La motricité libre !

Avant la grossesse des filles je n’avais jamais entendu parler de motricité libre. Quand les « grands » étaient bébés, j’avais des envies et des idées concernant la motricité mais je me suis aperçue en lisant des articles sur la motricité des petits que j’avais fait plusieurs erreurs !

Avec Gweltaz nous avons décidé d’adopter les bons gestes dès la naissance afin de laisser Édith et Marthe se développer en tout confiance.

Alors si ce concept vous intéresse, je vous explique ici, comment on s’y est pris !

Mais d’abord, la motricité libre, c’est quoi?

Elle consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements. Il s’agit en effet, de ne jamais le mettre dans une position dans laquelle il ne se sent pas à l’aise. Le développement de l’enfant va se faire petit à petit et dans un ordre bien précis. Il suffit de l’observer pour s’en rendre compte. Cette « liberté » va lui permettre de prendre confiance et de se sentir en sécurité dans ses mouvements !

Finalement, l’enfant construit seul son chemin vers l’autonomie motrice. Au fur et à mesure de son développement il va acquérir de nouvelles compétences physiques qui vont lui permettre de maitriser de nouvelles postures. L’enfant n’a donc pas besoin de l’adulte pour évoluer au niveau moteur, il est acteur de son développement.

L’idée de base est donc de ne jamais le contrarier dans ses mouvements. Il faut lui faire confiance et le laisser libre. Ne jamais le mettre dans une position d’inconfort ( le tenir assis, le mettre debout, le faire marcher,…) lui permettra plus tard d’avoir toutes les clés pour être un adulte serein et confiant.

Comment avons-nous mis en place la motricité libre?

Ici, tout a commencé par le portage. Les filles ont très peu été posées au départ. Quand nous étions tous les deux, chacun portait un bébé, et quand j’étais seule, j’alternais entre les deux mais j’en avais toujours une contre moi.

Concernant les sorties, nous avons acheté une poussette simple pour quand je suis seule avec les filles. Mais quand nous sommes tous les deux, on ne sort pas la poussette.
Les trajets en voiture étaient peu fréquents au départ donc elles n’ont pas non plus passé beaucoup de temps dans les cosys.

Par ailleurs, ( détail qui a son importance à nos yeux ): nous les habillons toujours de façon à ce qu’elles soient à l’aise et qu’elles puissent bouger comme elles l’entendent. Pas de pantalons qui serrent la taille, pas non plus de chaussures à semelles dures. Elles portent essentiellement des robes en coton assez courtes, des collants épais avec élastiques qui ne serrent pas et des chaussons souples. Pour les sorties, nous avons acheté des capes afin qu’elles ne soient pas engoncées dans des manteaux.

La motricité libre, en action !

Avant la naissance des filles, nous avons préparé la chambre en fonction de notre idée de base.

Nous avons disposé un grand plaid au sol pour créer leur aire de développement moteur !

Alors évidemment le premier mois, nous ne les posions que dans leur lit. Telles des fajitas, elles étaient enveloppées de plusieurs couvertures afin de les rassurer au maximum.

Mois par mois, leur développement moteur :

Mars. Elles ont deux mois !

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Nous commençons à les poser au sol. Le portique a des pièces en bois qui tournent sur le côté, elles peuvent donc toucher et découvrir.

Avril, trois mois !

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Sur les conseils du médecin, nous les mettons un peu sur le ventre. Quelques minutes dans la journée.

Mai, 4 mois !

 

Elles cherchent à se retourner. La position sur le côté devient leur nouvelle passion. Elles jouent et dorment comme ça ! Elles attrapent bien les objets et passent du temps à les observer !

Juin: 5 mois !

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Marthe se retourne ! Elle n’arrive pas à se remettre sur le dos seule donc elle râle régulièrement. Édith reste sur le dos mais tourne sur elle-même. La position sur le côté reste celle qu’elles préfèrent pour jouer !

Juillet: 6 mois

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En tournant sur elles-mêmes, les filles se déplacent ! On les retrouve régulièrement sur le parquet !

Août. 7 mois:

 

Marthe et Édith commencent à ramper et à s’aventurer en dehors de leur chambre ! Elles passent leur temps sur le ventre !

Septembre. 8 mois :

Édith se tient assise et se met à genoux. Elle essaie d’avancer à 4 pattes mais n’a pas encore compris le fonctionnement. Elle se déplace toujours en rampant. Elle maitrise vraiment la position assise. Elle est très stable.

Marthe commence à se redresser pour attraper des objets en hauteur. Elle rampe toujours, se met sur ses 4 pattes mais n’avance pas non plus. Elle n’a pas encore trouvé la position assise. on ne force pas, on la laisse trouver son équilibre seule.

Octobre. 9 mois:

 

Elles se déplacent toutes les deux à 4 pattes ! Édith se met debout. Tout comme pour la position assise, elle maitrise vraiment ce qu’elle fait. Elle réussit à redescendre seule et ne nous appelle que quand elle a vraiment besoin. Pas de chutes, elle est très stable.

Marthe stagne un peu en motricité. Elle ne se tient pas assise mais essentiellement à genoux ou sur le ventre. Elle fait des dents, on la sent moins disponible pour évoluer sur le plan de la motricité.

Novembre. 10 mois:

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Elles se mettent toutes les deux debout ! Marthe a eu besoin d’aide pour redescendre pendant une semaine puis c’est passé. Maintenant elle maitrise. Elle se tient assise depuis peu.

Édith commence à se lâcher quand elle est debout. Elle arrive à plier ses genoux et à se remettre à quatre pattes sans se tenir.

Elles sont très proches et passent leur temps ensemble. Elles se baladent toujours toutes les deux.

En conclusion: je suis très satisfaite de la façon dont on les laisse gérer leur motricité depuis la naissance. Nous n’avons jamais rien forcé et aujourd’hui on se rend vraiment compte qu’à chaque fois qu’elles découvrent une nouvelle position elles sont stables et confiantes. Nous les laissons beaucoup au sol, elles ne sont dans leurs chaises hautes que pour manger. Je suis persuadée que ça va beaucoup les aider dans leur développement intellectuel et que les laisser faire à leur rythme va leur permettre d’avoir vraiment confiance en elles !


 

 

 

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Mes filles, leur sommeil et moi !

Aujourd’hui, j’aborde le sujet du sommeil des bébés !

La question qui revient très souvent quand on est parents de bébés c’est : Alors il/elle fait ses nuits?

J’ai, à plusieurs reprises, entendu des parents me vanter le fait que leur enfant avait fait ses nuits dès la sortie de la maternité.

Tant mieux pour eux.

Le fait est, que j’ai du mal à comprendre comment c’est possible.

Un bébé, quand il naît ne différencie pas le jour et la nuit et a besoin de manger régulièrement. Ça me semble un peu inconcevable qu’ils fasse ses nuits si tôt.

Marthe a commencé à faire ses nuits à deux mois. Je nous estimais hyper chanceux. Il paraitrait que c’est « grâce » au biberon.

Bon finalement notre répit nocturne concernant Marthe a été de courte durée. Elle a fait plusieurs épisodes de réveils nocturnes et de refus complet de se coucher le soir ! On la berçait, rassurait au maximum mais je ne cache pas que c’est épuisant moralement et physiquement de bercer un bébé pendant plusieurs heures en plein milieu de la nuit. Mais nous restions sur l’idée de ne pas la laisser pleurer. Dans notre tête, je crois que ça n’a pas de sens.

On estime que si un bébé pleure c’est qu’il a un besoin, une angoisse ou même une douleur et que notre rôle est d’être présent pour l’accompagner dans ces moments qui sont certainement aussi difficiles pour lui. Personnellement, j’ai tenté de réfléchir calmement sur cette idée de laisser pleurer et je me suis mise à la place du bébé seul dans son lit, appelant désespérément ses parents qui ne viennent pas le voir. Bon forcément qu’au bout d’un moment il cessera de pleurer mais je ne trouve pas que cet endormissement soit serein et rassurant pour un bébé…

Parlons d’Édith ! Petite mignonnette allaitée depuis la naissance. En ce moment, on me demande souvent quand est-ce que je vais arrêter l’allaitement car c’est sans doute LA cause des nuits agitées que je passe avec elle. Oui, si elle était au biberon, c’est sûr, elle dormirait !

Alors: Effectivement je suis fatiguée, effectivement mes nuits sont vraiment pourries ( je ne dors pas plus d’une heure d’affilée depuis presque deux mois) mais non, je ne la sèvrerais pas !

La mise en place de l’allaitement est difficile, mais une fois qu’on y est arrivée, ça roule ! Et une chose me frappe depuis que les filles sont nées : ( Marthe a tété un petit peu tous les jours jusqu’au mois dernier ) elles sont hyper résistantes aux maladies !!! Elles ont eu quelques mini rhumes, une petite toux de deux jours mais à chaque fois c’est passé comme c’est venu. Je suis persuadée que l’allaitement leur permet d’avoir de très bonnes défenses.

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L’allaitement n’importe où, n’importe quand, dans n’importe quelle position !

Édith et Marthe découvrent beaucoup de choses en ce moment. Édith a toujours plus ou moins besoin que je sois dans les parages car effectivement on est très en lien toutes les deux mais je la trouve quand même assez indépendante la journée. Elle tète environ cinq fois. Le soir, elle ne s’endort qu’après être bien repue. Elle s’endort en tétant et je la pose dans son lit tout doucement. C’est à ce moment là qu’elle commence à m’appeler toutes les heures et la seule solution que j’ai trouvée pour l’apaiser: La faire téter encore et encore.

Certains pensent qu’elle a faim. Non en fait, elle a besoin d’être rassurée.  Je la prends, la colle contre moi, elle tête, puis je la repose dans son lit. D’ailleurs, depuis plusieurs semaines je me maudis de ne pas avoir acheté un lit en co-sleeping. Tout aurait été tellement plus simple et moins fatigant pour moi.

Le sommeil des bébés n’est pas maitrisable. Ils passent par différents stades: Poussées de croissance, besoin de contact, angoisse de la séparation, peur de l’abandon, … Nous avons pris le parti d’accepter tout ça. Un bébé n’est pas un petit objet que l’on pose dans un coin. Certes c’est dur. Certes c’est épuisant. Certes ça demande du temps, de l’attention et de la surveillance ( et franchement parfois on aimerait juste s’affaler dans le canapé tranquillement) mais nous sommes hyper heureux de voir à quel point elles sont mignonnes. ( En tout objectivité bien sûr ! )

Alors attention, je ne dis pas que je le vis toujours bien. Évidemment que parfois je n’en peux plus. Que parfois j’en veux à la terre entière. Que parfois j’envoie des sms de désespoir à mes copines. Que parfois j’ai juste envie de tout laisser en plan et d’aller boire un petit truc en terrasse au calme. Que je me sens un peu menottée à mes bébés. Que j’ai le sentiment de ne pas en voir le bout et de ne pas trouver de solution miracle. Que parfois je me sens impuissante et que je ne comprends pas pourquoi on n’y arrive pas.

Mais on tient parce qu’on sait qu’à un moment donné ça se réglera. Beaucoup de choses ont déjà été mises en place depuis la naissance. Ça prend du temps mais ça se fait petit à petit. Il faut essayer de rester zen et positif.

J’ai le sentiment d’avoir fait des erreurs avec les grands. J’ai eu beaucoup de soucis avec le sommeil d’Opale, je me suis souvent senti désarmée pour la simple et bonne raison que je me fixais des normes et des obligations. Sauf que je l’ai mal vécu. « Parce que ce n’était pas normal. » Parce qu’elle devait dormir. Parce qu’on me disait qu’elle faisait des comédies. ( A 8 mois des comédies? Sérieusement? )

Les filles ont huit mois depuis le 2 septembre. Je n’ai pas fait une nuit complète depuis dix mois et pourtant je suis toujours debout. Je m’occupe du quotidien, de mes six enfants, et de tout le reste sans difficultés, et sans aides particulières, si ce n’est celle de Gweltaz bien sûr. Je crois que moins on se fixe d’objectifs et de normes, mieux ça se passe.
Chaque enfant évolue différemment. Il faut l’accepter et l’accompagner.

J’envie carrément les parents qui dorment la nuit mais ce que je sais, c’est que je ne regrette aucun de nos choix, aucune de nos façons de faire !

La question des leçons.

Avant l’entrée en CP d’Opale, Balthazar et Adémar, j’ai longtemps réfléchi à l’organisation qu’il fallait que l’on adopte pour les aider à faire leurs leçons dans les meilleures conditions possibles.

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Selon moi, ce qui était le plus judicieux, c’était qu’il soit dans la même classe. Je m’imaginais les asseoir autour de la table de la cuisine afin de favoriser l’échange, l’entraide et la mémorisation. Je me disais qu’on gagnerait du temps et j’avais envie au fond de moi que ma vie soit légèrement simplifiée.

Mon souhait n’a pas été entendu  mais finalement les enfants étaient contents d’être dans des classes séparées. Alors nous nous sommes armés de patience afin que chaque enfant puisse évoluer à son rythme et s’adapte le mieux possible aux différentes méthodes  adoptées par leurs enseignantes.

Le CP a été compliqué, comme je l’imaginais. Nous avons dû faire attention à ne pas rater les jours de sport de chacun (avec au programme pour certains, piscine et patinoire), les sorties et les pique-nique à prévoir, les réunions parfois aux même heures,…  Concernant les leçons j’ai tenté d’établir des règles. Dans l’appartement que nous habitions, la salle à manger, dans laquelle nous nous installions, était centrale et dès que nous essayions de nous concentrer avec un enfant, nous étions  interrompus  par les autres.
Il y avait souvent des bagarres dans une autre pièce, celui qui était dans la douche oubliait d’en sortir, un autre voulait poser une question, avait besoin d’aide pour quelque chose de très urgent,…

Depuis que nous avons déménagé, c’est un peu plus  simple. On fait les devoirs dans les chambres. Je commence par celui qui semble le plus disposé à être efficace et puis je navigue dans les autres chambres. J’ai tenté différentes organisations, mais je me suis vite rendue compte que ce qui fonctionnait le mieux c’était le fait de faire les leçons dès la fin du goûter. ( Au risque sinon, d’avoir des enfants bien énervés et impossible à reconcentrer…). Alors même si, malgré les règles , nous sommes toujours très régulièrement interrompus, la concentration est présente et les enfants réussissent à faire leurs leçons dans de bonnes conditions.

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Maintenant, je ne cache pas que cette tâche est difficile et très contraignante. Je trouve que les devoirs en CE1 et CE2 sont conséquents. Je compte minimum 1 heure pour faire les leçons de tous les enfants.  Souvent, on y passe plus de temps. J’aime débloquer les interrogations et incompréhensions qu’ils peuvent rencontrer. Mais ça demande beaucoup d’investissement et de mon côté et du leur. Parce qu’évidemment, ça arrive qu’ils n’aient pas envie, plus envie de se concentrer et d’effectuer du travail scolaire et moi ça m’arrive de ne pas trouver la patience nécessaire afin que ça se passe bien. Globalement je les trouve volontaires. Je suis fière d’eux. Et quand je sens un découragement, je les aide à reprendre confiance.

En tout cas, je me suis rendue compte que sans règles établies à l’avance pour passer un moment avec chacun au calme, le travail n’était pas efficace. Alors d’un côté, le phénomène multiple force l’autonomie mais d’un autre, on ne peut pas se permettre de leur demander de faire leurs leçons seuls. Et je pense que la difficulté va être présente un bon moment encore.

Je crois qu’il n’y a pas de façon unique de gérer cette question. Les enfants sont tous différents, les rythmes aussi. Faut-il savoir s’adapter et réfléchir à de nouvelles règles si celles mises en place ne fonctionnent plus. La conclusion est que le quotidien avec des multiples amène régulièrement des questions de réajustement et d’organisation inhérentes à la vie des familles nombreuses qui semblent à la base, si naturels et si simples.