7 – Jennifer, maman de jumeaux de 6 ans !

Jennifer a 38 ans et est la maman de 4 enfants : Anatole; 10 ans, Lorette; 8 ans et demi
Lothaire et Pépin; 6 ans. Une grande tribu avec de très jolis prénoms.

Elle a accepté de partager son expérience sur mon blog, voici son récit :

1- Comment as-tu découvert ta grossesse multiple ?

A 9 semaines de grossesse j’ai perdu un peu de sang. Un peu paniquée, je me suis rendue aux urgences de la maternité pour vérifier que tout était en ordre.
Après quelques questions et un examen, l’interne me rassure et me dit que tout va bien.
Elle effectue une échographie de contrôle. Curieuse, je regarde l’écran, là je vois deux « tâches ».
noires et je comprends que cette image est bien différente de celles de mes précédentes grossesses.
L’interne blêmit, me demande d’attendre un peu, m’emmène dans une autre salle d’examen avec un appareil d’échographie plus performant et au bout de longues minutes, il confirme ce que j’avais pressenti : j’attends des jumeaux.
C’est une grossesse bichoriale, biamniotique.

Toute mignonne (elle en devait pas avoir plus de 25 ans), elle me dit que je suis sa première annonce de grossesse gémellaire.
Je lui demande de m’imprimer une photo de l’échographie sinon mon mari va croire que je lui fais une blague.
Sur le trajet du retour, l’angoisse monte. Je me remémore nos conversations de jeune couple où monsieur me dit que sa plus grande terreur de parent serait d’avoir un jour des jumeaux.
A partir de ce moment, les larmes coulent et un tas de questions fusent dans ma tête.
De retour à la maison, mon super mari m’a rassurée et m’a dit que l’on allait assurer.
Les larmes se sont taries au bout d’une semaine environ pour faire place à une grande joie d’avoir le privilège de vivre cette expérience.

2) Comment s’est déroulé ton suivi de grossesse ?

Le suivi de ma grossesse a été très médicalisé (trop à mon goût).
Visites tous les mois à l’hôpital, échographies très régulières.
Plutôt de nature sereine, une discussion avec une sagefemme lors d’une réunion de l’association Jumeaux et Plus m’a complètement chamboulée. Elle me disait d’être très prudente parce que beaucoup de grossesses gémellaires débouchent sur des naissances prématurées à 24-26 semaines et que c’était très dangereux pour les bébés. J’ai été plutôt stressée jusqu’à ce fameux cap de 26 semaines. A tort, puisque j’ai finalement continué à conduire et à travailler jusqu’à 32 semaines (après je ne rentrais plus derrière le volant) et mes bouts de choux sont nés à 38 S.

3) Raconte-nous la naissance de tes enfants.

Ayant subi deux césariennes pour mes premières grossesses à la suite de complications lors du travail, L’accouchement par césarienne s’est imposé à moi.
Mieux préparée psychologiquement, cet accouchement s’est déroulé idéalement.
Prévu un jeudi matin, j’avais demandé à rentrer à l’hôpital la veille.
Le mercredi, j’ai donc rangé ma maison, fait le ménage et me suis rendue à l’hôpital avec ma maman en fin de journée.
Arrivée sur place, la sage-femme m’examine et me dit que mon col est déjà ouvert à 4 et que nous n’allons pas attendre le lendemain matin.
J’appelle mon mari pour qu’il vienne rapidement.
L’accouchement s’est déroulé dans une ambiance très détendue avec une équipe adorable, je me rappelle avoir plaisanté avec les anesthésistes pendant que les médecins faisaient naître mes bouts de choux.

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4) Peux-tu nous décrire ton séjour à la maternité ?

Je suis restée 7 jours à la maternité avec des souvenirs mitigés.
Désagréables dans un premier temps parce que le personnel a refusé de prendre mes petits bonhommes la première nuit pour que je puisse me reposer un peu, j’ai eu peu d’aide pour installer les enfants au sein alors qu’avec la césarienne ce n’est pas simple de se mouvoir dans son lit, la pression du personnel médical sur l’arrêt de l’allaitement parce que les bébés ne reprenaient pas assez vite du poids.
Mais agréables aussi parce que dans cette maternité, les jumeaux partagent le même berceau et certaines auxiliaires de puéricultures étaient adorables.

5) As-tu allaité ou as-tu donné le biberon ?

Ayant allaités mes deux ainés (avec quelques difficultés parfois), l’allaitement s’est imposé à moi naturellement. De plus, je ne me voyais vraiment pas gérer la préparation et le nettoyage des biberons.
Beaucoup de gens ont essayé de me dissuader insistant sur la fatigue que j’allais ressentir, sur le manque de lait pour deux bébés, la difficulté d’installer deux bébés au sein.
Résultat, je ne regrette absolument pas mon choix : oui j’étais fatiguée mais le bonheur de sentir ces deux petits êtres contre moi était immense, j’avais tellement de lait que j’aurais pu nourrir un troisième bébé, et à la fin j’étais devenue une pro de l’allaitement simultané dans n’importe quelle position.
La lassitude et le besoin de me réapproprier mon corps m’ont fait stopper l’allaitement aux 7 mois de mes garçons.

6) Peux-tu nous dire quelques mots sur les premiers mois avec les bébés ?

Les premiers mois ont été éprouvants.
Heureusement mon mari ainsi que ma mère étaient d’un grand secours.
Mon mari gérait les deux ainés le matin et les emmenait l’un chez chez la nounou et l’autre à l’école.
Le weekend, il s’occupait aussi beaucoup d’eux.
Le soir, ma maman récupérait les ainés chez la nounou et me les ramenait à la maison.
C’est assez culpabilisant vis-à-vis des ainés mais les jumeaux accaparaient tout mon temps.
J’avais fait le choix de les laisser vivre à leur rythme : je n’ai pas voulu les caler l’un sur l’autre.
Ce qui fait que souvent la nuit quand j’avais fini avec l’un c’est l’autre qui se réveillait. A cette époque, je devais dormir 3 heures par nuit mais je me rattrapais en faisant des siestes avec les bébés le jour.

7) As-tu repris le travail à la fin de ton congé maternité ?

De nature plutôt active, j’adore travailler. Mais étonnamment, ce long congé maternité m’a donné envie de rester à la maison m’occuper de mes enfants. Finalement, l’aspect financier et le fait que la nounou des aînés acceptait de garder les jumeaux ont fait que je suis retournée travailler 4 jours par semaine. Difficilement les premières semaines et puis finalement ravie de retrouver des moments pour moi quand j’étais en travail.

8) Tes multiples sont-ils ensemble ou séparés à l’école ? Ce choix est-il le vôtre, celui des enfants ou a-t-il été fait par le personnel enseignant ?

A l’entrée en maternelle, il m’a semblé impensable de les séparer. J’ai alors demandé qu’ils soient dans la même classe mais dans des groupes différents. J’ai fait le point régulièrement avec le personnel enseignant. Aujourd’hui en grande section, ils sont toujours dans la même classe.
Ils ne jouent pas ensemble à la récréation, ils ne font pas les mêmes activités mais ils ont besoin de sentir la présence de l’autre.
Pour l’entrée en CP, la question de la séparation refait la surface. Sur le plan pratique, les laisser ensemble est l’idéal (mêmes devoirs, mêmes dates de réunion, mêmes sorties scolaires…).
Cependant, comme on arrive dans des classes où on évalue, j’ai peur des comparaisons.
Après réflexion, je leur ai demandé s’ils souhaitaient rester ensemble et ils m’ont dit que oui. J’ai donc fait part de mon choix de les laisser ensemble à la maîtresse (qui pense qu’il faut les séparer parce que je cite « il faudra bien qu’ils se séparent un jour). J’espère que je n’aurais pas de mauvaises surprises à la rentrée.

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9) Comment se passe la gestion de ton quotidien depuis que tu as des multiples ?

Les enfants grandissent et sont de plus en plus autonomes ce qui rend la gestion du quotidien plus simple. Le matin, petit déjeuner en famille puis les enfants se préparent et papa les emmène à l’école.
Je les récupère à 16h à la sortie de l’école et nous enchainons goûter, devoirs, activités extra-scolaires et jeux. Puis dîner, histoires et dodo.
Le plus lourd à gérer est le linge pour 6 personnes. J’ai l’impression que ma machine à laver tourne en continue.

10) Qu’est-ce que t’a apporté le fait de devenir maman de multiples ?

Le fait de devenir maman de multiples m’a apporté une certaine fierté de réussir à gérer toute ma petite tribu. Cela m’a apporté plus de confiance en moi et de sérénité.

11) Avec le recul que tu as, quelle est la chose la plus difficile selon toi ?

Cette question n’est pas simple parce que la réponse est différente selon les stades d’évolution des petits.
A la naissance, il y a eu la fatigue physique, le fait de devoir souvent laisser un bébé pleurer parce qu’on est occupé avec l’autre et de ne pas avoir pu les porter en écharpe comme j’avais fait pour les ainés.
A l’apprentissage de la marche, le stress qu’il leur arrive quelque chose parce qu’en général, il y en avait un qui courrait à droite et l’autre gauche.
Ensuite est venue la fatigue psychologique parce qu’à deux ils ont beaucoup plus de ressources pour trouver des « bêtises » à faire.

♦♦

Je remercie beaucoup Jennifer pour son témoignage !

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6 – Mylène, maman de jumelles de 2 ans !

Mylène est la maman de Nina et Lola, deux petites filles qui fêtent leurs 2 ans aujourd’hui !

Son chemin vers la maternité a été semé d’étapes très angoissantes puisqu’elle fait partie de ces femmes qui ont vécu une grossesse monochoriale monoamniotique, particulièrement rare dans le monde de la gémellité !

Je me retrouve beaucoup dans ce qu’elle décrit et dans la manière dont elle a été parachutée brutalement dans un monde complètement inconnu.

Elle a accepté de partager son expérience sur mon blog et j’en suis ravie puisqu’elle m’a transmis un texte très joliment écrit et vraiment bien détaillé.

Voici son récit :

1 – Comment as-tu découvert ta grossesse multiple?

Notre parcours de découverte de la grossesse a été long et à rebondissements. Après 9 années de vie de couple, une maison, un chien, nous avons eu l’envie de créer notre famille. C’est naturellement que j’ai arrêté de prendre la pilule sans pour autant compter mes cycles. Nous nous étions dit que le bébé arrivera quand nous serions prêts.

Cinq mois s’écoulent. Je fais un malaise au travail. Le médecin me pose la question nécessaire : « Quand étaient vos dernières règles ». Nous comptons ensemble : 35 jours. Suite à ses recommandations, je fais un test urinaire : négatif. Une semaine plus tard, je refais un second test urinaire : à nouveau négatif. Une semaine supplémentaire s’écoule sans que j’aie mes règles. Je refais un troisième test urinaire. Je n’ai même pas besoin de patienter les 3 minutes demandées, je vois tout de suite un petit trait supplémentaire s’afficher. Cette fois le test est positif, je suis enceinte !

Je me dirige à nouveau chez mon médecin, qui me prescrit un test sanguin ainsi qu’une échographie de datation car il est impossible de connaître la date du début de la grossesse.

Je fais le test sanguin dès le lendemain, d’après mes hormones, je suis enceinte de… 8 semaines ! Ce qui était possible compte tenu de la date de mes dernières règles. On s’est simplement dit, « pas vraiment efficaces les tests urinaires » !

Le rendez-vous pour l’échographie de datation à lieu deux semaines après mon test sanguin. Je suis donc enceinte de 10 semaines…

Nous entrons dans la salle, je m’installe pour l’échographie. Le médecin pose la sonde et… sur un ton le plus naturel qui soit,elle nous dit : « oh bah il y en a deux ». Et c’est tout…

Là je rigole, le futur papa est bouche bée… et je demande mots pour mots : « Pardon ? Vous êtes sérieuse ? Vous êtes sûre ? ». Je crois que j’ai dû poser ces questions au moins 10 fois. Elle a fini par dire, « vous voyez bien là, il y a deux cœurs » puis elle nous les a fait écouter.

Finalement, je suis enceinte de 7 semaines et c’est une grossesse multiple et spontannée.

C’est très joyeux que nous sortons du cabinet, même si nos plans sont quelque peu chamboulés. Mais nous nous étions toujours dit « ça serait chouette d’avoir des jumeaux », qui aurait pu imaginer que notre vœu serait exhaussé ?!

Suite à cette bonne nouvelle, les jours passent jusqu’à l’échographie de la 12ème semaine.

Entre temps, nous avons annoncé la nouvelle à nos parents et j’ai fait l’annonce de ma grossesse à mes responsables et à mes collègues car j’ai été arrêtée 1 semaine et demi, j’étais vraiment fatiguée.

Le jour J de l’échographie est arrivé. Je partais en congés, je dis alors à tous mes collègues « on se revoit dans une semaine ! ».

Nous voilà dans le cabinet d’un nouveau médecin (oui, le suivi d’une grossesse multiple n’est pas effectué par tous les médecins).

Il démarre l’échographie, tout va bien, il y en a bien deux, ils bougent bien, ont des tailles tout à fait normales… Bref, pour nous tout se passe bien. Jusqu’à ce qu’on le sente interloqué, et qu’il nous dise « je vais pousser l’échographie parce que je veux être sûr, c’est trop rare ». Suite à cette phrase et aux autres « c’est trop rare » qu’il dit pendant qu’il ausculte, le stress monte en flèche.

Fin de l’examen, les explications tombent : les bébés sont reliés par le même placenta et sont dans la même poche amniotique. « Oui, et alors ? ». C’est vrai, je me souviens qu’en cours de SVT au collège et au lycée, on nous disait, « les faux jumeaux sont chacun dans une poche et les vrais sont dans une seule ». Sauf que, tout ça est légèrement simplifié. Même les vrais jumeaux ont une membrane qui les sépare l’un de l’autre normalement. Cela les protège. Deux bébés dans une seule poche c’est : d’abord une grossesse très rare (1 grossesse gémellaire sur 10 000 dans le monde nous dit le médecin) et c’est aussi bien plus compliqué… 1 chance sur 2 pour qu’elle aille au bout. 1 chance sur 2 que les 2 survivent, 1 chance sur 2 pour qu’on en perde 1, voire les 2 à tout moment de la grossesse…

C’est la douche froide, j’ai plus de risques de perdre mes bébés maintenant, que de faire une fausse couche pendant les 3 premiers mois. Voilà dans quel état d’esprit nous quittons le médecin.

Je vis, nous vivons, une grossesse monochoriale -monoamniotique. 0,01% des grossesses gémellaires dans le monde… Alors, oui, on voulait bien avoir des jumeaux, mais pas vraiment dans ces conditions.

Suite à cette découverte, le seul établissement de la région qui suit ce type de grossesse est le CHU de Nantes. Par chance, nous habitons à 20 minutes, et je souhaitais y être suivi avant même de connaître le type de ma grossesse.

Les rendez-vous s’enchaînent, médecin généraliste, obstétricien, échographe. Je ne suis évidemment pas retournée à mon travail à mon retour de congés.

2 – Comment s’est déroulé ton suivi de grossesse ?

Le suivi de la grossesse est intensif. J’ai le suivi mensuel classique avec l’obstétricien et surtout une échographie toutes les deux semaines avec le médecin qui nous a diagnostiqué la grossesse mono-mono.

En fait, le gros risque pour les bébés c’est l’enchevêtrement de leurs cordons ombilicaux. Cela arrive dans toutes les grossesses mono-mono. Bah oui, on est déjà en contact direct avec son frère ou sa sœur, on peut déjà jouer et se faire des câlins, on se balade partout dans le ventre de maman, l’enchevêtrement est inévitable. Soit cela reste plutôt lâche et tout va bien, soit les cordons se serrent, et c’est le nœud…

Le suivi est donc impératif pour connaître l’état de santé des bébés, et uniquement pour cela. Ce n’est que de la surveillance, si les cordons sont emmêlés, il n’y a rien à faire, pas d’intervention possible. Reste à espérer qu’ils ne se serreront pas pendant le reste de la grossesse. C’est une grossesse difficile, durant laquelle on vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Personne ne gère, on ne peut rien anticiper, imaginer, surtout ne pas se projeter (jusqu’au dernier jour car l’accident peut se produire n’importe quand).

C’est au premier rendez-vous avec l’obstétricienne du CHU que tout cela est mis à plat. On sait que personne n’est maître de rien, qu’on ne peut qu’attendre, que personne ne pourra sauver les bébés avant qu’ils ne soient viables (26 semaines en théorie). Je dis en théorie parce que laisser naître des bébés à 26 semaines de grossesse (même pas 6 mois) est une grosse décision à prendre. Leur développement est loin d’être terminé, le risque de séquelles pour des bébés aussi prématurés est énorme. Alors, nous avions décidé, après avoir vu des pédiatres, et avec leurs recommandations, que nous ne ferons pas naître nos bébés avant la 28ème semaine. C’est réellement très difficile à acter. En clair, on a choisi délibérément, de laisser nos bébés mourir si leurs cordons se serraient avant la 28ème semaine alors qu’ils étaient viables depuis la 26èmeparce que nous redoutions qu’ils aient des séquelles suite à la grande prématurité. Je vous avoue que j’espérais de tout mon cœur que si ça avait à se produire, ça se produirait avant la 26ème semaine parce que personne ne pourrait rien faire, ou alors après la 28ème pour pouvoir tenter de les sauver. Je ne suis pas sûre que j’aurais réussi à les laisser mourir sans rien faire pendant ces deux semaines bancales.

Donc, il faut attendre la 28ème semaine de grossesse, date de mon hospitalisation prévue jusqu’à la naissance des bébés au plus tard à 34 semaines (terme maximum pour ce type de grossesse).

Nous avions une échographie toutes les deux semaines. Je dis nous parce que le papa a été présent à chacune et a vécu cette grossesse à 100% à mes côtés. Le côté positif de toutes ces échographies, c’est que nous sommes devenus des experts ! Capable de différencier les différents organes de nos bébés grâce à la pédagogie de notre médecin ! Les premières minutes des échographies étaient souvent tendues jusqu’à ce qu’il nous montre nos deux bébés plein de vie ! On a rapidement su que nous attendions deux petites filles (3 mois et demi), et oui, 2 échographies par mois ça nous donne quand même des avantages !

On a aussi vécu des moments magiques. Nous les avons vues jouer en attrapant les pieds de leur sœur, ou en train de sucer son pouce ou encore, positionnées toutes les deux en cuillère pour se faire un gros câlin. Des souvenirs que je garderai à jamais. Elles n’étaient pas encore nées que nous avions plus de photos de nos bébés que n’importe quels autres parents !

Et puis, un jour, le cœur d’une de nos deux princesses bât moitié moins vite que ce qu’il devrait. Cela nous ramène à la réalité de la grossesse. Nous en sommes au 4ème mois. Un rendez-vous est repris la semaine suivante pour vérifier que toutes les deux sont toujours vivantes.

Cette semaine est interminable. Je les sens bouger, mais compte tenu du type de grossesse, je ne peux pas dire si je sens les deux ou une seule. Je crois que c’est la semaine la plus longue de ma vie.

Le fameux rendez-vous arrive.Comme d’habitude je suis stressée, je ne peux même pas regarder l’écran ; jusqu’à ce que le médecin nous dise : « elles sont là, tout va bien ». Soulagement général, le médecin lui-même était angoissé, la bonne humeur reprend le dessus et la suite du rendez-vous se passe sans encombre. Les deux bébés se portent très bien, leur petit cœur bat normalement.

Ce rendez-vous avec ce formidable médecin était notre dernier avec lui. Il a préféré que nous effectuions les prochaines échographies au CHU en cas de récidive de la diminution du rythme cardiaque.

La grossesse continue, nous arrivons au rendez-vous du 6ème mois avec l’obstétricienne. Mon col s’est raccourci. Il ne mesure plus qu’un centimètre (au lieu de trois centimètres en temps normal). Me voilà en menace d’accouchement prématurée (MAP). Nous sommes un jeudi, je devais entrer à l’hôpital le lundi suivant mais le médecin l’a avancée au lendemain. La grossesse en est exactement à 27 semaines + 4 jours. Allez les filles, plus que 3 jours à tenir pour y arriver à ces fameuses 28 semaines !

Vendredi matin 11h. Arrivée au CHU de Nantes pour, non plus un rendez-vous, mais pour une hospitalisation. Passage aux admissions : « vous serez au deuxième étage à gauche Madame ».

Ouverture des portes de l’ascenseur : 2ème étage… fléché vers la gauche, le service des « Grossesse à hauts risques ». Cette fois ça y est, on y est…

La sage-femme qui nous accueille est rassurante. Je me souviendrai à jamais de son prénom et de son visage, souriant et maternel envers nous.

Ma sage-femme (en fait, j’ai noué un tel lien avec toutes, que je les appelais toutes « Mes sages-femmes ») nous accompagne vers ma chambre, que j’ai appelé mon studio par la suite ! On me donne mon petit bracelet d’identification, et c’est le début d’encore plus de médicalisation : prise de sang, piqure de corticoïdes (pour aider les poumons et les cerveaux des filles à se développer lors de leur naissance qui sera prématurée), et premier monitoring. Le premier d’une longue,… longue série !!

Comme les filles étaient en mesure de naître, elles étaient très surveillées. J’avais deux monitorings par jour, puis 3 à partir de la 28ème semaine (voire 4 certains jours). Ces monitorings avaient pour objectif de détecter toute anomalie cardiaque qui pouvait présager d’un enchevêtrement de cordons trop fort. Mais il était aussi possible qu’il n’y ait pas d’anomalie visible au monitoring, et que l’enchevêtrement passe sous silence. Donc à chaque monitoring nous attendions d’entendre les deux cœurs battrent. Les monitorings sont des moments que j’ai appréciés, mes filles commençaient à devenir réelles petit à petit. Mais toujours sans se projeter.

En complément de ces monitorings quotidiens, je continuais d’avoir une échographie complète toutes les deux semaines, et une moins poussée les autres semaines pour visualiser la circulation sanguine au sein des cordons ombilicaux.

Nous sommes à 29 semaines, j’ai des contractions indolores depuis déjà quelques jours. Je sens mon ventre se tendre de temps en temps, mais ce n’est pas plus dérangeant que cela. Seulement, le 14 juillet (oui, on ne peut pas oublier cette date !), elles se rapprochent. Mon monitoring du matin a mis ma sage-femme en alerte. Je devais me reposer. A midi, toujours autant de contractions (une toutes les 10 minutes je crois). Et l’après-midi, je les sentais toutes les 7 minutes, 5 minutes… Mais je n’ai pas appelé la sage-femme, je n’avais pas compris le risque que présentaient ces contractions étant donné que je n’avais pas mal. Le soir, je me décide enfin à lui en parler… De toute façon, mon monitoring avait vendu la mèche ! Il montre bien mes contractions rapprochées. Après examen, le travail avait commencé, j’en étais à 2 cm et la sage-femme sentait même une tête !

Je me suis dit « parfait, je vais accoucher, mes filles vont être saines et sauves ! » Sauf que l’équipe médicale ne voyait pas les choses comme moi, tant qu’il n’y avait pas de signe d’enchevêtrement, il fallait qu’elles restent dans mon ventre, c’était là qu’elles y étaient le mieux.

Pour stopper mes contractions, j’ai été mise sous perfusion pendant 48 heures. Cela a fonctionné et nous avons continué l’hospitalisation.

30 semaines, 32 ! Un nouveau pallié, les filles ne seront pas des grandes prématurées !

Tout allait bien pour elles, elles étaient estimées à 2 kilo chacune ! La date de mon accouchement était programmée à la 34ème semaine.

Ces deux dernières semaines ont été éprouvantes. Il fallait qu’elles naissent. On se rapprochait du terme, elles étaient viables depuis un bout de temps, si on les perdait maintenant… si près du but, je m’en serai voulue à vie de ne pas avoir fait le forcing pour les faire naître à 32 car c’était déjà bien ! Il fallait qu’elles aillent dans leurs couveuses, elles y seraient bien plus en sécurité qu’à l’intérieur de mon ventre. Les nuits étaient dures, je me réveillais sans cesse et je les réveillais elles aussi pour vérifier qu’elles étaient toujours là. A ce stade, elles ne pouvaient plus changer de place dans mon ventre, je savais donc identifier à qui étaient tels ou tels mouvement (sauf à leurs pieds qui étaient au même endroit pour 3 d’entre eux). Mais une fois que je les réveillais je voulais qu’elles arrêtent de bouger pour ne pas qu’elles serrent les nœuds de leurs cordons. C’était très angoissant.

Et puis le jour de la libération arrive, le 22 Août 2016 ! Dernier monitoring, dernière échographie pour vérifier les positionnements, il est 10h, l’heure de la césarienne. Oui, c’est un type de grossesse qui n’autorise pas les naissances par voie basse, les cordons emmêlés, cela pourrait être dramatique pour les bébés.

3 – Raconte-nous la naissance de tes enfants.

On m’emmène au bloc pour la césarienne, seule. La présence du papa n’est pas autorisée au CHU de Nantes.

Il y a du monde autour de moi. D’abord l’anesthésiste, l’interne anesthésiste, l’infirmier anesthésiste. On me fait la rachianesthésie, j’étais paniquée. J’en tremblais. Si bien que l’anesthésiste est venue à côté de moi pour tenter de me rassurer. Au moment de la piqure, j’ai ressentie une grosse décharge électrique, j’en étais tellement surprise que j’en aie crié. A partir de ce moment-là, je ne sentais plus mes jambes. On m’allonge alors sur la table, nue et en croix. Je vois mon obstétricienne, deux sages-femmes (l’une d’elle s’est occupée de moi pendant toute mon hospitalisation,  c’est vraiment rassurant de voir des visages familiers et qui plus est, de personnes qu’on apprécie beaucoup), une interne en obstétrique et une externe.

Et puis tout va très vite, je vois et j’entends tous les gestes auxquels on m’avait préparée pendant ces deux dernières semaines. L’obstétricienne dit « incision » et je sais qu’on est au bout du chemin.

L’anesthésiste est toujours auprès de moi et me décrit tout ce qu’il se passe. Elle me dit « ça y est, je vois la tête ! C’est bien une fille ! » Et on entend les premiers cris de Nina. Elle est née à 10h36. On me la montre. Je lui fais des petites caresses sur son visage mais ne lui fais pas de bisou. Je ne sais pas pourquoi je ne veux pas. Avec le recul, surement parce que je voulais être sûre que sa sœur allait tout aussi bien qu’elle. Elle part rapidement rejoindre les pédiatres et son papa.

Nina n’a même pas le temps de partir que l’anesthésiste me prévient déjà de l’arrivée de la deuxième. On entend son cri. Et je me souviens entendre dire l’anesthésiste « c’est marrant elle n’a pas le même cri que sa sœur »!Il est 10h37, Lola est née. Tout comme Nina, on me la présente.Je lui fais un bisou et elle part vite rejoindre sa sœur.

Ça y est, c’est terminé… Le calvaire de la grossesse monochoriale – monoamniotique est terminé ! Les filles vont bien, elles sont vivantes et en bonus, elles sont nées « à terme ».

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Je me souviens entendre « c’est bien emmêlé »,… « Il n’y a pas que là que c’est emmêlé » (les cordons des filles étaient emmêlés sur toute leur longueur, elles ont eu beaucoup de chance) ; « je ne me sens pas très bien » (ça c’était l’externe qui participait à sa première césarienne !) et puis mes paupières sont lourdes, je n’arrive pas à lutter, je m’endors. Toute la pression de la grossesse est partie en même temps que mes filles sont nées, c’est le coup de massue.

Je dors… Je fais des malaises à cause des médicaments contre la douleur… Et je dors. Les 2 premiers jours après mon accouchement ont été laborieux.

Nina et Lola sont mises en couveuse, et sont amenées au service des soins intensifs de la néonatalogie. Elles sont sous CPAP (un masque à oxygène qui recouvre le nez et la bouche) car elles ont fait une déficience respiratoire peu après leur naissance.

De mon côté, une fois la mobilité de mes jambes retrouvées, je fais un malaise, ce qui m’empêche d’aller voir les filles. On me ramène alors dans ma chambre pour que je me repose.

Suite à une césarienne, il est préconisé de vite se remettre en mouvement pour éviter toutes complications et pour limiter la douleur. A 20h, j’arrive à me mettre debout mais impossible de marcher.

On m’emmène voir les filles à 22h. Je suis dans mon lit et très fatiguée. Je ne les vois qu’en photos car elles sont dans leur couveuse et je n’aperçois que les câbles auxquels elles sont reliées.

Le lendemain, on me ramène dans leur chambre en début d’après-midi, toujours dans mon lit. Là c’est notre premier vrai contact. Je fais mon premier peau-à-peau avec Lola et le papa peut faire les soins de Nina avant lui aussi d’avoir son premier peau-à-peau avec elle.

Cela ne dure pas longtemps, j’ai mon traitement à prendre et je refais un malaise. Je demande à arrêter le médicament qui me rend malade.

Le soir on me raccompagne dans la chambre des filles, mais cette fois en fauteuil roulant, je peux les voir dans leur couveuse, et caresser enfin ma petite Nina !

Le surlendemain, je vais mieux. Je mange, j’arrive même à prendre une douche.

Nous passons notre journée avec les filles. On alterne les peaux-à-peaux. C’est pendant cette journée que je réalise que je suis maman et que deux petits bouts de chou ont besoin de nous.

J’ai profité de la fin de mon hospitalisation pour être à leurs côtés le plus souvent possible.

4- Peux-tu nous décrire ton séjour à la maternité ?

Mon séjour à la maternité ne se résume donc pas à mon accouchement.

Au total, j’ai été hospitalisée 1 mois et demi, et les filles 1 mois et demi également.

J’ai très bien vécu mon hospitalisation. J’y étais préparée, nous y étions préparés. Comme je le disais, dès le premier rendez-vous avec mon obstétricienne nous avions abordé le sujet, tout comme la prématurité des filles. Je pense que mon hospitalisation a été beaucoup moins difficile à vivre pour nous que pour un couple dont la grossesse se déroule sans encombre et où tout bascule du jour au lendemain.

De plus, l’équipe soignante est très attentive et à nos petits soins.

D’abord mon obstétricienne. Un médecin très abordable. Elle a su être à notre écoute, répondre à nos questions. Elle a été juste : rassurante et réaliste en même temps. Elle a su nous maintenir la tête sur les épaules et a été d’une gentillesse absolue. Nous n’aurions voulu être suivis par aucun autre obstétricien qu’elle.

Et puis l’équipe du service du GHR est exceptionnelle. Les sages-femmes, les aides-soignantes et ASH sont là pour nous. Au fil des jours elles deviennent notre seconde famille.

Entrer à l’hôpital a été un soulagement pour moi. D’abord on arrivait sur la fin de la grossesse, il y avait plus de suivi, donc plus de chance que mes filles naissent vivantes ; et puis j’ai pu me protéger.

Ce que j’ai trouvé le plus dur dans cette grossesse, outre les risques pour les filles, c’est de devoir se justifier sans cesse et de répondre aux personnes de notre entourage qui ne comprennent pas vraiment les risques. Je sais que leurs réflexions étaient toujours dans le but d’être bienveillants, mais j’ai trouvé cela exténuant de devoir répéter pourquoi on ne préparait pas l’arrivée des filles. Notre entourage se veut rassurant en prononçant le fameux « il n’y a pas de raisons que ça se passe mal » ou alors « les médecins accentuent toujours les choses pour se protéger », mais en réalité, ces mots m’énervaient et me faisaient du mal, car si… il y avait des raisons pour que ça se passe mal…

Alors une fois à l’hôpital, j’ai refusé toutes les visites de mon entourage (sauf nos parents et frères). Le fait d’être entourée de personnes qui savent, qui ne posent pas de questions où qui ne font pas de commentaires ni de diagnostic est tellement reposant. Je me sentais bien.

Mes journées étaient bien rythmées :

Réveil à 7h30 pour le premier monitoring. Suivait le petit déjeuner. Je prenais ensuite ma douche avant que l’aide-soignante vienne prendre mes constantes. Une équipe venait ensuite faire le ménage de ma chambre avant que les médecins de garde viennent me voir.

Le futur papa venait ensuite me tenir compagnie, nous déjeunions ensemble et j’avais mon deuxième monitoring aux alentours de 16h.

18h00, le futur papa me disait à demain et c’était bientôt l’heure du diner.

20h00, troisième et dernier monitoring avant le passage de l’équipe de nuit.

Je n’avais pas le temps de m’ennuyer !

Concernant l’hospitalisation des filles, les impressions sont les mêmes. Le personnel des services des soins intensifs et de la néonatalogie est adorable. Ils sont tous plus doux les uns que les autres, on sent que nos bébés sont entre de bonnes mains. Ils sont aussi très pédagogues. Ils nous ont appris à faire les soins de nos filles, à les nourrir avec beaucoup de gentillesses.

Avec le recul, si les filles n’avaient pas été hospitalisées, nous n’aurions pas autant profité d’elles. Le fait d’être à l’hôpital, il n’y a rien d’autre à faire que de s’occuper d’elles. Tous les jours, nous faisions des longs peaux-à-peaux avec elles. Nous n’en aurions sûrement pas fait autant si nous étions rentrés à la maison rapidement.

Les journées étaient rythmées par les alimentations, d’abord par sonde gastrique puis par biberon. Avant chaque nourrissage, il fallait changer les couches et une fois par jour faire la toilette. En général, pendant l’alimentation par sonde, nous étions en peau-à-peau car il ne fallait pas porter les filles le temps qu’elles digéraient pour éviter les remontées.

Leur hospitalisation nous a donné de beaux moments où nous faisions petit à petit le passage de la vie de couple à la vie de famille. Le tout superbement encadré.

5 – As-tu allaité ou as-tu donné le biberon?

Après leur naissance, les filles n’étaient pas en mesure de téter. Elles étaient donc nourries par sonde.

Dès leur naissance, j’ai tiré mon lait. Bon la première nuit ce n’était que de la stimulation manuelle où je n’ai pu récupérer que quelques gouttes de colostrum. Mais par la suite je tirais assez pour nourrir mes deux filles. Je faisais 9 séances de tire-lait par jour, il a fallu que je sois rigoureuse sur les horaires pour produire plus de lait. Les résultats ont été vites visibles. Je tirais 1 litre 2 en moyenne, ce qui suffisait largement à nourrir mes filles.

Lorsqu’elles sont sorties de l’hôpital, j’ai laissé 6 litres de lait au lactarium. Ce lait a été pasteurisé et donné à des petits bébés qui en avaient besoin.

Lorsque les filles ont été en mesure de téter, j’ai essayé à plusieurs reprise de leur donner le sein à l’hôpital, mais elles avaient une bouche trop petite et ne prenait pas correctement le sein, ce qui me faisait très mal, jusqu’à en arriver au sang. J’ai donc troqué le sein pour le biberon (mais toujours avec mon lait), au plus grand plaisir du papa qui a pu donner le biberon à ses bébés.

Ce n’est qu’une fois rentrés à la maison que j’ai retenté de donné le sein, et ça a fonctionné. Je les nourrissais toutes les deux en mêmes temps, chacun en position du « ballon de Rugby ». C’était des moments magiques, nous nous retrouvions toutes les trois, elles se caressaient, me caressaient aussi. Des instants que je n’oublierai jamais.

A 2 mois, nous avons démarré un allaitement mixte. 3 biberons ou tétées de mon lait, et 2 de lait en poudre. Cela m’a permis de tenir sur la longueur. J’ai arrêté de tirer mon lait au bout de 4 mois, la dernière tétée a eu lieu à 4 mois et demi et elles ont eu mon lait jusqu’à leurs 5 mois (car nous avions un stock de 12 litres au congélateur).

6 – Peux-tu nous dire quelques mots sur les premiers mois avec les bébés ?

Les premiers mois avec les bébés ont été plus faciles que ce que nous pensions. Le premier mois et demi a été effectué à l’hôpital où nous avons appris tous les gestes. Nous sommes rentrés à la maison en étant déjà organisés et rodés.

Le papa a pu ajouter des congés payés à son congé paternité. Nous sommes restés 1 mois et demi tous les 4 à la maison.

Pour la gestion des nuits, lorsque l’une d’elles se réveillait, nous réveillions la seconde et nous les mettions au sein toutes les deux. Ce qui nous a permis de gagner des heures de sommeil.

Pour le reste, tout s’est fait tout seul. Nous nous sommes adaptés à leur rythme.

7 – As-tu repris le travail à la fin de ton congé maternité ?

Non, à la fin de mon congé maternité, j’ai pris un congé parental de 2 ans. J’avais besoin de profiter des filles et de les voir grandir.

8 – Tes multiples sont-ils ensemble ou séparés à l’école ? Ce choix est-il le vôtre, celui des enfants ou a t-il été fait par le personnel enseignant ?

Si tes enfants ne sont pas encore scolarisés, as-tu déjà des souhaits ?

Les filles ne sont pas encore scolarisées, mais nous souhaitons qu’elles soient dans la même classe au moins au début de leur scolarité. Nous pensons que c’est important pour elles d’avoir leur repère dans ce nouvel environnement. Lorsqu’elles en ressentiront le besoin, alors nous feront en sorte qu’elles soient séparées.

9 – Comment se passe la gestion de ton quotidien depuis que tu as des multiples ?

Le quotidien est effectivement chamboulé mais il l’est pour chaque jeune parent. Le fait d’être en congé parental permet de vivre sereinement, sans stress sans autre impératif que le bien-être des filles. Il est vrai qu’aujourd’hui nous vivons autour de leur rythme (repas à heures fixes, siestes, bains, nuit). Nous avons quand même conservé nos activités sportives, ce qui nous dégage du temps pour chacun, nous ne sommes pas que parents.

10 – Qu’est ce que t’a apporté le fait de devenir maman de multiples ?

Cela m’a appris à vivre au jour le jour, à relativiser, et cela m’a recentré sur moi et ma manière de vivre ma vie. Vivre avec cette épée de Damoclès pendant la grossesse m’a appris qu’il faut vivre au présent, et tout faire pour qu’on y soit heureux. Respecter ses propres besoins et envies.

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11 – Avec le recul que tu as, quelle est la chose la plus difficile selon toi ?

La chose la plus difficile pour moi est de savoir se reposer. Avoir des multiples est extrêmement prenant. Les premiers mois, je ne vivais que pour elles et j’étais complètement épuisée, je voulais que tout soit parfait. Aujourd’hui, si je suis fatiguée mais qu’il y a du ménage à faire, je fais une sieste, le ménage attendra. Les filles ont besoin d’une maman en pleine forme ! Et le papa aussi !

♦♦

Je remercie beaucoup Mylène pour son témoignage.

Si vous avez envie de partager votre expérience de la maternité multiple, n’hésitez pas à m’envoyer un mail sur : trottinettesetturbulettes@gmail.com

 

 

Nouvelles estivales !

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Voilà déjà plus de trois semaines que les vacances des enfants ont démarré ! Le temps file hyper vite !

Je suis vraiment contente que le rythme de l’année soit terminé. J’aime bien quand les enfants sont en vacances car on peut vraiment prendre notre temps.

Les dernière semaines d’école ont été épuisantes et Zéphir a fini en beauté avec une entorse du tarse ! Très pratique pour les vacances !

Trois semaines de béquilles et un stage sportif annulé pour lui. C’était vraiment pénible…

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Les 12 derniers mois ont été fatigants et stressants pour nous, et c’est en partie pour ça que nous avons décidé de ne pas partir en vacances cette année !

Réfléchir à bouger à 8 et s’imaginer dans un lieu de vie moins confortable et pratique avec deux petites filles en très bas âge nous a vraiment conforté dans notre choix d’avoir juste envie de profiter de notre maison !

Alors bien sûr ce n’est pas complètement reposant car il faut continuer à gérer l’intendance ( linge, repas à préparer…) mais finalement ça aurait été aussi le cas ailleurs.

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Du coup, on reste au calme le matin et on part en balade l’après-midi.

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Les peintures de notre chambre sont en cours, nous avons installé notre lit dans le salon, il est donc légèrement squatté en journée…

Il y a encore pas mal de travaux à faire dans la maison et nous aimerions profiter du temps libre de Gweltaz pour avancer sur certaines choses qui nous tiennent à cœur.

Alors bien sûr on a aussi prévu de profiter lors de périples à la journée.

La mer n’est qu’à une heure de chez nous, c’est super simple d’y aller pour quelques heures.

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Et on va aussi partir une journée à Paris ! Les enfants en parlent souvent, et à l’âge qu’ils ont ils vont bien profiter.

Une visite de la capitale est une sorte de rêve pour eux !

Je crois que ça va être une vraie expédition ( TGV, métro, marche dans Paris toute la journée… ), je reviendrai écrire un article sur cette escapade !

On a hyper hâte !

 

 

5- Cindy, maman de jumeaux de 27 mois !

Bonjour tout le monde !

Je vous présente Cindy ! Elle a 29 ans et est maman d’Hugo et Luis nés le 21 avril 2016.

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Elle a accepté de se livrer sur son expérience de maman de jumeaux.

Je vous laisse découvrir son témoignage.

◊◊

Comment as-tu découvert ta grossesse multiple ?

Lors d’une échographie de datation à 1 mois de grossesse, seule, avec une échographe vraiment pas diplomate…

Comment s’est déroulé ton suivi de grossesse ?

Échographies et rendez-vous chez le gynécologue tous les 15 jours pour grossesse monochoriale biamniotique ( un placenta, deux poches ).

Très stressée durant ma grossesse et à chaque échographie.

Une hospitalisation à 31 SA pour col court et menace d’accouchement prématuré. Cure de célestène pour maturation des poumons mais avec du recul, la grossesse s’est bien passée !

Très bien entourée médicalement !!!

Raconte-nous la naissance de tes enfants.

Déclenchement prévu à 37 sa (terme maximum pour une grossesse monochoriale biamniotique).

Je tenais vraiment à accoucher par voie basse, non sans mal j’y suis arrivée !!! ( après 14h de travail et des ventouses pour les deux garçons !)

Ma super gynécologue est restée jusqu’au bout et je ne la remercierai jamais assez !

Peux-tu nous décrire ton séjour à la maternité ?

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Super séjour à la polyclinique de St Herblain !

J’étais à l’étage Kangourou, accouchement « à risque » où j’ai été très chouchoutée et écoutée…

Les repas étaient bons et les équipes super !!

Nous avons eu beaucoup de visites ce qui nous a vraiment fatigués, mais ça nous laisse des souvenirs mémorables !

As-tu allaité ou as-tu donné le biberon ?

J’ai donné le biberon, j’admire les mamans de jumeaux qui allaitent, même si ce n’était pas du tout un objectif pour moi, qu’ils soient deux ou non !

Peux-tu nous dire quelques mots sur les premiers mois avec les bébés ?

Beaucoup de fatigue ( dépression post-partum avec hospitalisation ) et beaucoup de logistique !

Avec du recul mon plus grand regret est de ne pas avoir pu prendre le temps de materner, dorloter, comme quand on n’a qu’un seul bébé.

Cependant, nous avons la chance d’avoir des bébés/enfants qui ont toujours bien dormi : première nuit à 2 mois pour tous les deux. Ils mangent également très bien depuis le début !

Des bébés vraiment cool ! ( et c’est pas nous qui le disons !!)

As-tu repris le travail à la fin de ton congé maternité ?

Oui , après 6 mois de congé maternité ( pour les grossesses multiples) j’ai repris mon métier d’enseignante !

Mais avec le papa en déplacement et le premier hiver accompagné de toutes les virus ( fois deux !!), j’ai pris un congé parental au bout de 2 mois pendant 6 mois !

Et si c’était à refaire, je prendrais un an directement pour bien profiter de leur première année !

Tes multiples sont-ils ensemble ou séparés à l’école ? Ce choix est-il le vôtre, celui des enfants ou a t-il été fait par le personnel enseignant ? Si tes enfants ne sont pas encore scolarisés, as-tu déjà des souhaits?

Ils seront scolarisés dans 1 an ! ( je pleure quand ???)

Nous souhaitons qu’ils soient dans la même classe au moins la première année !! Ensuite, je ferai confiance à mes collègues enseignantes pour dire ce qui est le mieux pour nos garçons !

 

Comment se passe la gestion de ton quotidien depuis que tu as des multiples ?

Très ritualisé !!

Cela ne change pas forcément notre vie, on voit toujours beaucoup nos amis et on aime sortir avec eux le plus souvent ! Ils nous suivent partout !!

Ce qui est le plus difficile, c’est la fatigue accumulée pour notre part! Le manque de sommeil et la fatigue au quotidien !

Nous sommes depuis 1 an dans l’éducation « pure et dure » avec la politesse, le respect, et comme on ne veut rien lâcher, ( et qu’ils ont un bon caractère à tester !!) c’est fatigant !! Mais c’est du temps de gagné pour la suite !

Qu’est ce que t’a apporté le fait de devenir maman de multiples ?

Du courage, de la fierté d’être arrivée jusque là déjà !

J’appréhendais vraiment de gérer deux bébés !! Mais ils ont un papa en or qui est très présent, et aujourd’hui, nous sommes fiers d’eux ( et de nous ! ) et très heureux !

On se dit qu’avec un seul enfant en 3 ème position ce sera les doigts dans le nez ( même si cela ne veut rien dire !!)

On a appris à squizzer le regard des autres aussi, à s’endurcir face aux remarques désobligeantes que tous les parents de jumeaux connaissent !

Mais je reste compréhensible malgré tout ! Ça intrigue deux bébés pareils !

Avec le recul que tu as, quelle est la chose la plus difficile selon toi ?

La patience , qui est mise à rude épreuve !!! Mais l’amour prend le dessus sur tout, vraiment !!

La gastro X2 aussi. C’est l’horreur !

Avec du recul, pour la première fois depuis leur naissance, j’ai compris ce week-end les parents qui souhaitent renouveler l’expérience avec des jumeaux ! C’est magique leur relation, c’est beau, c’est unique.

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Je remercie Cindy pour son témoignage !

Et si vous avez envie de venir partager votre expérience sur mon blog, envoyez-moi un mail sur trottinettesetturbulettes@gmail.com !

 

 

 

 

4 – Athéna, maman de jumelles de 18 mois !

Hello tout le monde !

Aujourd’hui, je publie le deuxième volet de ma vie de maman de multiples !

Puisque j’ai deux expériences bien différentes, après avoir répondu aux questions concernant mon vécu en tant que maman de triplés, voici celui de maman de jumelles !

Comment as-tu découvert ta grossesse multiple?

J’ai découvert ma grossesse gémellaire très tôt après mon début de grossesse. J’étais à 4 semaines.
J’étais arrêtée depuis une semaine car je me sentais épuisée et vraiment mal-en-point.
Suite à une inquiétude, j’ai pris un rendez-vous en urgences chez ma gynécologue.
Ce jour là, j’avais prévu d’aller à la maternité voir ma nièce qui venait de naître. Je n’ai pas annulé pour autant, je suis allée la rencontrer avant de filer à mon rendez-vous.
Sur le chemin, j’ai appelé Gweltaz. J’avais besoin de lui parler pour qu’il me rassure. Il m’a demandé si je voulais qu’il m’accompagne pour cet examen mais persuadée que je pouvais gérer ce rendez-vous seule, j’ai dit non.
La gynéco m’a reçue sans trop d’attente. Après lui avoir expliqué la raison de ma visite elle a commencé l’examen.
Au moment où elle a posé la sonde sur mon ventre j’ai aperçu cette image qui ne laisse absolument pas de place au doute :
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Je me suis mise à pleurer. J’ai dit à la gynéco que ça ne pouvait pas m’arriver encore une fois !

 » Non ce n’est pas possible ! Je veux vivre une grossesse simple et sans inquiétudes. Je veux materner, allaiter, profiter d’un seul bébé… »

Elle ne parlait pas beaucoup et restait très concentrée puis elle me dit :
« Ne vous inquiétez pas, j’ai vérifié, il n’y a bien que deux embryons ! Les cœurs battent très bien et leurs mesures sont similaires. »
Je ne peux pas dire que ça m’ait rassurée. Je me sentais triste et en colère. J’avais juste envie qu’elle me laisse tranquille.
Cette gynéco me suit depuis la grossesse de Zéphir. Elle me connait bien. Elle m’a dit qu’elle était contente pour moi. Qu’il ne fallait pas que je sois si triste. Qu’un seul bébé se serait ennuyé au bout de la fratrie et que la nature était certainement bien faite.
Elle a continué l’examen jusqu’à trouver la cause du souci principal pour lequel je l’avais initialement consultée. Finalement, elle a diagnostiqué un hématome sous les poches qui nécessitait un repos strict jusqu’à résorption complète.

L’examen s’est enfin terminé ! J’avais envie d’appeler Gweltaz mais avant, j’avais pour consigne de programmer tous les rendez-vous jusqu’à la fin de la grossesse.

Je me sentais un peu perdue. Moi qui voulais un suivi light, je me retrouvais à noter sur mon agenda un nombre incalculable de rendez-vous.

En sortant, j’ai de suite appelé Gweltaz. Je pleurais.
Il m’a dit :
« Le bébé a un problème ? »
Je lui ai répondu :
« Non il va bien. Mais en fait, il y en a deux ! »
Je me souviendrais toujours de sa réponse :
« Non !!! » avec un ton surpris et quelque peu inquiet.
Je lui ai expliqué que je ne me sentais pas capable d’aller chercher les grands au périscolaire (vu l’état de mes yeux tout gonflés ) et que je préférais rentrer me reposer.
Sur le chemin, je me suis demandée pourquoi ça m’arrivait à moi. Je me disais que je n’avais pas envie d’avoir deux bébés. Je connaissais le phénomène multiple et je n’avais envie de revivre ça pour rien au monde.
J’avais le sentiment que tout s’envolait. Cette grossesse, je l’attendais depuis plusieurs mois. Nous attendions de finir tous nos projets en cours afin d’être hyper disponibles pour profiter de la grossesse et de l’arrivée d’un bébé.
A côté de ça, je commençais déjà un suivi intensif, et des inquiétudes en tous genres naissaient sans que je ne réussisse à tout gérer émotionnellement.
Finalement à ce moment là, je n’avais que du négatif en tête et je n’arrivais pas à me raisonner.
J’ai appelé mes copines. Elles m’ont écoutée. Impuissantes. Pas tellement surprises.
Ce jour là, Gweltaz est rentré avec les grands à 18h30. J’avais envie de lui parler mais les enfants étaient là et je ne voulais pas les inquiéter.
Opale a de suite vu qu’il y avait un truc qui n’allait pas. Elle m’a demandé s’il y avait un problème. Je lui ai répondu que tout allait bien.
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le soir, au dîner spontanément elle nous dit :
 » Un bébé, c’est facile ! Deux bébés ça va. Trois bébés c’est bien trop difficile ! »
Puis elle a changé de sujet.
Les enfants ne savaient pas que nous envisagions de faire un bébé donc encore moins que j’étais enceinte.

Comment s’est déroulé ton suivi de grossesse?

Mon suivi de grossesse a été bien intense. J’avais un rendez-vous tous les quinze jours avec ma gynéco et des échos poussées tous les mois.

J’avais prévu de m’inscrire dans une clinique à quelques mètres de chez moi. ( Je m’étais d’ailleurs imaginé partir accoucher à pied ). Ma gynéco m’a dit que je pouvais tout à fait accoucher là-bas.

Mais très stressée par la prématurité, on a préféré jouer la carte de la sécurité et aller dans une plus grande clinique habilitée à recevoir des bébés nés à partir de 34 semaines.

Dans des plus petites cliniques, les bébés nés trop tôt sont transférés au CHU et parfois la maman n’a pas de place pour être auprès de son/ses bébés.

A côté de ça, j’ai vu une sage-femme pour toutes les questions moins médicales avec laquelle j’ai fait une préparation à la naissance en yoga. Ça n’a pas été une grande réussite car les cours étaient le matin et j’étais très sujette au malaise jusqu’au midi.
Je n’ai pas fait la moitié des exercices mais je crois que ça m’a quand même fait beaucoup de bien moralement. Comme si c’était un moment où je pouvais me mettre dans une bulle, bien protégée des agressions extérieures et de toutes les inquiétudes qui me parasitaient en permanence. ( Même si clairement, j’enviais toutes ces femmes qui n’attendaient qu’un seul bébé et qui se préparaient à des accouchements simples. )

A partir de 27 semaines, j’ai été suivie en parallèle par un obstétricien à la clinique qui m’a prescrit un suivi sage-femme à domicile.

La sage-femme est venue une fois par semaine (puis deux fois par semaine à partir de 32 semaines ) afin de faire des monitorings pour surveiller les cœurs des bébés et les contractions.

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( 28 décembre 2016, dernière photo de grossesse, 5 jours avant la naissance des filles. )

Raconte-nous la naissance de tes enfants.

L’année dernière, j’ai publié un récit détaillé de la naissance d’Édith et Marthe.

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Si vous avez envie de le relire, ou si ça vous intéresse de le découvrir, c’est par ici !

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 Peux-tu nous décrire ton séjour à la maternité?

Mon séjour à la maternité s’est globalement bien passé. Je ne peux pas dire que ça ait été une réussite mais finalement, j’ai le sentiment que toutes les mamans en sortent un peu déçues. Comme si on mettait beaucoup trop d’espoir dans l’accompagnement qu’on avait envie de recevoir durant cette période de grande vulnérabilité.

J’avais d’ailleurs publié un article spécial sur mon séjour à la maternité après la naissance d’Édith et Marthe : Le voici !

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( 29h après leur naissance. Je souris pour la photo mais en vrai je souffre beaucoup ! )

 As-tu allaité ou as-tu donné le biberon?

Alors là, si vous m’avez suivie, je fais partie de ces mamans qui n’ont pas complètement choisi l’alimentation de leurs bébés.

Je voulais allaiter mais pour Marthe ça a été un peu compliqué.

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(Marthe durant la tétée d’accueil, 1h après sa naissance )

Je détaille ici mon expérience de l’allaitement d’Édith et Marthe en exprimant mes doutes et les difficultés rencontrées; et ici, j’explique les choix que nous avons faits un peu à l’encontre des avis médicaux pour l’alimentation de Marthe.

Avec du recul, je n’ai pas de regrets.

Finalement, le fait de n’allaiter qu’un seul bébé nous a permis de gérer les nuits à deux. Gweltaz s’occupait de Marthe. Je m’occupais d’Édith. On n’était pas forcément sur le même rythme mais c’était important pour nous de respecter le sommeil de chacune donc on a fonctionné à la demande dès le retour à la maison.

Presque 18 mois plus tard, j’allaite toujours Édith à la demande. Elle tête minimum 6 fois par jour. Pour l’instant ça nous convient bien à toutes les deux donc pas de sevrage en prévision.

Peux-tu nous dire quelques mots sur les premiers mois avec les bébés?

J’avais déjà écrit un article sur les premiers mois d’Édith et Marthe .

Dans tous les cas, je garde en tête une première année épuisante. Je ne pense pas que la gémellité soit la plus responsable de cette fatigue mais que le quotidien avec six enfants dont deux bébés a clairement fait de nous des personnes fatiguées du matin au soir et du soir au matin.

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Malgré tout, j’ai le sentiment qu’on a réussi à s’octroyer des jolis moments avec nos bébés remplis de tendresse et d’amour.

Je garde aussi en tête la relation entre les grands et leurs petites sœurs qui s’est créée petit à petit. C’était tellement chouette de découvrir tout cet amour qu’ils ont pour elles !

 As-tu repris le travail à la fin de ton congé maternité?

Mon congé maternité s’est terminé en juillet 2017 et depuis je suis en congé parental !

C’est important pour moi d’être auprès de mes enfants.

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Pour ceux que ça intéresse ou qui ne l’ont pas déjà lu, j’ai dressé un bilan de ma vie, un an après la naissance des filles pour faire le point sur mon quotidien et sur ce que je ressens parce que finalement, moralement, ce n’est pas si simple d’être à la maison.

 Tes multiples sont-ils ensemble ou séparés à l’école? Ce choix est-il le vôtre, celui des enfants ou a t-il été fait par le personnel enseignant?

Si tes enfants ne sont pas encore scolarisés, as-tu déjà des souhaits?

Si vous avez lu ma réponse à cette question dans l’article qui concerne ma triple team, vous savez déjà que notre choix se portera vers une seule et même classe pour les filles !

Comment se passe la gestion de ton quotidien depuis que tu as des multiples?

J’ai un quotidien très chargé et clairement peu de temps pour moi. Je vis en fonction de mes enfants, de leurs sorties, envies, fatigue, activités, pique nique et compagnie. Les filles dorment encore bien en journée ( 2h le matin et 2h l’après-midi) ce qui me permet de réussir à gérer tout le rangement, le ménage, la paperasse et la logistique de linge.

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( Et parfois je suis dingue et j’accepte même qu’ils invitent des copains à la maison ! )

Les grands s’occupent bien tous les quatre, la sollicitation est moins importante. Et puis ils m’aident avec les filles puisqu’il y a en permanence un enfant pour jouer avec elles.

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A côté de ça, on essaie de s’octroyer des temps plus agréables avec eux (dîner, jeux de société) pendant que les filles dorment. Et franchement, ça fait du bien !

Par contre, la charge mentale fait partie intégrante d’un quotidien qui roule. Car plus on anticipe les choses, mieux ça se passe. Mais finalement il y a tous les jours des choses à anticiper donc mon esprit n’est jamais libre et serein mais je pense que tous les parents sont dans la même situation !

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 Qu’est ce que t’a apporté le fait de devenir maman de multiples?

 Je l’avais déjà dit dans l’article précédent mais je le redis, je reçois tous les jours beaucoup d’amour ! Et ça il faut bien le dire, c’est une jolie récompense !
L’arrivée des filles m’a aussi vraiment apaisée. Je me sens plus calme, plus sereine, plus en phase avec ce que j’ai envie d’apporter à chacun de mes enfants afin qu’ils grandissent dans de bonnes conditions.
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Et puis le fait d’avoir déjà vécu beaucoup de choses avec des multiples me permet aussi de relativiser et de moins me prendre la tête sur des détails.

 Avec le recul que tu as, quelle est la chose la plus difficile selon toi?

La chose la plus difficile que je peux citer concernant les filles est le manque de sommeil !

Édith a fait ses nuits à 15 mois. Honnêtement c’est difficile de peu dormir la nuit durant tout ce temps tout en ayant des journées aussi remplies que sont les nôtres !

C’est derrière nous, je n’en suis pas mécontente !

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♦♦

Voilà ! Cet article résume assez bien notre expérience de la gémellité. J’ai mis pas mal de liens qui renvoient vers des articles déjà publiés qui vont un peu plus dans le détail. Alors si ça vous intéresse, n’hésitez pas à aller les lire.

En parallèle, si vous ne les avez pas déjà lus, voici trois articles que j’ai écrit durant ma grossesse et qui résument très bien mes doutes, mes inquiétudes et mon état d’esprit !

Ici, c’est un article que j’ai écrit à 5 mois de grossesse et qui résume bien les questionnements qui ne m’ont pas quittée jusqu’à la naissance d’Édith et Marthe.

Celui-çi, je l’ai écrit quelques jours plus tard. Il résume assez bien ce que j’ai vécu durant le second trimestre.

Mon état d’esprit et ma forme au cours du troisième trimestre sont décrits dans cet article, un mois et demi avant la naissance des filles !

Et la fin de grossesse se trouve ici  et ici !

 

 

 

Deux petites mignonnettes de 18 mois !

4 juillet 2018, les filles ont 18 mois depuis 2 jours, je pense donc qu’un article les concernant s’impose !

Le mois de juin a été très chargé pour nous mais rien ne nous a empêché de les regarder évoluer de jour en jour.

C’est incroyable comme les enfants changent en peu de temps à cet âge là.

Marthe et Édith ne sont plus des bébés. Elles ressemblent désormais à des petites filles. En ce moment, on se dit qu’elles sont grandes ! Elles nous épatent et nous attendrissent en même temps.

Marthe est joueuse, joviale, drôle et hyper attachante. Elle est plutôt indépendante. Très dynamique, extrêmement souriante et vraiment pleine de vie. Elle s’intéresse à tout, et adore découvrir de nouvelles choses. La délicatesse ne fait pas vraiment partie de son quotidien, et elle parle assez fort mais elle sait aussi être attentive quand il le faut.

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En ce moment ses apprentissages principaux se portent sur le langage. Elle dit quelques mots et on sent que chacune de nos phrases sont très bien comprises et assimilées. Elle sait d’ailleurs hyper bien se faire comprendre.

Niveau motricité, elle court, grimpe et fait des galipettes !

Depuis quelques temps nous passons beaucoup de temps dans le jardin. Elles ont une coquille dans laquelle on met de l’eau et grâce à cela, Marthe s’oriente vers la propreté.

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Elle demandait à changer sa couche en installant le tapis à langer, une couche et les cotons depuis plusieurs semaines déjà mais là, elle se rend compte qu’elle a envie de faire pipi et court souvent vers le pot. Je ne sais pas si ça va se jouer cet été mais c’est en tout cas vraiment bien partie !

On sent en elle une sensibilité bien cachée mais tout de même présente.

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Elle passe beaucoup de temps dans les bras de Gweltaz et hurle dès que je la pose dans son lit ( pour cesser de pleurer 15 secondes plus tard ).

Édith elle, est plus discrète. Elle est câline, douce, sensible et très délicate. Elle ne fait pas beaucoup de bruit, la surveillance est donc assez intense car elle n’a peur de rien et grimpe partout !

C’est un tout petit gabarit, elle est hyper souple ce qui lui permet de faire plein de choses très mignonnes !

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Elle sait clairement ce qu’elle veut. Et surtout ce qu’elle ne veut pas. Impossible de lui changer sa couche ou de l’habiller si elle ne l’a pas décidé. Et parfois elle veut choisir ses habits ( en l’occurrence ses chaussures : des crocs datant de l’époque de Zéphir qu’elle adore et qu’elle veut porter en permanence alors qu’elles sont trop grandes pour elle ! )

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(Bon là c’est Marthe qui les porte car de temps en temps elle arrive à les prendre pendant que sa soeur est occupée…)

Elle est, tout comme Marthe, très sensible et a vraiment besoin de son cocon familial qui la rassure. Elle passe tout son temps avec nous ( ou pas très loin ).

Niveau sommeil : après avoir tant galéré pour les nuits, elle dort désormais 12h par nuit sans se réveiller.

Elle tête toujours et je pense que l’on s’oriente clairement vers un sevrage naturel. On sent que le besoin de téter est présent chez elle donc on la laisse gérer, comme elle l’a fait avec le sommeil.

Elle dit elle aussi quelques mots et comprend absolument tout.

Il y a deux semaines, j’ai glissé dans l’escalier avec elle. Cette chute nous a valu une journée de stress et un diagnostic désagréable à entendre : Fracture au niveau du tibia pour elle. Cette fracture est très bénigne et n’aura aucune incidence sur sa croissance. Elle n’a pas eu besoin de plâtre et a hyper bien géré sa douleur. J’en parle d’ailleurs déjà au passé alors que l’orthopédiste nous a parlé d’un rétablissement en trois semaines minimum. Mais alors qu’au début on la sentait vraiment en peine physiquement, elle a très vite récupéré et grimpe de nouveau comme avant. Elle se ménage encore et ne recourt toujours pas mais finalement c’est impossible de se dire qu’elle a subi un traumatisme quand on ne le sait pas.

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( Deux jours après sa blessure )

Le fait est que je m’en suis beaucoup voulu…

Leur relation :

Marthe et Edith sont très en phase toutes les deux. Elles passent tout leur temps ensemble et quand elles ne se voient pas, elles se cherchent:

« Maaaaa ???? »

 » Didith ???? »

Elles se font des bisous, des caresses et des câlins spontanément. Elles râlent de temps en temps l’une contre l’autre pour un jeu mais ça reste assez rare.

Elles sont assez coquines et ont beaucoup d’humour toutes les deux; la surveillance est donc maximale tant les idées fusent à deux cerveaux ! Édith est très malicieuse et Marthe plutôt exploratrice.

(Quand l’une fait un nouveau truc, l’autre le teste aussi ! )

La relation qu’elles entretiennent entre elles est complètement différente de celle d’Opale, Balthazar et Adémar. Je ne sais pas si ça vient du fait que les triplés ne fonctionnent pas comme les jumeaux ou si c’est dû au fait que ce soit deux filles mais on perçoit clairement les différences dans le lien.

Suite à ma demande de places en crèche, nous avons réussi à obtenir deux places pour deux matinées par semaine à partir de septembre.

Je suis contente de me dire qu’elles vont vivre de jolies aventures en dehors de chez nous.

Je me rends compte qu’à la maison elles sont très protégées. Leurs grands frères et sœurs sont très doux avec elles et les couvent comme de petits moineaux tout juste sortis du nid.

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Elles vont donc découvrir une collectivité certainement un peu plus brutale.

J’espère que ça ira. Je me rassure en me disant qu’elles seront toutes les deux !

Concernant les ressemblances physiques, je me dis souvent que si on avait vraiment voulu qu’elles soient différentes on n’aurait pas pu faire mieux. Mais finalement, les gens nous disent régulièrement qu’elles se ressemblent, parfois même qu’ils n’arrivent pas à les distinguer.

Chose que je mets sur le compte de la fascination qu’ont beaucoup de personnes pour les jumeaux monozygotes.

En réalité, Marthe a des yeux en amande, Édith de grands yeux. Édith a la peau mate, Marthe est très blanche. Marthe a un visage rond, Édith plus en long.

Elles n’ont pas la même bouche, ni le même nez, ni les mêmes cheveux, ni la même implantation, ni la même couleur d’yeux, ni le même gabarit, ni le même sourire,…
Je pourrai faire une liste hyper longue de leurs différences sans trouver de similitudes.

Par contre, je vois un peu de mes enfants dans chacune d’elles !

L’été est là, nous profitons bien du jardin. 18 mois ça commence à être bien plus simple pour beaucoup de choses ! On profite pleinement des moments qu’on passe avec elles car ce sont deux petites filles qui pleurent peu et qui sont vraiment très agréables au quotidien.

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Vous l’aurez compris, elles sont exactement ce dont on avait besoin pour être comblés !

♥♥

 

 

 

 

 

Les jolies larmes du mois de juin !

Le mois de juin est toujours très chargé en émotions pour moi !

C’est le mois des galas, spectacles et représentations en tout genre.

Et j’ose l’avouer, j’adore cette période.

L’effervescence commence quand il faut acheter les costumes ou du moins quelques pièces qui vont composer leurs tenues.

Généralement  je choisis seule et ils essaient ensuite. Alors évidemment il y a toujours des loupés qui nécessitent de faire un saut chez decath’ pour assister aux multiples essayages d’Opale qui hésite vraiment entre la jupette noire en 8 ans et la jupette noire en 10 ans. Elle tourne, virevolte dans le magasin en jupette transparente et slip motifs cerises en dessous.

Les gars la regardent du coin de l’œil mais aimeraient bien qu’elle fasse son choix afin d’aller voir au plus vite les articles qui les intéressent dans le magasin.

Le fait est, qu’elle adore sa tenue et qu’elle n’est pas dans une réelle démarche de choix mais plutôt dans l’idée de profiter au maximum d’être habillée en danseuse…

Cette année ils sont en pirates pour la représentation de patinage. Quelques accessoires sont fournis par le club, le reste est demandé aux parents.

Samedi, 16h. Plus qu’une heure avant le départ. Je boucle les cheveux d’Opale au fer depuis 45 minutes. Grosse galère, rien ne tient. (Pourquoi n’ai-je pas pensé aux bigoudis??) Elle semble contente malgré le résultat désastreux et insiste pour mettre un peu de mascara et de rouge à lèvres:

« Les entraîneuses ont demandé ça Maman ! « 

« Bon ok… »

La voilà prête. Elle danse dans le salon, justaucorps et jupette collés à la peau.

Les gars arrivent, chemise blanche mise et…tee-shirt en dessous.

 » Euh non les gars. Méga fashion faux pas là ! Pas de tee-shirt sous une chemise (blanche qui plus est !) »

Balthazar me demande si je vais le reconnaitre. ( Il me fait rire ! )

« Balthazar, vous êtes combien de garçons dans votre groupe? »

« 3 ! »

« Ah oui, donc Zéphir, Adémar et toi ?! »

« Oui c’est ça ! »

 » Donc je vais te reconnaitre sans aucun problème, ne t’inquiète pas ! »

Ils chaussent leurs patins tout excités. Les 6 heures à venir vont remplir leur mémoire de jolis souvenirs d’enfance.

Papy et mamy sont venus pour l’évènement. L’année dernière nous y étions allés tous les deux avec Marthe et Édith, nous avions moyennement profité avec deux bébés de 5 mois; donc cette année Gweltaz garde les filles.

Nous arrivons devant les vestiaires, j’embrasse ceux que j’arrive à attraper au vol et je les regarde filer à toute vitesse.

Nous partons faire la queue pour s’installer. Je me rends compte que j’ai un sac sur le dos contenant le pique-nique d’Opale !

Je fais demi-tour.

Je l’imagine déjà en pleurs sans son repas ! Les bénévoles me font entrer dans les coulisses, j’aperçois mes enfants euphoriques et Opale rigolant en plein milieu du groupe ! ( Bon finalement ça n’a pas eu l’air de l’inquiéter !).

Installée dans les gradins avec mes parents, j’attends le début du spectacle. De loin, j’aperçois juste les chapeaux qu’ils portent.

Je vois les groupes défiler. Mes enfants m’ont dit qu’ils passaient en 7ème position. Mais j’ai l’impression que 10 groupes sont déjà passés ! Je suis très impatiente !

Mais d’un coup, je les vois ! Ils sont là !

Balthazar entre en premier sur la glace. Ah non c’est Adémar !

Hann maquillés, et avec les mêmes tenues je les confonds ! Balthazar avait raison de se demander si j’allais les reconnaitre !

Mes petits pirates glissent sur la glace et après un superbe freinage digne de petits patineurs expérimentés, ils se mettent en position de départ !

La musique de Pirates des Caraïbes démarre et là je pleure !

Je me sens très émue de les voir si bien patiner. Je les trouve déjà si grands. J’essaie de filmer et de regarder en même temps mais on ne peut pas dire que ce soit simple surtout avec les yeux remplis de larmes.

Leur passage est super, ils traversent la glace dans tous les sens et font de jolies figures.

La musique se termine, je les applaudis aussi fort que je peux avec toute la fierté du monde.

J’ai envie de les serrer dans mes bras pour les féliciter et leur dire que je les aime mais c’est impossible.

Le spectacle continue. Je peine à me concentrer sur le groupe suivant. J’ai tout de même une grosse déception: le fait qu’ils soient tous dans le même groupe ne m’a pas permis de tous bien les regarder. J’ai le sentiment d’avoir loupé des trucs.

Quelques heures plus tard, c’est l’heure de retourner les chercher. Ils sont heureux, fiers et très fatigués. Je les félicite et les serre fort dans mes bras. C’était une belle journée. Ils m’ont épatée et vraiment émue.

Le week-end suivant, c’est le gala de ma danseuse étoile ! Le spectacle est millimétré, nous recevons par mail tous les deux jours des consignes très précises !

Le chignon doit être impeccable. Je passe du temps sur Youtube à visionner des vidéos de chignons de danseuse classique ! ( Il faut au moins ça pour une petite fille de 8 ans en première année…)

Le spectacle commence ! Il est superbe ! Les costumes son sublimes. La mise en scène géniale et les musiques hyper modernes. Je suis bluffée par le travail de la prof.

Balthazar et Zéphir sont captivés, ils regardent attentivement tous les détails.

Le groupe d’Opale entre en scène et s’installe. Nous sommes concentrés pour ne rien rater.

La musique commence mais je ne la reconnais pas ! Je suis loin de la scène et toutes les petites filles sont coiffées d’un chignon et portent le même costume.

Leur passage est court et se termine sans que je sache si j’ai vu ma fille.

Je suis hyper déçue.

Les garçons disent l’avoir reconnue. Bon…

Heureusement, je la reconnais lors du final et ne la lâche pas des yeux !

Ce soir a lieu la représentation de théâtre d’Adémar. Nous avons déjà eu un petit aperçu de ses talents de comédien lors d’une porte ouverte en février. J’ai hâte d’y être. Je suis certaine qu’il va m’épater !

Je suis vraiment contente de les voir dans d’autres contextes que le quotidien. Je les trouve tellement grands à chaque fois. Je crois que c’est ce qui m’émeut aussi. Je me rends compte qu’ils grandissent chaque année à cette période finalement.

Alors à chaque spectacle je regarde autour de moi et cherche à voir si les autres parents sont si émus eux aussi. Mais j’ai l’impression d’être la seule dans ce cas là !

Je suis peut être trop émotive !

En tout cas, chaque année ils me font pleurer de joie et quelque chose me dit que ce n’est pas près de s’arrêter. ♥♥♥♥