Nouvelles printanières !

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Salut à tous !

Je me décide ce matin à écrire un article pour donner un peu de nouvelles.

J’ai manqué de motivation ces derniers temps pour écrire. Je crois avoir aussi eu une baisse d’inspiration pour trouver des sujets. Il me semble que tout blogueur ( si je peux me qualifier ainsi au vu de ma non assiduité…) traverse à des moments des phases de ce type. Alors plutôt que me forcer à écrire des choses qui ne me correspondent pas, je préfère toujours faire des pauses !

Mon dernier article date du 16 mars et il traitait du co-sleeping ! Le fait est que, quinze jours plus tard, Edith a fait ses nuits ! Du jour au lendemain, elle ne nous a plus appelés et n’a plus dormi avec nous. Depuis le 30 mars, elle dort dans son lit de 20h à 7h30 le lendemain matin. Les tétées de nuit ont donc été supprimées mais elle se rattrape en journée, bien sûr !

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Nous avons vécu ça comme une réelle victoire. Oui nous l’avons écoutée, oui nous lui avons fait confiance ( avec des moments de doute tout de même…) et oui, elle a fini par décider elle-même du jour où elle serait prête à passer une nuit complète dans son lit aux cotés de sa soeur !

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Je vous avoue que l’on revit ! On se sent sereins et vraiment reposés ! Je n’avais pas aussi bien dormi depuis septembre 2016 ! Bonheur !

Marthe, elle, marche depuis trois semaines ! J’avais plutôt hâte car je la sentais un peu ennuyée à certains moments avec son 4 pattes ( surtout dans le jardin… ) :

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Avoir deux petites mignonnes qui marchent me renvoie quelques années en arrière au moment où j’en avais trois qui marchaient ( + Zéphir bien sûr ) … et qui s’éparpillaient !

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Mais contrairement à leurs grands frères et soeur, je trouve qu’elles restent plutôt bien à côté de nous. On a fait plusieurs grandes sorties et globalement elles ne s’éloignent pas trop.

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Et n’oublions pas les grands qui s’en occupent dès qu’ils en ont l’occasion !

Depuis que nous sommes dans la nouvelle maison, je n’emmène plus les enfants à l’école. ( nous sommes à 50 m de l’école, sur le même trottoir et la rue est fermée aux voitures le matin ). Mais depuis la semaine dernière, nous partons toutes les trois les chercher pour le plus grand plaisir des filles qui sont hyper fières de marcher jusque là-bas !

La fin d’année est proche et nous rentrons dans une période assez intense avec les spectacles et galas de fin d’année ( chant, patinage, danse, théâtre, fête d’école…), les tenues à préparer, la classe découvertes d’Opale et Balthazar qui approche sérieusement, et le casse-tête annuel des choix et inscriptions aux activités extra-scolaires avec les rdv médicaux pour les certificats et la certitude que les horaires fonctionnent dans notre planning déjà bien chargé !

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Côté maison, les travaux sont toujours en cours. Nous avons refait la toiture récemment   (et honnêtement je nous en ai voulu de ne pas l’avoir fait faire avant d’emménager ! ) Les couvreurs ont bossé pendant six semaines chez nous ( merci la pluie ), ce n’était pas génial à vivre !
D’ici deux semaines, les peintres démarreront le ravalement de façade et normalement après ça, on sera tranquille sur le plan  » gros travaux et entreprises  » car nous avons encore pas mal de temps à passer pour finir les peintures intérieures.

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Le boulot est monstrueux ! Alors Gweltaz s’en occupe petit à petit sans pression ! Plusieurs chambres sont déjà finies :

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Il nous reste celle d’Adémar, la nôtre, la salle de jeux, la buanderie, et la cage d’escalier. L’avantage de faire les peintures petit à petit c’est que ça nous permet de peaufiner la déco afin que chacun se sente vraiment bien dans son univers.

Gweltaz est d’ailleurs toujours très bien accompagné pour bricoler !

Et un des points importants à ne pas oublier : le jardin ! Gweltaz a bien avancé durant les vacances, on commence désormais à avoir un espace qui ressemble à un jardin, ce qui n’était vraiment pas le cas il y a quelques mois:

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Juillet 2017: Abattage de deux grands pins !

 

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Août 2017: Plus de pins mais encore des souches, un bassin et… des aiguilles partout ! Et bien sûr, pas de pelouse !

 

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Mai 2018: Plus de souche, ni de bassin ! Il y a de l’herbe et nous avons semé de la pelouse aux endroits où il y avait des arbres. Les petits ( et grand ) jardiniers surveillent la pousse…

 

De mon côté, tout va bien. J’ai décidé d’inscrire les filles en crèche deux matinées par semaine à partir de septembre.

J’ai monté un dossier qui doit passer en commission ce mois-ci, je n’ai aucune garantie que cette démarche aboutisse mais je reste optimiste.
J’aimerais pouvoir me dégager un peu de temps libre tout en sachant qu’Édith et Marthe sont dans un lieu d’éveil où elles profitent, découvrent et explorent d’autres choses que chez nous !

 

 

 

 

Mon expérience du co-sleeping… malgré moi !

Aujourd’hui j’ai choisi de parler de mon expérience du co-sleeping car c’est vraiment quelque chose que je n’avais pas anticipé et qui en ce moment, fait partie intégrante de notre vie.

Le co-sleeping est selon moi une démarche. Du moins c’est ce que j’imaginais. Pendant la grossesse j’avais acheté un livre qui en parlait. Mais je ne me retrouvais pas vraiment dans le fait de dormir avec mon bébé. Je n’ai jamais eu envie de le faire. Je ne l’ai jamais programmé. Je n’ai rien anticipé non plus. Et on a fait comme la plupart des parents, on a acheté des lits à barreaux en pensant réussir imposer un rythme à nos bébés rapidement.

Les filles ont 14 mois et j’ose avouer qu’Édith dort avec nous et ce, depuis le retour de la maternité.

De la recherche du repos…

Très fatiguée de la naissance, j’ai rapidement pris cette petite habitude de l’allaiter allongée la nuit. Parfois j’arrivais à la reposer auprès de Marthe, mais parfois je m’endormais avant qu’elle finisse de téter et je me réveillais pour la tétée suivante.

Lorsqu’elles ont eu 4 mois, j’ai voulu modifier tout ça. Je n’avais pas envie qu’elle dorme avec nous toutes les nuits. Mais après trois nuits à me lever plusieurs fois pour la prendre, l’allaiter, la reposer, j’ai vite compris que j’avais réellement un choix à faire:

– Soit je continuais comme ça et clairement j’étais épuisée la journée, irritable et pas hyper en phase avec l’éducation sereine que j’essaie de donner à mes enfants,

– Soit je la gardais contre moi et gérais les tétées au son de son petit grognement animal sans vraiment me réveiller !

C’est cette seconde solution que j’ai choisie. Que nous avons choisie! Car Gweltaz m’a beaucoup aidée à me remettre en question dans le bon sens et c’est ce dont j’avais besoin pour gagner en sérénité sur ce sujet.

Avec du recul, nous avons choisi la facilité, la tranquillité et le repos. Mais avec six enfants on se doit d’être en forme tous les jours. Impossible de flancher.

Clairement, je gère mal la fatigue. Même très mal. Je peux me montrer agressive. Et généralement, j’en veux à la terre entière.

Finalement, j’ai compris que je ne me sentais pas capable de gérer mon quotidien tout en étant complètement épuisée.

La nuit est notre seule temps calme alors effectivement c’est le moment où on recharge nos batteries tous les deux mais c’est surtout le moment où il faut qu’on récupère. Et tous les moyens sont permis pour y arriver.

Le fait est que, 14 mois après leur naissance, la situation n’a pas beaucoup évoluée. J’avais espoir qu’elle tête moins, qu’elle soit moins demandeuse. Mais ce n’est pas le cas.

 

La grosse réussite selon moi est qu’elle s’endort seule. On les couche toutes les deux à 20h sans difficulté. Parfois elle me rappelle à 21h30, je la recouche aussitôt. Mais généralement son vrai réveil est à 23h et à ce moment là, elle ne veut plus être dans son lit. Elle pleure, hurle même. Et comme Marthe dort bien et que c’est l’heure à laquelle on s’endort, on va la chercher et on ne la remet plus dans son lit.

De temps en temps je fais des tests. Je vais la voir, je l’allaite, je la recouche. Mais comme elle hurle quand je sors de la chambre, je reste à côté d’elle assise par terre en plein milieu de la nuit à attendre qu’elle se rendorme.

Mais ça n’a aucun sens car elle peut s’endormir et me rappeler encore dix minutes plus tard.

Je crois que finalement la clé c’est peut être d’anticiper la chose avant la naissance. Ça permet d’adapter le coin nuit. Si j’avais su, on aurait fait autrement. Un lit en co-sleeping directement? Un matelas au sol? Je sais pas mais pas notre lit et le lit à barreaux au fond de la chambre car ce n’est pas du tout adapté!

Et puis peut être que les parents qui anticipent la démarche ressentent aussi moins de culpabilité:

– Je choisis, donc j’assume donc je ne me pose pas de questions.

Alors que pour moi c’était plutôt:

– J’ai pas choisi mais j’ai pas le choix si je veux récupérer, je n’assume pas vraiment, je subis un peu mais en même temps j’adore l’avoir contre moi, la sentir et la câliner. Alors, je tâtonne, je découvre, je sais pas trop comment je vais sortir de là, je me dis qu’on verra demain…

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Le fait est qu’on en parle peu. C’est une chose qui ne se fait pas vraiment en règle générale. Je pense que beaucoup de parents vivent la même chose que nous, en silence.

Sujet tabou, bonjour !

Mais heureusement ce n’est pas le cas de tout le monde et j’ai quand même pu échanger sur le sujet pour recevoir LE bon conseil  » Ne te prends pas la tête, dors, c’est le plus important ! »

… à la réponse d’un besoin !

A côté de ça, nous avons le sentiment, au delà du phénomène de diminution de notre fatigue, d’également répondre à un besoin. Un besoin d’être rassurée, protégée. Un besoin de se sentir en sécurité aussi. Édith est très indépendante mais finalement peut être encore immature pour être capable de dormir seule tant d’heures d’affilées.

Elle a longtemps eu besoin d’être avec nous. Contre nous aussi. Alors on la portait en écharpe la plupart du temps, pour la rassurer. On ne l’a jamais laissée pleurer car selon nous, ça renforce juste un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Mais ça c’est propre à chacun et on fait tous en fonction de ce qu’on a reçu, et surtout, des ressources qu’on a pour gérer des pleurs nocturnes sur une durée plus ou moins longue.

Avec Gweltaz, nous avons vraiment espoir que les tétées s’espacent et que petit à petit, elle ne réclame plus la nuit.

Je me demande si parfois, nous ne sommes pas trop pressés que les choses se fassent, renforçant ainsi un sentiment d’insécurité chez l’enfant. Peut être pas. Après tout Marthe a fait ses nuits sans trop de difficulté et surtout sans avoir été forcée. Enfin ça a pris du temps. Et il y a eu des retours en arrière aussi. Mais aujourd’hui on la sent hyper sereine au niveau du sommeil.

Par contre on ressent chez Édith une sécurité affective que Marthe n’a pas.

Quand je les laisse à garder, Marthe pleure et s’agrippe à mon cou. Édith me fait des signes avec sa main en souriant. Et c’est en constatant ce genre de choses que je me demande si finalement le sommeil n’est pas l’Acteur majeur dans l’acquisition de l’autonomie, dans la confiance en soi, dans la construction globale de l’enfant.

Je suis consciente qu’avec des jumeaux, tout change. J’avoue avoir besoin de temps libre et ce temps libre je le trouve pendant qu’elles dorment. J’ai lu de nombreux témoignages qui disaient qu’il fallait rythmer les multiples de la même manière. Nous avons choisi de nous adapter au rythme de chacune. Nous les avons complètement laissé faire et vraiment nous n’avons pas de regrets. Nous les avons écoutées et respectées dans leurs différences de rythme et de sommeil.

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Je crois que si nous n’avions eu qu’un seul bébé tout aurait été différent. Les remises en question auraient été moins présentes car peut être que nous aurions adopté dès le départ le co-sleeping. Ou peut être pas.

Je me dis qu’il y a tellement de paramètres qui entrent en compte dans le sommeil du bébé que finalement on cherche juste à s’adapter au mieux en fonction de nos filles et en fonction de notre besoin de sommeil.

Ce que je retiens de toute cette expérience c’est qu’avant, je portais un regard un peu jugeant sur le cododo mais depuis que nous le vivons avec Édith, je comprends que finalement, on cherche juste à faire au mieux, on se remet en question et on dépasse parfois les limites fixées pour simplement dormir !

 

A toutes les mamans !

A toi qui a un ou plusieurs enfants,

A toi qui veux un accouchement naturel mais qui finalement, hurles « une péridurale! » parce que vraiment ça fait trop mal,

A toi qui manges les bonbons de tes enfants en cachette,

A toi qui demandes à ton enfant de se tenir correctement  à table alors que tu manges les pieds sous les fesses,

A toi qui aimes ce petit mini vous à la folie,

A toi qui rêverais d’un tout petit temps calme,

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A toi qui déclares  » Ce soir c’est petit déjeuner ! » parce que tu as trop la flemme de faire à manger,

A toi qui coupes les cheveux de tes gars ( et qui rates ! ),

A toi qui envoies des photos de tes enfants à toutes tes copines,

A toi qui as réussi à reprendre le sport,

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A toi qui vas chercher ton enfant au périscolaire,

A toi qui as des vergetures,

A toi qui ne te sens pas mère dès la naissance de ton petit être,

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A toi qui n’as pas le temps de te maquiller,

A toi qui cours toute la journée,

A toi qui ne comprends pas toujours les réactions complètement excessives de ton pré ado,

A toi qui as un mari qui te soutient,

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A toi qui te dis que tes enfants ont de la chance d’être nombreux,

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A toi qui considères qu’un réveil à 7h30 est une grasse matinée,

A toi qui allaites et à toi qui donnes le biberon,

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A toi qui te lèves très tôt pour te préparer dans le calme avant le réveil des enfants,

A toi qui laisses ton bébé à garder pour manger au resto,

A toi qui pleures le jour de la rentrée,

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A toi qui a subi des violences obstétricales,

A toi qui aimes aller travailler,

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A toi qui est heureuse de prendre un livre en te couchant mais qui t’endors après cinq minutes de lecture,

A toi qui as peur qu’il arrive quelque chose à ton enfant,

A toi qui est dépitée en voyant le souk dans les chambres,

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A toi qui acceptes d’écouter des chansons nulles pour faire plaisir à tes pré ado,

A toi qui en as marre qu’on touche à ton ventre de femme enceinte,

A toi qui sais que tes vacances ne seront plus jamais pareil,

 

A toi qui te sens si seule parfois,

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A toi qui adores babiller avec tes bébés,

A toi qui fais une dépression post partum,

A toi qui proposes à tes enfants d’aller manger une glace parce que tu es vraiment trop gourmande,

A toi qui rentres chez toi avec ton nouveau-né, le corps meurtri par les douleurs de l’accouchement,

A toi qui es tellement fière des progrès de tes bambins,

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A toi qui pleures en admirant ton enfant au spectacle de fin d’année,

A toi qui te sens agressée pendant ta grossesse,

A toi qui fais les allers retours aux activités extra scolaires,

A toi qui signes les cahiers de tes enfants sans regarder les 50 pages d’évaluations,

A toi qui trouves que ton bébé te ressemble,

 

A toi qui adores entendre ton enfant rire,

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A toi qui te lèves la nuit pour consoler ton petit,

A toi qui as des jumeaux, des triplés, des quadruplés ou même plus,

 

A toi qui as un petit être collant ou au contraire indépendant,

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A toi qui essaies de faire au mieux,

A toi qui râles,

A toi qui détaches tous les habits ou au contraire qui les balances dans la machine sans regarder,

A toi qui dors avec ton bébé,

A toi qui te mets à regarder une série alors que tu as trois panières à plier,

A toi qui regrettes (parfois) ta vie d’avant,

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A toi qui fais un potage à tes grands, qui leur dis que tu n’as pas faim et qui manges une pizza une heure plus tard dans le canapé,

A toi qui portes des culottes en coton parce que c’est super confortable,

A toi qui en a marre qu’on te dise comment élever tes enfants,

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A toi qui vas à la pharmacie acheter du sérum phy et qui reviens avec une paire de chaussures vraiment canons,

A toi qui sais féliciter ton enfant,

A toi qui renifles la tête de ton bébé parce qu’il sent trop bon,

A toi qui adores les câlins du matin,

A toi qui gardes les vêtements trop petits de tes enfants,

A toi qui fais bien trop de courses de surgelés pour ne pas y retourner de si tôt mais qui peines à tout caser dans le congélateur,

A toi qui regardes ton petit grandir,

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A toi qui fais semblant de ne pas voir ton enfant faire une bêtise,

 

A toi qui trouves que ton bébé c’est vraiment le plus beau,

A toi qui pleures d’épuisement,

A toi qui aurais besoin d’aller danser,

A toi qui n’a pas perdu tes kilos de grossesse,

A toi qui fais 5 bisous à ton pré ado avant qu’il parte à l’école,

A toi qui trouves que ton mari c’est le meilleur,

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A toi qui dis à tes enfants d’aller jouer pendant que tu essaies de discuter,

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A toi qui aimes regarder des émissions nazes parce que ça ne prend pas la tête,

A toi qui a une cuisine toujours en désordre,

A toi qui t’extasies devant ton enfant,

A toi qui essaies d’avoir un peu d’intimité,

A toi qui fais décolorer les chemises de ton amoureux,

A toutes les mamans,

Athéna

 

 

 

 

 

Famille nombreuse en chiffres !

Il y a quelques temps j’ai retrouvé une lettre que j’avais écrite six mois après la naissance d’Opale, Balthazar et Adémar et dans laquelle, étaient notés quelques chiffres qui m’ont franchement impressionnée !

Je crois qu’extérieurement on est incapable de se rendre compte de ce que représente réellement l’arrivée de multiples en terme de coût ( car même en essayant d’être minimalistes, il y a de nombreuses choses à acheter en double, en triple… ) mais aussi en terme de quantités de différentes choses !

Et comme j’ai bien aimé retrouver ces quelques chiffres, je me suis prêté à l’exercice de compter tout ce qui est dénombrable !

Voici ce que j’avais relevé il y a presque huit ans :

En six mois:

2960 biberons avaient été bus !

115 boites de laits en poudre avaient été vidées !

620 lessives avaient été faites !

3150 couches avaient été changées !

450 bains avaient été donnés !

Aujourd’hui, on a moins de bébés mais plus de grands ! Voici donc ce que j’ai pu compter:

Alimentation :

  • 4 kg de pain par semaine
  • 300 yaourts par mois
  • 7L de jus de pommes par semaine
  • 40 euros de fromage par semaine
  • 120 bananes par mois
  • 3 kilos de miel par mois
  • 3 kilos de pâte à tartiner par mois
  • 35 litres de lait par mois
  • 10 œufs par semaine
  • 112 compotes bébé par mois

( Et pourtant ils mangent à la cantine tous les midis…)

Sur le plan alimentaire c’est tout ce que j’ai pu réellement dénombrer ! En terme d’habitudes de consommation, nous n’achetons plus aucun gâteau ( ce qui explique les quantités astronomique de pain, de miel et de pâte à tartiner ). Quand nous en mangeons c’est que nous les faisons ! Nous achetons beaucoup de fruits et légumes mais il n’y a que les bananes que j’ai pu compter ( pour la simple et bonne raison qu’à chaque fois que je veux en manger, il n’y en a déjà plus !)

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Autre:

  • 120 couches par semaine
  • 2 machines par jour (quand ce n’est pas 3!)
  • 46 douches par semaine
  • 2 frigos, 2 congélateurs
  • 7 chambres
  • 24 paires de chaussons/chaussures et bottes d’enfants
  • 2 tournées de lave-vaisselle par jour

Tout le monde nous dit que plus ils vont grandir, plus ils vont manger et plus ils vont nous coûter cher en règle générale. J’ai envie de dire qu’on verra en temps voulu !

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Bienvenue dans le monde des multiples et des familles nombreuses !

 

Mère coupable !

Depuis que je suis maman j’ai le sentiment de vivre en permanence avec une sorte de culpabilité au dessus de ma tête !

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Chez moi, elle est complètement axée sur le temps que je passe avec chacun de mes six enfants !

J’ai commencé à réellement m’en rendre compte quand Opale, Balthazar et Adémar sont nés !

Je me disais que ce n’était pas juste que Zéphir, si petit, vive un phénomène aussi violent que l’accueil de trois bébés.

Alors j’essayais de compenser au maximum ce problème que j’imaginais, à l’époque, être un problème en mettant en place de nombreuses petites choses pour qu’il ait ses moments à lui avec nous. Pour qu’on ne s ‘occupe que de lui. Pour qu’il soit le centre de notre attention. Comme si j’imaginais qu’en étant triplés, Opale, Balthazar et Adémar s’auto-suffisaient …

Mais rapidement, j’ai compris que j’en faisais un roi ! Il était l’aîné, celui qui avait tous les droits. Celui a qui je cédais beaucoup trop de choses.

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Je me suis réveillée à propos de la place que je lui accordais quand il avait 4 / 5 ans.
Depuis, j’essaie de le remettre au même niveau que ses frères et soeurs mais vraiment, c’est difficile.

J’ai l’impression de me battre au quotidien sans vraiment récolter de positif sur son comportement. Et je crois que je continue à m’occuper de lui d’une autre façon, malgré moi.

Le fait est, que quand on est mère de six enfants, il faut réussir à passer du temps avec chacun.

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Donc j’essaie mais bien souvent j’échoue, pour plusieurs raisons:

Déjà, ils arrivent en même temps de l’école. Généralement, ils ont tous beaucoup d’anecdotes à raconter, ce qui me met dans une position d’écoute multiple ! Je pensais que ça passerait en grandissant mais en réalité non ! Ils continuent à parler tous en même temps ! Et quand j’ai le malheur de ne réussir à suivre que trois conversations sur quatre, alors là, le quatrième se met en colère parce que je ne l’ai pas écouté ! Bon c’est moins marqué que ça l’a été mais c’est encore souvent le cas.

A côté de ça, le rythme est assez soutenu quand on a plusieurs enfants, le retour de l’école est donc plutôt chronométré. Je dis « plutôt » car j’ai lâché du mou depuis que nous sommes dans la nouvelle maison.

Donc une fois que chacun a terminé son goûter, on se met aux devoirs puis ils aiment avoir un moment pour jouer avant la douche et le dîner ! Pendant ce temps, les filles ont besoin de ma présence ce qui ne me permet pas de passer de temps en solo avec un enfant !

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Le dîner est un moment plus calme où chacun peut échanger sur divers sujets. Mais encore une fois, ils sont tous ensemble !

Et généralement quand arrive l’heure du coucher, je n’ai qu’une hâte: que tout le monde soit au lit. Donc j’abrège pour chacun d’entre eux le petit temps de câlins du soir dans leur lit. Je sais qu’après, il nous reste encore beaucoup à faire. Le rangement de la cuisine, le linge, la paperasse,… Finalement, on ne se pose réellement qu’entre 21h30 et 22h.

Et tous les soirs je me dis que je n’ai pas passé assez de temps avec chacun ! Que je ne les ai pas assez écoutés. Que je ne leur ai pas demandé si tout s’était bien passé….

Là j’ai pris l’exemple du temps passé avec eux mais finalement je me rends compte que ça se décline sur de nombreux autres aspects et franchement j’en ai marre de vivre avec cette culpabilité !

Par exemple, il y a des jours où j’ai le sentiment de ne faire que râler ! Pour des choses qui sont un peu bénignes. Mais importantes à mes yeux. Et le soir, je m’en veux. Je me demande si finalement je ne suis pas trop exigeante. Si je n’attends pas trop d’eux. Mais en même temps ils grandissent, et sont en âge de comprendre que l’organisation du quotidien doit être respectée pour que la vie familiale fonctionne correctement. C’est ça aussi une famille nombreuse non?

Comme tout parent, j’ai envie qu’ils deviennent des adultes respectueux. Tolérants. Ouverts aux autres et au monde. Qu’ils s’entraident et se soutiennent.

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J’ai aussi envie qu’ils sachent se débrouiller, qu’ils soient autonomes, qu’ils sachent que non, on ne part pas à l’école avec une tâche de dentifrice sur le gilet et que non, on ne met pas un chemise à carreaux avec un jogging.

Mais finalement bien souvent, je me demande si ces aspects qui me demandent énormément d’énergie tous les jours ne me font pas passer à côté de choses plus importantes.

Je me dis que mes enfants vont bien. Je les observe. Mais je ne creuse pas. J’ai envie de croire qu’ils sont capables de venir me voir s’ils ont un besoin particulier et qu’à ce moment là, je saurais être réactive et disponible mais je n’en suis pas certaine.

Je pense qu’en fait, le plus difficile dans tout ça, c’est d’assumer ! D’assumer d’être humaine ! D’assumer de ne pas me rendre disponible dans la seconde où ils ont besoin de moi. D’assumer de ne pas être leur esclave aussi ! D’assumer d’avoir envie de prendre une revue à la médiathèque et de demander à Opale de me laisser tranquille pour que je lise, seule, sans qu’elle me parle encore et encore ! D’assumer aussi, de laisser Édith et Marthe jouer toutes les deux pendant que je fais du rangement afin d’avoir du temps pour moi pendant leur sieste !

Souvent j’espère que plus ça va aller, moins je vais me sentir coupable de mal faire ou de ne pas être assez disponible. Mais en même temps l’adolescence va arriver très vite et son lot de surprises et de remises en question avec ! Je ne suis pas certaine que mon degré de culpabilité diminue dans les années à venir…

Est-ce que je suis la seule à ressentir ça? Ou toute maman vit ça aussi, en silence?

Une belle récompense !

En septembre 2016, j’ai créé ce blog, poussée par l’entrain de ma copine Lou qui était persuadée qu’il y avait quelque chose à créer autour de ma vie.

Sur le moment je lui ai dit « Non ! Pourquoi faire? Que veux-tu que je raconte? Qu’est ce que ça va m’apporter? »

J’avais le sentiment que ça allait me demander tellement de temps et d’énergie que je ne me sentais pas capable de me lancer dans une aventure comme celle-ci. Je savais qu’il fallait être assidue ( et pour être honnête je ne suis pas très douée sur ce plan ! ), inspirée et motivée !

Le monde des blogs m’a toujours semblé inaccessible. Je me disais que je n’avais ni la fibre artistique pour l’alimenter visuellement ni la plume pour écrire des textes fluides et intéressants ! Et puis il faut bien le dire, les blogs qui fonctionnent sont ceux qui ont des auteures avec une personnalité de dingue ! Ils sont pleins d’idées et de jolies choses à lire et à regarder !

Pour ma part, ça ne fait pas très longtemps que je suis réellement des blogs !

3 ans !

J’ai commencé à en suivre pendant la préparation de mon mariage.

J’avais été arnaquée par une boutique de robes de mariée et j’avais besoin de trouver des inspirations pour acheter une nouvelle robe, avec toutes les inquiétudes que j’avais, liées à cette expérience catastrophique !

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(Robe Leutellier Tesson Couture )

Et finalement, au delà des images souvent magnifiques ( et parfois aussi, un peu complexantes tellement les mariées sont belles et leurs mariages trop canons ! ), j’ai appris à connaitre les auteures qui me laissaient entrer dans leur vie de par leurs articles. Elles m’intéressaient, m’inspiraient et j’aimais découvrir leurs nouveaux posts !
Je pensais que j’allais cesser de les suivre après mon mariage mais finalement non. J’ai continué, et je continue toujours.

Le fait est, qu’à un moment donné j’ai sauté le pas ! Je me suis dit qu’il fallait tenter l’expérience. Lou m’avait convaincue, Gweltaz se disait que c’était une bonne idée.

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Alors j’ai écrit mon premier article ! Je ne savais pas vraiment ce que j’allais récolter. Je le trouvais un peu maladroit et pas très bien écrit. Et puis, je ne savais pas comment l’illustrer donc je n’ai mis aucune image !

Mais finalement, il a suscité de très belles réactions. J’ai reçu beaucoup de messages d’encouragement ! Et c’est exactement après ce premier post que j’ai décidé de m’investir sur ce blog !

Pour rappel, mon premier article, c’était celui-ci !

https://trottinettes-et-turbulettes.com/2016/09/26/4-enfants-et-enceinte/

Si je devais faire un bilan de ces 17 mois de blog, je dirais que cette expérience m’apporte beaucoup personnellement.

Déjà, ça me pousse à réfléchir. Le congé parental peut être un peu enfermant intellectuellement. Ça me fait du bien de me forcer à prendre du temps pour écrire, réfléchir, penser et me remettre en question.  Non seulement ça me sort de mon quotidien ( où le travail à la maison est tel que je pourrais, ne rien faire d’autre que ranger, nettoyer, laver, nourrir, changer, gérer, …) mais en plus ça me permet d’avoir une sorte de vie pour moi, rien qu’à moi. Juste un moment où je ne m’occupe de personne, où je profite d’être seule avec mes réflexions et mes envies de partage. Je sais que mes écrits vont rester. J’espère que mes enfants les liront un jour.

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Finalement, mon blog ressemble à une sorte de journal où je raconte notre vie, notre histoire, notre quotidien, mes ressentis aussi . Il me pousse à faire part d’une plus grande ouverture d’esprit. Je me sens moins jugeante. Plus neutre. Plus à l’écoute. Plus ouverte aux autres.

Grâce à lui, j’ai aussi fait des rencontres ! De belles rencontres ! Je reçois des messages de femmes qui me disent se retrouver dans mes propos. C’est incroyable de se dire que certaines mamans se sentent moins seules dans leur quotidien en me lisant.

Quelques temps après la création de mon blog, j’ai commencé à échanger avec une future maman de jumeaux. Nous avions le même terme, les mêmes objectifs anti prématurité, les mêmes journées aussi ( coucou repos, coucou séries TV, coucou douleurs en tous genres) . On discutait quotidiennement, on se félicitait toutes les semaines d’avoir passé des termes critiques et on se comprenait tellement dans ce qu’on vivait que finalement, ça nous faisait du bien d’échanger. Comme si , on se sentait plus fortes à deux pour affronter la grossesse et nos inquiétudes. Et finalement elle est devenue une amie, une confidente, une personne de confiance.

Si j’écris ces mots aujourd’hui c’est parce que c’est une journée un peu spéciale.

Un de mes articles est publié sur Le Huffington Post.

http://www.huffingtonpost.fr/athena-g/ce-que-jai-appris-en-ayant-6-enfants-en-3-grossesses-naturelles_a_23362479/?utm_hp_ref=fr-cest-la-vie

Pour ne rien cacher, je ne pensais pas que mes écrits pouvaient être retenus. Je ne pensais pas qu’ils pouvaient intéresser. Alors peut être que c’est mon histoire quelque peu incroyable qui attire. La rareté d’accueillir deux fois des multiples sans doute. Mais dans tous les cas, je suis assez fière et un peu touchée aussi d’ailleurs. J’ai envie de croire que la façon dont j’écris les choses ont permis cette publication.

Alors je vais continuer à écrire et à partager. Car au final, c’est une belle aventure qui a commencé et je pense qu’elle mérite d’être continuée !

A vous tous qui me suivez, merci !

Athéna