Une naissance qui approche…

Voilà plus deux semaines que je n’ai rien écrit ! Je me décide donc aujourd’hui à rédiger un nouvel article  sur ma fin de grossesse.

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32 semaines

Lundi 5 décembre:

Ce jour là, j’ai rendez-vous à la maternité pour un contrôle avec l’obstétricien qui me suit. Nous l’avons rencontré 3 semaines auparavant, le contact est très bien passé. Nous devions réfléchir tous les deux à la naissance dont nous avions envie pour nos bébés. Il nous a précisé qu’il était important que nous ayons des envies, qu’il fera au mieux pour les respecter mais qu’évidemment, l’obstétrique garde toujours une part de mystères et d’imprévus et que le jour J, il saura nous aider à prendre les bonnes décisions en fonction du déroulement de l’accouchement.

Je me rends donc un peu anxieuse à ce rendez-vous. J’ai toujours peur d’une hospitalisation. Il me demande donc la décision que nous avons prise au sujet de la naissance. Je lui explique que pour nous, la voie basse est la meilleure option. Il m’avoue ne pas être contre mais que pour éviter la césarienne il va falloir entrer dans de nombreux critères car les accouchements par voie basse de jumeaux suite à une césarienne sont assez novateurs.  Le premier critère est simple: la position du premier jumeau. Pour l’instant il est tête en bas, pourvu qu’il y reste ! La deuxième chose importante est une mise en travail spontanée. Les déclenchements n’étant pas envisageables sur utérus cicatriciels… Toutes les autres conditions ne seront étudiés que le jour J. Il m’explique qu’il ne peut pas s’engager pour l’instant, qu’il va faire au mieux pour suivre notre envie mais qu’évidemment rien ne peut être défini à l’avance. Il me félicite tout de même pour ce choix. J’apprends ensuite qu’il sera en vacances du 23 décembre au 2 janvier inclus et que si j’arrive pour accoucher pendant cette période, je serai prise en charge par un de ses confrères qui peut tout à fait être contre la voie basse…

Lors de l’examen, il me dit que la tête du premier bébé appuie fortement sur le col et qu’un repos en position allongée une grande partie de la journée est désormais de rigueur ! Il me prévoit un prochain rendez-vous le 22 décembre !

Je vois dans la même journée l’anesthésiste. Il n’est pas spécialement à l’écoute, je sens qu’il a juste envie de faire son laïus sur la péridurale. Oui mais moi je ne veux pas de péridurale ! Alors là, il m’explique qu’elle est fortement préconisée pour les naissances gémellaires car si le second bébé reste coincé, ils sont obligés de me faire une anesthésie générale. Tandis que si la péridurale est posée, ils peuvent injecter un produit plus fort et ne pas m’endormir si mon cas nécessite une césarienne pour la naissance du deuxième jumeau.

Et voilà, je me sens de nouveau spectatrice de cette future naissance. J’ai l’impression de ne rien pouvoir maitriser. Je rentre plutôt dépitée en me disant que c’est injuste, que j’accouche très bien naturellement mais qu’étant donné que je fais des multiples, je suis contrainte d’accepter des actes médicaux qui ne me correspondent pas.

On est lundi, je rentre chez moi en me disant que la semaine va être très longue. Je suis à 32 semaines + 4 jours et l’objectif à atteindre est 34 semaines pour pouvoir être accueillie dans cette clinique (avant ce terme, un transfert vers le CHU est de rigueur) …

Je ne bouge donc pas de la semaine. Je navigue entre mon lit et le canapé. Je passe le cap des 33 semaines avec fierté le jeudi, et me dis qu’il ne reste plus qu’une toute petite semaine à atteindre !

Le vendredi soir, je ressens des contractions. Beaucoup trop ! Elle s’enchaînent. Ne sont pas douloureuses mais vraiment intenses. Je suis les conseils de ma sage-femme : douche+ spasfon et repos complet. Je pleure. Je me dis que c’est fichu. Qu’ils vont naitre. Que mon corps n’a encore pas réussi à garder des bébés au chaud suffisamment longtemps. Les enfants dorment, nous sommes partagés entre une consultation à la maternité et l’envie d’attendre de voir si ça passe. En vrai, je préférerais consulter, mais l’idée de faire déplacer ma belle-mère si ce n’est rien m’ennuie. Elle s’implique déjà tellement en ce moment… J’aimerais que Gweltaz prenne la décision à ma place. Mais ce n’est pas possible. Je suis seule à ressentir tout ça. Je dois me décider. Finalement après 3h, les contractions se calment, je suis à peu près sereine et j’arrive enfin à m’endormir.

Le samedi, je ne me sens pas hyper en forme après l’épisode de la veille. Je prends sur moi. Je me dis que si les contractions sont passées, c’est qu’il s’agissait d’un faux travail. Oui mais et si ça avait fait bouger mon col ?

Gweltaz a beaucoup de choses à gérer toute la journée. Je le sens fatigué et sur les nerfs. Les enfants sont là, à fond ! J’organise un atelier lego dans le salon en mode cachalot pour profiter d’eux.

Le soir arrive, je ne me sens toujours pas bien. Les contractions reviennent. Certaines me font mal. J’en ressens moins que la veille, mais tout de même,… Une nouvelle décision s’impose. Je regarde Gweltaz, épuisé, je me dis que si on va faire un contrôle ce soir, il ne pourra encore pas se reposer. Oui mais ça reste une grossesse à risques ! Je décide donc qu’on y aille ! Sa maman arrive pour les enfants, je leur fais un câlin, les rassure et leur dis que je viendrais leur faire un bisou dans leur lit en rentrant.

Arrivés sur place, nous sommes pris en charge de suite. Le monitoring montre beaucoup de contractions. Je pense que je ne les ressentais même pas toutes ! J’ai l’habitude de faire des monitorings avec la sage-femme à domicile et effectivement ce tracé ne ressemble pas du tout à ceux que j’ai l’habitude de voir.

Rapidement, la sage-femme me donne un traitement pour tout stopper. 4 comprimés à prendre toutes les 20 minutes. Entre temps, elle me pose un cathéter en nous expliquant que si les comprimés ne suffisent pas, elle injectera quelque chose de plus fort. A l’examen mon col n’a pas bougé du tout. Nous sommes rassurés. On se dit que quand la crise sera passée, on pourra rentrer !

Sauf que l’obstétricien de garde décide de m’hospitaliser… Oh non ! Cela me rend hyper triste. Je me concentre pour ne pas pleurer. La sage-femme nous explique qu’il prévoit une cure de corticoïdes pour aider les poumons des bébés à maturer. Deux injections à 24h d’intervalle. Cette cure nécessite une surveillance accrue car elle a tendance à endormir les bébés et à provoquer des contractions…

Gweltaz attend qu’ils m’installent dans ma chambre avant de rentrer à l’appart. J’essaie de me dire que ça ne va pas être long, qu’ils vont faire la cure et que je vais pouvoir rentrer en début de semaine.

Je passe une nuit horrible. Je dors 4 heures. La cure médicamenteuse a stoppé les contractions mais m’a donné des maux de tête horribles, des bouffées de chaleur, la nausée,… Je ne supporte clairement pas ce traitement.

Le dimanche matin, je reçois la première injection de corticoïdes. Je continue à prendre des médicaments contre les contractions. J’ai envie de les arrêter mais c’est trop tôt.

Gweltaz vient me voir avec les enfants. Opale n’est pas très sereine. Elle a besoin d’être rassurée, les garçons, eux, jouent avec les commandes du lit, ils n’ont pas l’air spécialement inquiets… Ils iront ensuite passer l’après-midi chez la maman de Gweltaz afin qu’on ait un peu de temps tous les deux !

Le reste du séjour ne sera pas plus glorieux. Les injections énervent et empêchent de dormir. Je suis épuisée, j’en ai marre qu’on me touche, je n’ai plus envie. Je veux rentrer, me mettre dans ma bulle et continuer à couver sans que l’on m’ennuie. Mon obstétricien autorise la sortie mardi après-midi sous condition de repos total et du passage de la sage-femme à domicile 2 fois par semaine ! Nous sommes à 33 semaines +5 jours.

Maud vient me chercher, je suis si contente de rentrer ! 3 jours après mon retour à la maison, je me sens encore très fatiguée. J’ai beaucoup de mal à récupérer de cette hospitalisation. Je ne peux pas dire que j’aie le moral. J’ai le sentiment de ne plus avoir d’objectifs. Je trouve le temps long et même si nous avons passé ce fameux cap des 34 semaines, il faudrait au moins atteindre les 36 semaines pour avoir des bébés bien en forme et directement en chambre avec nous. Mais ça me semble si loin… Mon état fait que je n’arrive pas à me sentir bien. Ni moralement ni physiquement. C’est très étrange !

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34 semaines

Aujourd’hui, j’en suis à 34 semaines + 6 jours.

Je me sens un peu mieux. J’ai pas mal de douleurs, je ne dors pas hyper bien car les bébés bougent beaucoup mais petit à petit j’atteins les objectifs fixés et ça me fait beaucoup de bien ! Ce week-end c’est noël, j’ai hâte d’y être et de profiter de ces jolis moments en famille avec les bébés encore bien au chaud !

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