Nouvelles printanières !

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Salut à tous !

Je me décide ce matin à écrire un article pour donner un peu de nouvelles.

J’ai manqué de motivation ces derniers temps pour écrire. Je crois avoir aussi eu une baisse d’inspiration pour trouver des sujets. Il me semble que tout blogueur ( si je peux me qualifier ainsi au vu de ma non assiduité…) traverse à des moments des phases de ce type. Alors plutôt que me forcer à écrire des choses qui ne me correspondent pas, je préfère toujours faire des pauses !

Mon dernier article date du 16 mars et il traitait du co-sleeping ! Le fait est que, quinze jours plus tard, Edith a fait ses nuits ! Du jour au lendemain, elle ne nous a plus appelés et n’a plus dormi avec nous. Depuis le 30 mars, elle dort dans son lit de 20h à 7h30 le lendemain matin. Les tétées de nuit ont donc été supprimées mais elle se rattrape en journée, bien sûr !

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Nous avons vécu ça comme une réelle victoire. Oui nous l’avons écoutée, oui nous lui avons fait confiance ( avec des moments de doute tout de même…) et oui, elle a fini par décider elle-même du jour où elle serait prête à passer une nuit complète dans son lit aux cotés de sa soeur !

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Je vous avoue que l’on revit ! On se sent sereins et vraiment reposés ! Je n’avais pas aussi bien dormi depuis septembre 2016 ! Bonheur !

Marthe, elle, marche depuis trois semaines ! J’avais plutôt hâte car je la sentais un peu ennuyée à certains moments avec son 4 pattes ( surtout dans le jardin… ) :

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Avoir deux petites mignonnes qui marchent me renvoie quelques années en arrière au moment où j’en avais trois qui marchaient ( + Zéphir bien sûr ) … et qui s’éparpillaient !

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Mais contrairement à leurs grands frères et soeur, je trouve qu’elles restent plutôt bien à côté de nous. On a fait plusieurs grandes sorties et globalement elles ne s’éloignent pas trop.

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Et n’oublions pas les grands qui s’en occupent dès qu’ils en ont l’occasion !

Depuis que nous sommes dans la nouvelle maison, je n’emmène plus les enfants à l’école. ( nous sommes à 50 m de l’école, sur le même trottoir et la rue est fermée aux voitures le matin ). Mais depuis la semaine dernière, nous partons toutes les trois les chercher pour le plus grand plaisir des filles qui sont hyper fières de marcher jusque là-bas !

La fin d’année est proche et nous rentrons dans une période assez intense avec les spectacles et galas de fin d’année ( chant, patinage, danse, théâtre, fête d’école…), les tenues à préparer, la classe découvertes d’Opale et Balthazar qui approche sérieusement, et le casse-tête annuel des choix et inscriptions aux activités extra-scolaires avec les rdv médicaux pour les certificats et la certitude que les horaires fonctionnent dans notre planning déjà bien chargé !

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Côté maison, les travaux sont toujours en cours. Nous avons refait la toiture récemment   (et honnêtement je nous en ai voulu de ne pas l’avoir fait faire avant d’emménager ! ) Les couvreurs ont bossé pendant six semaines chez nous ( merci la pluie ), ce n’était pas génial à vivre !
D’ici deux semaines, les peintres démarreront le ravalement de façade et normalement après ça, on sera tranquille sur le plan  » gros travaux et entreprises  » car nous avons encore pas mal de temps à passer pour finir les peintures intérieures.

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Le boulot est monstrueux ! Alors Gweltaz s’en occupe petit à petit sans pression ! Plusieurs chambres sont déjà finies :

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Il nous reste celle d’Adémar, la nôtre, la salle de jeux, la buanderie, et la cage d’escalier. L’avantage de faire les peintures petit à petit c’est que ça nous permet de peaufiner la déco afin que chacun se sente vraiment bien dans son univers.

Gweltaz est d’ailleurs toujours très bien accompagné pour bricoler !

Et un des points importants à ne pas oublier : le jardin ! Gweltaz a bien avancé durant les vacances, on commence désormais à avoir un espace qui ressemble à un jardin, ce qui n’était vraiment pas le cas il y a quelques mois:

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Juillet 2017: Abattage de deux grands pins !

 

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Août 2017: Plus de pins mais encore des souches, un bassin et… des aiguilles partout ! Et bien sûr, pas de pelouse !

 

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Mai 2018: Plus de souche, ni de bassin ! Il y a de l’herbe et nous avons semé de la pelouse aux endroits où il y avait des arbres. Les petits ( et grand ) jardiniers surveillent la pousse…

 

De mon côté, tout va bien. J’ai décidé d’inscrire les filles en crèche deux matinées par semaine à partir de septembre.

J’ai monté un dossier qui doit passer en commission ce mois-ci, je n’ai aucune garantie que cette démarche aboutisse mais je reste optimiste.
J’aimerais pouvoir me dégager un peu de temps libre tout en sachant qu’Édith et Marthe sont dans un lieu d’éveil où elles profitent, découvrent et explorent d’autres choses que chez nous !

 

 

 

 

Mon expérience du co-sleeping… malgré moi !

Aujourd’hui j’ai choisi de parler de mon expérience du co-sleeping car c’est vraiment quelque chose que je n’avais pas anticipé et qui en ce moment, fait partie intégrante de notre vie.

Le co-sleeping est selon moi une démarche. Du moins c’est ce que j’imaginais. Pendant la grossesse j’avais acheté un livre qui en parlait. Mais je ne me retrouvais pas vraiment dans le fait de dormir avec mon bébé. Je n’ai jamais eu envie de le faire. Je ne l’ai jamais programmé. Je n’ai rien anticipé non plus. Et on a fait comme la plupart des parents, on a acheté des lits à barreaux en pensant réussir imposer un rythme à nos bébés rapidement.

Les filles ont 14 mois et j’ose avouer qu’Édith dort avec nous et ce, depuis le retour de la maternité.

De la recherche du repos…

Très fatiguée de la naissance, j’ai rapidement pris cette petite habitude de l’allaiter allongée la nuit. Parfois j’arrivais à la reposer auprès de Marthe, mais parfois je m’endormais avant qu’elle finisse de téter et je me réveillais pour la tétée suivante.

Lorsqu’elles ont eu 4 mois, j’ai voulu modifier tout ça. Je n’avais pas envie qu’elle dorme avec nous toutes les nuits. Mais après trois nuits à me lever plusieurs fois pour la prendre, l’allaiter, la reposer, j’ai vite compris que j’avais réellement un choix à faire:

– Soit je continuais comme ça et clairement j’étais épuisée la journée, irritable et pas hyper en phase avec l’éducation sereine que j’essaie de donner à mes enfants,

– Soit je la gardais contre moi et gérais les tétées au son de son petit grognement animal sans vraiment me réveiller !

C’est cette seconde solution que j’ai choisie. Que nous avons choisie! Car Gweltaz m’a beaucoup aidée à me remettre en question dans le bon sens et c’est ce dont j’avais besoin pour gagner en sérénité sur ce sujet.

Avec du recul, nous avons choisi la facilité, la tranquillité et le repos. Mais avec six enfants on se doit d’être en forme tous les jours. Impossible de flancher.

Clairement, je gère mal la fatigue. Même très mal. Je peux me montrer agressive. Et généralement, j’en veux à la terre entière.

Finalement, j’ai compris que je ne me sentais pas capable de gérer mon quotidien tout en étant complètement épuisée.

La nuit est notre seule temps calme alors effectivement c’est le moment où on recharge nos batteries tous les deux mais c’est surtout le moment où il faut qu’on récupère. Et tous les moyens sont permis pour y arriver.

Le fait est que, 14 mois après leur naissance, la situation n’a pas beaucoup évoluée. J’avais espoir qu’elle tête moins, qu’elle soit moins demandeuse. Mais ce n’est pas le cas.

 

La grosse réussite selon moi est qu’elle s’endort seule. On les couche toutes les deux à 20h sans difficulté. Parfois elle me rappelle à 21h30, je la recouche aussitôt. Mais généralement son vrai réveil est à 23h et à ce moment là, elle ne veut plus être dans son lit. Elle pleure, hurle même. Et comme Marthe dort bien et que c’est l’heure à laquelle on s’endort, on va la chercher et on ne la remet plus dans son lit.

De temps en temps je fais des tests. Je vais la voir, je l’allaite, je la recouche. Mais comme elle hurle quand je sors de la chambre, je reste à côté d’elle assise par terre en plein milieu de la nuit à attendre qu’elle se rendorme.

Mais ça n’a aucun sens car elle peut s’endormir et me rappeler encore dix minutes plus tard.

Je crois que finalement la clé c’est peut être d’anticiper la chose avant la naissance. Ça permet d’adapter le coin nuit. Si j’avais su, on aurait fait autrement. Un lit en co-sleeping directement? Un matelas au sol? Je sais pas mais pas notre lit et le lit à barreaux au fond de la chambre car ce n’est pas du tout adapté!

Et puis peut être que les parents qui anticipent la démarche ressentent aussi moins de culpabilité:

– Je choisis, donc j’assume donc je ne me pose pas de questions.

Alors que pour moi c’était plutôt:

– J’ai pas choisi mais j’ai pas le choix si je veux récupérer, je n’assume pas vraiment, je subis un peu mais en même temps j’adore l’avoir contre moi, la sentir et la câliner. Alors, je tâtonne, je découvre, je sais pas trop comment je vais sortir de là, je me dis qu’on verra demain…

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Le fait est qu’on en parle peu. C’est une chose qui ne se fait pas vraiment en règle générale. Je pense que beaucoup de parents vivent la même chose que nous, en silence.

Sujet tabou, bonjour !

Mais heureusement ce n’est pas le cas de tout le monde et j’ai quand même pu échanger sur le sujet pour recevoir LE bon conseil  » Ne te prends pas la tête, dors, c’est le plus important ! »

… à la réponse d’un besoin !

A côté de ça, nous avons le sentiment, au delà du phénomène de diminution de notre fatigue, d’également répondre à un besoin. Un besoin d’être rassurée, protégée. Un besoin de se sentir en sécurité aussi. Édith est très indépendante mais finalement peut être encore immature pour être capable de dormir seule tant d’heures d’affilées.

Elle a longtemps eu besoin d’être avec nous. Contre nous aussi. Alors on la portait en écharpe la plupart du temps, pour la rassurer. On ne l’a jamais laissée pleurer car selon nous, ça renforce juste un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Mais ça c’est propre à chacun et on fait tous en fonction de ce qu’on a reçu, et surtout, des ressources qu’on a pour gérer des pleurs nocturnes sur une durée plus ou moins longue.

Avec Gweltaz, nous avons vraiment espoir que les tétées s’espacent et que petit à petit, elle ne réclame plus la nuit.

Je me demande si parfois, nous ne sommes pas trop pressés que les choses se fassent, renforçant ainsi un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Peut être pas. Après tout Marthe a fait ses nuits sans trop de difficulté et surtout sans avoir été forcée. Enfin ça a pris du temps. Et il y a eu des retours en arrière aussi. Mais aujourd’hui on la sent hyper sereine au niveau du sommeil.

Par contre on ressent chez Édith une sécurité affective que Marthe n’a pas.

Quand je les laisse à garder, Marthe pleure et s’agrippe à mon cou. Édith me fait des signes avec sa main en souriant. Et c’est en constatant ce genre de choses que je me demande si finalement le sommeil n’est pas l’Acteur majeur dans l’acquisition de l’autonomie, dans la confiance en soi, dans la construction globale de l’enfant.

Je suis consciente qu’avec des jumeaux, tout change. J’avoue avoir besoin de temps libre et ce temps libre je le trouve pendant qu’elles dorment. J’ai lu de nombreux témoignages qui disaient qu’il fallait rythmer les multiples de la même manière. Nous avons choisi de nous adapter au rythme de chacune. Nous les avons complètement laissé faire et vraiment nous n’avons pas de regrets. Nous les avons écoutées et respectées dans leurs différences de rythme et de sommeil.

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Je crois que si nous n’avions eu qu’un seul bébé tout aurait été différent. Les remises en question auraient été moins présentes car peut être que nous aurions adopté dès le départ le co-sleeping. Ou peut être pas.

Je me dis qu’il y a tellement de paramètres qui entrent en compte dans le sommeil du bébé que finalement on cherche juste à s’adapter au mieux en fonction de nos filles et en fonction de notre besoin de sommeil.

Ce que je retiens de toute cette expérience c’est qu’avant, je portais un regard un peu jugeant sur le cododo mais depuis que nous le vivons avec Édith, je comprends que finalement, on cherche juste à faire au mieux, on se remet en question et on dépasse parfois les limites fixées pour simplement dormir !

 

13 mois !

Marthe et Édith ont eu 13 mois le 02 février ! J’ai choisi d’écrire un article à cet âge car je trouve les apprentissages incroyables en ce moment !

Leur développement point par point:

L’alimentation:

Marthe a six dents et Édith, zéro ! Ce qui ne rend pas simple la préparation des repas. Dernièrement j’ai essayé différentes choses. De purées complètement lisses, je les ai passées aux morceaux avec une diversification un peu menée par leur propres envies. Je faisais cuire différentes choses et leur proposais dans l’assiette. Alors bon, pour passer aux morceaux il faut quand même le vouloir ! Les assiettes volaient et la nourriture avec ! Ca m’a un peu découragée, je l’avoue ! Et je trouvais qu’Édith mangeait vraiment peu en quantité. Au vu de son petit gabarit je les ai repassées toutes les deux aux purées lisses le midi. Et le soir on s’adapte à chacune ! Marthe boit son biberon et mange comme les grands ensuite. Édith elle, mange généralement une purée ou une compote et picore dans le plat des grands. N’oublions pas qu’elle tête encore plusieurs fois par jour…. et par nuit !

Il y a peu de temps, j’ai découvert une marque de plats bio pour bébés génialissime ! (Oui rien que ça ! ) J’ai commencé par acheter les compotes qui sont vraiment délicieuses!  Je les ai toutes goutées et vraiment le goût des fruits ressort hyper bien. La liste des ingrédients est simple : du fruit et une pointe de jus de citron ! Les compotes sont en gourde, ce qui n’est pas totalement en accord avec mon objectif zéro déchets mais Marthe se débrouille hyper bien avec et je pense qu’elle sera bientôt autonome avec. J’en conclue donc que c’est une façon de me simplifier la vie au quotidien !

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J’ai l’habitude de préparer toutes leurs purées maison. Mais j’ai quand même tenté d’acheter les purées de cette marque car la liste des ingrédients est la même que celle des compotes, rien n’est ajouté ! Et elles sont aussi très bonnes! Donc Édith a le droit de temps en temps à une purée Good Goût !

Ils vendent aussi tout un panel de céréales infantiles, galettes de riz aux fruits, et de carrés banane, coco ou mangue !

Je ne suis pas une adepte de vanter des marques que j’aime mais là vraiment c’est un gros coup de cœur donc ça vaut le coup d’en parler !

Le sommeil:

Alors là c’est encore compliqué. Marthe, en théorie, fait ses nuits. Mais bon évidemment, il y a des nuits où elle se réveille et ne se rendort que plusieurs heures plus tard… Mais globalement c’est pas mal !

Édith se réveille toujours plusieurs fois par nuit. Elle appelle toutes les 45 minutes à partir de 23h. Quand ce n’est pas avant… Pour l’instant, on n’a pas trouvé de solution miracle si ce n’est de la faire dormir avec nous pour que je puisse survivre aux journées chargées qui m’attendent le lendemain.

Je sais qu’il y a une nouvelle phase d’angoisse de la séparation entre 13 et 18 mois ce qui nous amène à penser qu’on ne parlera ni de sevrage ni de changement d’organisation nocturne pour l’instant.
Je suis un peu perdue avec elle. Je ne sais pas trop comment gérer les choses. Gweltaz dit qu’il faut lui faire confiance. Alors faisons ça ! Je pense qu’on se dirige vers un sevrage naturel et concernant le sommeil, et bien on verra !

Les apprentissages :

Elles sont hyper différentes dans leurs apprentissages. Alors qu’Édith marche et est vraiment très moteur, Marthe développe plutôt son côté cérébral. Elle n’est pas du tout intéressée par la marche. Elle est hyper curieuse et comprend tout ce qu’on lui demande. Elle est aussi très joueuse. Elle adore foncer sur un matelas dans leur chambre, s’étaler dessus et attendre qu’on vienne la chatouiller ! Elle a beaucoup d’humour !  Elle sait exactement ce à quoi elle a le droit de toucher ou non et joue un peu avec nous en nous regardant, en mimant non de la tête mais en sortant quand même les BD de la bibliothèque. Marthe est très proche de Gweltaz. Elle l’appelle toute la journée !  » Apa?? » L’alimentation différente dès la naissance a vraiment impacté sur les relations que chacun à avec elles !

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Édith elle, se concentre plus sur de petites choses. Elle aime transvaser et est très intéressée par la permanence de l’objet. Elle est plus autonome dans le jeu. Elle marche toujours avec beaucoup d’objets dans les mains. On a le sentiment qu’elle aime un peu collectionner les choses. Elle passe beaucoup de temps à se cacher derrière les rideaux aussi. Et on sent qu’elle est toujours dans l’observation de ce qu’il se passe à la maison et surtout de ce que font les grands !

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Je trouve que c’est un âge génial car il y a beaucoup d’interaction mais par contre c’est aussi hyper fatigant. Elles touchent vraiment à tout ( et encore elles n’ouvrent pas les placards on a de la chance ! ). Elles écrasent leurs gâteaux quand elles n’en veulent plus ou les jettent. Elles se retournent plus vite que leur ombre quand on les change. Elles se transforment en chamallow quand on veut les installer dans les sièges auto alors qu’elles n’en ont pas envie.

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La géméllité en action:

Elles sont assez proches l’une de l’autre. C’est assez drôle car j’ai toujours eu l’impression que Marthe allait diriger sa sœur. Finalement je crois que ce ne sera pas le cas. Édith a toujours le dernier mot sur les jouets qu’elles se piquent. Marthe laisse tomber, elle capitule ! Elles ne se quittent jamais vraiment et restent toujours plus ou moins à côté. De temps en temps, elles se câlinent et se font des bisous. C’est tellement mignon !

La motricité libre !

Avant la grossesse des filles je n’avais jamais entendu parler de motricité libre. Quand les « grands » étaient bébés, j’avais des envies et des idées concernant la motricité mais je me suis aperçue en lisant des articles sur la motricité des petits que j’avais fait plusieurs erreurs !

Avec Gweltaz nous avons décidé d’adopter les bons gestes dès la naissance afin de laisser Édith et Marthe se développer en tout confiance.

Alors si ce concept vous intéresse, je vous explique ici, comment on s’y est pris !

Mais d’abord, la motricité libre, c’est quoi?

Elle consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements. Il s’agit en effet, de ne jamais le mettre dans une position dans laquelle il ne se sent pas à l’aise. Le développement de l’enfant va se faire petit à petit et dans un ordre bien précis. Il suffit de l’observer pour s’en rendre compte. Cette « liberté » va lui permettre de prendre confiance et de se sentir en sécurité dans ses mouvements !

Finalement, l’enfant construit seul son chemin vers l’autonomie motrice. Au fur et à mesure de son développement il va acquérir de nouvelles compétences physiques qui vont lui permettre de maitriser de nouvelles postures. L’enfant n’a donc pas besoin de l’adulte pour évoluer au niveau moteur, il est acteur de son développement.

L’idée de base est donc de ne jamais le contrarier dans ses mouvements. Il faut lui faire confiance et le laisser libre. Ne jamais le mettre dans une position d’inconfort ( le tenir assis, le mettre debout, le faire marcher,…) lui permettra plus tard d’avoir toutes les clés pour être un adulte serein et confiant.

Comment avons-nous mis en place la motricité libre?

Ici, tout a commencé par le portage. Les filles ont très peu été posées au départ. Quand nous étions tous les deux, chacun portait un bébé, et quand j’étais seule, j’alternais entre les deux mais j’en avais toujours une contre moi.

Concernant les sorties, nous avons acheté une poussette simple pour quand je suis seule avec les filles. Mais quand nous sommes tous les deux, on ne sort pas la poussette.
Les trajets en voiture étaient peu fréquents au départ donc elles n’ont pas non plus passé beaucoup de temps dans les cosys.

Par ailleurs, ( détail qui a son importance à nos yeux ): nous les habillons toujours de façon à ce qu’elles soient à l’aise et qu’elles puissent bouger comme elles l’entendent. Pas de pantalons qui serrent la taille, pas non plus de chaussures à semelles dures. Elles portent essentiellement des robes en coton assez courtes, des collants épais avec élastiques qui ne serrent pas et des chaussons souples. Pour les sorties, nous avons acheté des capes afin qu’elles ne soient pas engoncées dans des manteaux.

La motricité libre, en action !

Avant la naissance des filles, nous avons préparé la chambre en fonction de notre idée de base.

Nous avons disposé un grand plaid au sol pour créer leur aire de développement moteur !

Alors évidemment le premier mois, nous ne les posions que dans leur lit. Telles des fajitas, elles étaient enveloppées de plusieurs couvertures afin de les rassurer au maximum.

Mois par mois, leur développement moteur :

Mars. Elles ont deux mois !

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Nous commençons à les poser au sol. Le portique a des pièces en bois qui tournent sur le côté, elles peuvent donc toucher et découvrir.

Avril, trois mois !

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Sur les conseils du médecin, nous les mettons un peu sur le ventre. Quelques minutes dans la journée.

Mai, 4 mois !

 

Elles cherchent à se retourner. La position sur le côté devient leur nouvelle passion. Elles jouent et dorment comme ça ! Elles attrapent bien les objets et passent du temps à les observer !

Juin: 5 mois !

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Marthe se retourne ! Elle n’arrive pas à se remettre sur le dos seule donc elle râle régulièrement. Édith reste sur le dos mais tourne sur elle-même. La position sur le côté reste celle qu’elles préfèrent pour jouer !

Juillet: 6 mois

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En tournant sur elles-mêmes, les filles se déplacent ! On les retrouve régulièrement sur le parquet !

Août. 7 mois:

 

Marthe et Édith commencent à ramper et à s’aventurer en dehors de leur chambre ! Elles passent leur temps sur le ventre !

Septembre. 8 mois :

Édith se tient assise et se met à genoux. Elle essaie d’avancer à 4 pattes mais n’a pas encore compris le fonctionnement. Elle se déplace toujours en rampant. Elle maitrise vraiment la position assise. Elle est très stable.

Marthe commence à se redresser pour attraper des objets en hauteur. Elle rampe toujours, se met sur ses 4 pattes mais n’avance pas non plus. Elle n’a pas encore trouvé la position assise. on ne force pas, on la laisse trouver son équilibre seule.

Octobre. 9 mois:

 

Elles se déplacent toutes les deux à 4 pattes ! Édith se met debout. Tout comme pour la position assise, elle maitrise vraiment ce qu’elle fait. Elle réussit à redescendre seule et ne nous appelle que quand elle a vraiment besoin. Pas de chutes, elle est très stable.

Marthe stagne un peu en motricité. Elle ne se tient pas assise mais essentiellement à genoux ou sur le ventre. Elle fait des dents, on la sent moins disponible pour évoluer sur le plan de la motricité.

Novembre. 10 mois:

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Elles se mettent toutes les deux debout ! Marthe a eu besoin d’aide pour redescendre pendant une semaine puis c’est passé. Maintenant elle maitrise. Elle se tient assise depuis peu.

Édith commence à se lâcher quand elle est debout. Elle arrive à plier ses genoux et à se remettre à quatre pattes sans se tenir.

Elles sont très proches et passent leur temps ensemble. Elles se baladent toujours toutes les deux.

En conclusion: je suis très satisfaite de la façon dont on les laisse gérer leur motricité depuis la naissance. Nous n’avons jamais rien forcé et aujourd’hui on se rend vraiment compte qu’à chaque fois qu’elles découvrent une nouvelle position elles sont stables et confiantes. Nous les laissons beaucoup au sol, elles ne sont dans leurs chaises hautes que pour manger. Je suis persuadée que ça va beaucoup les aider dans leur développement intellectuel et que les laisser faire à leur rythme va leur permettre d’avoir vraiment confiance en elles !


 

 

 

Mes filles, leur sommeil et moi !

Aujourd’hui, j’aborde le sujet du sommeil des bébés !

La question qui revient très souvent quand on est parents de bébés c’est : Alors il/elle fait ses nuits?

J’ai, à plusieurs reprises, entendu des parents me vanter le fait que leur enfant avait fait ses nuits dès la sortie de la maternité.

Tant mieux pour eux.

Le fait est, que j’ai du mal à comprendre comment c’est possible.

Un bébé, quand il naît ne différencie pas le jour et la nuit et a besoin de manger régulièrement. Ça me semble un peu inconcevable qu’ils fasse ses nuits si tôt.

Marthe a commencé à faire ses nuits à deux mois. Je nous estimais hyper chanceux. Il paraitrait que c’est « grâce » au biberon.

Bon finalement notre répit nocturne concernant Marthe a été de courte durée. Elle a fait plusieurs épisodes de réveils nocturnes et de refus complet de se coucher le soir ! On la berçait, rassurait au maximum mais je ne cache pas que c’est épuisant moralement et physiquement de bercer un bébé pendant plusieurs heures en plein milieu de la nuit. Mais nous restions sur l’idée de ne pas la laisser pleurer. Dans notre tête, je crois que ça n’a pas de sens.

On estime que si un bébé pleure c’est qu’il a un besoin, une angoisse ou même une douleur et que notre rôle est d’être présent pour l’accompagner dans ces moments qui sont certainement aussi difficiles pour lui. Personnellement, j’ai tenté de réfléchir calmement sur cette idée de laisser pleurer et je me suis mise à la place du bébé seul dans son lit, appelant désespérément ses parents qui ne viennent pas le voir. Bon forcément qu’au bout d’un moment il cessera de pleurer mais je ne trouve pas que cet endormissement soit serein et rassurant pour un bébé…

Parlons d’Édith ! Petite mignonnette allaitée depuis la naissance. En ce moment, on me demande souvent quand est-ce que je vais arrêter l’allaitement car c’est sans doute LA cause des nuits agitées que je passe avec elle. Oui, si elle était au biberon, c’est sûr, elle dormirait !

Alors: Effectivement je suis fatiguée, effectivement mes nuits sont vraiment pourries ( je ne dors pas plus d’une heure d’affilée depuis presque deux mois) mais non, je ne la sèvrerais pas !

La mise en place de l’allaitement est difficile, mais une fois qu’on y est arrivée, ça roule ! Et une chose me frappe depuis que les filles sont nées : ( Marthe a tété un petit peu tous les jours jusqu’au mois dernier ) elles sont hyper résistantes aux maladies !!! Elles ont eu quelques mini rhumes, une petite toux de deux jours mais à chaque fois c’est passé comme c’est venu. Je suis persuadée que l’allaitement leur permet d’avoir de très bonnes défenses.

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L’allaitement n’importe où, n’importe quand, dans n’importe quelle position !

Édith et Marthe découvrent beaucoup de choses en ce moment. Édith a toujours plus ou moins besoin que je sois dans les parages car effectivement on est très en lien toutes les deux mais je la trouve quand même assez indépendante la journée. Elle tète environ cinq fois. Le soir, elle ne s’endort qu’après être bien repue. Elle s’endort en tétant et je la pose dans son lit tout doucement. C’est à ce moment là qu’elle commence à m’appeler toutes les heures et la seule solution que j’ai trouvée pour l’apaiser: La faire téter encore et encore.

Certains pensent qu’elle a faim. Non en fait, elle a besoin d’être rassurée.  Je la prends, la colle contre moi, elle tête, puis je la repose dans son lit. D’ailleurs, depuis plusieurs semaines je me maudis de ne pas avoir acheté un lit en co-sleeping. Tout aurait été tellement plus simple et moins fatigant pour moi.

Le sommeil des bébés n’est pas maitrisable. Ils passent par différents stades: Poussées de croissance, besoin de contact, angoisse de la séparation, peur de l’abandon, … Nous avons pris le parti d’accepter tout ça. Un bébé n’est pas un petit objet que l’on pose dans un coin. Certes c’est dur. Certes c’est épuisant. Certes ça demande du temps, de l’attention et de la surveillance ( et franchement parfois on aimerait juste s’affaler dans le canapé tranquillement) mais nous sommes hyper heureux de voir à quel point elles sont mignonnes. ( En tout objectivité bien sûr ! )

Alors attention, je ne dis pas que je le vis toujours bien. Évidemment que parfois je n’en peux plus. Que parfois j’en veux à la terre entière. Que parfois j’envoie des sms de désespoir à mes copines. Que parfois j’ai juste envie de tout laisser en plan et d’aller boire un petit truc en terrasse au calme. Que je me sens un peu menottée à mes bébés. Que j’ai le sentiment de ne pas en voir le bout et de ne pas trouver de solution miracle. Que parfois je me sens impuissante et que je ne comprends pas pourquoi on n’y arrive pas.

Mais on tient parce qu’on sait qu’à un moment donné ça se réglera. Beaucoup de choses ont déjà été mises en place depuis la naissance. Ça prend du temps mais ça se fait petit à petit. Il faut essayer de rester zen et positif.

J’ai le sentiment d’avoir fait des erreurs avec les grands. J’ai eu beaucoup de soucis avec le sommeil d’Opale, je me suis souvent senti désarmée pour la simple et bonne raison que je me fixais des normes et des obligations. Sauf que je l’ai mal vécu. « Parce que ce n’était pas normal. » Parce qu’elle devait dormir. Parce qu’on me disait qu’elle faisait des comédies. ( A 8 mois des comédies? Sérieusement? )

Les filles ont huit mois depuis le 2 septembre. Je n’ai pas fait une nuit complète depuis dix mois et pourtant je suis toujours debout. Je m’occupe du quotidien, de mes six enfants, et de tout le reste sans difficultés, et sans aides particulières, si ce n’est celle de Gweltaz bien sûr. Je crois que moins on se fixe d’objectifs et de normes, mieux ça se passe.
Chaque enfant évolue différemment. Il faut l’accepter et l’accompagner.

J’envie carrément les parents qui dorment la nuit mais ce que je sais, c’est que je ne regrette aucun de nos choix, aucune de nos façons de faire !

Est-ce si difficile d’avoir des jumeaux?

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Depuis quelques temps je me demande réellement quelles sont les difficultés principales que l’on rencontre quand on accueille des jumeaux.
Je ne vais pas parler de triplés car c’est vraiment très différent.

Quand je me promène et que les gens s’arrêtent pour me parler, ils me disent toujours « Bon courage ! » . Qu’on me le dise quand je me balade avec mes six enfants, je l’accepte, mais là j’ai plus de mal à comprendre.

Alors, effectivement, il y a des moments plus ou moins difficiles mais en vrai s’occuper de deux bébés ne nécessite pas du courage en permanence.

Aujourd’hui, j’ai eu envie de lister les difficultés majeures que nous rencontrons au quotidien. Certaines ne s’appliquent que lorsqu’un seul d’entre nous s’occupe de Marthe et Edith.

1. Le sommeil.

Oui alors là, c’est inévitable. On est très fatigués. Certains parents choisissent de mettre les bébés sur le même rythme très rapidement pour avoir de plus longues périodes de repos la nuit et donc de réveiller le bébé qui dort si l’autre pleure pour manger. Ce n’est pas le choix que l’on a fait, ce qui, du coup, engendre beaucoup de sollicitation et peu de temps morts. Édith ne fait pas encore ses nuits. Elle tête entre deux ou trois fois. Marthe, elle, fait ses nuits mais est assez matinale. A 6h, elle est très en forme… En journée, elles ne dorment pas forcément ensemble donc je suis majoritairement en train de m’occuper de l’une ou de l’autre.

2. Les pleurs.

Ce que je déteste par dessus tout, c’est entendre une de mes filles pleurer mais ne pas pouvoir accourir pour m’occuper d’elle car déjà sollicitée par la première. Alors soit, j’essaie tout de même d’aller voir celle qui pleure soit c’est impossible et je me dépêche de finir pour filer m’en occuper. Avec Gweltaz, nous sommes d’accord sur l’idée de ne pas laisser nos bébés pleurer alors c’est assez frustrant de ne pas avoir la possibilité de répondre à un besoin dans l’instant. Depuis la naissance des filles, je trouve que c’est le point le plus pénible à gérer. Mais c’est un sentiment très personnel et je pense que chaque parent de jumeaux a son propre ordre de difficultés.

3. L’alimentation.

Je crois que ça peut aussi faire l’objet de difficultés particulières. Encore une fois nous avons décidé de les laisser faire. Édith tète de nombreuses fois par jour. Marthe prend ses biberons à heures fixes. Et afin que tout se passe au mieux pour la purée, je fais en fonction d’elles. Parfois, elles mangeront l’une après l’autre, parfois ensemble, parfois le biberon sera donné avant, parfois la tétée se fera après et puis parfois aussi Marthe ne boira pas son biberon et Édith refusera la purée… Tant pis !

4. Les sorties.

Souvent on me demande pourquoi je n’ai pas de poussette double et quand est-ce que je compte en acheter une. Les gens pensent que la vie est plus simple avec une poussette double. Mais je n’en suis pas vraiment convaincue. Finalement, avec ma poussette simple et mon écharpe, je passe un peu plus inaperçue. Et puis, tout est plus pratique en ville avec une toute petite poussette. Je passe partout, les trottoirs ne me rendent pas la vie difficile, le tram ne part pas sans moi sous prétexte qu’il y a déjà trop de monde et qu’une poussette double prend trop de place. Mais peut être que plus tard, je changerai d’avis et on investira. Non, pour moi la difficulté est ailleurs. C’est comme si j’avais toujours un peu la flemme de les sortir toutes les deux. Je fais un aller retour à l’école par jour donc quand j’ai des courses à faire, je les fais juste avant. Elles sont installées, donc je fais tout en une seule fois.

Finalement, peut être que ce qui est plus compliqué c’est quand on doit faire des sorties plus longues. Que ce soit en salle d’attente chez le médecin, au parc, au marché ( où je reviens avec forcément beaucoup plus de choses que prévues à porter), ou même à la plage, chez la famille, oui, tout est plus compliqué avec deux bébés. J’ai donc appris à m’alléger. Le sac à langer n’est utile que quand on bouge le week-end. En semaine, je n’emmène qu’un petit sac avec deux couches et deux bodys de rechange. Et à la rigueur un biberon. Et comme la voiture ne sort que le week-end, on y laisse les lits parapluie, des draps, la tente anti UV et quand elles se tiendront assises : des chaises hautes pliantes.
Nous avons assisté au gala des enfants il y a un mois et honnêtement, heureusement que nous étions tous les deux! Les filles ont beaucoup pleuré, et si l’un de nous deux avait été seul avec Marthe et Édith, ça aurait clairement été ingérable. Et ça, et bien ça m’ennuie. Et parfois je me dis, si on avait eu un seul bébé, on se serait relayés, et on aurait profité du spectacle. Ce qui m’amène au 5ème point :

5. Le relai.

Alors oui, ne pas pouvoir se relayer car chacun s’occupe d’une fille ça peut être très vite épuisant. Les premières semaines ont été ponctuées par leurs pleurs du soir. On avait chacun un bébé dans les bras que nous ne pouvions poser sous aucun prétexte sous peine de pleurs encore et encore. Tous les parents vivent cette période mais quand on est deux pour s’occuper d’un bébé, c’est plus facile de souffler. Nous, parents de multiples devons toujours trouver des ressources pour gérer au mieux les périodes comme celles-ci. Aujourd’hui, c’est un peu moins présent car elles pleurent moins et elles acceptent d’être posées. Il y a trois semaines, Édith a été malade et j’ai remarqué que Marthe s’était un peu « mise en retrait » en journée ce qui nous a permis de nous relayer pour mieux prendre soin d’elle !

6. La culpabilité.

Et oui ! Je l’avais vraiment ressentie avec les grands, et je la ressens de nouveau avec les filles. Pour Gweltaz, c’est une première et c’est assez présent pour lui aussi. D’ailleurs on sait tous les deux qui éprouve de la culpabilité envers quelle fille.
Depuis la naissance, Gweltaz s’occupe plus de Marthe. L’alimentation a déterminé une certaine organisation qui aujourd’hui nous amène à cette culpabilité. Je connais très bien Édith, il connait très bien Marthe. Je vais spontanément plus vers Édith, il va spontanément plus vers Marthe. Quand je suis seule, la question se pose moins. Je m’occupe beaucoup de Marthe car Édith est plus discrète, plus calme et moins en demande. Mais c’est vrai que souvent quand on est tous les deux, il faut presque aller à contre courant pour que Gweltaz s’occupe d’Édith et moi de Marthe. Alors le soir, on se dit « Mince, je n’ai pas passé assez de temps avec Marthe. Tu t’en es plus occupé que moi. J’espère qu’elle ne va pas en souffrir. Que notre relation ne va pas être moins forte qu’avec sa soeur. Bon demain je passerai plus de temps avec elle… »

Et vice-versa…

En réalité je crois qu’il faut savoir s’adapter et ne pas se se focaliser sur une façon de faire précise et tant pis si le lendemain ne ressemble pas à ce que l’on a fait la veille. J’ai cessé de me stresser avec des détails pour mieux vivre mon quotidien. La gémellité est une force et une chance pour les enfants, mais quand même, il faut bien l’avouer une difficulté supplémentaire pour les parents. Il faut juste accepter que notre vie est différente des parents qui accueillent leurs enfants les uns après les autres.

Bien sûr, les points que j’ai abordés ici ne concernent que les premiers mois de vie des bébés. Ces premiers mois qui, selon la majorité de la population sont les plus difficiles à vivre. Mais selon moi, et parce que j’ai déjà connu le phénomène multiple, les périodes les plus compliquées à vivre et à gérer sont plus tard, vers 2, 3 ou même 4 ans !

Je ferai un point des difficultés rencontrées au fur et à mesure que les filles grandiront car à tout âge son lot de surprises !

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Les premières nouvelles après une longue absence !

Je n’ai pas écrit sur mon blog depuis plusieurs mois. Notre vie à 8 occupe toutes mes journées et j’avoue avoir du mal à m’octroyer des moments de répit. Le rythme est intense et soutenu, j’ai hâte que les vacances arrivent afin que les enfants se reposent et que notre quotidien soit moins militaire. Pour mon retour, j’ai donc préparé un article résumant les temps forts depuis la naissance de Marthe et Edith.

JANVIER

Mon retour à la maison a été épuisant. Le jour de ma sortie, les 4 grands étaient malades. Gweltaz est venu à la maternité nous chercher pendant que sa mère gardait mes enfants. Il m’a déposée avec les filles et est retourné travailler. Je me suis retrouvée seule avec mes 6 enfants, dont 4 malades sur qui je veillais, afin qu’ils ne contaminent pas les filles.
J’avais encore du mal à marcher et le simple fait d’égoutter des pâtes pour le repas du soir m’a demandé un effort considérable. A ce moment là, j’ai cru que je n’y arriverais jamais.

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Finalement, les jours ont passé et j’ai trouvé mon organisation. Je ne suis pas sortie de chez moi pendant plusieurs semaines. Gweltaz déposait les grands à l’école le matin et les aides à domicile les ramenaient l’après-midi ! Je tournais un peu en rond mais c’était quand même appréciable de ne pas avoir à sortir les bébés.

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FEVRIER

Ce mois a été ponctué par les pleurs du soir. Je ne me souvenais plus avoir vécu ça pour les quatre grands. Pour les filles, j’ai trouvé cette période super difficile. Elles commençaient à pleurer vers 18h et cessaient vers 22H. Nous n’avions pas vraiment de moment pour nous parler. On peut le dire, les premiers temps avec des multiples sont quand même difficiles. Mais finalement ça ne dure pas très longtemps !

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(Oui oui elles dorment ! Mais sur nous… )

Et puis comme nous n’avions pas assez de choses à gérer nous avons décidé d’acheter… une maison !

Nous avons profité du congé paternité de Gweltaz mi février pour faire des visites. Nous savions exactement ce que nous voulions: une grande maison avec de préférence beaucoup de travaux afin de la refaire en fonction de nos besoins.

Dans notre quartier, les biens à vendre sont très rares. Il a donc fallu accepter l’idée de le quitter et de s’éloigner un peu du centre-ville.
Nous avons rapidement trouvé la maison parfaite pour nous 8. Les travaux sont très conséquents mais ce projet nous emballe beaucoup !

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Pendant le congé paternité de Gweltaz, j’ai aussi pris la décision de stopper la venue des aides à domicile. Je me débrouille très bien toute seule en journée et je commence à avoir envie de retrouver ma vie normale. Je préfère faire les choses à mon rythme plutôt que de solliciter quelqu’un qui va me demander sans cesse ce qu’il y a à faire.

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(« Mais maman, il n’y a même plus de yaourts à la vanille !  » Alors oui, bien sûr, il a fallu un peu de temps avant que l’on trouve notre organisation… )

Je sens aussi que les enfants en ont marre des aides. Elles sont très exigeantes avec eux et ne leur parlent pas gentiment. Je ne comprends pas l’intérêt de payer des personnes pour m’aider dans la gestion des enfants si elles ne sont pas patientes avec eux. Finalement, cette décision m’a libérée d’un poids et nous avons très vite retrouvé nos habitudes.

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MARS

Le mois où Marthe a décidé de faire ses nuits !

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Le mois où les pleurs du soir ont cessé !

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Le mois où les beaux jours arrivent et les sorties commencent à être possibles.

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Le mois où nous pouvons enfin les poser un peu. Marthe commence à sourire, on craque, elles sont si mignonnes…

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Le mois aussi où il a fallu travailler sur les plans de la maison et surtout trouver des stratagèmes pour s’octroyer des moments de réflexion:

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AVRIL

Nous avançons sur notre projet de maison. Gweltaz prend une semaine de vacances pour rencontrer des entreprises pour les travaux. ( Car cette fois-çi, nous n’allons rien faire ! )
Sa semaine est donc très chargée. Mais c’est pour la bonne cause ! A coté de ça, l’appartement a été mis en vente. Nous négocions directement une vente longue afin d’y rester jusqu’à la fin de nos travaux. Gweltaz pense que nous pourrons emménager fin décembre. Nous avons trouvé des acheteurs en quinze jours !

Les filles, elles, ont 3 mois !

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Elles grandissent comme des petits champignons ! Lors de la visite mensuelle avec le médecin, il nous alerte sur les yeux d’Edith. Il trouve qu’elle a les yeux globuleux et selon lui c’est inquiétant. Depuis quelques temps nous avons des doutes sur sa vue. Elle ne sourit pas. Et le problème avec des multiples c’est que les comparaisons sont vite faites. Marthe sourit depuis plus d’un mois. Elle suit bien du regard. Edith ne capte pas grand chose. Nous avons rendez-vous chez un ophtalmo trois jours plus tard.

Finalement nous avons très vite été rassurés. Ses yeux sont normaux. ni trop gros ni globuleux ! Sa vue est encore en développement. Il faut lui laisser du temps. Par principe elle nous prescrit des examens plus poussés. Nous décidons de la laisser tranquille pour l’instant. Quelques jours plus tard, elle nous souriait. Ouf, elle voit ! Quel soulagement !

MAI

Le mois du changement ! Les filles évoluent très vite. Elles rient aux éclats, commencent à se retourner, attrapent des objets, et pleurent beaucoup moins.

Edith ne fait toujours pas ses nuits mais nous gardons espoir. Un jour, ça arrivera !
Nous décidons de partir quatre jours à la mer avec les 6 enfants. On ne sait pas vraiment si tout va bien se passer en dehors de chez nous mais on se dit que ça nous fera beaucoup de bien ! Effectivement, il fait beau, il fait chaud, les enfants se baignent et profitent vraiment de ces moments de détente.

Cette petite escapade nous fait prendre conscience à quel point il était temps que l’on achète une maison ! Un jardin avec autant d’enfants, ça va être super !

JUIN

Ce mois ci nous devions signer l’achat de la maison. Mais le vendeur est décédé. C’est ce qu’on peut appeler une tuile. Il faut maintenant que le notaire gère la succession avant de s’occuper de la vente… A priori, ça ne devrait pas être trop long, nous signerons début juillet si tout va bien.
Ça va me laisser du temps pour rencontrer la directrice de la nouvelle école des enfants et décider du sort de ma triple team car dans cette école l’année prochaine, il n’y aura que deux classes de CE2. J’aimerais enfin pouvoir les rassembler. Ça fait deux ans qu’ils sont dans des classes différentes malgré moi, et vraiment, je trouve ça très compliqué à gérer. On verra donc ce qu’elle en pense…

Les liens entre les six enfants deviennent de plus en plus forts. Comme les filles sourient, gazouillent et rigolent, les grands passent beaucoup de temps à jouer avec elles. C’est vraiment de jolis moments à regarder…

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Les filles, de leur côté, ont commencé la diversification.

Ça a été une grande étape pour moi. Je ne me sentais pas tellement prête à commencer. J’imaginais la charge de travail supplémentaire au quotidien alors que clairement les biberons et les tétées, c’est si simple… Finalement, elles semblent apprécier les purées, alors je suis contente. On ne force pas, elles augmentent tout doucement leur quantité journalière, c’est parfait !

Concernant les grands, le mois de juin est celui de la fatigue, du gala de patinage, des pique-nique et de la classe de mer d’Opale ! Mon cerveau est rempli de petites choses à penser, organiser, gérer, … La zen attitude me permet peut-être de réussir à relativiser et à faire les choses dans l’ordre afin de ne rien oublier !

Évidemment, comme nos journées sont trop calmes, nous sommes passés par un épisode de maladie qui a touché 5 enfants sur six. Opale a été épargnée et bien heureusement car sinon, elle n’aurait pas pu partir en classe de mer. Les filles ont vécu leur première maladie, nous avons enchaîné plusieurs nuits sans trop dormir et bien sûr, j’ai dû faire trois tours chez le médecin en une semaine ! A priori nous sortons de cette période pénible, ouf !

Voilà pour le premier post depuis plusieurs mois. Je vais tenter de reprendre le rythme des articles réguliers !

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