Comment nous avons refusé d’empoisonner notre petite fille !

Je continue donc à parler de l’alimentation de Marthe parce qu’elle nous a posée quelques difficultés.
Après nos différentes péripéties, j’ai finalement accepté l’idée de la nourrir au lait artificiel.

A la maternité, ils donnent un lait spécifique pour les bébés de petit poids.

« Le lait pré. »

Ce lait est enrichi en protéines, fer, oméga 3 et 6, taurine et carnitine ! Le but étant la prise de poids rapide !
A la maternité, j’avais déjà le sentiment que l’alimentation de ma fille s’apparentait à du gavage, mon impression s’est vite révélée bien réelle.

Quelques jours après leur naissance, elles buvaient donc toutes les deux ce fameux lait pré pour reprendre rapidement du poids. Marthe en exclusif, Édith en complément.

Le même jour nous avons constaté qu’elles avaient les fesses tellement abîmées qu’elles saignaient et des coliques ont fait leur apparition. Nous en avons parlé à la pédiatre qui nous a « rassurés » en nous expliquant que le lait qu’elles buvaient favorisait ces deux « inconvénients ! »
Nous avons demandé à changer de lait mais nous avons été confronté au refus de la pédiatre. Car finalement, la prise de poids rapide est bien plus importante que les douleurs de mes filles !

J’ai donc sollicité Édith au maximum pour qu’elle tête la quantité suffisante afin que sa courbe de poids soit harmonieuse et que l’on se passe de compléments pour elle.
Pour Marthe, je n’avais pas vraiment de solution. Nous commencions à réfléchir à un changement de lait dès la sortie de la maternité.

Le jour de leur sortie, la pédiatre lui a donc prescrit ce fameux lait pré. J’ai tenté de négocier un autre lait mais elle a de nouveau refusé. « Elle aura du lait pré jusqu’à ce qu’elle fasse 2.8kg. ( Marthe pesait 2,4 kg à ce moment là…)

En parallèle, j’ai pris rendez-vous chez un ostéopathe spécialisé dans les problèmes liés à l’allaitement pour l’aider.

Le retour à la maison s’est donc quand même fait avec le lait pré. Nous n’étions pas du tout convaincus, la voir souffrir nous rendait malheureux ! Et malgré les recommandations de la pédiatre et les consignes de non changement de lait sans l’avis d’un professionnel, nous sommes allés acheter un lait bio…
Pour commencer, nous avons opté pour une marque que j’ai utilisée pour mes quatre grands, qui l’ont tous très bien supportée.
Dès le lendemain, les fesses de Marthe ont guéri et nous avons dit adieu aux coliques !

Le problème après ce changement allait être de justifier notre décision auprès des différents professionnels missionnés pour venir peser les filles à domicile chaque semaine…

Finalement, nous n’avons pas eu trop de commentaires négatifs. Marthe prenait assez de poids pour n’inquiéter personne. Ils nous ont quand même tous demandé pourquoi nous ne donnions pas le lait pré mais nous avons toujours réussi à leur expliquer sans qu’ils ne veuillent obligatoirement la repasser sur ce lait.

Je me suis quand même demandé pourquoi est-ce qu’on nous avait imposé ça. Après tout, de nombreuses femmes accouchent quatre semaines avant terme comme moi et personne ne leur impose de lait à la sortie de la maternité !

Quelques jours après leur sortie, ma copine Maud m’a parlé des différentes polémiques autour de la taurine chimique et des traces d’aluminium retrouvés dans les laits infantiles. Évidemment, les marques se défendent en avançant le fait que les quantités utilisées sont bien moindres par rapport aux recommandations, et que la taurine (fameuse substance utilisée pour fabriquer le redbull qui non seulement est un puissant excitant est également un stimulateur d’appétit) est aussi présente dans le lait maternel. Certes, sauf que la quantité présente dans les laits artificiels est 7 à 10 fois plus élevée que dans le lait maternel dans lequel la production est naturelle et non chimique…

Bref, en comparant les boîtes de lait, j’ai pu constater que dans le lait bio il n’y avait pas d’ingrédients de ce type contrairement au lait que j’avais volontairement mis de côté à tout jamais !

Je me dis que c’est quand même assez fou de ne pas savoir exactement ce qui compose l’alimentation première de tous les bébés non allaités. Ils sont si petits…

En tout cas, depuis ce changement de lait, Marthe est sereine et dort très bien, rien de comparable à son comportement d’il y a quelques semaines, certainement une preuve que le lait y est pour quelque chose !

Suite au rendez-vous avec l’ostéopathe qui a effectivement constaté qu’il y avait un blocage chez elle, je lui propose régulièrement le sein. Elle arrive désormais à téter. Pas suffisamment pour se nourrir mais elle se débrouille quand même bien et je suis très fière d’elle !

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