Mon séjour à la maternité: une vaccination définitive !

Plus jamais !

Cette phrase, je l’ai dite à de nombreuses reprises ces derniers mois.

– En début de grossesse lorsque je vivais avec des nausées permanentes.
-Au milieu de la grossesse lorsque je vivais avec l’angoisse de la prématurité.
-En fin de grossesse lorsque j’avais tellement de douleurs que j’avais juste envie d’accoucher pour être soulagée.
-Lors de la naissance des filles, lorsque j’avais l’impression d’être violentée ( coucou péridurale ! coucou examens du col ! coucou piqûres partout ! coucou césarienne !)

Mais enfin et surtout lors des jours qui ont suivi la naissance des filles !

Après la césarienne, je suis restée un moment en observation en salle de naissance. Ils surveillaient ma tension de près. A priori après une péridurale et/ou une anesthésie un peu plus forte, il est souvent observé une baisse de tension chez les patients ! Sauf pour moi qui montait à plus de 16 ! Je n’ai jamais fait de tension de ma vie ! Ils se sont demandés si ce n’est pas ce qui avait provoqué le début du travail. Et moi, je me demande toujours si ce n’est pas ce qui a orienté l’obstétricien à me césariser (en plus, bien sûr de la stagnation du travail ! )
Je ne sais pas vraiment combien de temps je suis restée en salle de réveil mais j’ai souvenir que cela m’a semblé très très long ! Bien sûr, ils surveillaient aussi l’involution de l’utérus par le biais de palpations fortes et violentes qui, au fur et à mesure, m’ont fait de plus en plus mal puisque l’anesthésie s’estompait petit à petit !

Nous avons pu rejoindre la chambre dans l’après-midi. En début de soirée, les soignantes m’ont demandé de me lever !

« Quoi ??? Déjà ??? « 

Oui, c’est nouveau, maintenant on se lève quelques heures après ! Enfin, pas moi. J’avais la tête qui tournait et des nausées très fortes. Je n’ai réussi à me lever qu’en fin de soirée ! Et c’était bien assez tôt  au vu des efforts que cela m’avait demandé !

Le lendemain matin, j’ai enfin pu prendre une douche ! Les infirmières m’ont demandé d’enlever mon pansement.

« Quoi ??? Déjà ??? »

Oui ça aussi c’est nouveau ! Allez hop, moins de 24h après, sous la douche sans pansement !

Dans la journée je commence à ressentir de fortes douleurs dans le ventre. J’ai le sentiment que l’on m’a tabassée.
J’en parle à l’obstétricien, qui, après examen, ne voit rien d’inquiétant. Il me dit que c’est normal. Je me dis qu’effectivement je suis passé par une opération non anodine, il faut du temps pour que les douleurs s’estompent. Il m’explique aussi que plus les mamans ont eu d’enfants/de grossesses, plus les douleurs liées à la rétractation de l’utérus sont importantes !  ( Je confirme, c’est terrible !)
Il prescrit tout de même des analyses de sang à faire plusieurs fois par jour.

Il repasse me voir le soir même, les douleurs ne se sont pas atténuées, au contraire, j’ai l’impression qu’elles empirent. Au moment où il me palpe le ventre, je me sens obligé de lui tenir le poignet pour ôter ses mains tellement j’ai mal. Je ne le sens pas vraiment serein. Il m’observe et demande aux infirmières de me surveiller.
Le lendemain matin, je suis à la diète forcée !

« Quoi ??? Comment ça pas de petit déjeuner ? « 

Et bien ce matin, l’obstéticien a prévu une échographie qui doit se faire à jeun. Ils m’emmènent pour la faire à … 11h ! (Heureusement, je ne suis pas encore morte de faim !)

A l’échographie, un hématome important est diagnostiqué. Et bien voilà ce qui me fait mal ! Mes analyses de sang ne présagent rien de bon, l’obstétricien reste sur ses gardes. Dans la soirée il passe me voir et m’annonce qu’il hésite à me réopérer.

« C’est assez simple, on rouvre sur la césarienne, on nettoie et on referme. »

« Quoi ??? Je commence tout juste à remarcher !  »

Là je commence à avoir peur ! J’ai tellement de douleurs dans tout le corps que je suis à bout. Je n’ai plus envie de rien. J’en ai marre de souffrir. Je pleure. Mes enfants viennent me voir dans l’après-midi alors que j’ai été remise sous perfusion. Ils s’inquiètent. Opale pleure, le contexte n’est pas serein, il est très difficile de les rassurer. Je suis amorphe dans le lit, incapable de bouger, incapable de sourire. Je pense à la journée difficile du lendemain: Gweltaz reprend le travail et je vais devoir m’occuper seule de mes deux filles alors que je tiens à peine debout.

Le lendemain matin, je suis de nouveau privée de petit-déjeuner.

« Quoi ???  Ça va être comme ça tous les matins ??? »

A priori non, heureusement ! Ils sont juste en attente des résultats de la dernière prise de sang pour savoir si je repasse par une écho et par une opération ou rien du tout !

Je regarde mes filles. Ce jour-là, Gweltaz a repris le travail. Je me lève parce que je n’ai pas le choix. Je me lève et je souffre, mais j’ai deux filles qui ont faim. Je me lève et je prends sur moi parce que je ne supporte pas l’idée que les auxiliaires les emmènent en nurserie.
Et en plus, je n’ai pas eu de petit-déjeuner !

L’obstétricien passe à ce moment là. Il me voit debout. Fronce les sourcils et me demande si ça va. Je lui réponds « Oui ça va !  » Il me dit: « Vous êtes sûre que ça va??  » « Oui, oui, ça va ! »

Il m’annonce que je ne repasserai pas par une opération ! L’hématome semble se résorber tout seul ! Je suis contente, enfin une bonne nouvelle ! Cette nuit, j’ai fait ma montée de lait et mes douleurs physiques ont considérablement augmenté! J’avais besoin d’une bonne nouvelle !
Ce matin là, mon ventre est tout bleu, seconde preuve que l’hématome est bien là ! Au fil des jours, mon ventre est devenu de plus en plus bleu mais les analyses étaient rassurantes.

En tout, je suis restée neuf jours à la maternité. Les filles étaient sous surveillance, mais finalement moi aussi . J’ai vraiment souvenir de m’être sentie impuissante face à toutes ces douleurs et de m’être dit :

« Plus jamais ! « 

Cinq semaines après la naissance, je confirme: Plus jamais ! Mon corps a vraiment trop souffert et  va avoir du mal à s’en remettre au vu de mon quotidien.
J’ai toujours beaucoup de douleurs et mon hématome ne s’est pas encore résorbé. Mon ventre est donc encore bleu.
Et pour couronner le tout, ma cicatrice s’est infectée ce week-end, je ne sais pas encore ce que ça va donner dans les jours à venir…

 

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