, qu’il va faire au mieux pour suivre notre envie mais qu’évidemment rien ne peut être défini à l’avance. Il me félicite tout de même pour ce choix. J’apprends ensuite qu’il sera en vacances du 23 décembre au 2 janvier inclus et que si j’arrive pour accoucher pendant cette période, je serai prise en charge par un de ses confrères qui peut tout à fait être contre la voie basse…

Lors de l’examen, il me dit que la tête du premier bébé appuie fortement sur le col et qu’un repos en position allongée une grande partie de la journée est désormais de rigueur ! Il me prévoit un prochain rendez-vous le 22 décembre !

Je vois dans la même journée l’anesthésiste. Il n’est pas spécialement à l’écoute, je sens qu’il a juste envie de faire son laïus sur la péridurale. Oui mais moi je ne veux pas de péridurale ! Alors là, il m’explique qu’elle est fortement préconisée pour les naissances gémellaires car si le second bébé reste coincé, ils sont obligés de me faire une anesthésie générale. Tandis que si la péridurale est posée, ils peuvent injecter un produit plus fort et ne pas m’endormir si mon cas nécessite une césarienne pour la naissance du deuxième jumeau.

Et voilà, je me sens de nouveau spectatrice de cette future naissance. J’ai l’impression de ne rien pouvoir maitriser. Je rentre plutôt dépitée en me disant que c’est injuste, que j’accouche très bien naturellement mais qu’étant donné que je fais des multiples, je suis contrainte d’accepter des actes médicaux qui ne me correspondent pas.

On est lundi, je rentre chez moi en me disant que la semaine va être très longue. Je suis à 32 semaines + 4 jours et l’objectif à atteindre est 34 semaines pour pouvoir être accueillie dans cette clinique (avant ce terme, un transfert vers le CHU est de rigueur) …

Je ne bouge donc pas de la semaine. Je navigue entre mon lit et le canapé. Je passe le cap des 33 semaines avec fierté le jeudi, et me dis qu’il ne reste plus qu’une toute petite semaine à atteindre !

Le vendredi soir, je ressens des contractions. Beaucoup trop ! Elle s’enchaînent. Ne sont pas douloureuses mais vraiment intenses. Je suis les conseils de ma sage-femme : douche+ spasfon et repos complet. Je pleure. Je me dis que c’est fichu. Qu’ils vont naitre. Que mon corps n’a encore pas réussi à garder des bébés au chaud suffisamment longtemps. Les enfants dorment, nous sommes partagés entre une consultation à la maternité et l’envie d’attendre de voir si ça passe. En vrai, je préférerais consulter, mais l’idée de faire déplacer ma belle-mère si ce n’est rien m’ennuie. Elle s’implique déjà tellement en ce moment… J’aimerais que Gweltaz prenne la décision à ma place. Mais ce n’est pas possible. Je suis seule à ressentir tout ça. Je dois me décider. Finalement après 3h, les contractions se calment, je suis à peu près sereine et j’arrive enfin à m’endormir.

Le samedi, je ne me sens pas hyper en forme après l’épisode de la veille. Je prends sur moi. Je me dis que si les contractions sont passées, c’est qu’il s’agissait d’un faux travail. Oui mais et si ça avait fait bouger mon col ?

Gweltaz a beaucoup de choses à gérer toute la journée. Je le sens fatigué et sur les nerfs. Les enfants sont là, à fond ! J’organise un atelier lego dans le salon en mode cachalot pour profiter d’eux.

Le soir arrive, je ne me sens toujours pas bien. Les contractions reviennent. Certaines me font mal. J’en ressens moins que la veille, mais tout de même,… Une nouvelle décision s’impose. Je regarde Gweltaz, épuisé, je me dis que si on va faire un contrôle ce soir, il ne pourra encore pas se reposer. Oui mais ça reste une grossesse à risques ! Je décide donc qu’on y aille ! Sa maman arrive pour les enfants, je leur fais un câlin, les rassure et leur dis que je viendrais leur faire un bisou dans leur lit en rentrant.

Arrivés sur place, nous sommes pris en charge de suite. Le monitoring montre beaucoup de contractions. Je pense que je ne les ressentais même pas toutes ! J’ai l’habitude de faire des monitorings avec la sage-femme à domicile et effectivement ce tracé ne ressemble pas du tout à ceux que j’ai l’habitude de voir.

Rapidement, la sage-femme me donne un traitement pour tout stopper. 4 comprimés à prendre toutes les 20 minutes. Entre temps, elle me pose un cathéter en nous expliquant que si les comprimés ne suffisent pas, elle injectera quelque chose de plus fort. A l’examen mon col n’a pas bougé du tout. Nous sommes rassurés. On se dit que quand la crise sera passée, on pourra rentrer !

Sauf que l’obstétricien de garde décide de m’hospitaliser… Oh non ! Cela me rend hyper triste. Je me concentre pour ne pas pleurer. La sage-femme nous explique qu’il prévoit une cure de corticoïdes pour aider les poumons des bébés à maturer. Deux injections à 24h d’intervalle. Cette cure nécessite une surveillance accrue car elle a tendance à endormir les bébés et à provoquer des contractions…

Gweltaz attend qu’ils m’installent dans ma chambre avant de rentrer à l’appart. J’essaie de me dire que ça ne va pas être long, qu’ils vont faire la cure et que je vais pouvoir rentrer en début de semaine.

Je passe une nuit horrible. Je dors 4 heures. La cure médicamenteuse a stoppé les contractions mais m’a donné des maux de tête horribles, des bouffées de chaleur, la nausée,… Je ne supporte clairement pas ce traitement.

Le dimanche matin, je reçois la première injection de corticoïdes. Je continue à prendre des médicaments contre les contractions. J’ai envie de les arrêter mais c’est trop tôt.

Gweltaz vient me voir avec les enfants. Opale n’est pas très sereine. Elle a besoin d’être rassurée, les garçons, eux, jouent avec les commandes du lit, ils n’ont pas l’air spécialement inquiets… Ils iront ensuite passer l’après-midi chez la maman de Gweltaz afin qu’on ait un peu de temps tous les deux !

Le reste du séjour ne sera pas plus glorieux. Les injections énervent et empêchent de dormir. Je suis épuisée, j’en ai marre qu’on me touche, je n’ai plus envie. Je veux rentrer, me mettre dans ma bulle et continuer à couver sans que l’on m’ennuie. Mon obstétricien autorise la sortie mardi après-midi sous condition de repos total et du passage de la sage-femme à domicile 2 fois par semaine ! Nous sommes à 33 semaines +5 jours.

Maud vient me chercher, je suis si contente de rentrer ! 3 jours après mon retour à la maison, je me sens encore très fatiguée. J’ai beaucoup de mal à récupérer de cette hospitalisation. Je ne peux pas dire que j’aie le moral. J’ai le sentiment de ne plus avoir d’objectifs. Je trouve le temps long et même si nous avons passé ce fameux cap des 34 semaines, il faudrait au moins atteindre les 36 semaines pour avoir des bébés bien en forme et directement en chambre avec nous. Mais ça me semble si loin… Mon état fait que je n’arrive pas à me sentir bien. Ni moralement ni physiquement. C’est très étrange !

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34 semaines

Aujourd’hui, j’en suis à 34 semaines + 6 jours.

Je me sens un peu mieux. J’ai pas mal de douleurs, je ne dors pas hyper bien car les bébés bougent beaucoup mais petit à petit j’atteins les objectifs fixés et ça me fait beaucoup de bien ! Ce week-end c’est noël, j’ai hâte d’y être et de profiter de ces jolis moments en famille avec les bébés encore bien au chaud !

Mes indispensables pour l’arrivée des bébés !

Suite à l’article sur les habits des bébés, j’ai décidé d’en écrire un autre sur l’idée « minimaliste » que nous avons du matériel à avoir pour l’arrivée de nos deux bébés ! Je vous cite donc nos indispensables !

Avant de découvrir ma grossesse gémellaire, nous nous étions dit que nous achèterions le moins de matériel possible. Je me voyais déjà avec une écharpe de portage pour aller chercher les grands à l’école, et faire toutes les sorties avec notre bébé ! En ville, c’est bien plus pratique ! J’en viens donc au premier point: les sorties…

1- La problématique du transport des bébés

La première interrogation pour moi après l’annonce a été:  » Mais comment vais-je faire pour bouger avec deux bébés en habitant au premier étage sans ascenseur ???  » ( Et encore heureusement, nous ne sommes pas au troisième…)

Loin de moi l’idée d’acheter une poussette double. Non seulement on ne saurait pas où la ranger mais je n’arriverais pas non plus à la porter seule avec les deux bébés dedans. Je ne supporte pas l’idée de laisser un bébé en bas pour monter le premier et redescendre chercher le deuxième ! Il nous fallait un modèle léger et simple d’utilisation. On ne voulait pas non plus acheter des combinés cosys voiture / poussette car on utilise très peu la voiture, on se déplace essentiellement à pied. Les cosys resteront donc uniquement dans la voiture, on ne les clipsera jamais sur une poussette. Je me suis débrouillée pour trouver des coques le temps qu’ils soient en âge d’utiliser les sièges groupe 1 des grands !

Bon alors on fait comment? La question est restée sans réponse pendant un moment. Je ne me sentais pas capable d’assurer un portage double en écharpe.

Finalement, c’est suite à une discussion avec ma sœur qui nous a fait découvrir la Rolls Royce des poussettes de citadins que nous avons acheté ce petit bijou !

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Voici donc la YOYO !

Bon on a dû l’acheter neuve car en ce moment il y a un trafic de ce modèle sur le bon coin et plusieurs accidents ont été relevés. Il a donc fallu chercher un magasin revendeur afin de se la procurer !

 On n’a pas encore testé avec des bébés dedans mais on en est déjà super contents! Elle est légère, maniable (même à une main), et se range dans un sac dans un placard ! Elle se plie et se déplie en un coup de main, c’est assez incroyable ! Je ressens d’ailleurs une légère pointe de déception chez Gweltaz qui veut favoriser le portage mais qui sera bien moins souvent seul avec les bébés et qui ne pourra donc pas l’utiliser autant que moi ! (Bon en vrai, je pense qu’il s’en remettra vite !)

Et pour terminer le point sur la poussette, une petite démonstration s’impose :

Le dépliage :

Et le pliage :

Vous remarquerez le coup de main de pro de Gweltaz !

2- Echarpe JPMBB, mon coup de coeur !

L’écharpe stretch « Je porte mon bébé » est mon coup de cœur en termes de portage des nouveaux-nés. Je l’ai découverte pour mes trois petits (enfin grands!) et je ne l’ai pas quittée les six premiers mois de leur vie. Confortable pour le bébé et le porteur, pratique, et surtout très facile d’utilisation.

Je ne me voyais pas faire sans pour les bébés. Quand un nourrisson a besoin de plus de contact, elle permet quand même de bouger, faire du rangement,… Et pour les sorties elle est parfaite ! J’aime le fait que le nœud soit à faire avant de mettre le bébé dedans. Je suis clairement moins à l’aise avec les écharpes tissées. Je me suis débarrassée de pas mal de choses quand mes enfants ont grandi mais mon écharpe, je l’ai gardée au cas où… et j’ai bien fait ! Nous en avons juste acheté une deuxième pour Gweltaz !

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Bon là, j’étais pas encore super douée, Balthazar est porté trop bas… On dit qu’il faut que les bébés soient à hauteur de bisous !

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Ma choupette s’entraîne elle aussi !

3- Le porte-bébé physiologique

J’utilise l’écharpe jusqu’à 6 mois environ mais après, j’aime porter les enfants en porte-bébé. Évidemment pas n’importe quel porte-bébé. Je n’aime pas du tout les modèles avec des grosses armatures, ni les modèles où les jambes du bébé « pendent ». A chaque fois que j’en croise, je me dis que je n’aimerais vraiment pas être à la place des bébés ! Beaucoup d’entre eux sont carrément maintenus par les parties génitales. Non merci ! Vive donc les porte-bébés dits physiologiques qui respectent le corps des bébés, les épaules et le dos des parents !

Il peut se mettre de différentes façons. J’aime beaucoup les porter sur le dos quand ils commencent à bien se tenir, ça laisse plus de liberté de mouvements. On s’était donc dit que nous en achèterions un second puisqu’un week-end sur deux nous serons juste avec les bébés, donc pour les balades, on aura chacun un bébé à porter.

Finalement, mon oncle et ma tante nous ont donné le leur dont ils ne s’étaient pas séparé, c’était une belle surprise !

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4- La baignoire, c’est important mais où range t-on ce truc pour éviter de l’avoir à traîner??

Alors la baignoire a été un autre casse-tête. Pour la naissance de Zéphir, (mais ça c’était avant), j’avais acheté une baignoire sur pied. J’imaginais que c’était plus pratique. Sauf que là, nous n’avions pas du tout envie d’avoir une baignoire dans la salle de bain ! Quand nous avons rénové notre appart, nous avons fait le choix de déposer la baignoire pour mettre une grande douche. Mais avec un bébé (ou deux) il faut forcément trouver des astuces pour les baigner simplement et surtout sans que du matériel comme ça nous gêne au quotidien !

J’avais donc pensé à la shantala. Mais bof, j’étais pas hyper convaincue. Et finalement j’ai trouvé une baignoire pliante ! PARFAIT ! Elle peut se ranger dans le placard facilement après les bains. Et suite à mon achat, je me suis rendue compte qu’elle n’était tellement pas large, qu’elle pouvait même se ranger sans être pliée! Bonheur !

Nous ne prévoyons pas la même organisation, Gweltaz se voit les baigner sur la table de la cuisine, moi je me vois bien au sol dans la salle de bain. A voir…

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Et voilà la bête !

5- Transats ou pas transats?

Et allez encore une question qui a tourné et viré dans ma tête.

Bon j’avoue clairement que le transat c’est très pratique pour poser les bébés. J’ai même l’impression que c’est indispensable. Oui sauf que je ne supportais pas l’idée d’avoir des transats à traîner dans le salon. J’avais aussi l’impression que ça pouvait être potentiellement dangereux d’avoir un bébé au sol avec des grands dans les parages. Je me suis dit qu’ils pouvaient se prendre les pieds dans les brides et tomber sur nos petits mignons !

Il fallait donc trouver une autre solution ou ne pas en avoir du tout. C’est vrai qu’en appartement les bébés ne sont jamais loin, ils peuvent très bien jaser dans leurs lits tranquilles… Oui, mais bon, je suis du genre à aimer qu’ils soient près de moi !

Nous avons donc jeté notre dévolu sur des combinés transats/chaises hautes afin qu’ils soient à hauteur et qu’ils puissent participer à l’effervescence des repas familiaux rapidement.  Il y a donc moins de danger, les bébés sont à hauteur et les grands ne risquent pas de marcher dessus !

Les chaises sont assez légères, ce qui signifie que l’on peut très bien les déplacer dans le salon sans difficulté ! Bon c’est quand même un vrai budget mais ça fait partie du minimum à avoir.

Mais ce qui est super c’est que ce sont des chaises évolutives. Les enfants pourront les garder jusqu’à leurs 10 ans, voir plus. Dès que les bébés se tiendront assis, on enlèvera le transat pour ajouter un élément qui transforme l’ensemble en chaise de bébé. Et par la suite, on passe en mode chaise classique, et les plateaux d’assise et de repose pieds s’ajustent pour coller au rythme de croissance de l’enfant. C’est cher, mais c’est fait pour durer ! C’est ce qu’on appelle un bon investissement…

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6- Et les couches alors?

Concernant ce sujet, nous étions tous les deux d’accord pour utiliser des couches lavables. Pour des multiples, ce qui est rentable c’est d’acheter des couches qui s’adaptent de 3 mois jusqu’à la propreté. Un seul lot jusqu’à 2 ans et demi/ 3 ans c’est quand même génial! Donc nous nous orientions vers des couches jetables écologiques pour les 3 premiers mois. Avec la dernière polémique Pampers, j’ai pris le temps de décortiquer les produits utilisés pour la fabrication des couches jetables écologiques. (J’imaginais qu’il n’y en avait pas du tout…) A vrai dire, ma démarche n’est pas vraiment axée sur le côté recyclage des déchets puisque nous n’avons pas de compost (enfin la motivation aurait pu venir du nombre de sacs poubelle que Gweltaz descend déjà chaque semaine alors avec des couches pour deux bébés en plus je ne peux qu’imaginer la quantité de déchets supplémentaires…).
Vous l’aurez donc peut-être compris, je ne supporte pas l’idée que mes bébés aient en permanence des produits chimiques sur les fesses. Sauf que je me suis rendue compte que les couches jetables écologiques étaient elles aussi porteuses de produits chimiques. En bien moindre quantité, certes, mais quand même !

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J’ai passé une journée entière à comparer les différentes marques mais pour certaines il est impossible de trouver les quantités de produits utilisés. J’ai tourné le problème dans tous les sens dans ma tête et je n’arrivais pas trouver de solution.

Investir dans deux lots de couches lavables c’est excessif ! On ne voit plus trop l’effet économique de la démarche du coup ! Et puis, j’avais peur d’être très fatiguée au retour de la maternité et de ne pas avoir envie de gérer des lessives supplémentaires.

Finalement après conseils sur un site super, et en fonction de nos besoins et de l’organisation familiale (car se lancer dans les couches lavables c’est une chose mais acheter des modèles qui ne correspondent pas au rythme et à l’organisation des parents c’en est une autre. Nombreux sont les parents qui investissent au hasard dans un lot de couches et qui finalement ne les utilisent pas car ça ne leur correspond pas… ), j’ai  donc trouvé un modèle de couches lavables pour nouveaux-nés ( 2 à 5 kg donc parfait pour des bébés qui seront certainement petits à la naissance) . En calculant le coût total de l’opération, j’ai vu que ça allait nous coûter moins cher d’investir dans un lot pour 4 mois que d’acheter des couches jetables pour cette période ! ( J’inclus aussi la lessive, l’eau et le matériel inhérent à l’entretien des couches.)

Le choix d’utiliser des couches lavables étant une décision de couple, j’en ai parlé à Gweltaz. Car même s’il était partant pour en utiliser à partir de trois mois, il était tout aussi important qu’il accepte de m’aider dans cette gestion dès le retour de la maternité. Finalement, il n’a pas du tout tergiversé convaincu par la démarche et nous les avons commandées le soir même !

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Les fesses de nos petits seront donc respectées !

7- Les bavoirs !

Alors les bavoirs font partie des choses indispensables selon moi. Ayant eu un gros baveur pendant plusieurs années, j’ai compris ce que c’était que de changer un bébé plusieurs fois par jour car le body était en permanence trempé ! Pour nos bébés, j’avais envie d’allier confort et style ! (Parce que franchement, les bavoirs en éponge avec des écritures dessus, c’est pas méga funky ! ) Du coup, je voulais:

  • Des bavoirs à pressions ( car les liens sur des nouveaux-nés, c’est juste l’enfer !)
  • De jolis modèles mixtes !
  • Des tarifs corrects (oui oui j’ai repéré des bavoirs à 10 euros l’unité quand même !)
  • Des bavoirs assez épais et absorbants mais qui ne les gênent pas dans leurs mouvements.

J’ai réussi à trouver mon bonheur sur une boutique en ligne. J’ai donc acheté des bavoirs bandanas !

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Il y a sur ce site, beaucoup de choix, beaucoup de modèles mixtes et les tarifs sont vraiment très attractifs! On les a reçus sous deux jours et à notre plus grande surprise (car je n’avais pas dû bien lire la description…) ils sont doublés en polaire et ajustables en terme de taille ! On ne les a pas encore testés mais la qualité du produit me pousse à croire qu’on va être ravis à l’utilisation !

8- Le babynomade

Alors ça c’est un produit coup de cœur qui fait partie de nos indispensables (en cas de bébé(s) d’hiver bien sûr, mais finalement je n’aurais connu que ça avec mes enfants ! Ma sœur en avait offert un à Zéphir pour sa naissance. Je n’aime pas vraiment les combinaisons de bébé. Je trouve qu’installer un bébé dans une combinaison alors qu’il dort, c’est pas terrible du tout. J’avais donc gardé celui de Zéphir, on en a juste acheté un second du coup.

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9- Le trafic

Mon kangoo avait 7 places. Le nombre de places suffisant pour se déplacer en famille avec 5 enfants.

Je n’imaginais vraiment pas qu’on ait à changer de voiture…

Nous avons jeté notre dévolu sur un beau gros trafic! A vrai dire nous n’avons pas vraiment eu le choix car c’était le seul modèle 9 places qui rentrait dans notre garage. Nous avons donc revendu nos deux voitures pour en faire l’acquisition. Nous l’avons acheté en août et depuis, je ne conduis presque plus. Le sortir du garage me donne des sueurs froides tellement la marge est minime… Bon et de toute façon, avec le repos forcé je n’ai plus le droit de monter dans une voiture alors… Pourtant il va bien falloir que je m’habitue afin de bouger avec mes 6 enfants !

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Mignonneries !

Ne pas connaître les sexes de nos bébés nous a apporté une troisième contrainte que je n’avais pas vraiment anticipée: les habits !

Il y a quelques semaines, nous nous sommes rendus dans mon magasin fétiche de fringues pour bébés afin d’acheter tout ce dont nous avions besoin pour leur arrivée.

En faisant le tour du magasin nous avons vite compris que ça ne serait pas si simple que ce que nous avions imaginé.

En terme d’habits de jour, tout était vraiment genré ! Impossible de trouver des articles mixtes. Nous avons donc décidé de n’acheter que des bodys et des pyjamas pour la naissance dans un premier temps puis plus tard, retourner acheter des habits pour garçon et/ou fille !

Sauf que ce ne fut pas non plus simple pour les pyjamas ! Alors du blanc, oui il y en avait, mais 4 modèles différents seulement. ( On a pris les 4 du coup). Quand on attend un bébé, finalement ça laisse du choix, mais deux c’est une autre histoire… J’ai quand même pris le temps de regarder les pyjamas plus marqués ( des paillettes, du liberty, des pois, des étoiles, du rose, des petites voitures, du bleu qui fait vraiment garçon, du gris qui fait vraiment garçon,…) mais vraiment ça ne nous a pas satisfaits. Une fille en bleu ça peut le faire car certains modèles peuvent être mixtes, mais un garçon en rose, je ne suis pas du tout convaincue.
Alors évidemment, je ne cacherai pas que si on a une fille, je serais trop contente de lui acheter des paillettes mais sans savoir ça semble compliqué.

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Nous avons donc acheté tout ce qui nous semblait le plus mixte possible pour la naissance et le reste, et bien on verra plus tard.
Quelques semaines plus tard, sur conseils de ma soeur, j’ai trouvé des leggings/caleçons et des cardigans mixtes! Elle m’a convaincue sur le côté pratique et confortable!

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En cas de couche qui déborde ou de vomitos, on ne change pas entièrement le bébé et niveau confort c’est le top du top! J’ai juste envie qu’ils soient dans des tenues qui ne les serrent pas et qu’ils puissent bien dormir en journée !

Le dernier gros avantage c’est que l’on peut piocher dans le placard ce qui est propre sans se soucier d’avoir toujours ce qu’il faut sous la main d’habits garçon et fille en cas de sexes opposés.

Je n’ai acheté que du naissance mais je pense que j’en achèterai en 1 mois et 3 mois plus tard. Pour nous l’important c’est de ne pas cumuler ! Je fais des lessives une à deux fois par jour, et on a un sèche-linge alors on est tous les deux d’accord sur l’idée d’être minimalistes dans nos achats pour les bébés ! (D’ailleurs ça concerne aussi le matériel mais ça, j’en parlerai dans une prochaine chronique.)

Ce qui est incroyable c’est qu’il y a sept ans, je mettais un point d’honneur à ce que chacun de mes enfants ait ses propres habits et je n’avais rien acheté de mixte. Je n’interchangeais pas du tout leurs tenues. Comme si j’imaginais que les multiples avaient besoin d’être différenciés dès le départ.
Mais je crois que ça ne passe pas forcément par là pour les nouveaux-nés. J’ai lâché prise sur pas mal de détails et franchement je suis assez convaincue par ce dont nous avons envie à l’heure actuelle pour nos deux petits.

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Mon état d’esprit à quelques semaines de la naissance.

Le troisième trimestre de ma grossesse a débuté il y a 15 jours.

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Début du 3 ème trimestre !

Sachant que ce dernier trimestre est écourté quand on attend des multiples j’ai le sentiment de me rendre compte de beaucoup de choses en ce moment.

Si je faisais un constat de ce que j’ai vécu depuis le départ je dirais que cette grossesse est très difficile à vivre. Entre inquiétudes et douleurs physiques, je me sens vraiment décalée par rapport aux femmes qui arrivent au terme de leur grossesse de leur seul et unique bébé.

Peut-être que finalement, le trimestre que je vis le mieux est celui-çi (oui oui c’est possible !). Le premier a été marqué par un mal-être général permanent et le second par de très grandes inquiétudes liées à l’angoisse de la prématurité.

Ce troisième trimestre me semble être le plus serein de par le suivi qui s’est intensifié ! Le suivi à domicile a débuté il y a 4 semaines et mes rendez-vous extérieurs sont beaucoup plus nombreux. Alors oui, c’est très pénible mais oui, ça me rassure !

J’accueille donc tous les lundis une sage-femme très à l’écoute qui fait des monitorings pour surveiller les cœurs des bébés et les contractions. On discute beaucoup, ça me permet de relativiser.

Nous avons aussi rencontré l’obstétricien de la clinique qui nous a vraiment plu. Pour l’instant, il dit que je me porte très bien mais que, pour éviter tout risque de prématurité le repos strict pendant 5 semaines est une étape obligatoire. Après cela, on avisera au jour le jour… Je suis moins inquiète par rapport à ça que je ne l’étais il y a quelques semaines. Il faut dire que la maman de Gweltaz est venue très souvent m’aider à gérer les enfants et maintenant j’ai mes aides à domicile 4 fois par semaine ! Je ne fais donc plus d’efforts inutiles. Ma seule tâche en journée est la gestion du linge.

A coté de ça, j’essaie de récupérer des insomnies, je passe beaucoup de temps allongée et une fois que les enfants sont douchés et ont fait leurs leçons, je fais des jeux de société avec eux. Je suis cool !

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L’obstétricien m’a beaucoup rassurée concernant la naissance. J’ai compris que tant que le bébé n°1 restait tête en bas, toutes les possibilités m’étaient ouvertes. Il a insisté sur le fait que la décision de la naissance de nos bébés n’allaient pas être la sienne mais la nôtre. Il ne nous imposera rien. Il programmera certainement une césarienne le plus tard possible afin de me laisser une chance d’arriver en travail à la maternité.

Je vais donc me mettre en mode gazelle avant cette fameuse date (enfin, si je suis encore à peu près valide !)

A côté de ça, mes émotions se mélangent un peu. Je pense que les insomnies nocturnes ne m’aident pas à être complètement sereine. Cogiter en étant fatiguée, m’embrouille un peu l’esprit.

Je crois que finalement j’ai un peu peur de l’arrivée de nos deux bébés. Je ne suis pas inquiète quant à la gestion de jumeaux, après avoir eu des triplés c’est zen attitude de ce côté-là. Non, ce qui m’inquiète c’est notre vie future. Je me demande beaucoup à quoi elle va ressembler. C’est comme si j’avais l’impression que nous avions trouvé un équilibre et que, l’arrivée de nos deux bébés allaient bouleverser tout ce qui est déjà bien établi. Cette grossesse, je la vis comme si c’était la première. J’ai un sentiment d’inconnu qui est très fort. J’aime anticiper mais là, c’est impossible. On navigue mais on ne sait pas vraiment où l’on va. Je ne sais pas ce qu’il va m’arriver. J’ai du mal à me projeter. Et puis, j’ai une idée très spécifique de la maternité mais avec des jumeaux tout est bien moins simple alors je ne sais pas vraiment ce que je vais réussir à mettre en place.

Dans huit semaines au plus tard, nos bébés seront nés. Cela semble long et court à la fois. Gweltaz est très impatient de les rencontrer. Je suis certaine que ça va être un super papa.

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Je l’imagine un peu comme ça…

Très impliqué, très serein et très à l’aise avec eux.

Il est très rassurant. Il me fait comprendre au quotidien, que non, je ne suis pas seule dans l’aventure. Que ces petits êtres sont un mélange de nous  deux et que nous seront forts, soudés et très amoureux pour les accueillir, s’en occuper et tâcher de garder des moments à deux au calme.