Une belle récompense !

En septembre 2016, j’ai créé ce blog, poussée par l’entrain de ma copine Lou qui était persuadée qu’il y avait quelque chose à créer autour de ma vie.

Sur le moment je lui ai dit « Non ! Pourquoi faire? Que veux-tu que je raconte? Qu’est ce que ça va m’apporter? »

J’avais le sentiment que ça allait me demander tellement de temps et d’énergie que je ne me sentais pas capable de me lancer dans une aventure comme celle-ci. Je savais qu’il fallait être assidue ( et pour être honnête je ne suis pas très douée sur ce plan ! ), inspirée et motivée !

Le monde des blogs m’a toujours semblé inaccessible. Je me disais que je n’avais ni la fibre artistique pour l’alimenter visuellement ni la plume pour écrire des textes fluides et intéressants ! Et puis il faut bien le dire, les blogs qui fonctionnent sont ceux qui ont des auteures avec une personnalité de dingue ! Ils sont pleins d’idées et de jolies choses à lire et à regarder !

Pour ma part, ça ne fait pas très longtemps que je suis réellement des blogs !

3 ans !

J’ai commencé à en suivre pendant la préparation de mon mariage.

J’avais été arnaquée par une boutique de robes de mariée et j’avais besoin de trouver des inspirations pour acheter une nouvelle robe, avec toutes les inquiétudes que j’avais, liées à cette expérience catastrophique !

03.jpg

(Robe Leutellier Tesson Couture )

Et finalement, au delà des images souvent magnifiques ( et parfois aussi, un peu complexantes tellement les mariées sont belles et leurs mariages trop canons ! ), j’ai appris à connaitre les auteures qui me laissaient entrer dans leur vie de par leurs articles. Elles m’intéressaient, m’inspiraient et j’aimais découvrir leurs nouveaux posts !
Je pensais que j’allais cesser de les suivre après mon mariage mais finalement non. J’ai continué, et je continue toujours.

Le fait est, qu’à un moment donné j’ai sauté le pas ! Je me suis dit qu’il fallait tenter l’expérience. Lou m’avait convaincue, Gweltaz se disait que c’était une bonne idée.

DSC_0088 n&b

Alors j’ai écrit mon premier article ! Je ne savais pas vraiment ce que j’allais récolter. Je le trouvais un peu maladroit et pas très bien écrit. Et puis, je ne savais pas comment l’illustrer donc je n’ai mis aucune image !

Mais finalement, il a suscité de très belles réactions. J’ai reçu beaucoup de messages d’encouragement ! Et c’est exactement après ce premier post que j’ai décidé de m’investir sur ce blog !

Pour rappel, mon premier article, c’était celui-ci !

https://trottinettes-et-turbulettes.com/2016/09/26/4-enfants-et-enceinte/

Si je devais faire un bilan de ces 17 mois de blog, je dirais que cette expérience m’apporte beaucoup personnellement.

Déjà, ça me pousse à réfléchir. Le congé parental peut être un peu enfermant intellectuellement. Ça me fait du bien de me forcer à prendre du temps pour écrire, réfléchir, penser et me remettre en question.  Non seulement ça me sort de mon quotidien ( où le travail à la maison est tel que je pourrais, ne rien faire d’autre que ranger, nettoyer, laver, nourrir, changer, gérer, …) mais en plus ça me permet d’avoir une sorte de vie pour moi, rien qu’à moi. Juste un moment où je ne m’occupe de personne, où je profite d’être seule avec mes réflexions et mes envies de partage. Je sais que mes écrits vont rester. J’espère que mes enfants les liront un jour.

DSC_0127.jpg

Finalement, mon blog ressemble à une sorte de journal où je raconte notre vie, notre histoire, notre quotidien, mes ressentis aussi . Il me pousse à faire part d’une plus grande ouverture d’esprit. Je me sens moins jugeante. Plus neutre. Plus à l’écoute. Plus ouverte aux autres.

Grâce à lui, j’ai aussi fait des rencontres ! De belles rencontres ! Je reçois des messages de femmes qui me disent se retrouver dans mes propos. C’est incroyable de se dire que certaines mamans se sentent moins seules dans leur quotidien en me lisant.

Quelques temps après la création de mon blog, j’ai commencé à échanger avec une future maman de jumeaux. Nous avions le même terme, les mêmes objectifs anti prématurité, les mêmes journées aussi ( coucou repos, coucou séries TV, coucou douleurs en tous genres) . On discutait quotidiennement, on se félicitait toutes les semaines d’avoir passé des termes critiques et on se comprenait tellement dans ce qu’on vivait que finalement, ça nous faisait du bien d’échanger. Comme si , on se sentait plus fortes à deux pour affronter la grossesse et nos inquiétudes. Et finalement elle est devenue une amie, une confidente, une personne de confiance.

Si j’écris ces mots aujourd’hui c’est parce que c’est une journée un peu spéciale.

Un de mes articles est publié sur Le Huffington Post.

http://www.huffingtonpost.fr/athena-g/ce-que-jai-appris-en-ayant-6-enfants-en-3-grossesses-naturelles_a_23362479/?utm_hp_ref=fr-cest-la-vie

Pour ne rien cacher, je ne pensais pas que mes écrits pouvaient être retenus. Je ne pensais pas qu’ils pouvaient intéresser. Alors peut être que c’est mon histoire quelque peu incroyable qui attire. La rareté d’accueillir deux fois des multiples sans doute. Mais dans tous les cas, je suis assez fière et un peu touchée aussi d’ailleurs. J’ai envie de croire que la façon dont j’écris les choses ont permis cette publication.

Alors je vais continuer à écrire et à partager. Car au final, c’est une belle aventure qui a commencé et je pense qu’elle mérite d’être continuée !

A vous tous qui me suivez, merci !

Athéna

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13 mois !

Marthe et Édith ont eu 13 mois le 02 février ! J’ai choisi d’écrire un article à cet âge car je trouve les apprentissages incroyables en ce moment !

Leur développement point par point:

L’alimentation:

Marthe a six dents et Édith, zéro ! Ce qui ne rend pas simple la préparation des repas. Dernièrement j’ai essayé différentes choses. De purées complètement lisses, je les ai passées aux morceaux avec une diversification un peu menée par leur propres envies. Je faisais cuire différentes choses et leur proposais dans l’assiette. Alors bon, pour passer aux morceaux il faut quand même le vouloir ! Les assiettes volaient et la nourriture avec ! Ca m’a un peu découragée, je l’avoue ! Et je trouvais qu’Édith mangeait vraiment peu en quantité. Au vu de son petit gabarit je les ai repassées toutes les deux aux purées lisses le midi. Et le soir on s’adapte à chacune ! Marthe boit son biberon et mange comme les grands ensuite. Édith elle, mange généralement une purée ou une compote et picore dans le plat des grands. N’oublions pas qu’elle tête encore plusieurs fois par jour…. et par nuit !

Il y a peu de temps, j’ai découvert une marque de plats bio pour bébés génialissime ! (Oui rien que ça ! ) J’ai commencé par acheter les compotes qui sont vraiment délicieuses!  Je les ai toutes goutées et vraiment le goût des fruits ressort hyper bien. La liste des ingrédients est simple : du fruit et une pointe de jus de citron ! Les compotes sont en gourde, ce qui n’est pas totalement en accord avec mon objectif zéro déchets mais Marthe se débrouille hyper bien avec et je pense qu’elle sera bientôt autonome avec. J’en conclue donc que c’est une façon de me simplifier la vie au quotidien !

20180207_15332520180207_153510

J’ai l’habitude de préparer toutes leurs purées maison. Mais j’ai quand même tenté d’acheter les purées de cette marque car la liste des ingrédients est la même que celle des compotes, rien n’est ajouté ! Et elles sont aussi très bonnes! Donc Édith a le droit de temps en temps à une purée Good Goût !

Ils vendent aussi tout un panel de céréales infantiles, galettes de riz aux fruits, et de carrés banane, coco ou mangue !

Je ne suis pas une adepte de vanter des marques que j’aime mais là vraiment c’est un gros coup de cœur donc ça vaut le coup d’en parler !

Le sommeil:

Alors là c’est encore compliqué. Marthe, en théorie, fait ses nuits. Mais bon évidemment, il y a des nuits où elle se réveille et ne se rendort que plusieurs heures plus tard… Mais globalement c’est pas mal !

Édith se réveille toujours plusieurs fois par nuit. Elle appelle toutes les 45 minutes à partir de 23h. Quand ce n’est pas avant… Pour l’instant, on n’a pas trouvé de solution miracle si ce n’est de la faire dormir avec nous pour que je puisse survivre aux journées chargées qui m’attendent le lendemain.

Je sais qu’il y a une nouvelle phase d’angoisse de la séparation entre 13 et 18 mois ce qui nous amène à penser qu’on ne parlera ni de sevrage ni de changement d’organisation nocturne pour l’instant.
Je suis un peu perdue avec elle. Je ne sais pas trop comment gérer les choses. Gweltaz dit qu’il faut lui faire confiance. Alors faisons ça ! Je pense qu’on se dirige vers un sevrage naturel et concernant le sommeil, et bien on verra !

Les apprentissages :

Elles sont hyper différentes dans leurs apprentissages. Alors qu’Édith marche et est vraiment très moteur, Marthe développe plutôt son côté cérébral. Elle n’est pas du tout intéressée par la marche. Elle est hyper curieuse et comprend tout ce qu’on lui demande. Elle est aussi très joueuse. Elle adore foncer sur un matelas dans leur chambre, s’étaler dessus et attendre qu’on vienne la chatouiller ! Elle a beaucoup d’humour !  Elle sait exactement ce à quoi elle a le droit de toucher ou non et joue un peu avec nous en nous regardant, en mimant non de la tête mais en sortant quand même les BD de la bibliothèque. Marthe est très proche de Gweltaz. Elle l’appelle toute la journée !  » Apa?? » L’alimentation différente dès la naissance a vraiment impacté sur les relations que chacun à avec elles !

IMGP0041 (2)

Édith elle, se concentre plus sur de petites choses. Elle aime transvaser et est très intéressée par la permanence de l’objet. Elle est plus autonome dans le jeu. Elle marche toujours avec beaucoup d’objets dans les mains. On a le sentiment qu’elle aime un peu collectionner les choses. Elle passe beaucoup de temps à se cacher derrière les rideaux aussi. Et on sent qu’elle est toujours dans l’observation de ce qu’il se passe à la maison et surtout de ce que font les grands !

20180207_12400620180207_12414620180207_124422

Je trouve que c’est un âge génial car il y a beaucoup d’interaction mais par contre c’est aussi hyper fatigant. Elles touchent vraiment à tout ( et encore elles n’ouvrent pas les placards on a de la chance ! ). Elles écrasent leurs gâteaux quand elles n’en veulent plus ou les jettent. Elles se retournent plus vite que leur ombre quand on les change. Elles se transforment en chamallow quand on veut les installer dans les sièges auto alors qu’elles n’en ont pas envie.

IMGP0037 (2)

La géméllité en action:

Elles sont assez proches l’une de l’autre. C’est assez drôle car j’ai toujours eu l’impression que Marthe allait diriger sa sœur. Finalement je crois que ce ne sera pas le cas. Édith a toujours le dernier mot sur les jouets qu’elles se piquent. Marthe laisse tomber, elle capitule ! Elles ne se quittent jamais vraiment et restent toujours plus ou moins à côté. De temps en temps, elles se câlinent et se font des bisous. C’est tellement mignon !

30 ans, 3 grossesses, 6 enfants !

Il y a dix ans j’étais enceinte de mon premier enfant ! A l’époque, je me voyais très bien avec trois enfants, arrivés les uns après les autres sans trop d’écart d’âge.

8 mois

bébé

Zéphir est arrivé dans une période de ma vie où j’étais encore insouciante. Je l’ai accueilli calmement, sereinement. Je venais d’avoir 21 ans et j’étais loin d’imaginer qu’à 30 ans j’aurais six enfants dont deux fois des multiples !

La grossesse triple a été une véritable surprise. Nous l’avons su lors de la première échographie. Celle où on vient voir si le bébé va bien à 2 mois et demi !

021. 1+¿re +®cho

Ça a été un grand choc. LE bouleversement de ma vie.

IMGP0253

IMGP0615

La grossesse a été très angoissante. Les obstétriciens étaient pessimistes, inquiets et pas vraiment d’une grande aide psychologique. Je me suis enfermée dans ma bulle afin d’imaginer que oui, peut-être j’aurais la chance d’accueillir trois bébés en bonne santé. Je me suis alitée d’office et j’ai attendu que le temps passe.

La prématurité est une sorte d’évidence quand on porte trois bébés et on doit s’y préparer sans savoir réellement ce qui nous attend.

Et puis ils sont nés à 7 mois de grossesse. Malgré leurs petits poids de naissance ( 1,480 kg, 1,560 kg et 1,580 kg ), Balthazar, Opale et Adémar sont arrivés en bonne santé et après six semaines d’hospitalisation, ils sont rentrés à la maison !

IMGP0836

IMGP0983

IMGP0004

IMGP0842

Avant leur naissance, j’avais des envies et des convictions mais j’ai vite compris que finalement, j’allais surtout faire comme je pouvais. Qu’il fallait juste survivre à cet ouragan.

J’ai eu le sentiment d’être parachutée dans un monde inconnu. Une grossesse hyper surveillée et hyper médicalisée d’abord, la prématurité et enfin la gémellité ! Il n’y a pas de jumeaux dans ma famille. J’ai tout de suite eu le sentiment que c’était un monde à part. Un monde que je ne connaissais absolument pas.

Par la force des choses, je crois que j’ai grandi d’un coup, avec eux. Je me suis sentie chargée de tellement de responsabilités que je n’avais pas choisies !

IMGP0428.JPG

On peut choisir de faire des enfants. Mais pas d’en accueillir plusieurs en même temps. Et si beaucoup de parents nous disent qu’ils auraient adoré avoir des jumeaux, la réalité enchante bien moins dans le cas de triplés !

Enfin, j’ai eu le choix bien sûr durant ma grossesse d’avoir recours à la réduction embryonnaire mais ça c’est un autre sujet !

La vie change quand on est parents de multiples. On est confrontés à des questions que les autres parents ne se posent pas. On doit toujours réfléchir à la façon dont on va mettre en place les choses, pour que ça se passe au mieux.

Mais on n’est jamais certains de nos choix. On tâtonne. On se dit qu’on s’adapte, qu’on fait au mieux et on voit comment ça se passe. On fait les choses dans l’ordre mais toujours avec une organisation sans faille. Sans vraiment penser à soi.

Et à côté de ça, on ne vit plus dans l’ombre. Je suis devenue  » celle qui a eu des triplés alors qu’elle avait un bébé de 11 mois ! » du jour au lendemain. On me regardait dans la rue. On m’arrêtait. On touchait à mes bébés, ( ben oui les multiples sont des bêtes curieuses ! ). On me posait des questions très intrusives. On me félicitait. Je fascinais. Ou au contraire je dégoûtais !

IMGP0165

Et puis il y a les discours des gens qui savent que faire des multiples impliquent forcément une aide médicale. Ils se disent que c’est impossible de faire des triplés spontanément. Et encore moins de faire deux fois des multiples spontanément !

Et pourtant, c’est possible ! Je connais des mamans qui ont eu des triplés spontanément. J’en connais aussi qui ont eu besoin d’aide. Oui et alors? Finalement peu importe, la réalité, c’est que nous sommes toutes confrontées aux mêmes difficultés, aux mêmes remises en questions, aux même envies de tout plaquer pour un peu de tranquillité, de calme et de sérénité.

Malgré tout ça, je me suis toujours plus ou moins considérée comme une warrior. Oui parce que finalement c’est tellement rare que je me se sens un peu comme une personne à part, incroyable, capable de m’occuper et de surveiller de plusieurs enfants du même âge !

IMGP0155 (2)

Et malgré toutes les difficultés liées à l’arrivée de mes trois mignons, je savais qu’un jour, j’aurais un petit dernier.

Je l’avais déjà évoqué: j’avais besoin de materner, pouponner, profiter d’un seul bébé. Et je crois que j’avais aussi besoin de « finir » cette fratrie. Je ne la sentais pas complète, aussi dingue que ça puisse paraitre !

Alors on a joué ! Et on a gagné !

IMG_1891

Nous avons été les premiers surpris. Inconsciemment je fermais les yeux sur le fait que ça pouvait m’arriver une deuxième fois. Dans ma tête, c’était impossible. Comme si j’avais déjà donné toute l’énergie nécessaire à la gestion de multiples !

Pendant ma grossesse, j’ai cherché des témoignages sur le fait d’avoir deux fois des multiples. Pas sur le plan médical mais uniquement sur ce qu’on vit, nous, en tant que parents. Sur la façon dont on va gérer les choses.

Je n’ai finalement trouvé que des articles sur Elodie Gossuin et Roger Federer qui parlent de miracle et de chance avec des commentaires remplis d’arcs-en-ciel ! Donc bon, pas hyper réaliste finalement !

Enfin, pas réaliste pour moi.

Car peut-être que certains rêveraient de vivre ça ! ( Bon ok, mon discours est un peu parasité par le phénomène triple qui a été tellement difficile à gérer que mes pensées n’étaient pas hyper positives lorsque j’ai appris que j’attendais deux bébés ! )

Alors après, oui j’ai eu deux fois des multiples mais tout est si différent ! Les triplés et les jumeaux n’ont vraiment rien en commun. Ce sont des groupes qui ne fonctionnent pas du tout de la même manière ! Je sais que chaque fratrie de multiples à ses propres spécificités qui dépend aussi (il parait) de la zygosité! Mes enfants sont tous des dizygotes; ce qui signifie que chacun résulte de sa propre fécondation d’un ovocyte par un spermatozoïde.

Médicalement parlant, je ne me suis jamais vraiment posé de questions sur le fait d’avoir deux fois des multiples. Ni sur les statistiques d’ailleurs. Mais depuis quelques temps je me demande finalement si je ne fais pas partie des femmes touchées par ce qu’on pourrait appeler une hyper fertilité ou une hyper ovulation.

Je me rends compte qu’aujourd’hui en France, ce qui intéresse la médecine ce sont les personnes souffrant d’infertilité.

D’ailleurs l’hyper fertilité et l’hyper ovulation sont deux notions sans aucun fondement scientifique.

Et pourtant j’ai l’impression d’être un cas clinique. Je n’ai jamais oublié ma contraception. Et j’ai la chance de ne pas faire partie des femmes qui tombent enceinte sous contraception. Celles dont finalement on parle peu aussi.

Moi, je tombe enceinte sous cinq jours après l’arrêt de la contraception après une multiple ovulation et plusieurs fécondations simultanées. Voilà.

20170621_154353.jpg

Aujourd’hui je ne veux plus d’enfants. Et je vis avec la peur qu’une grossesse survienne malgré tout. Alors il y a l’avortement bien sûr, mais j’ose juste imaginer l’impact psychologique sur la femme qui doit le subir !

J’ai essayé de parler avec des médecins de ligature des trompes.

 » J’ai six enfants à 30 ans, dont deux fois des multiples et je veux une contraception définitive ! »

 » Non madame, vous êtes trop jeune ! Revenez à 40 ans ! »

Ah ben génial ! J’ai peut être un syndrome particulier qui fait que j’ai des ovulations multiples mais peu importe. Personne ne s’en préoccupe et je ne rentre pas dans la case: stérilisation définitive pour cause de grossesses multiples pour la simple raison que je suis trop jeune; selon eux !

Je suis en colère contre le système qui nous empêche d’être libre de notre corps. Les médecins trouvent que c’est fantastique à l’ère où tant de couples essaient en vain d’avoir des enfants d’être capable d’en faire autant d’un coup.

Le miracle de la vie; c’est merveilleux !

Mais le miracle de la vie, il faut le vivre, l’accepter et l’assumer.

Bien sûr que je suis heureuse d’avoir mes enfants. Bien sûr que ma vie est incroyable. Bien sûr que je ne me verrais plus vivre sans mes 6 enfants ! Ils sont ce que j’ai de plus précieux et m’apportent tous, individuellement tellement de bonheur et de fierté .

20170228_193411

Mais avant d’avoir eu des triplés et des jumeaux, je n’étais pas consciente que le phénomène multiple pouvait frapper deux fois dans la même famille. Enfin si, une part de moi le savait mais dans ma tête c’était un fait tellement rare qu’il était impossible que ça m’arrive de nouveau.

Et, je me rends compte depuis quelques temps, que dans ma vie j’ai l’impression d’être normale mais que finalement le regard et les commentaires des autres me font tous les jours comprendre que je ne suis pas comme tout le monde. Que ma famille est différente de celle des autres. Que mes enfants seront toujours des êtres à part, avec une histoire à part, et que Zéphir restera toujours un peu dans l’ombre du phénomène multiple.

Je l’avais déjà mentionné d’ailleurs, dans notre famille, l’exception, c’est lui !

IMGP0245

Lui, qui est né seul !

 

 

 

 

 

 

Bilan de ma vie, 1 an après la naissance de Marthe et Édith !

Et voilà, Édith et Marthe ont déjà eu 1 an ! Nous avons été très occupés par notre déménagement, la fin des travaux et la nouvelle organisation à mettre en place au sein de ce nouveau lieu de vie !

IMG_3576

Un mois après, notre vie se calme enfin et chacun a trouvé ses marques.

Cette première année de vie des filles est passée hyper vite. Il faut dire que notre projet de rénovation de maison nous a rempli la tête et nous a demandé beaucoup d’énergie ! Mais c’était vraiment pour la bonne cause. On ressent une réelle sérénité chez tous les enfants. Ils ont grandi et ont vraiment gagné en autonomie depuis qu’on est ici.

Les chambres des grands ne sont pas sur les mêmes niveaux, Balthazar et Zéphir sont au rez-de chaussée, Adémar et Opale, dans les combles, près d’Édith et Marthe. Ce qui leur permet aussi de souffler, de ne pas être toujours ensemble et d’avoir chacun un lieu personnel qui ne fait pas office de salle de jeux.

A côté de ça où en suis-je moi personnellement?

En ce moment, je réfléchis beaucoup à ma vie, à l’importance de ma place au sein de ma famille, et au temps que j’accorde à mon couple.

Pendant la grossesse, je ne pensais à rien d’autre qu’au bien-être des bébés qui allaient naître. J’étais pleine d’angoisses quant à une éventuelle prématurité, et pleine de doutes quant au fait d’accueillir de nouveaux des multiples. Je n’ai pas vraiment pensé à ma vie d’après.

La première année avec des jumeaux (ou plus ! ) est la plus difficile en terme de fatigue physique. Les bébés nous laissent peu de répit et les nuits entrecoupées ne nous permettent pas de réellement récupérer.

Le jour où je suis rentrée de la maternité, mes 4 grands étaient malades, donc tous à la maison. Gweltaz travaillait. Il a pris sa matinée pour venir nous chercher toutes les trois nous a déposées, et est reparti. Je me revois avec ces deux minuscules petites filles, les 4 grands, malades, et tout excités de voir arriver leurs sœurs et moi, affaiblie par la césarienne, épuisée par les deux dernières nuits seule que j’avais passées à la maternité regardant mes six enfants et comprenant que ma vie; c’était désormais ça !

20170209_114022

Et puis les jours se sont enchainés. Tête baissée, j’ai géré le quotidien en attendant toujours avec impatience l’arrivée de Gweltaz le soir.

J’ai le sentiment aujourd’hui que mes enfants ne m’ont pas rendue plus forte. Ils ont renforcé petit à petit un manque de confiance en moi. Le rôle de parent est tellement rempli de missions difficiles qu’il est très facile d’atteindre le burn-out ou de se sentir super nulle.

Pourquoi me dit-on souvent que je fais le plus beau métier du monde? Un des plus difficiles, oui, mais le plus beau? Non je ne crois pas. D’ailleurs je ne suis même pas persuadée que les gens qui me disent ça y croient vraiment. En tout cas, pas ceux qui sont passés par là !

Je ne dis pas que je ne suis pas heureuse à m’occuper d’eux. C’est juste que je m’oublie. Je vis pour eux, en fonction d’eux .

Je suis consciente que beaucoup de femmes rêvent d’avoir des enfants mais n’y parviennent pas forcément. Que je ne devrais certainement pas me plaindre. Après tout j’ai de la chance ! D’ailleurs j’ai toujours trouvé que le sujet de la difficulté de s’occuper en permanence des enfants était un peu tabou.

IMGP0028

Au cours d’une conversation avec les grands sur le phénomène triple hier soir, Opale a conclu en me disant:

 » Olala maman, mais quelle chance tu as eu d’avoir des triplés, c’est tellement rare ! »

Je l’ai regardée mais n’ai pas vraiment su quoi lui répondre. Je lui ai souri. Simplement.

J’ai de la chance, oui, certainement sur certains points. Mes enfants sont tous en bonne santé. Je les sens heureux, bien dans leur vie. Je me dis souvent que c’est grâce au fait que je m’occupe d’eux. Que je suis là pour eux. Je crois que ça me rassure. Ça me permet de me dire que je suis utile ! Que je suis compétente quelque part.

Mais finalement, ai-je vraiment le choix dans ma vie?

Le fonctionnement du congé parental a changé depuis quelques temps. Il peut désormais être partagé entre les deux parents. La durée de rémunération a été réduite en cas de congé parental d’un seul parent.

Pourquoi chez nous, le partage du congé parental ne peut pas fonctionner et pourquoi la réduction de la rémunération est un gros problème dans les familles de multiples?

Nous recevons, par la caf, 392 euros par mois pour la cessation complète de mon activité professionnelle. Je ne peux pas dire que j’avais un salaire formidable quand j’ai repris en 2015. Et si je fais le calcul des frais de garde pour les filles + celui des grands pour les temps périscolaires et que je déduis de mon salaire les fois où je suis absente pour cause de maladies, il ne reste plus grand chose. Sans parler du fait qu’on court dans tous les sens et qu’il faut réussir à tout combiner : vie de famille, gestion des enfants, de la maison, du quotidien, et le plus important dans tout ça, réussir à se trouver du temps à deux… Donc finalement dans notre situation, la meilleure solution: que je m’arrête et que je m’occupe des enfants.

Pourquoi Gweltaz ne bénéficiera jamais de son droit au congé parental? Et bien simplement parce qu’il a un salaire convenable et que si on le remplaçait par la rémunération de la caf et que moi j’allais travailler, on ne survivrait pas financièrement !
Et puis en fait, je ne sais même pas s’il aurait envie de prendre un congé parental !

Donc le fait est, que je vais recevoir cette rémunération pendant 24 mois seulement du fait que Gweltaz ne profitera pas de son droit. A 24 mois, soit je recherche un mode de garde pour les filles, je reprends le travail et nous revoilà dans les questions de frais inhérents à ma reprise et dans un rythme infernal soit, je ne reprends pas et notre vie est certes un petit peu moins confortable financièrement mais finalement plus sereine pour tout le monde.

IMGP0007 (2)

Bon et puis il y a un autre problème il faut bien l’avouer: je suis incapable de laisser mes bébés. C’est assez ancrée chez moi. Je ne veux pas les confier. Ça m’a fait ça pour les six. J’ai le sentiment que si je les laisse je vais rater des moments importants de leur vie.

IMGP0137

Les filles ont un an et je peux dire que je les ai très peu laissées. Et encore, quand je les laisse, elles sont avec Gweltaz !

Le problème, c’est qu’on commence à avoir besoin de se retrouver, tous les deux. Édith se réveille encore de nombreuses fois le soir et la nuit ce qui nous laisse peu de temps ensemble. Les repas sont riches en terme de conversations mais ce n’est pas spécialement pour parler de choses qui nous intéressent. Et quand on essaie, on sait de toute façon qu’on n’ira pas au bout de la conversation, coupée par les enfants !

Alors la semaine dernière nous avons décidé d’aller au restaurant ! J’étais à la fois hyper contente et hyper inquiète à l’idée de laisser Édith. Je savais qu’elle allait se réveiller et j’avais peur qu’elle soit inquiète à l’idée de ne pas nous voir. Mais ma belle-mère est douce, et j’ai confiance. Donc relax !

30 minutes avant de partir, Zéphir vomit. Tiens, quelle bonne idée! Merci Zéphir. On n’y avait pas pensé. Nettoyer du vomi avant d’aller manger au resto, ça met vraiment dans l’ambiance !

J’ai dû me préparer en 15 minutes, et nous sommes partis énervés et contrariés. En plus je savais que Zéphir allait forcément revomir. Je m’en voulais de laisser ma belle-mère comme ça…

Bref nous sommes partis. Nous avons mangé assez rapidement et nous sommes rentrés. Édith était bien dans la place à notre retour, Zéphir avait bien revomi mais encore mieux, il avait imbibé ses draps, sa couette et son matelas ( je pensais avoir mis une alèse, en fait non, mince ! ). Dégoutée, j’ai imaginé le boulot que j’allais devoir effectuer le lendemain pour nettoyer tout ça… en espérant surtout que les autres n’enchaineront pas!

Notre première sortie en amoureux depuis 15 mois a été une sorte d’échec pour moi. J’étais déçue. On avait hâte, on était trop contents ! Ça nous faisait plaisir de nous faire servir, de manger dans le calme et surtout de discuter tranquillement. Alors, on a quand même profité mais on peut dire que ça aurait pu être bien mieux !

Et c’est là que je me rends compte que ma vie, mes pensées, nos sorties, nos envies seront toujours plus ou moins parasitées par des questions autour des enfants. Je sais d’avance que oui j’aimerais bien retravailler (mais où? quand? quoi? combien d’heures par semaine ? ) mais que ma réflexion sera toujours faite autour de l’organisation de ma vie de maman ! Oui j’aimerais me sentir compétente dans un domaine et retrouver un peu de vie pour moi mais je devrais toujours m’adapter et m’organiser en cas d’urgence ou de besoin.

L’année où j’ai repris à travailler, mes horaires étaient décalées. Gweltaz avait dû s’organiser pour s’adapter mais franchement ça a été compliqué. C’est difficile dans son métier d’avoir des horaires à la carte et tout est vraiment plus facile depuis que je suis à la maison pour gérer le quotidien et les imprévus !

Je me rends compte que mon post n’est pas hyper positif. Alors qu’en fait,  les filles m’ont apporté beaucoup de sérénité et qu’un nouvel équilibre est né au sein de la famille depuis leur naissance. Je me régale de les voir grandir et évoluer de jour en jour. J’adore raconter à Gweltaz les anecdotes de nos petites mignonnettes. On les aime tellement.

IMGP0094

IMGP0090

Alors si je conclue en réalisant un vrai bilan de ce qu’est ma vie maintenant, je peux dire que je suis heureuse de vivre ça. Que ma vie est très riche et je sais que j’aurais toujours le soutien de Gweltaz quand je voudrais rebondir. C’est d’ailleurs grâce à lui que je réussis aujourd’hui à positiver au maximum après des journées épuisantes. Il a naturellement une sérénité très apaisante et il m’apporte toujours beaucoup de réconfort. Et clairement, c’est un papa et un beau-père très investi. Alors, je suis hyper consciente que de mon côté, ma carrière a explosé du fait de mes grossesses multiples et que je ne suis pas certaine de pouvoir un jour aspirer à une évolution professionnelle qui me satisfera mais j’aurais finalement accompli des choses difficiles dont je serais toujours fière !

 

 

 

 

 

 

La motricité libre !

Avant la grossesse des filles je n’avais jamais entendu parler de motricité libre. Quand les « grands » étaient bébés, j’avais des envies et des idées concernant la motricité mais je me suis aperçue en lisant des articles sur la motricité des petits que j’avais fait plusieurs erreurs !

Avec Gweltaz nous avons décidé d’adopter les bons gestes dès la naissance afin de laisser Édith et Marthe se développer en tout confiance.

Alors si ce concept vous intéresse, je vous explique ici, comment on s’y est pris !

Mais d’abord, la motricité libre, c’est quoi?

Elle consiste à laisser l’enfant libre de ses mouvements. Il s’agit en effet, de ne jamais le mettre dans une position dans laquelle il ne se sent pas à l’aise. Le développement de l’enfant va se faire petit à petit et dans un ordre bien précis. Il suffit de l’observer pour s’en rendre compte. Cette « liberté » va lui permettre de prendre confiance et de se sentir en sécurité dans ses mouvements !

Finalement, l’enfant construit seul son chemin vers l’autonomie motrice. Au fur et à mesure de son développement il va acquérir de nouvelles compétences physiques qui vont lui permettre de maitriser de nouvelles postures. L’enfant n’a donc pas besoin de l’adulte pour évoluer au niveau moteur, il est acteur de son développement.

L’idée de base est donc de ne jamais le contrarier dans ses mouvements. Il faut lui faire confiance et le laisser libre. Ne jamais le mettre dans une position d’inconfort ( le tenir assis, le mettre debout, le faire marcher,…) lui permettra plus tard d’avoir toutes les clés pour être un adulte serein et confiant.

Comment avons-nous mis en place la motricité libre?

Ici, tout a commencé par le portage. Les filles ont très peu été posées au départ. Quand nous étions tous les deux, chacun portait un bébé, et quand j’étais seule, j’alternais entre les deux mais j’en avais toujours une contre moi.

Concernant les sorties, nous avons acheté une poussette simple pour quand je suis seule avec les filles. Mais quand nous sommes tous les deux, on ne sort pas la poussette.
Les trajets en voiture étaient peu fréquents au départ donc elles n’ont pas non plus passé beaucoup de temps dans les cosys.

Par ailleurs, ( détail qui a son importance à nos yeux ): nous les habillons toujours de façon à ce qu’elles soient à l’aise et qu’elles puissent bouger comme elles l’entendent. Pas de pantalons qui serrent la taille, pas non plus de chaussures à semelles dures. Elles portent essentiellement des robes en coton assez courtes, des collants épais avec élastiques qui ne serrent pas et des chaussons souples. Pour les sorties, nous avons acheté des capes afin qu’elles ne soient pas engoncées dans des manteaux.

La motricité libre, en action !

Avant la naissance des filles, nous avons préparé la chambre en fonction de notre idée de base.

Nous avons disposé un grand plaid au sol pour créer leur aire de développement moteur !

Alors évidemment le premier mois, nous ne les posions que dans leur lit. Telles des fajitas, elles étaient enveloppées de plusieurs couvertures afin de les rassurer au maximum.

Mois par mois, leur développement moteur :

Mars. Elles ont deux mois !

20170306_143916

Nous commençons à les poser au sol. Le portique a des pièces en bois qui tournent sur le côté, elles peuvent donc toucher et découvrir.

Avril, trois mois !

20170411_085646.jpg

Sur les conseils du médecin, nous les mettons un peu sur le ventre. Quelques minutes dans la journée.

Mai, 4 mois !

 

Elles cherchent à se retourner. La position sur le côté devient leur nouvelle passion. Elles jouent et dorment comme ça ! Elles attrapent bien les objets et passent du temps à les observer !

Juin: 5 mois !

20170621_15435320170621_12411520170621_09552420170620_09503020170619_09154620170616_14073520170601_17134320170530_151528

Marthe se retourne ! Elle n’arrive pas à se remettre sur le dos seule donc elle râle régulièrement. Édith reste sur le dos mais tourne sur elle-même. La position sur le côté reste celle qu’elles préfèrent pour jouer !

Juillet: 6 mois

20170726_180416

20170726_175643.jpg

En tournant sur elles-mêmes, les filles se déplacent ! On les retrouve régulièrement sur le parquet !

Août. 7 mois:

 

Marthe et Édith commencent à ramper et à s’aventurer en dehors de leur chambre ! Elles passent leur temps sur le ventre !

Septembre. 8 mois :

Édith se tient assise et se met à genoux. Elle essaie d’avancer à 4 pattes mais n’a pas encore compris le fonctionnement. Elle se déplace toujours en rampant. Elle maitrise vraiment la position assise. Elle est très stable.

Marthe commence à se redresser pour attraper des objets en hauteur. Elle rampe toujours, se met sur ses 4 pattes mais n’avance pas non plus. Elle n’a pas encore trouvé la position assise. on ne force pas, on la laisse trouver son équilibre seule.

Octobre. 9 mois:

 

Elles se déplacent toutes les deux à 4 pattes ! Édith se met debout. Tout comme pour la position assise, elle maitrise vraiment ce qu’elle fait. Elle réussit à redescendre seule et ne nous appelle que quand elle a vraiment besoin. Pas de chutes, elle est très stable.

Marthe stagne un peu en motricité. Elle ne se tient pas assise mais essentiellement à genoux ou sur le ventre. Elle fait des dents, on la sent moins disponible pour évoluer sur le plan de la motricité.

Novembre. 10 mois:

IMGP0099IMGP0106IMGP0138

Elles se mettent toutes les deux debout ! Marthe a eu besoin d’aide pour redescendre pendant une semaine puis c’est passé. Maintenant elle maitrise. Elle se tient assise depuis peu.

Édith commence à se lâcher quand elle est debout. Elle arrive à plier ses genoux et à se remettre à quatre pattes sans se tenir.

Elles sont très proches et passent leur temps ensemble. Elles se baladent toujours toutes les deux.

En conclusion: je suis très satisfaite de la façon dont on les laisse gérer leur motricité depuis la naissance. Nous n’avons jamais rien forcé et aujourd’hui on se rend vraiment compte qu’à chaque fois qu’elles découvrent une nouvelle position elles sont stables et confiantes. Nous les laissons beaucoup au sol, elles ne sont dans leurs chaises hautes que pour manger. Je suis persuadée que ça va beaucoup les aider dans leur développement intellectuel et que les laisser faire à leur rythme va leur permettre d’avoir vraiment confiance en elles !


 

 

 

Manger mieux, jeter moins: notre nouvelle façon de vivre !

Cet été, pour différentes raisons, nous avons changé notre façon de consommer et nous sommes déjà hyper satisfaits de ce premier résultat.

mariana-medvedeva-379662.jpg

Quels changements?

  • Manger des produits locaux de meilleure qualité, favoriser les circuits courts et passer au bio à 99%.
  • Réduire les déchets quotidiens en passant par de nouvelles habitudes.

Ces deux envies ont germé très vite dans ma tête et les changements ont été radicaux. Je crois que j’avais besoin d’évoluer personnellement. L’arrivée des filles m’a transformée et rééquilibrée. Je me sens moins stressée, plus calme, plus sereine, très soutenue par Gweltaz et donc plus à même de mettre des actions en place pour mieux prendre soin de tous mes petits. Marthe et Edith étaient très attendues, maintenant elles sont là, chacun a pris sa place au sein de la fratrie et je peux désormais avoir des projets pour continuer à améliorer notre qualité de vie.

Pourquoi?

Parce que j’en ai marre de lire des articles sur des rappels de produits contaminés par telle ou telle bactérie. Parce que j’en ai marre d’imaginer que chaque aliment que j’achète peut potentiellement pourrir la santé de mes enfants. Parce que j’en ai marre de voir tous ces plastiques à durée de vie très limitée, jetés à la poubelle ! Parce que ça me révolte de voir tous ces emballages d’écrans géants posés directement sur le trottoir car en ville, beaucoup ont la flemme d’emmener leurs déchets à la déchetterie. Parce que j’ai besoin de mieux. Parce que j’aime les projets, les challenges et les objectifs. Parce que ça me fait me sentir mieux de faire, à mon échelle, un geste pour notre belle planète.

Par où commencer?

Le plus dur, c’est peut-être ça. Commencer. Bousculer les habitudes. Sensibiliser les enfants et leur expliquer ce pourquoi on réorganise notre façon de consommer. Dire adieu à un confort et ne pas savoir où ces changements vont nous mener. Espérer que les enfants comprennent, acceptent et adhèrent. Convaincre Gweltaz que ce n’est pas une passade, une nouvelle lubie mais une réelle envie d’évolution.

Avions-nous déjà quelques bonnes habitudes?

Oui ! Oui et oui ! On ne commence pas de zéro, heureusement !

Est-il difficile de sensibiliser les enfants?

IMGP0179

Non ! Ils s’adaptent hyper facilement ! Ils me rappellent même à l’ordre régulièrement :

 » Euh maman, le poissonnier a mis un sachet en plastique là ! Ca ne va pas du tout ! « 

 » Oui, je n’ai pas emmené assez de récipients, on n’a pas le choix… »

 » Maman, j’ai comparé les étiquettes des sirops que nous avons dans le placard. Celui que l’on a acheté cet été, contient des colorants qui, je crois, ne sont pas naturels. Je préfère boire celui qui est bio ! « 

 » Oui, bon on va quand même le finir hein, pour ne pas gaspiller ! « 

Quel est notre plus gros problème ?

Le gaspillage. J’avoue que chez nous on n’est pas bon là-dessus. Enfin surtout moi. Ouai je suis carrément nulle. Alors c’est quand même mieux depuis que nous sommes passés aux achats en vrac et aux produits frais achetés au marché mais il y a encore beaucoup de boulot sur ce point là !

Quelle est la plus grande révolution chez nous?

Ne plus mettre les pieds dans un supermarché ! Alors, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain. Je vis en ville depuis 3 ans et demi. Gweltaz avait pour habitude de faire ses courses dans les petits magasins de quartier. Quand je suis arrivée, je me suis demandé comment j’allais faire sans mon Leclerc préféré… Finalement, j’ai découvert monoprix et sa livraison à domicile. Je commandais via internet une fois par semaine pour un minimum de 150 euros. Dans ma tête le supermarché était une étape indispensable des courses pour une famille nombreuse. Pas moyen de s’en passer. Mais depuis que nous avons changé nos habitudes, nous constatons que nous pouvons complètement nous en passer ! Et d’ailleurs, on n’a même plus envie d’y entrer !

Le budget alimentaire augmente-t-il quand on passe au tout bio, vrac et produits frais ?

Et bien non ! Chez nous il a même réduit ! Jusqu’à présent, je ne pouvais pas constater car le changement était trop récent mais ce week-end, j’ai pris le temps de calculer et finalement, j’ai dépensé 200 euros de moins ce mois-ci. Et je suis certaine que je peux faire bien mieux !

Alors, j’avoue que tout ça demande une nouvelle organisation mais les habitudes changent vite et nous tirons un bilan déjà très positif de notre fraîche expérience.

Je créé donc une nouvelle rubrique sur le blog concernant cette nouvelle révolution familiale !