4 – Athéna, maman de jumelles de 18 mois !

Hello tout le monde !

Aujourd’hui, je publie le deuxième volet de ma vie de maman de multiples !

Puisque j’ai deux expériences bien différentes, après avoir répondu aux questions concernant mon vécu en tant que maman de triplés, voici celui de maman de jumelles !

Comment as-tu découvert ta grossesse multiple?

J’ai découvert ma grossesse gémellaire très tôt après mon début de grossesse. J’étais à 4 semaines.
J’étais arrêtée depuis une semaine car je me sentais épuisée et vraiment mal-en-point.
Suite à une inquiétude, j’ai pris un rendez-vous en urgences chez ma gynécologue.
Ce jour là, j’avais prévu d’aller à la maternité voir ma nièce qui venait de naître. Je n’ai pas annulé pour autant, je suis allée la rencontrer avant de filer à mon rendez-vous.
Sur le chemin, j’ai appelé Gweltaz. J’avais besoin de lui parler pour qu’il me rassure. Il m’a demandé si je voulais qu’il m’accompagne pour cet examen mais persuadée que je pouvais gérer ce rendez-vous seule, j’ai dit non.
La gynéco m’a reçue sans trop d’attente. Après lui avoir expliqué la raison de ma visite elle a commencé l’examen.
Au moment où elle a posé la sonde sur mon ventre j’ai aperçu cette image qui ne laisse absolument pas de place au doute :
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Je me suis mise à pleurer. J’ai dit à la gynéco que ça ne pouvait pas m’arriver encore une fois !

 » Non ce n’est pas possible ! Je veux vivre une grossesse simple et sans inquiétudes. Je veux materner, allaiter, profiter d’un seul bébé… »

Elle ne parlait pas beaucoup et restait très concentrée puis elle me dit :
« Ne vous inquiétez pas, j’ai vérifié, il n’y a bien que deux embryons ! Les cœurs battent très bien et leurs mesures sont similaires. »
Je ne peux pas dire que ça m’ait rassurée. Je me sentais triste et en colère. J’avais juste envie qu’elle me laisse tranquille.
Cette gynéco me suit depuis la grossesse de Zéphir. Elle me connait bien. Elle m’a dit qu’elle était contente pour moi. Qu’il ne fallait pas que je sois si triste. Qu’un seul bébé se serait ennuyé au bout de la fratrie et que la nature était certainement bien faite.
Elle a continué l’examen jusqu’à trouver la cause du souci principal pour lequel je l’avais initialement consultée. Finalement, elle a diagnostiqué un hématome sous les poches qui nécessitait un repos strict jusqu’à résorption complète.

L’examen s’est enfin terminé ! J’avais envie d’appeler Gweltaz mais avant, j’avais pour consigne de programmer tous les rendez-vous jusqu’à la fin de la grossesse.

Je me sentais un peu perdue. Moi qui voulais un suivi light, je me retrouvais à noter sur mon agenda un nombre incalculable de rendez-vous.

En sortant, j’ai de suite appelé Gweltaz. Je pleurais.
Il m’a dit :
« Le bébé a un problème ? »
Je lui ai répondu :
« Non il va bien. Mais en fait, il y en a deux ! »
Je me souviendrais toujours de sa réponse :
« Non !!! » avec un ton surpris et quelque peu inquiet.
Je lui ai expliqué que je ne me sentais pas capable d’aller chercher les grands au périscolaire (vu l’état de mes yeux tout gonflés ) et que je préférais rentrer me reposer.
Sur le chemin, je me suis demandée pourquoi ça m’arrivait à moi. Je me disais que je n’avais pas envie d’avoir deux bébés. Je connaissais le phénomène multiple et je n’avais envie de revivre ça pour rien au monde.
J’avais le sentiment que tout s’envolait. Cette grossesse, je l’attendais depuis plusieurs mois. Nous attendions de finir tous nos projets en cours afin d’être hyper disponibles pour profiter de la grossesse et de l’arrivée d’un bébé.
A côté de ça, je commençais déjà un suivi intensif, et des inquiétudes en tous genres naissaient sans que je ne réussisse à tout gérer émotionnellement.
Finalement à ce moment là, je n’avais que du négatif en tête et je n’arrivais pas à me raisonner.
J’ai appelé mes copines. Elles m’ont écoutée. Impuissantes. Pas tellement surprises.
Ce jour là, Gweltaz est rentré avec les grands à 18h30. J’avais envie de lui parler mais les enfants étaient là et je ne voulais pas les inquiéter.
Opale a de suite vu qu’il y avait un truc qui n’allait pas. Elle m’a demandé s’il y avait un problème. Je lui ai répondu que tout allait bien.
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le soir, au dîner spontanément elle nous dit :
 » Un bébé, c’est facile ! Deux bébés ça va. Trois bébés c’est bien trop difficile ! »
Puis elle a changé de sujet.
Les enfants ne savaient pas que nous envisagions de faire un bébé donc encore moins que j’étais enceinte.

Comment s’est déroulé ton suivi de grossesse?

Mon suivi de grossesse a été bien intense. J’avais un rendez-vous tous les quinze jours avec ma gynéco et des échos poussées tous les mois.

J’avais prévu de m’inscrire dans une clinique à quelques mètres de chez moi. ( Je m’étais d’ailleurs imaginé partir accoucher à pied ). Ma gynéco m’a dit que je pouvais tout à fait accoucher là-bas.

Mais très stressée par la prématurité, on a préféré jouer la carte de la sécurité et aller dans une plus grande clinique habilitée à recevoir des bébés nés à partir de 34 semaines.

Dans des plus petites cliniques, les bébés nés trop tôt sont transférés au CHU et parfois la maman n’a pas de place pour être auprès de son/ses bébés.

A côté de ça, j’ai vu une sage-femme pour toutes les questions moins médicales avec laquelle j’ai fait une préparation à la naissance en yoga. Ça n’a pas été une grande réussite car les cours étaient le matin et j’étais très sujette au malaise jusqu’au midi.
Je n’ai pas fait la moitié des exercices mais je crois que ça m’a quand même fait beaucoup de bien moralement. Comme si c’était un moment où je pouvais me mettre dans une bulle, bien protégée des agressions extérieures et de toutes les inquiétudes qui me parasitaient en permanence. ( Même si clairement, j’enviais toutes ces femmes qui n’attendaient qu’un seul bébé et qui se préparaient à des accouchements simples. )

A partir de 27 semaines, j’ai été suivie en parallèle par un obstétricien à la clinique qui m’a prescrit un suivi sage-femme à domicile.

La sage-femme est venue une fois par semaine (puis deux fois par semaine à partir de 32 semaines ) afin de faire des monitorings pour surveiller les cœurs des bébés et les contractions.

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( 28 décembre 2016, dernière photo de grossesse, 5 jours avant la naissance des filles. )

Raconte-nous la naissance de tes enfants.

L’année dernière, j’ai publié un récit détaillé de la naissance d’Édith et Marthe.

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Si vous avez envie de le relire, ou si ça vous intéresse de le découvrir, c’est par ici !

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 Peux-tu nous décrire ton séjour à la maternité?

Mon séjour à la maternité s’est globalement bien passé. Je ne peux pas dire que ça ait été une réussite mais finalement, j’ai le sentiment que toutes les mamans en sortent un peu déçues. Comme si on mettait beaucoup trop d’espoir dans l’accompagnement qu’on avait envie de recevoir durant cette période de grande vulnérabilité.

J’avais d’ailleurs publié un article spécial sur mon séjour à la maternité après la naissance d’Édith et Marthe : Le voici !

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( 29h après leur naissance. Je souris pour la photo mais en vrai je souffre beaucoup ! )

 As-tu allaité ou as-tu donné le biberon?

Alors là, si vous m’avez suivie, je fais partie de ces mamans qui n’ont pas complètement choisi l’alimentation de leurs bébés.

Je voulais allaiter mais pour Marthe ça a été un peu compliqué.

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(Marthe durant la tétée d’accueil, 1h après sa naissance )

Je détaille ici mon expérience de l’allaitement d’Édith et Marthe en exprimant mes doutes et les difficultés rencontrées; et ici, j’explique les choix que nous avons faits un peu à l’encontre des avis médicaux pour l’alimentation de Marthe.

Avec du recul, je n’ai pas de regrets.

Finalement, le fait de n’allaiter qu’un seul bébé nous a permis de gérer les nuits à deux. Gweltaz s’occupait de Marthe. Je m’occupais d’Édith. On n’était pas forcément sur le même rythme mais c’était important pour nous de respecter le sommeil de chacune donc on a fonctionné à la demande dès le retour à la maison.

Presque 18 mois plus tard, j’allaite toujours Édith à la demande. Elle tête minimum 6 fois par jour. Pour l’instant ça nous convient bien à toutes les deux donc pas de sevrage en prévision.

Peux-tu nous dire quelques mots sur les premiers mois avec les bébés?

J’avais déjà écrit un article sur les premiers mois d’Édith et Marthe .

Dans tous les cas, je garde en tête une première année épuisante. Je ne pense pas que la gémellité soit la plus responsable de cette fatigue mais que le quotidien avec six enfants dont deux bébés a clairement fait de nous des personnes fatiguées du matin au soir et du soir au matin.

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Malgré tout, j’ai le sentiment qu’on a réussi à s’octroyer des jolis moments avec nos bébés remplis de tendresse et d’amour.

Je garde aussi en tête la relation entre les grands et leurs petites sœurs qui s’est créée petit à petit. C’était tellement chouette de découvrir tout cet amour qu’ils ont pour elles !

 As-tu repris le travail à la fin de ton congé maternité?

Mon congé maternité s’est terminé en juillet 2017 et depuis je suis en congé parental !

C’est important pour moi d’être auprès de mes enfants.

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Pour ceux que ça intéresse ou qui ne l’ont pas déjà lu, j’ai dressé un bilan de ma vie, un an après la naissance des filles pour faire le point sur mon quotidien et sur ce que je ressens parce que finalement, moralement, ce n’est pas si simple d’être à la maison.

 Tes multiples sont-ils ensemble ou séparés à l’école? Ce choix est-il le vôtre, celui des enfants ou a t-il été fait par le personnel enseignant?

Si tes enfants ne sont pas encore scolarisés, as-tu déjà des souhaits?

Si vous avez lu ma réponse à cette question dans l’article qui concerne ma triple team, vous savez déjà que notre choix se portera vers une seule et même classe pour les filles !

Comment se passe la gestion de ton quotidien depuis que tu as des multiples?

J’ai un quotidien très chargé et clairement peu de temps pour moi. Je vis en fonction de mes enfants, de leurs sorties, envies, fatigue, activités, pique nique et compagnie. Les filles dorment encore bien en journée ( 2h le matin et 2h l’après-midi) ce qui me permet de réussir à gérer tout le rangement, le ménage, la paperasse et la logistique de linge.

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( Et parfois je suis dingue et j’accepte même qu’ils invitent des copains à la maison ! )

Les grands s’occupent bien tous les quatre, la sollicitation est moins importante. Et puis ils m’aident avec les filles puisqu’il y a en permanence un enfant pour jouer avec elles.

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A côté de ça, on essaie de s’octroyer des temps plus agréables avec eux (dîner, jeux de société) pendant que les filles dorment. Et franchement, ça fait du bien !

Par contre, la charge mentale fait partie intégrante d’un quotidien qui roule. Car plus on anticipe les choses, mieux ça se passe. Mais finalement il y a tous les jours des choses à anticiper donc mon esprit n’est jamais libre et serein mais je pense que tous les parents sont dans la même situation !

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 Qu’est ce que t’a apporté le fait de devenir maman de multiples?

 Je l’avais déjà dit dans l’article précédent mais je le redis, je reçois tous les jours beaucoup d’amour ! Et ça il faut bien le dire, c’est une jolie récompense !
L’arrivée des filles m’a aussi vraiment apaisée. Je me sens plus calme, plus sereine, plus en phase avec ce que j’ai envie d’apporter à chacun de mes enfants afin qu’ils grandissent dans de bonnes conditions.
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Et puis le fait d’avoir déjà vécu beaucoup de choses avec des multiples me permet aussi de relativiser et de moins me prendre la tête sur des détails.

 Avec le recul que tu as, quelle est la chose la plus difficile selon toi?

La chose la plus difficile que je peux citer concernant les filles est le manque de sommeil !

Édith a fait ses nuits à 15 mois. Honnêtement c’est difficile de peu dormir la nuit durant tout ce temps tout en ayant des journées aussi remplies que sont les nôtres !

C’est derrière nous, je n’en suis pas mécontente !

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♦♦

Voilà ! Cet article résume assez bien notre expérience de la gémellité. J’ai mis pas mal de liens qui renvoient vers des articles déjà publiés qui vont un peu plus dans le détail. Alors si ça vous intéresse, n’hésitez pas à aller les lire.

En parallèle, si vous ne les avez pas déjà lus, voici trois articles que j’ai écrit durant ma grossesse et qui résument très bien mes doutes, mes inquiétudes et mon état d’esprit !

Ici, c’est un article que j’ai écrit à 5 mois de grossesse et qui résume bien les questionnements qui ne m’ont pas quittée jusqu’à la naissance d’Édith et Marthe.

Celui-çi, je l’ai écrit quelques jours plus tard. Il résume assez bien ce que j’ai vécu durant le second trimestre.

Mon état d’esprit et ma forme au cours du troisième trimestre sont décrits dans cet article, un mois et demi avant la naissance des filles !

Et la fin de grossesse se trouve ici  et ici !

 

 

 

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Deux petites mignonnettes de 18 mois !

4 juillet 2018, les filles ont 18 mois depuis 2 jours, je pense donc qu’un article les concernant s’impose !

Le mois de juin a été très chargé pour nous mais rien ne nous a empêché de les regarder évoluer de jour en jour.

C’est incroyable comme les enfants changent en peu de temps à cet âge là.

Marthe et Édith ne sont plus des bébés. Elles ressemblent désormais à des petites filles. En ce moment, on se dit qu’elles sont grandes ! Elles nous épatent et nous attendrissent en même temps.

Marthe est joueuse, joviale, drôle et hyper attachante. Elle est plutôt indépendante. Très dynamique, extrêmement souriante et vraiment pleine de vie. Elle s’intéresse à tout, et adore découvrir de nouvelles choses. La délicatesse ne fait pas vraiment partie de son quotidien, et elle parle assez fort mais elle sait aussi être attentive quand il le faut.

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En ce moment ses apprentissages principaux se portent sur le langage. Elle dit quelques mots et on sent que chacune de nos phrases sont très bien comprises et assimilées. Elle sait d’ailleurs hyper bien se faire comprendre.

Niveau motricité, elle court, grimpe et fait des galipettes !

Depuis quelques temps nous passons beaucoup de temps dans le jardin. Elles ont une coquille dans laquelle on met de l’eau et grâce à cela, Marthe s’oriente vers la propreté.

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Elle demandait à changer sa couche en installant le tapis à langer, une couche et les cotons depuis plusieurs semaines déjà mais là, elle se rend compte qu’elle a envie de faire pipi et court souvent vers le pot. Je ne sais pas si ça va se jouer cet été mais c’est en tout cas vraiment bien partie !

On sent en elle une sensibilité bien cachée mais tout de même présente.

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Elle passe beaucoup de temps dans les bras de Gweltaz et hurle dès que je la pose dans son lit ( pour cesser de pleurer 15 secondes plus tard ).

Édith elle, est plus discrète. Elle est câline, douce, sensible et très délicate. Elle ne fait pas beaucoup de bruit, la surveillance est donc assez intense car elle n’a peur de rien et grimpe partout !

 

C’est un tout petit gabarit, elle est hyper souple ce qui lui permet de faire plein de choses très mignonnes !

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Elle sait clairement ce qu’elle veut. Et surtout ce qu’elle ne veut pas. Impossible de lui changer sa couche ou de l’habiller si elle ne l’a pas décidé. Et parfois elle veut choisir ses habits ( en l’occurrence ses chaussures : des crocs datant de l’époque de Zéphir qu’elle adore et qu’elle veut porter en permanence alors qu’elles sont trop grandes pour elle ! )

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(Bon là c’est Marthe qui les porte car de temps en temps elle arrive à les prendre pendant que sa soeur est occupée…)

Elle est, tout comme Marthe, très sensible et a vraiment besoin de son cocon familial qui la rassure. Elle passe tout son temps avec nous ( ou pas très loin ).

Niveau sommeil : après avoir tant galéré pour les nuits, elle dort désormais 12h par nuit sans se réveiller.

Elle tête toujours et je pense que l’on s’oriente clairement vers un sevrage naturel. On sent que le besoin de téter est présent chez elle donc on la laisse gérer, comme elle l’a fait avec le sommeil.

Elle dit elle aussi quelques mots et comprend absolument tout.

Il y a deux semaines, j’ai glissé dans l’escalier avec elle. Cette chute nous a valu une journée de stress et un diagnostic désagréable à entendre : Fracture au niveau du tibia pour elle. Cette fracture est très bénigne et n’aura aucune incidence sur sa croissance. Elle n’a pas eu besoin de plâtre et a hyper bien géré sa douleur. J’en parle d’ailleurs déjà au passé alors que l’orthopédiste nous a parlé d’un rétablissement en trois semaines minimum. Mais alors qu’au début on la sentait vraiment en peine physiquement, elle a très vite récupéré et grimpe de nouveau comme avant. Elle se ménage encore et ne recourt toujours pas mais finalement c’est impossible de se dire qu’elle a subi un traumatisme quand on ne le sait pas.

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( Deux jours après sa blessure )

Le fait est que je m’en suis beaucoup voulu…

Leur relation :

Marthe et Edith sont très en phase toutes les deux. Elles passent tout leur temps ensemble et quand elles ne se voient pas, elles se cherchent:

« Maaaaa ???? »

 » Didith ???? »

 

 

 

Elles se font des bisous, des caresses et des câlins spontanément. Elles râlent de temps en temps l’une contre l’autre pour un jeu mais ça reste assez rare.

Elles sont assez coquines et ont beaucoup d’humour toutes les deux; la surveillance est donc maximale tant les idées fusent à deux cerveaux ! Édith est très malicieuse et Marthe plutôt exploratrice.

 

 

(Quand l’une fait un nouveau truc, l’autre le teste aussi ! )

La relation qu’elles entretiennent entre elles est complètement différente de celle d’Opale, Balthazar et Adémar. Je ne sais pas si ça vient du fait que les triplés ne fonctionnent pas comme les jumeaux ou si c’est dû au fait que ce soit deux filles mais on perçoit clairement les différences dans le lien.

Suite à ma demande de places en crèche, nous avons réussi à obtenir deux places pour deux matinées par semaine à partir de septembre.

Je suis contente de me dire qu’elles vont vivre de jolies aventures en dehors de chez nous.

Je me rends compte qu’à la maison elles sont très protégées. Leurs grands frères et sœurs sont très doux avec elles et les couvent comme de petits moineaux tout juste sortis du nid.

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Elles vont donc découvrir une collectivité certainement un peu plus brutale.

J’espère que ça ira. Je me rassure en me disant qu’elles seront toutes les deux !

Concernant les ressemblances physiques, je me dis souvent que si on avait vraiment voulu qu’elles soient différentes on n’aurait pas pu faire mieux. Mais finalement, les gens nous disent régulièrement qu’elles se ressemblent, parfois même qu’ils n’arrivent pas à les distinguer.

Chose que je mets sur le compte de la fascination qu’ont beaucoup de personnes pour les jumeaux monozygotes.

En réalité, Marthe a des yeux en amande, Édith de grands yeux. Édith a la peau mate, Marthe est très blanche. Marthe a un visage rond, Édith plus en long.

Elles n’ont pas la même bouche, ni le même nez, ni les mêmes cheveux, ni la même implantation, ni la même couleur d’yeux, ni le même gabarit, ni le même sourire,…
Je pourrai faire une liste hyper longue de leurs différences sans trouver de similitudes.

Par contre, je vois un peu de mes enfants dans chacune d’elles !

L’été est là, nous profitons bien du jardin. 18 mois ça commence à être bien plus simple pour beaucoup de choses ! On profite pleinement des moments qu’on passe avec elles car ce sont deux petites filles qui pleurent peu et qui sont vraiment très agréables au quotidien.

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Vous l’aurez compris, elles sont exactement ce dont on avait besoin pour être comblés !

♥♥

 

 

 

 

 

Nouvelles printanières !

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Salut à tous !

Je me décide ce matin à écrire un article pour donner un peu de nouvelles.

J’ai manqué de motivation ces derniers temps pour écrire. Je crois avoir aussi eu une baisse d’inspiration pour trouver des sujets. Il me semble que tout blogueur ( si je peux me qualifier ainsi au vu de ma non assiduité…) traverse à des moments des phases de ce type. Alors plutôt que me forcer à écrire des choses qui ne me correspondent pas, je préfère toujours faire des pauses !

Mon dernier article date du 16 mars et il traitait du co-sleeping ! Le fait est que, quinze jours plus tard, Edith a fait ses nuits ! Du jour au lendemain, elle ne nous a plus appelés et n’a plus dormi avec nous. Depuis le 30 mars, elle dort dans son lit de 20h à 7h30 le lendemain matin. Les tétées de nuit ont donc été supprimées mais elle se rattrape en journée, bien sûr !

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Nous avons vécu ça comme une réelle victoire. Oui nous l’avons écoutée, oui nous lui avons fait confiance ( avec des moments de doute tout de même…) et oui, elle a fini par décider elle-même du jour où elle serait prête à passer une nuit complète dans son lit aux cotés de sa soeur !

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Je vous avoue que l’on revit ! On se sent sereins et vraiment reposés ! Je n’avais pas aussi bien dormi depuis septembre 2016 ! Bonheur !

Marthe, elle, marche depuis trois semaines ! J’avais plutôt hâte car je la sentais un peu ennuyée à certains moments avec son 4 pattes ( surtout dans le jardin… ) :

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Avoir deux petites mignonnes qui marchent me renvoie quelques années en arrière au moment où j’en avais trois qui marchaient ( + Zéphir bien sûr ) … et qui s’éparpillaient !

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Mais contrairement à leurs grands frères et soeur, je trouve qu’elles restent plutôt bien à côté de nous. On a fait plusieurs grandes sorties et globalement elles ne s’éloignent pas trop.

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Et n’oublions pas les grands qui s’en occupent dès qu’ils en ont l’occasion !

Depuis que nous sommes dans la nouvelle maison, je n’emmène plus les enfants à l’école. ( nous sommes à 50 m de l’école, sur le même trottoir et la rue est fermée aux voitures le matin ). Mais depuis la semaine dernière, nous partons toutes les trois les chercher pour le plus grand plaisir des filles qui sont hyper fières de marcher jusque là-bas !

La fin d’année est proche et nous rentrons dans une période assez intense avec les spectacles et galas de fin d’année ( chant, patinage, danse, théâtre, fête d’école…), les tenues à préparer, la classe découvertes d’Opale et Balthazar qui approche sérieusement, et le casse-tête annuel des choix et inscriptions aux activités extra-scolaires avec les rdv médicaux pour les certificats et la certitude que les horaires fonctionnent dans notre planning déjà bien chargé !

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Côté maison, les travaux sont toujours en cours. Nous avons refait la toiture récemment   (et honnêtement je nous en ai voulu de ne pas l’avoir fait faire avant d’emménager ! ) Les couvreurs ont bossé pendant six semaines chez nous ( merci la pluie ), ce n’était pas génial à vivre !
D’ici deux semaines, les peintres démarreront le ravalement de façade et normalement après ça, on sera tranquille sur le plan  » gros travaux et entreprises  » car nous avons encore pas mal de temps à passer pour finir les peintures intérieures.

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Le boulot est monstrueux ! Alors Gweltaz s’en occupe petit à petit sans pression ! Plusieurs chambres sont déjà finies :

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Il nous reste celle d’Adémar, la nôtre, la salle de jeux, la buanderie, et la cage d’escalier. L’avantage de faire les peintures petit à petit c’est que ça nous permet de peaufiner la déco afin que chacun se sente vraiment bien dans son univers.

Gweltaz est d’ailleurs toujours très bien accompagné pour bricoler !

Et un des points importants à ne pas oublier : le jardin ! Gweltaz a bien avancé durant les vacances, on commence désormais à avoir un espace qui ressemble à un jardin, ce qui n’était vraiment pas le cas il y a quelques mois:

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Juillet 2017: Abattage de deux grands pins !

 

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Août 2017: Plus de pins mais encore des souches, un bassin et… des aiguilles partout ! Et bien sûr, pas de pelouse !

 

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Mai 2018: Plus de souche, ni de bassin ! Il y a de l’herbe et nous avons semé de la pelouse aux endroits où il y avait des arbres. Les petits ( et grand ) jardiniers surveillent la pousse…

 

De mon côté, tout va bien. J’ai décidé d’inscrire les filles en crèche deux matinées par semaine à partir de septembre.

J’ai monté un dossier qui doit passer en commission ce mois-ci, je n’ai aucune garantie que cette démarche aboutisse mais je reste optimiste.
J’aimerais pouvoir me dégager un peu de temps libre tout en sachant qu’Édith et Marthe sont dans un lieu d’éveil où elles profitent, découvrent et explorent d’autres choses que chez nous !

 

 

 

 

Mon expérience du co-sleeping… malgré moi !

Aujourd’hui j’ai choisi de parler de mon expérience du co-sleeping car c’est vraiment quelque chose que je n’avais pas anticipé et qui en ce moment, fait partie intégrante de notre vie.

Le co-sleeping est selon moi une démarche. Du moins c’est ce que j’imaginais. Pendant la grossesse j’avais acheté un livre qui en parlait. Mais je ne me retrouvais pas vraiment dans le fait de dormir avec mon bébé. Je n’ai jamais eu envie de le faire. Je ne l’ai jamais programmé. Je n’ai rien anticipé non plus. Et on a fait comme la plupart des parents, on a acheté des lits à barreaux en pensant réussir imposer un rythme à nos bébés rapidement.

Les filles ont 14 mois et j’ose avouer qu’Édith dort avec nous et ce, depuis le retour de la maternité.

De la recherche du repos…

Très fatiguée de la naissance, j’ai rapidement pris cette petite habitude de l’allaiter allongée la nuit. Parfois j’arrivais à la reposer auprès de Marthe, mais parfois je m’endormais avant qu’elle finisse de téter et je me réveillais pour la tétée suivante.

Lorsqu’elles ont eu 4 mois, j’ai voulu modifier tout ça. Je n’avais pas envie qu’elle dorme avec nous toutes les nuits. Mais après trois nuits à me lever plusieurs fois pour la prendre, l’allaiter, la reposer, j’ai vite compris que j’avais réellement un choix à faire:

– Soit je continuais comme ça et clairement j’étais épuisée la journée, irritable et pas hyper en phase avec l’éducation sereine que j’essaie de donner à mes enfants,

– Soit je la gardais contre moi et gérais les tétées au son de son petit grognement animal sans vraiment me réveiller !

C’est cette seconde solution que j’ai choisie. Que nous avons choisie! Car Gweltaz m’a beaucoup aidée à me remettre en question dans le bon sens et c’est ce dont j’avais besoin pour gagner en sérénité sur ce sujet.

Avec du recul, nous avons choisi la facilité, la tranquillité et le repos. Mais avec six enfants on se doit d’être en forme tous les jours. Impossible de flancher.

Clairement, je gère mal la fatigue. Même très mal. Je peux me montrer agressive. Et généralement, j’en veux à la terre entière.

Finalement, j’ai compris que je ne me sentais pas capable de gérer mon quotidien tout en étant complètement épuisée.

La nuit est notre seule temps calme alors effectivement c’est le moment où on recharge nos batteries tous les deux mais c’est surtout le moment où il faut qu’on récupère. Et tous les moyens sont permis pour y arriver.

Le fait est que, 14 mois après leur naissance, la situation n’a pas beaucoup évoluée. J’avais espoir qu’elle tête moins, qu’elle soit moins demandeuse. Mais ce n’est pas le cas.

 

La grosse réussite selon moi est qu’elle s’endort seule. On les couche toutes les deux à 20h sans difficulté. Parfois elle me rappelle à 21h30, je la recouche aussitôt. Mais généralement son vrai réveil est à 23h et à ce moment là, elle ne veut plus être dans son lit. Elle pleure, hurle même. Et comme Marthe dort bien et que c’est l’heure à laquelle on s’endort, on va la chercher et on ne la remet plus dans son lit.

De temps en temps je fais des tests. Je vais la voir, je l’allaite, je la recouche. Mais comme elle hurle quand je sors de la chambre, je reste à côté d’elle assise par terre en plein milieu de la nuit à attendre qu’elle se rendorme.

Mais ça n’a aucun sens car elle peut s’endormir et me rappeler encore dix minutes plus tard.

Je crois que finalement la clé c’est peut être d’anticiper la chose avant la naissance. Ça permet d’adapter le coin nuit. Si j’avais su, on aurait fait autrement. Un lit en co-sleeping directement? Un matelas au sol? Je sais pas mais pas notre lit et le lit à barreaux au fond de la chambre car ce n’est pas du tout adapté!

Et puis peut être que les parents qui anticipent la démarche ressentent aussi moins de culpabilité:

– Je choisis, donc j’assume donc je ne me pose pas de questions.

Alors que pour moi c’était plutôt:

– J’ai pas choisi mais j’ai pas le choix si je veux récupérer, je n’assume pas vraiment, je subis un peu mais en même temps j’adore l’avoir contre moi, la sentir et la câliner. Alors, je tâtonne, je découvre, je sais pas trop comment je vais sortir de là, je me dis qu’on verra demain…

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Le fait est qu’on en parle peu. C’est une chose qui ne se fait pas vraiment en règle générale. Je pense que beaucoup de parents vivent la même chose que nous, en silence.

Sujet tabou, bonjour !

Mais heureusement ce n’est pas le cas de tout le monde et j’ai quand même pu échanger sur le sujet pour recevoir LE bon conseil  » Ne te prends pas la tête, dors, c’est le plus important ! »

… à la réponse d’un besoin !

A côté de ça, nous avons le sentiment, au delà du phénomène de diminution de notre fatigue, d’également répondre à un besoin. Un besoin d’être rassurée, protégée. Un besoin de se sentir en sécurité aussi. Édith est très indépendante mais finalement peut être encore immature pour être capable de dormir seule tant d’heures d’affilées.

Elle a longtemps eu besoin d’être avec nous. Contre nous aussi. Alors on la portait en écharpe la plupart du temps, pour la rassurer. On ne l’a jamais laissée pleurer car selon nous, ça renforce juste un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Mais ça c’est propre à chacun et on fait tous en fonction de ce qu’on a reçu, et surtout, des ressources qu’on a pour gérer des pleurs nocturnes sur une durée plus ou moins longue.

Avec Gweltaz, nous avons vraiment espoir que les tétées s’espacent et que petit à petit, elle ne réclame plus la nuit.

Je me demande si parfois, nous ne sommes pas trop pressés que les choses se fassent, renforçant ainsi un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Peut être pas. Après tout Marthe a fait ses nuits sans trop de difficulté et surtout sans avoir été forcée. Enfin ça a pris du temps. Et il y a eu des retours en arrière aussi. Mais aujourd’hui on la sent hyper sereine au niveau du sommeil.

Par contre on ressent chez Édith une sécurité affective que Marthe n’a pas.

Quand je les laisse à garder, Marthe pleure et s’agrippe à mon cou. Édith me fait des signes avec sa main en souriant. Et c’est en constatant ce genre de choses que je me demande si finalement le sommeil n’est pas l’Acteur majeur dans l’acquisition de l’autonomie, dans la confiance en soi, dans la construction globale de l’enfant.

Je suis consciente qu’avec des jumeaux, tout change. J’avoue avoir besoin de temps libre et ce temps libre je le trouve pendant qu’elles dorment. J’ai lu de nombreux témoignages qui disaient qu’il fallait rythmer les multiples de la même manière. Nous avons choisi de nous adapter au rythme de chacune. Nous les avons complètement laissé faire et vraiment nous n’avons pas de regrets. Nous les avons écoutées et respectées dans leurs différences de rythme et de sommeil.

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Je crois que si nous n’avions eu qu’un seul bébé tout aurait été différent. Les remises en question auraient été moins présentes car peut être que nous aurions adopté dès le départ le co-sleeping. Ou peut être pas.

Je me dis qu’il y a tellement de paramètres qui entrent en compte dans le sommeil du bébé que finalement on cherche juste à s’adapter au mieux en fonction de nos filles et en fonction de notre besoin de sommeil.

Ce que je retiens de toute cette expérience c’est qu’avant, je portais un regard un peu jugeant sur le cododo mais depuis que nous le vivons avec Édith, je comprends que finalement, on cherche juste à faire au mieux, on se remet en question et on dépasse parfois les limites fixées pour simplement dormir !

 

13 mois !

Marthe et Édith ont eu 13 mois le 02 février ! J’ai choisi d’écrire un article à cet âge car je trouve les apprentissages incroyables en ce moment !

Leur développement point par point:

L’alimentation:

Marthe a six dents et Édith, zéro ! Ce qui ne rend pas simple la préparation des repas. Dernièrement j’ai essayé différentes choses. De purées complètement lisses, je les ai passées aux morceaux avec une diversification un peu menée par leur propres envies. Je faisais cuire différentes choses et leur proposais dans l’assiette. Alors bon, pour passer aux morceaux il faut quand même le vouloir ! Les assiettes volaient et la nourriture avec ! Ca m’a un peu découragée, je l’avoue ! Et je trouvais qu’Édith mangeait vraiment peu en quantité. Au vu de son petit gabarit je les ai repassées toutes les deux aux purées lisses le midi. Et le soir on s’adapte à chacune ! Marthe boit son biberon et mange comme les grands ensuite. Édith elle, mange généralement une purée ou une compote et picore dans le plat des grands. N’oublions pas qu’elle tête encore plusieurs fois par jour…. et par nuit !

Il y a peu de temps, j’ai découvert une marque de plats bio pour bébés génialissime ! (Oui rien que ça ! ) J’ai commencé par acheter les compotes qui sont vraiment délicieuses!  Je les ai toutes goutées et vraiment le goût des fruits ressort hyper bien. La liste des ingrédients est simple : du fruit et une pointe de jus de citron ! Les compotes sont en gourde, ce qui n’est pas totalement en accord avec mon objectif zéro déchets mais Marthe se débrouille hyper bien avec et je pense qu’elle sera bientôt autonome avec. J’en conclue donc que c’est une façon de me simplifier la vie au quotidien !

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J’ai l’habitude de préparer toutes leurs purées maison. Mais j’ai quand même tenté d’acheter les purées de cette marque car la liste des ingrédients est la même que celle des compotes, rien n’est ajouté ! Et elles sont aussi très bonnes! Donc Édith a le droit de temps en temps à une purée Good Goût !

Ils vendent aussi tout un panel de céréales infantiles, galettes de riz aux fruits, et de carrés banane, coco ou mangue !

Je ne suis pas une adepte de vanter des marques que j’aime mais là vraiment c’est un gros coup de cœur donc ça vaut le coup d’en parler !

Le sommeil:

Alors là c’est encore compliqué. Marthe, en théorie, fait ses nuits. Mais bon évidemment, il y a des nuits où elle se réveille et ne se rendort que plusieurs heures plus tard… Mais globalement c’est pas mal !

Édith se réveille toujours plusieurs fois par nuit. Elle appelle toutes les 45 minutes à partir de 23h. Quand ce n’est pas avant… Pour l’instant, on n’a pas trouvé de solution miracle si ce n’est de la faire dormir avec nous pour que je puisse survivre aux journées chargées qui m’attendent le lendemain.

Je sais qu’il y a une nouvelle phase d’angoisse de la séparation entre 13 et 18 mois ce qui nous amène à penser qu’on ne parlera ni de sevrage ni de changement d’organisation nocturne pour l’instant.
Je suis un peu perdue avec elle. Je ne sais pas trop comment gérer les choses. Gweltaz dit qu’il faut lui faire confiance. Alors faisons ça ! Je pense qu’on se dirige vers un sevrage naturel et concernant le sommeil, et bien on verra !

Les apprentissages :

Elles sont hyper différentes dans leurs apprentissages. Alors qu’Édith marche et est vraiment très moteur, Marthe développe plutôt son côté cérébral. Elle n’est pas du tout intéressée par la marche. Elle est hyper curieuse et comprend tout ce qu’on lui demande. Elle est aussi très joueuse. Elle adore foncer sur un matelas dans leur chambre, s’étaler dessus et attendre qu’on vienne la chatouiller ! Elle a beaucoup d’humour !  Elle sait exactement ce à quoi elle a le droit de toucher ou non et joue un peu avec nous en nous regardant, en mimant non de la tête mais en sortant quand même les BD de la bibliothèque. Marthe est très proche de Gweltaz. Elle l’appelle toute la journée !  » Apa?? » L’alimentation différente dès la naissance a vraiment impacté sur les relations que chacun à avec elles !

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Édith elle, se concentre plus sur de petites choses. Elle aime transvaser et est très intéressée par la permanence de l’objet. Elle est plus autonome dans le jeu. Elle marche toujours avec beaucoup d’objets dans les mains. On a le sentiment qu’elle aime un peu collectionner les choses. Elle passe beaucoup de temps à se cacher derrière les rideaux aussi. Et on sent qu’elle est toujours dans l’observation de ce qu’il se passe à la maison et surtout de ce que font les grands !

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Je trouve que c’est un âge génial car il y a beaucoup d’interaction mais par contre c’est aussi hyper fatigant. Elles touchent vraiment à tout ( et encore elles n’ouvrent pas les placards on a de la chance ! ). Elles écrasent leurs gâteaux quand elles n’en veulent plus ou les jettent. Elles se retournent plus vite que leur ombre quand on les change. Elles se transforment en chamallow quand on veut les installer dans les sièges auto alors qu’elles n’en ont pas envie.

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La géméllité en action:

Elles sont assez proches l’une de l’autre. C’est assez drôle car j’ai toujours eu l’impression que Marthe allait diriger sa sœur. Finalement je crois que ce ne sera pas le cas. Édith a toujours le dernier mot sur les jouets qu’elles se piquent. Marthe laisse tomber, elle capitule ! Elles ne se quittent jamais vraiment et restent toujours plus ou moins à côté. De temps en temps, elles se câlinent et se font des bisous. C’est tellement mignon !

La motricité libre !

Avant la grossesse des filles je n’avais jamais entendu parler de motricité libre. Quand les « grands » étaient bébés, j’avais des envies et des idées concernant la motricité mais je me suis aperçue en lisant des articles sur la motricité des petits que j’avais fait plusieurs erreurs !

Avec Gweltaz nous avons décidé d’adopter les bons gestes dès la naissance afin de laisser Édith et Marthe se développer en tout confiance.

Alors si ce concept vous intéresse, je vous explique ici, comment on s’y est pris !

Mais d’abord, la motricité libre, c’est quoi?

Elle consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements. Il s’agit en effet, de ne jamais le mettre dans une position dans laquelle il ne se sent pas à l’aise. Le développement de l’enfant va se faire petit à petit et dans un ordre bien précis. Il suffit de l’observer pour s’en rendre compte. Cette « liberté » va lui permettre de prendre confiance et de se sentir en sécurité dans ses mouvements !

Finalement, l’enfant construit seul son chemin vers l’autonomie motrice. Au fur et à mesure de son développement il va acquérir de nouvelles compétences physiques qui vont lui permettre de maitriser de nouvelles postures. L’enfant n’a donc pas besoin de l’adulte pour évoluer au niveau moteur, il est acteur de son développement.

L’idée de base est donc de ne jamais le contrarier dans ses mouvements. Il faut lui faire confiance et le laisser libre. Ne jamais le mettre dans une position d’inconfort ( le tenir assis, le mettre debout, le faire marcher,…) lui permettra plus tard d’avoir toutes les clés pour être un adulte serein et confiant.

Comment avons-nous mis en place la motricité libre?

Ici, tout a commencé par le portage. Les filles ont très peu été posées au départ. Quand nous étions tous les deux, chacun portait un bébé, et quand j’étais seule, j’alternais entre les deux mais j’en avais toujours une contre moi.

Concernant les sorties, nous avons acheté une poussette simple pour quand je suis seule avec les filles. Mais quand nous sommes tous les deux, on ne sort pas la poussette.
Les trajets en voiture étaient peu fréquents au départ donc elles n’ont pas non plus passé beaucoup de temps dans les cosys.

Par ailleurs, ( détail qui a son importance à nos yeux ): nous les habillons toujours de façon à ce qu’elles soient à l’aise et qu’elles puissent bouger comme elles l’entendent. Pas de pantalons qui serrent la taille, pas non plus de chaussures à semelles dures. Elles portent essentiellement des robes en coton assez courtes, des collants épais avec élastiques qui ne serrent pas et des chaussons souples. Pour les sorties, nous avons acheté des capes afin qu’elles ne soient pas engoncées dans des manteaux.

La motricité libre, en action !

Avant la naissance des filles, nous avons préparé la chambre en fonction de notre idée de base.

Nous avons disposé un grand plaid au sol pour créer leur aire de développement moteur !

Alors évidemment le premier mois, nous ne les posions que dans leur lit. Telles des fajitas, elles étaient enveloppées de plusieurs couvertures afin de les rassurer au maximum.

Mois par mois, leur développement moteur :

Mars. Elles ont deux mois !

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Nous commençons à les poser au sol. Le portique a des pièces en bois qui tournent sur le côté, elles peuvent donc toucher et découvrir.

Avril, trois mois !

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Sur les conseils du médecin, nous les mettons un peu sur le ventre. Quelques minutes dans la journée.

Mai, 4 mois !

 

Elles cherchent à se retourner. La position sur le côté devient leur nouvelle passion. Elles jouent et dorment comme ça ! Elles attrapent bien les objets et passent du temps à les observer !

Juin: 5 mois !

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Marthe se retourne ! Elle n’arrive pas à se remettre sur le dos seule donc elle râle régulièrement. Édith reste sur le dos mais tourne sur elle-même. La position sur le côté reste celle qu’elles préfèrent pour jouer !

Juillet: 6 mois

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En tournant sur elles-mêmes, les filles se déplacent ! On les retrouve régulièrement sur le parquet !

Août. 7 mois:

 

Marthe et Édith commencent à ramper et à s’aventurer en dehors de leur chambre ! Elles passent leur temps sur le ventre !

Septembre. 8 mois :

Édith se tient assise et se met à genoux. Elle essaie d’avancer à 4 pattes mais n’a pas encore compris le fonctionnement. Elle se déplace toujours en rampant. Elle maitrise vraiment la position assise. Elle est très stable.

Marthe commence à se redresser pour attraper des objets en hauteur. Elle rampe toujours, se met sur ses 4 pattes mais n’avance pas non plus. Elle n’a pas encore trouvé la position assise. on ne force pas, on la laisse trouver son équilibre seule.

Octobre. 9 mois:

 

Elles se déplacent toutes les deux à 4 pattes ! Édith se met debout. Tout comme pour la position assise, elle maitrise vraiment ce qu’elle fait. Elle réussit à redescendre seule et ne nous appelle que quand elle a vraiment besoin. Pas de chutes, elle est très stable.

Marthe stagne un peu en motricité. Elle ne se tient pas assise mais essentiellement à genoux ou sur le ventre. Elle fait des dents, on la sent moins disponible pour évoluer sur le plan de la motricité.

Novembre. 10 mois:

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Elles se mettent toutes les deux debout ! Marthe a eu besoin d’aide pour redescendre pendant une semaine puis c’est passé. Maintenant elle maitrise. Elle se tient assise depuis peu.

Édith commence à se lâcher quand elle est debout. Elle arrive à plier ses genoux et à se remettre à quatre pattes sans se tenir.

Elles sont très proches et passent leur temps ensemble. Elles se baladent toujours toutes les deux.

En conclusion: je suis très satisfaite de la façon dont on les laisse gérer leur motricité depuis la naissance. Nous n’avons jamais rien forcé et aujourd’hui on se rend vraiment compte qu’à chaque fois qu’elles découvrent une nouvelle position elles sont stables et confiantes. Nous les laissons beaucoup au sol, elles ne sont dans leurs chaises hautes que pour manger. Je suis persuadée que ça va beaucoup les aider dans leur développement intellectuel et que les laisser faire à leur rythme va leur permettre d’avoir vraiment confiance en elles !


 

 

 

Mes filles, leur sommeil et moi !

Aujourd’hui, j’aborde le sujet du sommeil des bébés !

La question qui revient très souvent quand on est parents de bébés c’est : Alors il/elle fait ses nuits?

J’ai, à plusieurs reprises, entendu des parents me vanter le fait que leur enfant avait fait ses nuits dès la sortie de la maternité.

Tant mieux pour eux.

Le fait est, que j’ai du mal à comprendre comment c’est possible.

Un bébé, quand il naît ne différencie pas le jour et la nuit et a besoin de manger régulièrement. Ça me semble un peu inconcevable qu’ils fasse ses nuits si tôt.

Marthe a commencé à faire ses nuits à deux mois. Je nous estimais hyper chanceux. Il paraitrait que c’est « grâce » au biberon.

Bon finalement notre répit nocturne concernant Marthe a été de courte durée. Elle a fait plusieurs épisodes de réveils nocturnes et de refus complet de se coucher le soir ! On la berçait, rassurait au maximum mais je ne cache pas que c’est épuisant moralement et physiquement de bercer un bébé pendant plusieurs heures en plein milieu de la nuit. Mais nous restions sur l’idée de ne pas la laisser pleurer. Dans notre tête, je crois que ça n’a pas de sens.

On estime que si un bébé pleure c’est qu’il a un besoin, une angoisse ou même une douleur et que notre rôle est d’être présent pour l’accompagner dans ces moments qui sont certainement aussi difficiles pour lui. Personnellement, j’ai tenté de réfléchir calmement sur cette idée de laisser pleurer et je me suis mise à la place du bébé seul dans son lit, appelant désespérément ses parents qui ne viennent pas le voir. Bon forcément qu’au bout d’un moment il cessera de pleurer mais je ne trouve pas que cet endormissement soit serein et rassurant pour un bébé…

Parlons d’Édith ! Petite mignonnette allaitée depuis la naissance. En ce moment, on me demande souvent quand est-ce que je vais arrêter l’allaitement car c’est sans doute LA cause des nuits agitées que je passe avec elle. Oui, si elle était au biberon, c’est sûr, elle dormirait !

Alors: Effectivement je suis fatiguée, effectivement mes nuits sont vraiment pourries ( je ne dors pas plus d’une heure d’affilée depuis presque deux mois) mais non, je ne la sèvrerais pas !

La mise en place de l’allaitement est difficile, mais une fois qu’on y est arrivée, ça roule ! Et une chose me frappe depuis que les filles sont nées : ( Marthe a tété un petit peu tous les jours jusqu’au mois dernier ) elles sont hyper résistantes aux maladies !!! Elles ont eu quelques mini rhumes, une petite toux de deux jours mais à chaque fois c’est passé comme c’est venu. Je suis persuadée que l’allaitement leur permet d’avoir de très bonnes défenses.

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L’allaitement n’importe où, n’importe quand, dans n’importe quelle position !

Édith et Marthe découvrent beaucoup de choses en ce moment. Édith a toujours plus ou moins besoin que je sois dans les parages car effectivement on est très en lien toutes les deux mais je la trouve quand même assez indépendante la journée. Elle tète environ cinq fois. Le soir, elle ne s’endort qu’après être bien repue. Elle s’endort en tétant et je la pose dans son lit tout doucement. C’est à ce moment là qu’elle commence à m’appeler toutes les heures et la seule solution que j’ai trouvée pour l’apaiser: La faire téter encore et encore.

Certains pensent qu’elle a faim. Non en fait, elle a besoin d’être rassurée.  Je la prends, la colle contre moi, elle tête, puis je la repose dans son lit. D’ailleurs, depuis plusieurs semaines je me maudis de ne pas avoir acheté un lit en co-sleeping. Tout aurait été tellement plus simple et moins fatigant pour moi.

Le sommeil des bébés n’est pas maitrisable. Ils passent par différents stades: Poussées de croissance, besoin de contact, angoisse de la séparation, peur de l’abandon, … Nous avons pris le parti d’accepter tout ça. Un bébé n’est pas un petit objet que l’on pose dans un coin. Certes c’est dur. Certes c’est épuisant. Certes ça demande du temps, de l’attention et de la surveillance ( et franchement parfois on aimerait juste s’affaler dans le canapé tranquillement) mais nous sommes hyper heureux de voir à quel point elles sont mignonnes. ( En tout objectivité bien sûr ! )

Alors attention, je ne dis pas que je le vis toujours bien. Évidemment que parfois je n’en peux plus. Que parfois j’en veux à la terre entière. Que parfois j’envoie des sms de désespoir à mes copines. Que parfois j’ai juste envie de tout laisser en plan et d’aller boire un petit truc en terrasse au calme. Que je me sens un peu menottée à mes bébés. Que j’ai le sentiment de ne pas en voir le bout et de ne pas trouver de solution miracle. Que parfois je me sens impuissante et que je ne comprends pas pourquoi on n’y arrive pas.

Mais on tient parce qu’on sait qu’à un moment donné ça se réglera. Beaucoup de choses ont déjà été mises en place depuis la naissance. Ça prend du temps mais ça se fait petit à petit. Il faut essayer de rester zen et positif.

J’ai le sentiment d’avoir fait des erreurs avec les grands. J’ai eu beaucoup de soucis avec le sommeil d’Opale, je me suis souvent senti désarmée pour la simple et bonne raison que je me fixais des normes et des obligations. Sauf que je l’ai mal vécu. « Parce que ce n’était pas normal. » Parce qu’elle devait dormir. Parce qu’on me disait qu’elle faisait des comédies. ( A 8 mois des comédies? Sérieusement? )

Les filles ont huit mois depuis le 2 septembre. Je n’ai pas fait une nuit complète depuis dix mois et pourtant je suis toujours debout. Je m’occupe du quotidien, de mes six enfants, et de tout le reste sans difficultés, et sans aides particulières, si ce n’est celle de Gweltaz bien sûr. Je crois que moins on se fixe d’objectifs et de normes, mieux ça se passe.
Chaque enfant évolue différemment. Il faut l’accepter et l’accompagner.

J’envie carrément les parents qui dorment la nuit mais ce que je sais, c’est que je ne regrette aucun de nos choix, aucune de nos façons de faire !